Dans le cadre de l’appui aux femmes leaders de Guinée, une députée canadienne séjourne actuellement en Guinée. Harriete Ross, chargée du développement des relations avec l’Afrique subsaharienne, a eu une séance de travail ce vendredi, 1er février 2019, avec le Forum des Femmes Parlementaires de Guinée (FOFPAG) ainsi que des femmes des partis politiques et de la société civile. La rencontre a eu lieu au palais du peuple de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre a porté sur le développement d’un projet intitulé : « Participation des femmes aux activités politiques ». Ce projet est financé par le gouvernement canadien, en vue de booster la présence des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision. Il couvre la Guinée, le Libéria, le Nigeria et la Centrafrique. Selon la secrétaire générale du FOFPAG, le projet a permis aux femmes leaders de Guinée tant au niveau de l’Assemblée nationale que des partis politiques et de la société civile, de sensibiliser les femmes à s’engager davantage dans les activités des partis politiques.

« Cette activité menée grâce à l’appui du PNUD et de l’ONU-Femme, sur financement du Canada, nous a permis de sillonner tout le pays, de rencontrer les femmes des partis politiques, de la société civile, celles du secteur informel et les acteurs à tous les niveaux, pour développer un plaidoyer en vue d’une meilleure participation des femmes dans la prise de décision. Dans ce cadre, d’importants efforts ont été consacrés et cela a porté fruit. Puisque nous avons réussi à sensibiliser les femmes à s’inscrire en nombre important sur les listes de candidature pour les élections locales, mais également, nous avons réussi à développer un lobbying et écrire un projet de loi sur la parité ».

Honorable Djalikatou Diallo

Visiblement déterminée, l’Honorable Zalikatou Diallo se réjouit des résultats obtenus dans le cadre de la position commune des femmes députées contre le Code civil révisé, mais également l’élection de plusieurs femmes conseillères, maires et vices maires à travers le pays, même si le pourcentage reste à améliorer.

Pour cette responsable du FOFPAG, le « combat doit être poursuivi pour que ces femmes conseillères soient portées au niveau des conseils régionaux et du haut conseil des collectivités locales. Mais également, se battre pour que plus de femmes candidates non élues soient désignées présidentes de conseils de districts et de quartiers à travers tout le pays. Ce travail doit continuer avec les élections législatives où les femmes doivent obtenir au minimum 35 sièges à l’Assemblée nationale contre 26 actuellement. Les femmes doivent en outre, être plus soudées, plus solidaires et défendre le projet de loi sur la parité et approuver le Code civil, selon l’ancienne version qui interdit la polygamie ».

Honorable Hadja Aïssata Daffé

Pour sa part, l’honorable Hadja Aïssata Daffé, membre du parlement de la CEDEAO et présidente des femmes de l’UFR, a indiqué que « la rencontre avec cette députée canadienne a porté sur la poursuite d’un projet qui a commencé en Guinée depuis 2017 et qui a produit des résultats sur le terrain. Puisqu’avec ce projet, nous avons pu convaincre les femmes à s’intéresser à des activités politiques, même si tous les espoirs n’ont pas été comblés.

Mais, de nombreuses femmes ont été élues conseillères communales. Nous demandons à ce qu’on appuie plus les femmes afin qu’elles soient outillées et impliquées en politique. Nous voulons également que les lois sur les femmes soient plus vulgarisées. Nous sollicitons l’appui accru aux femmes comme au Sénégal et au Rwanda, pour qu’elles puissent s’épanouir en politique et participer plus activement à la prise des décisions dans notre pays », a lancé la députée de l’UFR.

Mme Djakhagbé Kaba

Pour la secrétaire générale adjointe du gouvernement, Djakhagbè Kaba, activiste de la société civile, issue des rangs du CONAG-DCF (Coalition nationale de Guinée pour les droits, la citoyenneté des femmes), avec les projets canadiens, les femmes ont eu une réelle opportunité. « A travers les projets comme développement et paix, CECI, ACTI, les Canadiens ont accompagné les femmes de Guinée pendant près de 10 ans. C’est le même programme qui continue avec le projet rajeunir et féminiser, soutenu et porté par le président de la République ».

Elle ajoute que le président Alpha Condé a mis 130 milliards de francs dans l’autonomisation des femmes. « Quand il (Alpha Condé, ndlr) a vu que les résultats escomptés ne sont pas atteints, il a demandé de mettre en place les MUFFA (Mutuelles Financières des Femmes Africaines), à travers tout le pays. En plus, les MC2 sont venus emboîter le pas aux MUFFA.

Il a encouragé les femmes à aller à l’autonomisation. Nous les femmes, nous sollicitons intégrer les projets initiés et financés par le Canada. Actuellement, ils ont des projets dans les mines, la gouvernance locale. Mais nous, nous voulons mettre un accent particulier sur le droits des femmes et des jeunes », a dit madame Djakhagbè Kaba.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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