Dans le souci de promouvoir la coopération syndicale entre la Guinée et la Belgique, une mission belge, Wallonie-Bruxelles internationale, s’est entretenue avec plusieurs membres de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) à son siège à Kaloum hier, mercredi 30 janvier 2019. La démarche vise à permettre à l’USTG d’exposer les différentes crises qui la minent afin de trouver des possibilités de développement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters

A la sortie de cette rencontre entre syndicalistes guinéens et missionnaires belges, c’est madame Annick De Ruyver, vice-présidente du Conseil Wallonie-Bruxelles de la coopération internationale, qui a en a fait le compte-rendu. « On vient ici dans le cadre d’une coopération de différentes coupoles, c’est-à-dire les ONG, les villes et communes, les organisations syndicales, les universités, les entreprises. Wallonie-Bruxelles va ouvrir les coopérations avec la Guinée et on est venu découvrir des acteurs de la société civile pour voir avec eux quels sont les chantiers possibles dans la coopération future avec la Guinée. On vient écouter quels sont les problèmes de la Guinée, les priorités que la Guinée se fixe, les acteurs de la Société Civile se fixent pour la collaboration future pour que nous puissions donner un avis à notre ministre. En fonction des demandes qui viendront, nous verrons si nous pouvons répondre. Nous allons voir quelles sont les possibilités pour la Guinée, pour avancer ».

Parlant de la guerre de leadership qui mine l’USTG, Mme Annick De Ruyver a annoncé qu’il y a un plan de collaboration avec la centrale syndicale. « Par ce qu’on vient pour donner des avis avec les ministres. Y’a actuellement une division à l’interne de l’USTG. Nous estimons qu’il faudrait d’abord que l’USTG résolve ses problèmes internes et ensuite, si les organisations syndicales nous font parvenir des projets intéressants et, qu’ils ont des partenaires en Belgique, des partenaires syndicaux qui vont les appuyer, il y aura quelque chose pour les partenaires syndicaux. Mais actuellement, nous n’avons pas de réponse concrète à aucun partenaire. Ni à l’USTG ni aux autres », a précisé la dame.

Pour sa part, Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG, s’est prononcé sur le bicéphalisme au sein de cette organisation. « Nous avons tendu la main à tout le monde. Nous voulons régler le problème de ceux qui sont partis pour qu’on soit ensemble. Ils sont partis, ils doivent quand même revoir leur copie pour revenir en notre sein. L’ensemble des fédérations qui composent aujourd’hui l’USTG, vous êtes devant le siège. Nous, nous voulons l’unité, nous faisons appel à tout le monde pour que chacun mette de l’eau dans son vin, qu’on se retrouve pour former l’unité syndicale. Notre perspective aujourd’hui, c’est unir le syndicat guinéen. On était là aujourd’hui pour résoudre le problème au SLECG. Nous voulons unifier le mouvement syndical guinéen pour qu’on soit fort comme en 2006, 2007, 2008 et 2009, qu’on puisse permettre aux travailleurs de vivre décemment » a-t-il laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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