Enseignement supérieur : Yéro Baldé vante les acquis et annonce les perspectives du département

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a fait état des différentes réalisations et des perspectives de son département ce lundi, 04 février 2019. C’était à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle, Abdoulaye Yéro Baldé a vanté les nombreuses réalisations dans son département, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

D’entrée, Abdoulaye Yéro Baldé a dit qu’à l’arrivée du président de la République, le système d’enseignement supérieur était confronté à d’énormes difficultés, dont la vétusté des infrastructures. Ce qui s’est traduit, dit-il, par un nombre pléthorique d’étudiants, le vieillissement du personnel enseignant et le manque de vision. « Pour mettre en place cette vision, nous avons élaboré un document de politique de l’enseignement supérieur et de la recherche de 2014-2020, qui traduit cette vision-là en six (6) axes stratégiques. Mais avant, il y a des chiffres clés que je voudrais vous présenter, pour montrer la situation d’évolution de certains points importants depuis 2010. En termes de budget, vous verrez qu’en 2010, le budget du département était à 400 milliards de francs guinéens. Aujourd’hui, en moins de 10 ans, elle a pu se doubler à plus de 900 milliards, dans la loi de finances 2019. Vous voyez donc l’intérêt accordé à l’enseignement dans son ensemble. Depuis que les reformes ont été mises en place, nous assistons à un bouleversement dans la chaine de financement de notre système d’enseignement et de recherche. Nous avons pu à ce jour investir plus de 400 milliards en infrastructures et équipements. Et à la suite du recensement biométrique, qui a permis de détecter plus de 30 mille fictifs, nous n’avons plus d’orientation dans les institutions d’enseignement privés. L’Etat a pu faire dans les deux (2) ans plus de 300 milliards d’économies », s’est-il félicité.

Par ailleurs, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a dit que le département avec l’appui des partenaires fait d’énormes investissements dans l’achat des équipements modernes. « On vient d’investir pour l’achat d’un laboratoire à l’institut agricole de Faranah près de cinq milliards. Ça coûte beaucoup d’argent, mais il faut trouver des ressources additionnelles soit avec les partenaires privés ou avec les bailleurs de fonds. Donc, dans le cadre du projet booster les compétences, nous avons pu financer neuf projets et le coût de chaque projet est de quatre milliards. Donc, soit plus de 36 milliards que nous avons pu lever grâce à d’autres partenariats. Les tablettes, avec une grande capacité, ont des livres, des dictionnaires sur la science, l’anglais etc. Ces tablettes ont permis de créer des emplois même dans les universités : près de 56 emplois directs, 150 emplois indirects. 5 entreprises de jeunes ont aussi été créées grâce à ces tablettes », a-t-il indiqué.

En outre, Abdoulaye Yéro Baldé a indiqué que plusieurs projets sont en perspective. Ainsi, il a cité la gouvernance, la mise en place d’instruments permettant de sécuriser davantage la délivrance et l’obtention des diplômes. « Nos diplômes sont aujourd’hui décriés. Depuis qu’on a dit que pour être dans la Hiérarchie A, il faut avoir la Licence, les diplômes pleuvent et on ne sait pas d’où viennent ces diplômes. Nous voulons utiliser les technologies qui existent pour sécuriser nos diplômes. Nous sommes en train de travailler dessus, non seulement les diplômes en papier, mais aussi vous pourrez consulter en ligne. Mais, ça sera payant. Le schéma directeur informatique également, il est en cours avec un financement de la Banque mondiale, nos consultants sont actuellement sur place. Je pense qu’à l’issue de cela, nous allons assister à une très grande révolution dans le système d’enseignement supérieur et de recherche. Nous allons également continuer la révision des textes. Nous voulons aussi bancariser les bourses des étudiants. Bien-sûr nous avons fait la biométrie, nous orientons les étudiants via une plateforme en ligne, donc pratiquement nous avons une bonne maîtrise des effectifs. Mais pour aller plus loin, nous voulons que chaque étudiant avec sa carte, non seulement reçoive son argent, mais quand il veut le retirer, ça sera avec son doigt. Donc, s’il n’est pas là, il ne pourra jamais toucher son argent », a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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