Le PUP contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : « le soubassement de la paix, c’est le respect de la loi »

3 février 2019 à 13 01 21 02212
Jean Paul Sarr, ministre de l’agriculture sous le régime de Lansana Conté

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Jean Paul Sarr, ministre de l’agriculture sous le régime de Lansana Conté, s’est exprimé sur la situation sociopolitique de la Guinée. Ce responsable du PUP (ancien parti au pouvoir) est revenu sur plusieurs sujets d’actualité, dont la cacophonie autour de l’élection du maire de Matoto, la prorogation du mandat de l’Assemblée nationale et le débat sur un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Décryptage !

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous comment le parti de l’Unité et du Progrès(PUP) se porte actuellement?

Jean Paul Sarr : le parti PUP se porte bien. Nous avons participé à toutes les élections. Le parti vit. Nous faisons les réunions du bureau politique, nous faisons les assemblées générales du parti. Nous débattons de tout ici de façon régulière.

Guineematin.com : on vous entend pas beaucoup dans les médias, mais en tant qu’acteur politique, vous avez forcément un regard sur la situation sociopolitique de notre pays.

Jean Paul Sarr : Bon ! J’ai un regard assez critique, parce qu’en principe, il y a beaucoup de fondamentaux qui se trouvent dérangés. Nous avons obligation de sauvegarder la paix et la quiétude sociale. Le peuple doit se sentir en sécurité. Faire en sorte qu’on combatte l’injustice. Faire en sorte que ce pays soit un havre de paix. Et je pense que beaucoup de dissensions, d’incompréhensions entre les acteurs ne peut pas arranger un pays. Nous devons nous asseoir, discuter, dégager les voies et moyens parce qu’on n’a pas où aller. C’est notre pays, c’est notre bijou, nous devons l’entretenir. Et rien ne peut se passer sans le dialogue.

Il faut accepter le dialogue surtout quand on a le pouvoir. Il faut savoir écouter les autres. Faire en sorte que chacun se sente concerné par la chose commune qui nous réunit. La Guinée est notre bien commun, il faut la sauvegarder. Eviter l’ethnocentrisme, éviter le régionalisme. C’est ça qui amène les frustrations. Et quand les frustrations s’accumulent, ça crée des tensions inutiles. Alors qu’en se mettant autour de la table, en discutant librement comme le président Conté nous a enseignés, comme le président Sékou Touré nous a enseignés, on peut éviter certains problèmes. C’est des échanges entre nous guinéens. Nous sommes une famille.

Quand on dit que la Guinée est une famille, les gens pensent que c’est des choses qu’on invente, non ! Aucune famille guinéenne n’est stricto sensu Sousou, Peulh, Malinké ou Forestier. Les mariages, les brassages entre les ethnies, font que nous avons des embranchements dans toutes les ethnies. Donc la Guinée est une et indivisible. Nous devons nous battre pour éviter certaines sorties médiatiques. Parce que les médias, il faut faire beaucoup attention quand on est homme politique, quand on est citoyen tout simplement. Ce qu’on doit dire, doit rassembler et non pas pour diviser.

Il n’y a pas des gens supérieurs aux autres. Nous sommes tous sur le même pied d’égalité. Il faut être humble de telle manière que les autres sentent qu’ils sont importants. C’est ça l’humain. Mais si cela n’est pas et que les acteurs essentiels ne s’entendent pas ; par médias interposés, ils s’attaquent, ils se dévalorisent, je ne crois pas que cela soit une bonne chose. Pour le PUP, la paix est essentielle et fondamentale. Sans la paix, on ne peut rien faire. Et toute notre existence, nous devons laisser à nos enfants un pays stable, un pays où il fait bon vivre. Mais cela dépendra de chacun de nous.

Guineematin.com : cela fait un an depuis que les élections locales qui étaient tant attendues ont eu lieu en Guinée, mais jusqu’à présent l’installation des élus n’est pas encore achevée. Certaines communes comme celle de Matoto (Conakry), la plus grande commune du pays, n’ont toujours pas leurs maires. Comment percevez-vous cette situation ?

Jean Paul Sarr : cette situation est due à l’inapplication de la loi. Tout est prévu. Il s’agit de s’entendre, laisser les égaux de côté et voir la Guinée qui est notre bien commun. Nos parents nous ont laissé un pays, nous devons laisser à nos enfants, à nos petits-enfants un pays libre où il fait bon vivre. C’est inadmissible que les gens se tiraillent. Le PUP a essayé d’aller par ci par là, les convaincre de manière à ce qu’ils s’entendent. Impossible. Mais nous allons continuer, parce que notre mission ce n’est pas forcément d’être là où il faut. Nous, on veut simplement que les Guinéens gagnent. Et pour que les Guinéens gagnent, ceux qui sont en position de force, on vient les voir pour leur dire : écoutez, entendez-vous. Sortez-nous de ça.

Guineematin.com : on sait qu’il y a eu une élection à Matoto, à l’issue de laquelle l’UFDG et le RPG Arc-en-ciel ont revendiqué, chacun, la victoire de son candidat. Suite à cette cacophonie, le ministre de l’administration du territoire a annoncé que l’élection sera reprise. A votre avis, la solution c’est la reprise de l’élection ou quoi ?

Jean Paul Sarr : je dis, il faut respecter la loi. Ce que la loi dit, il faut l’appliquer. Je n’aime pas me prononcer sur Paul ou Pierre bien que je sois Paul. Il faut appliquer la loi, c’est tout. Il faut le dialogue, il faut que les gens s’entendent. A cause d’un poste, on ne va pas mettre le feu à la Guinée. Il faut éviter ça. Le président Conté a toujours évité ça.

Guineematin.com : en parlant toujours d’élections, on sait que les législatives devaient avoir lieu avant la fin du mois de décembre dernier, mais tel n’a pas été le cas. Et récemment, le président Alpha Condé a décidé de proroger le mandat de l’Assemblée nationale qui était arrivé à terme. Comment appréciez-vous cette décision ?

Jean Paul Sarr : là aussi, le législateur a prévu quelque chose. Vous savez, par concours de circonstances inattendues, par cas de force majeur, il y a tout un ensemble d’éléments qui puissent faire que le délai imparti dans la loi ne soit pas respecté. Le législateur a prévu quelque chose. Au cas où cela arrivait, il appartient à l’exécutif de prendre un acte de manière à proroger le mandat. Sinon, s’il ne proroge pas, il y a un vide juridique. Et ce vide juridique est comblé par la législation par ordonnance du chef de l’Etat. Est-ce qu’on veut se retrouver dans des situations comme ça ? Parce que, quand c’est le chef de l’Etat qui ordonne, il est libre de prendre toutes les décisions sans se référer à qui que ce soit. Je préfère que le mandat soit prorogé pour qu’il y ait toujours les députés de manière à limiter le pouvoir de l’exécutif.

J’entends des débats par ci par là, certains disent non, nous, on ne va pas siéger. Mais si tu ne sièges pas, finalement tu donnes libre cours au pouvoir. Il va passer toutes les lois qu’il veut. Donc moi, j’appelle les uns et les autres à être des démocrates comme le président Lansana Conté l’a institué. Il y a eu beaucoup de protocoles d’accords, de ceci et de cela en dehors de la loi. Cela nous a emmenés à ça. Si on avait tenu compte de nos lois sans consensus de ceci ou de cela on n’en serait pas là. Puisque tout est défini dans la loi, les délais sont définis, tous les éléments sont définis. Alors, on devait faire en sorte de respecter ce qui est prescrit dans la loi.

Guineematin.com : il y en a qui pensent que si les élections législatives n’ont pas été organisées, c’est dans l’objectif de faire un glissement en 2020 au cas un projet de 3ème mandat pour le président Alpha Condé n’aurait pas abouti. C’est votre avis aussi ?

Jean Paul Sarr : écoutez ! La chose fondamentale quand nous vivons en société, c’est de respecter nos lois. C’est les lois qui font que nous sommes humanisés. Sinon, c’est la jungle. Si on ne respecte pas la constitution, c’est extrêmement dangereux. Le soubassement de la paix, c’est le respect de la loi. Et que chacun s’y trouve. Il est inadmissible que ce qui n’est pas dans la loi, qu’on puisse faire des élucubrations des esprits. Moi, je dis élucubration d’esprit parce qu’en attendant, ce qui est dans la loi, c’est ce qui doit être respecté. C’est tout.

Guineematin.com : votre dernier mot ?

Jean Paul Sarr : je réitère toujours au gouvernement et ceux qui aspirent au pouvoir de sauvegarder la paix, de sauvegarder la paix dans ce pays merveilleux qui est la Guinée.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 413 227/664 413 227

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Éventuel 3ème mandat pour Alpha Condé : « ça ne sert à rien à 84 ans… »

3 février 2019 à 13 01 07 02072
Dr. Ibrahima Sahko, président du parti CPUG (Changement, Progrès, Unité pour la Guinée)

Les dénonciations contre la façon dont la Guinée est gouvernée sous le régime du président Alpha Condé continuent de fuser de la part des hommes politiques. La dernière en date vient du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG), à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi, 02 février 2019, à son siège à la Minière. Dr Ibrahima Sakho, leader du mouvement, a eu des mots durs contre Alpha Condé et les prometteurs du troisième mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette assemblée hebdomadaire du CPUG a connu une forte mobilisation des militants et responsables du parti. Le président de cette formation politique a saisi cette occasion pour dénoncer les maux qui gangrènent notre pays en ce moment. Selon Dr Ibrahima Sakho, « nous observons aujourd’hui en Guinée une corruption généralisée, une corruption généralisée en payant les uns et les autres par de l’argent pour des intentions certainement d’un troisième mandat. Ça, pour moi, ce n’est pas possible. La corruption s’intensifie par rapport aux emplois, c’est-à dire qu’Alpha Condé met des hommes et des femmes qui ne sont pas compétents, qui ne peuvent pas vous aider. Mais, parce que ces hommes-là sont à sa solde pour pouvoir l’aider à un troisième mandat. Au-delà de ça, nous assistons au limogeage de certaines personnalités qui sont importantes, qui sont contre un soi-disant troisième mandat. Et pour finir, nous avons observé depuis un certain temps le bafouage de nos institutions, que ça soit la Cour Constitutionnelle, que ça soit la CENI. Alpha Condé a mis des hommes à sa solde », a-t-il dénoncé.

Amer contre la gestion de l’actuel chef de l’Etat, Dr Ibrahima Sakho s’est adressé au président Alpha Condé en ces termes : « ça ne sert à rien à 84 ans de vouloir continuer des œuvres que tu n’as pas pu faire à 70 ans. Parce que les guinéens aujourd’hui, nous sommes dans une misère sociale depuis dix ans. On n’a pas de courant, ça revient et ça part. On n’a pas d’eau, pour nous, c’est intolérable. On n’a pas de routes. Pour nous, c’est intolérable. On n’a pas de transport. Pour nous, c’est intolérable »,

Par ailleurs, Dr Ibrahima Sakho va conseiller le président Alpha Condé « de prendre l’exemple sur Senghor qui, à son époque, a laissé le pouvoir. Vous voyez, il a laissé la voie démocratique aux sénégalais. Aujourd’hui, si vous remarquez, depuis une quarantaine d’années, le Sénégal suit une voie démocratique exemplaire. Alpha Condé doit comprendre que l’exemple, c’est cet homme-là. Et après cet homme-là, il y a eu Abdou Diouf. Ça a été toujours la même chose et ainsi de suite. Et Alpha Condé doit faire de la sorte, sinon il sortira par la petite porte ».

En outre, le président du CPUG s’est exprimé sur l’une des questions d’actualité qui est l’immigration clandestine. Déplorant la perte récente de vingt jeunes guinéens au large des côtes libyennes, Dr Ibrahima Sakho a rassuré ses militants. « Il faudrait que vous sachiez, je suis aussi jeune que vous. Vos aspirations, vos rêves que vous souhaitez pour vous, c’est ce que je veux pour vous. Et c’est pourquoi, j’ai créé ce parti. Je l’ai créé pour vous et je vous rassure, continuez à faire comme tout le temps et que nous arriverons en 2020. D’ici 2020, toute la jeunesse guinéenne sera derrière le parti CPUG. Le combat que vous faites pour sortir de cette misère sociale ne fait que commencer et la victoire, en 2020, c’est dans vos mains », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Affrontement entre RPGistes à Faranah : la passation de service entre les préfets est perturbée

3 février 2019 à 12 12 13 02132

Dans la matinée de ce dimanche, 3 février 2019, l’école normale d’instituteurs (ENI) de Faranah devait abriter la cérémonie officielle de passation de service entre les préfets sortant et entrant. Mais, à peine commencée, la cérémonie a été perturbée par un affrontement entre des adversaires qui militent tous au sein du parti au pouvoir, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

La profonde adversité qui oppose les membres du comité de crise et ceux de la commission dissoute (qui sont tous du RPG arc-en-ciel) a perturbé la passation de service entre Elhadj Ibrahima Kalil Keita, ancien préfet de Siguiri (muté dans les mêmes fonctions à Faranah) et monsieur Alpha Oumar Keita, qui devait passer le témoin à son successeur.

Malheureusement, les jets de pierres ayant même entraîné des blessés entre les RPGistes a nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Ce qui a contraint les autorités à suspendre la cérémonie et à quitter les lieux dans une totale confusion.

A suivre !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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Aimez-vous la dépigmentation ? Réactions de certains citoyens de Conakry

3 février 2019 à 11 11 49 02492
Fanta Cissé, employée de laboratoire

De nos jours, de nombreuses filles et femmes s’adonnent à la dépigmentation. Une pratique qui consiste à changer la couleur de la peau en la rendant plus claire. Une attitude que condamnent plusieurs citoyens qu’un reporter de Guineematin.com a rencontré dans les rues de Conakry.

La dépigmentation prend de l’ampleur chez les filles et femmes de notre pays. Elles sont nombreuses à arpenter les rues de Conakry, et même de l’intérieur de la Guinée, avec une peau brûlée par l’usage de produits chimiques. Des citoyens de Conakry ont dit tout le mal qu’ils pensent de cette pratique.

Selon Fanta Cissé, employée de laboratoire, la dépigmentation n’est pas bonne pour la santé. Elle pense que celles qui s’y adonnent le font pour attirer les hommes. « Ce n’est bon la dépigmentation. Moi quand même, je me dis que beaucoup de filles le font parce qu’aujourd’hui, beaucoup de nos hommes préfèrent les filles qui sont de teint clair, ils sont obsédés par elles. Il faut voir les filles claires qui sont en groupe là, elles attirent plus les hommes, par rapport à celles qui sont de teint noir. Moi quand même, je ne suis pas pour, je les conseille surtout de ne pas le faire pour des raisons de santé, ce n’est pas bon ».

Hassanatou Condé

Pour sa part, la marchande Hassanatou Condé, c’est l’ambition qui serait la raison de ce comportement des jeunes filles et des femmes. « Selon moi, c’est l’ambition qui les pousse à le faire. Si non, la façon dont Dieu t’a créée, il faut rester comme ça. Si tu dis que tu vas utiliser le produit pour être clair, tu ne fais que te détruire. Car, même quand tu as une petite plaie, pour la guérir, c’est des problèmes. Je demande d’arrêter d’utiliser les produits éclaircissants, il faut rester comme Dieu t’a créée. Si tu dis que tu vas te rendre claire comme un blanc, alors que les blancs sont nés avec cette couleur de peau, tu te fais souffrir ».

Aliou Max Samoura

De son côté, Aliou Max Samoura, professeur de Chimie, dénonce l’inconscience et le manque de foi des personnes qui se dépigmentent. « Ce n’est pas bon de se dépigmenter. La peau a différentes couches, quand tu gâtes la première couche, en cas d’accident, comment l’intervention chirurgicale pourrait avoir lieu. Les seules raisons, c’est le manque de foi, l’inconscience et l’inadaptation du milieu, la migration face à une culture, qui ne sont pas à leur côté. Je leur demande d’arrêter, de rester comme soi, est meilleur plus que de se dépigmenter, se dénaturer, car quelque soit la durée d’un tronc d’arbre dans l’eau, il ne se transforme jamais en crocodile », enseigne-t-il.

M’mah Camara

M’mah Camara, commerçante de profession, met en garde les femmes qui se dépigmentent au profit d’hommes qui finissent par les abandonner. « Celles qui utilisent cela pour que les hommes les remarquent, ce n’est pas bon, parce que quand tu t’éclaircis pour un homme, et qu’au finish cet homme ne te regarde pas, alors que tu as fini de te détruire ta peau. Je leur demande d’utiliser des huiles simples et d’arrêter l’utilisation des produits pour se dépigmenter », conseille la mère de famille.

Bangaly Camara

Même son de cloche chez Bangaly Camara, étudiant en Sciences Economiques et Gestion. « Les jeunes filles se dépigmentent par rapport à l’envie des hommes. Puisqu’aujourd’hui, la plupart des hommes se disent qu’ils cherchent des femmes de teint clair et belles. Mais, les femmes se trompent souvent, parce que moi personnellement, j’aime les femmes qui maintiennent leur peau. Il ne faut pas se dépigmenter, parce que vouloir le faire, à la fin de ta carrière, tu risques d’avoir des maladies et des problèmes de santé ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : décès de Thierno Hadiatou Bah, mère d’Elhadj Bah Alpha

3 février 2019 à 11 11 19 02192

Née en 1920 de Mody Alimou Bah et de madame Aïssatou Bah, Thierno Hadiatou Bah a répondu à l’appel du Tout puissant Allah dans la matinée de ce dimanche, 3 février 2019, au Quartier Barkéré, dans la commune urbaine de Télimélé.

La défunte est la mère d’Elhadj Bah Alpha, Directeur des Ressources Humaines de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG) et membre du bureau des ressortissants de Télimélé à Conakry.

Pour tout contact, joindre Elhadj Bah Alpha au 622513245.

Paix à l’âme de la défunte, amine !

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Insertion juvénile : F2DHG offre une formation à une trentaine de jeunes de Conakry

3 février 2019 à 10 10 07 02072

L’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG), en collaboration avec ses partenaires, notamment les Volontaires des Nations Unies, a organisé une formation pour des jeunes guinéens en notions de Vie associative, Montage de projets et Volontariat. La formation, tenue hier, samedi 02 février 2019, au siège du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Conakry, est une initiative de F2DHG, dirigée par notre consœur Moussa Yéro Bah, également activiste des Droits des femmes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ils sont une trentaine de jeunes guinéens à avoir suivi cette formation qui a pour objectif d’enrichir leurs connaissances sur les questions de la vie associative, du volontariat et du bénévolat, afin qu’ils prennent leur destin en main.

Moussa Yéro Bah

Selon Moussa Yéro Bah, la présidente de l’ONG, « je pense que chacun peut jouer sa partition pour aider les jeunes à sortir de l’oisiveté. Je trouvais ces jeunes souvent assis dans le quartier entrain de faire du thé, à ne rien faire. Je me suis dis qu’ils peuvent faire beaucoup de choses en s’engageant dans la vie associative. Le problème est que beaucoup de personnes ne savent pas comment s’y prendre. J’ai échangé avec eux, ils m’ont expliqué qu’ils veulent bien s’engager, mais ne savent pas comment le faire. Ils ont besoin de certaines notions, d’où l’idée d’organiser cette formation pour eux. Certaines personnes pensent que pour s’engager, il faut s’attendre à de l’argent tout de suite, alors qu’il faut d’abord avoir certaines notions. C’est pour nous notre façon de participer à sortir la jeunesse guinéenne de l’oisiveté ».

Plus loin la journaliste et activiste des droits des femmes dira que l’objectif final est de toucher plus de jeunes tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. « Notre objectif pour l’année 2019 c’est de pouvoir former au moins cinq cent jeunes qui vont pouvoir se constituer en associations, pour pouvoir prendre en main leur vie, ne pas attendre un cadeau du ciel qui ne tombera jamais, parce qu’il faut se déplacer et le ciel t’aidera sur le chemin qu’il t’a trouvé. Nous partons des cinq communes de Conakry et nous toucherons les chefs lieux de régions pour permettre à la jeunesse du pays de sortir de l’ornière, afin de pouvoir elle même de créer peut être ses entreprises et associations », a indiqué Moussa Yéro Bah.

Selon nos informations, trois modules ont été touchés pour renforcer les capacités des jeunes : Vie associative, Montage de projets et Volontariat. Les formateurs ont expliqué de long en large chaque module.

Fatoumata Koumba Dieng

Madame Seck Fatoumata Koumba Dieng, analyste au Programme des Volontaires des Nations Unies, a attiré l’attention sur l’importance de cette formation. « Nous avons travaillé avec l’ONG, Femmes Développement et Droits Humains, sur ce projet parce que le constat est qu’il y a quand même un taux de chômage élevé. Cela prouve à suffisance l’importance de cette formation. Tout le monde ne peut pas aller en entreprenariat ou être salarié, mais des jeunes sont entrain de se regrouper en association pour venir en aide à leurs quartiers. Donc l’ONG nous a fait appel pour informer ces jeunes là sur l’importance du volontariat, comment s’organiser en association, comment pouvoir monter un projet et demander un appui financer .Ce sont des défis que nous avons, on a une jeunesse assez importante dans ce pays, mais aussi on a des défis dans le domaine de l’insalubrité, de la paix, de la sécurité. Donc, l’important, c’est d’aider ces jeunes là à aller en association pour faire face à ces défis ».

Ibrahima Bah

Un des bénéficiaires de cette formation, Bah Ibrahima, jeune diplômé en Sociologie, a salué l’initiative et espère pouvoir s’en sortir. « Au cours de cette formation, j’ai pu comprendre qu’est-ce que le volontariat et on a essayé aussi de comprendre c’est quoi le bénévolat. C’est d’ailleurs une première fois pour moi de suivre une formation dans ce sens. Aujourd’hui, j’espère qu’après ici, nous serons capable de monter une association et de créer un projet dans l’intérêt de la population ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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