Après trois mois de labeur, les enseignants contractuels de Mamou, appelés pour faire face au vide des titulaires grévistes, ont reçu leur prime d’encouragement ce jeudi, 31 janvier 2019. C’est le siège local de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) qui a servi de cadre à cette remise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont 129 contractuels à l’élémentaire, répartis dans 12 délégations spéciales de l’enseignement élémentaire, et 27 autres dans les établissements secondaires, à bénéficier du payement desdites primes. Une commission mixte, composée de cinq (5) personnes, est à Mamou pour payer les enseignants contractuels, engagés début octobre pour tenir les salles de classe pendant la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG).

Interrogé sur les conditions à remplir pour entrer en possession de cette prime, qui s’élève à 1 million 200 mille de francs guinéens pour les 3 mois, le DPE de Mamou, Mamady Magassouba a apporté des précisions. « Ce que le département avait annoncé, c’est cette réalité que nous vivons maintenant. En ce qui concerne la DPE de Mamou, nous avons 27 contractuels d’État au secondaire, qui évoluent dans 17 établissements de la commune urbaine et dans les communes rurales. Quant à l’élémentaire, nous avons 129 contractuels qui évoluent dans 12 communes rurales et la commune urbaine. Les documents que la mission exige pour être payé sont : la carte d’identité, le certificat de prise de service qui est délivré par les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissements, la note de service de mutation signée par la DPE, le cahier de contrôle de présence et le cahier de préparation », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Mohamed Cissé, inspecteur des finances et chef de mission, se dit satisfait du déroulement de cette opération. « Tout se passe bien, les enseignants viennent massivement et ils nous facilitent le travail. Dans la région administrative, seule Mamou est concernée. Ici encore ils ne sont pas nombreux. Leur sort pour être engagé dans la fonction publique est dans les mains de l’État ».

De son côté Amadou Oury Baldé, enseignant contractuel à l’école primaire d’Almamyah Dumez, dans la commune urbaine, a remercié les autorités avant de solliciter auprès de l’État leur engagement à la fonction publique. « Nous remercions les autorités éducatives de la place, mais aussi le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous sommes vraiment réconfortés. Tout récemment, nous avons suivi le président de la République dire au ministre de penser aux contractuels que nous sommes. Nous demandons à l’État de penser à nous, parce que nous sommes à la quête d’emploi. C’est notre souhait le plus ardent. Certains pensaient que notre engagement, c’était pour saboter la grève. Mais non, c’est un acte de patriotisme. Nous prions le gouvernement de nous engager à la fonction publique ».

Selon nos informations, un contractuel qui servait dans la sous-préfecture de Saramoussayah serait omis sur la liste des contractuels concernés par ce payement.

Dépuis Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919

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