Décret : Kalil Kaba de la présidence nommé président du CNRPT

5 février 2019 à 21 09 35 02352

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce mardi 5 février 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a nommé cinq personnes membres du Conseil National de Régulation des Postes et Télécommunication (CNRPT). Et, c’est Ibrahima Kalil Kaba de la présidence de la République qui devient président.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des membres du Conseil National de Régulation des Postes et Télécommunication (CNRPT).

Président : Dr. Kaba Ibrahima Kalil, enseignant, en service à la présidence de la République ;

Membres :

Kouyaté Mamoudou, membre, économiste ;

Madame Baldé Assiatou, auditeur financier ;

Madame Doumbouya Hadja Fatoumata en service au Conseil Economique et Social ;

Monsieur Soumah Morlaye Seny, gestionnaire des ressources humaines à la BCRG.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tortures d’un détenu : le commandant de la BAC n°8 condamné à 6 ans de prison

5 février 2019 à 20 08 18 02182
Maître Frédéric Foromo Loua, avocat

Le tribunal criminel de Dixinn a rendu son verdict dans le procès du commandant de la BAC n°8 de Kakimbo (Conakry), poursuivi pour tortures d’un détenu. Le commandant Salifou Walto Soumaoro a été reconnu coupable et condamné à 6 ans d’emprisonnement, plus le paiement d’une amende de 10 millions de francs. Un des avocats de la partie civile, interrogé par Guineematin.com, saluent cette décision du tribunal.

Cette affaire remonte à 2016. Dans la nuit du 04 mars de cette année, une équipe de la BAC n°8 basée à Kakimbo dans la commune de Ratoma, s’est rendue au domicile d’Ibrahima Diogo Sow, un jeune marchand, accusé de vol à mains armées. Ils ont défoncé sa porte et ont mis main sur lui et sa compagne avec laquelle il se trouvait à la maison. Les deux ont été conduits immédiatement à Kakimbo où Diogo Sow a été soumis à des traitements inhumains et dégradants.

Une personne non identifiée a réussi à filmer la scène et a posté la vidéo sur les réseaux sociaux. Ces actes de tortures ont ému plus d’un et ont amené un collectif d’avocats (des défenseurs des droits de l’Homme) à se constituer partie civile pour poursuivre le commandant de cette Brigade Anti-Criminalité, accusé d’avoir donné l’ordre à ses agents de torturer le jeune homme. Le Commandant Salifou Walto Soumaoro a été arrêté et placé sous mandat depuis le 30 janvier 2017.

Durant tout son procès devant le tribunal criminel de Dixinn, l’accusé a reconnu avoir participé personnellement à l’arrestation d’Ibrahima Diogo Sow à son domicile, à la Cimenterie, suite à un vol à mains armées perpétré chez un homme d’affaires à Kipé, mais il a nié avoir donné l’ordre de le torturer. Son avocat, maître M’Bomby Mara, a sollicité l’acquittement pur et simple de l’officier de la gendarmerie pour délit non constitué.

Mais, de son côté, le procureur Boubacar 1 Bah a indiqué que l’accusé est effectivement coupable des faits pour lesquels il est poursuivi. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le retenir dans les liens de la culpabilité, en le condamnant à 5 ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 5 millions de francs. La partie civile, elle, a demandé au tribunal de condamner le commandant Soumaoro au paiement d’un montant de 2 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Le lundi, 04 février 2019, le tribunal a rendu sa décision. Il a condamné l’accusé à 6 ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 10 millions de francs. Un verdict salué par maître Frédéric Foromo Loua, l’un des avocats de la partie civile, qui parle d’une avancée majeure dans ce domaine. « L’histoire de ce pays est jonchée de séances de tortures. Vous vous rappelez du camp Boiro en passant par le régime de Lansana Conté, la transition et le régime actuel. Chaque régime a usé de la torture pour asseoir son pouvoir, pour intimider, et discriminer.

Aujourd’hui, le commandant Walto a été reconnu coupable de crimes de tortures. Je pense que c’est une avancée. C’est une décision à saluer, même si nous estimons que la sanction est dérisoire par rapport à la gravité de l’infraction. Mais, c’est déjà symbolique de voir un élément des forces de défense et de sécurité dans ce pays, être condamné à de la prison ferme pour avoir torturé un citoyen », a réagi l’avocat.

Nous n’avons cependant pas pu recueillir la réaction de l’avocat de la défense par rapport à cette décision du tribunal.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 589 527/654 416 922

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Risque d’affrontement à Matoto : « tout est possible demain… », dit Abdoulaye Bah

5 février 2019 à 19 07 58 02582
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

« Pour nous, à l’UFDG, Honorable Kalémodou Yansané est élu maire conformément au scrutin interne proportionnel. Il a eu 23 conseillers qui ont voté pour lui et qui ont même signé dans le registre après avoir voté. Le décompte a eu lieu deux fois, les médias présents ont témoigné avec les images et photos. Il n’est pas question pour nous, à l’UFDG, d’une reprise du poste de maire. Kalémodou Yansané est le maire et reste le maire. Si maintenant par malheur, ils tentent de faire le forcing, je pense que la violence appelle à la violence… », a confié Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, qui a reçu un reporter de Guineematin.com dans l’après-midi de ce mardi, 05 février 2019.

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, c’est demain mercredi, 06 février 2019, que le pouvoir a décidé de faire reprendre l’élection du bureau exécutif de la maire de Matoto. Depuis l’annonce de cette nouvelle, et au vu de la tension qui entoure cette élection, plusieurs citoyens redoutent des affrontements entre les partisans du RPG Arc-en-ciel et de l’UFDG ou entre les militants et les forces de l’ordre. Et, selon Abdoulaye Bah, l’ex-président de la délégation spéciale de Kindia, cette hypothèse n’est pas à écarter au cas où la victoire de Kalémodou Yansané ne serait pas confirmée. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, ce mardi 05 février 2019.

Décryptage !

« L’UFDG, dans sa volonté de marcher de manière normale et sérieuse, fait toujours appel à la justice guinéenne. Le RPG n’a aucun égard vis-à-vis des lois de la Guinée, encore moins de la justice. Même les magistrats ont peur ; mais, je rends ici hommage mérité à la Cour suprême qui a eu le courage de dire le droit dans un temps record. La requête a été déposée le 21 janvier, la Cour a entendu les parties, en l’occurrence l’UFDG le 28 et elle a décidé le 31 janvier. Ça, c’est à saluer. L’arrêt est très clair. La demande est recevable en droit et que les lois de la Guinée doivent être respectées par tous les Guinéens, y compris un ministre. Ensuite, le ministre, en matière d’élection politique en Guinée, n’est pas habilité à menacer, encore moins prendre un acte pour annuler une élection. Cette affaire relève du contentieux électoral prévu à l’article 114 du Code des collectivités guinéennes.

Donc, c’est le tribunal de première instance de la circonscription qui est habilitée à juger les affaires électorales comme on a fait à Kindia. A Kindia, on a déposé la plainte au niveau du tribunal. Ici aussi, si le RPG n’est pas d’accord avec l’élection incontestable, légale, sérieuse avec des témoins que sont les médias, il pouvait aller à Mafanco pour contester. Donc, notre parti est allé devant la Cour suprême pour dire que le ministre n’est pas habilité par la loi à annuler une élection. Ça, la Cour l’a dit expressément qu’il n’est pas compétent pour annuler une élection politique, c’est la justice de Guinée qui est compétente. On aurait aimé qu’il respecte les lois de son pays ; mais aussi et surtout, d’une décision de justice qui ne peut pas ne pas être claire. Enfin, la Cour estime qu’elle n’est pas compétente en matière électorale, elle a raison. Il est très bien dit à l’article 114 que ce sont les tribunaux de première instance.

A quoi s’attendre demain à Matoto ?

Donc, si le RPG ou le ministre était contre l’arrêt de la Cour suprême, il ne pouvait aller que devant le tribunal de première instance de Mafanco pour introduire une requête contre l’élection de Kalémodou Yansané. Mais là encore, il y a un délai à respecter. C’est pour dire que le droit n’est pas compliqué. C’est une question de règles et de principes, parce que la loi prévoit qu’il fallait 48 heures pour introduire une requête et le juge a trois jours pour trancher. Donc, on est largement hors délai. Si maintenant le ministre décide, en violation de l’article 114, également en niant une décision de la justice suprême de la Guinée, en ce moment, la Guinée devient dangereuse. Et, l’injustice appelle à la violence. Il faut que le ministre se ressaisisse, s’il aime la Guinée, si réellement il est dignitaire d’un régime comme celui de la Guinée, il doit être un bon exemple. Il doit se plier à la décision de la Cour suprême qui demande de quitter la circulation judiciaire, de quitter la circulation politique. Ce n’est pas son travail et il n’est pas habilité, il n’est pas compétent. Quand c’est trop, on risque de passer par d’autres moyens.

« Le scénario est que l’UFDG viendra avec la ferme volonté de faire élire les 5 ou 6 vices-maires qui restent. Pour nous à l’UFDG, honorable Kalémodou Yansané est élu maire conformément au scrutin interne proportionnel. Il a eu 23 conseillers qui ont voté pour lui et qui ont même signé dans le registre après avoir voté. Le décompte a eu lieu deux fois, les médias présents ont témoigné avec les images et photos. Il n’est pas question pour nous, à l’UFDG, d’une reprise du poste de maire. Kalémodou Yansané est le maire et reste le maire. Si maintenant par malheur, ils tentent de faire le forcing, je pense que la violence appelle à la violence. Nous sommes en droit de riposter, de résister face à des guinéens qui se considèrent super guinéens et prennent les autres guinéens comme des guinéens inférieurs. Je pense que demain c’est la violence si la loi est violée. Si l’arrêt de la Cour suprême n’est pas respecté, l’UFDG et les guinéens épris de justice et de démocratie ont droit de résister face à un gouvernement qui viole les lois et qui refuse de se plier à une décision de justice. Donc, demain tout est possible à Conakry et à Matoto. Ce n’est pas souhaitable ; mais, quand on vous pousse jusqu’au mur, vous n’avez qu’un choix, celui de rebondir sur celui qui vous pousse ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Assassinat de Mohamed Koula : les révélations de la journée…

5 février 2019 à 19 07 10 02102

Le Syndicat de la Presse Privée de Guinée (SPPG) s’est prononcé sur l’assassinat de Mohamed Koula Diallo et sur les cas de Cherif Diallo et d’Abdoulaye Bah, des journalistes morts ou disparus dans l’exercice de leur métier. Le SPPG, à travers une conférence de presse tenue à la Maison de la Presse, ce mardi 05 février 2019, demande aux autorités compétentes de rendre justice, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours cette rencontre, il a été question de l’assassinat de Mohamed Koula Diallo, tué par balle aux abords du siège de l’UFDG, le 05 février 2016 ; mais aussi de Chérif Diallo du Groupe Hadafo Médias, porté disparu depuis plus de 03 ans, d’Abdoulaye Bah de Guineenews et des journalistes bastonnés au PM3 de Matam par des gendarmes.

Dans son intervention, Sidy Diallo, secrétaire général du SPPG, est revenu sur le motif de cette conférence. « Comme la presse n’est pas juge, la presse n’est pas gendarme, nous, tout ce que nous pouvons faire, c’est d’interpeller les autorités compétentes pour rendre justice aux victimes. Chaque fois, on aime lire le Coran, on aime rendre hommage à ces victimes. Mais, pour nous, le meilleur hommage qu’on peut rendre à ces victimes, c’est de dire néanmoins ce qui s’est réellement passé. Nous sommes dans un pays où il y a une justice ou des autorités, qui peuvent mener les enquêtes pour dire exactement ce qui s’est passé ».

Sur la question relative au cas Mohamed Koula Diallo, tué il y a trois ans, le secrétaire général du SPPG a déploré la politisation du dossier. « Nous sommes vraiment abattus de comprendre que depuis trois ans, presque rien n’a été fait et nous déplorons le fait que parlant du cas de Koula, le dossier a été fortement politisé. Et, jusqu’à présent, rien n’est sur la table. On ne peut pas dire voilà réellement ce qui s’est passé aux alentours du siège de l’UFDG ».

Parlant du cas de Chérif Diallo du Groupe Hadafo médias, Sidy Diallo dira que c’est un autre dossier très préoccupant. « Le cas de Chérif Diallo, c’est pire. Les parents et collaborateurs de Chérif ne peuvent pas faire le deuil parce que jusqu’à présent, aucune information officielle qui nous rassure… Pour nous, il est vivant, pour nous, il est porté disparu. C’est aux autorités de nous dire ce qui s’est passé. Ça permettra à la famille de Chérif de faire le deuil. On ne peut pas faire un deuil pour une personne portée disparue ».

Pour ce qui est des journalistes violentés au PM3 de Matam par des gendarmes, rien n’a également filtré, malgré la plainte portée contre certains agents. « Les journalistes bastonnés, ça fait plus d’un an. Ce qui est grave de ce côté encore, vous savez qu’il y a des journalistes qui ont été blessés, il y a certains qui ont perdu des caméras, certains ont perdu des dictaphones et téléphones. Ces victimes sont là, jusqu’à présent, rien n’a été fait », déplore Sidy Diallo.

Parlant du décès d’Abdoulaye Bah de Guineenews, fauché par un véhicule alors qu’il était sur le terrain de reportage, le secrétaire général du SPPG a laissé entendre qu’il y a eu des interpellations. « Mais, où on en est avec ces enquêtes ? C’est pourquoi, nous avons profité, à l’occasion de cette triste date d’anniversaire de l’assassinat de notre confrère Mohamed Koula Diallo, pour interpeller les autorités compétentes ».

Les révélations de la journée

Ibrahima Sory Traoré, administrateur général du site Guinee7 a annoncé des avancées dans le dossier de Mohamed Koula Diallo. « Je voudrais ajouter un élément nouveau pour vous dire que la personne qui a été lourdement condamnée a décidé elle aussi que justice soit rendue. Donc, cette personne a pris un avocat ; et, cette personne veut que dorénavant, qu’on rouvre le dossier pour qu’elle puisse se défendre et défendre Koula Diallo devant la justice… », a-t-il révélé.

Enfin, le SPPG annonce la mise en place, la semaine prochaine, d’une commission pour rencontrer le ministre de la justice et les autorités compétentes pour que justice soit faite.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Norassoba (Siguiri) : témoignage de l’unique rescapé de l’éboulement

5 février 2019 à 18 06 42 02422

Sékou Doumbouya aurait pu être parmi les victimes de l’éboulement survenu dimanche dernier dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri) et qui a coûté la vie à 17 personnes. Mais, le père de famille a été sauvé de justesse par sa décision de sortir du trou peu avant l’éboulement. Deux jours après le drame, il a accepté de témoigner au micro du correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Dans la soirée du dimanche, 03 février 2019, Sékou Doumbouya, la cinquantaine, marié et père de 6 enfants, était dans la mine d’or de Daman Ouri, située dans le district de Fradjani (à 150 km de la ville de Siguiri). Avec plusieurs autres personnes qu’il n’a pas pu dénombrer, le père de famille est descendu dans le trou à la recherche de l’or. Mais, ce qu’il a vu sur place l’a surpris et même apeuré, il a décidé donc de remonter aussitôt.

« Quand je suis descendu dans le trou, j’ai été ébahi par la quantité d’or que j’ai vue. C’était ma première fois de voir une telle situation. J’ai vu l’or sur le sol comme des graviers. Cela m’a fait peur et je me suis dit que ce n’est pas normal ça. J’ai décidé donc de remonter précipitamment pour quitter les lieux. Environ 5 minutes après que je sois sorti du trou, les blocs de granite sont tombés sur les gens et ils sont décédés », témoigne-t-il.

Sauvé de justesse, Sékou Doumbouya a perdu quatre de ses frères dans cet éboulement. Et, il est convaincu que le nombre de morts dépasse le nombre de corps retrouvés (17 au total). « Le nombre de personnes que j’ai laissé dans le trou dépasse 17. Je pense que si on poursuit les recherches, on va retrouver d’autres victimes. Personnellement, j’ai quatre de mes frères qui ont péri dans cet éboulement », a dit notre interlocuteur, encore sous le choc.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Gouvernorat de N’Zérékoré : Sébastien Tounkara passe le témoin à Ismaël Traoré

5 février 2019 à 18 06 40 02402

Le nouveau Gouverneur de la région de N’Zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a pris fonction ce mardi, 05 février 2019. La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Sébastien Tounkara, a été présidée par Fodé Bangaly Condé, secrétaire général du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. C’était en présence des différentes autorités locales, de représentants des confessions religieuses, des notables, ainsi des groupements de femmes et jeunes de la commune urbaine de N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la région.

Sébastian Tounkara

Comme à l’accoutumée, le Gouverneur sortant, Sébastien Tounkara, a mis cette occasion à profit pour présenter son bilan à la tête du Gouvernorat de N’Zérékoré. Il a énuméré quelques actions importantes réalisées dans la région durant cette période. « A la tête de la région de N’Zérékoré, notre priorité s’est basée sur le développement socio-économique, le respect de la loi, la préservation de l’unité nationale, la sécurité des personnes et de leurs biens, la préservation de la paix et le renforcement des capacités des élus locaux et des cadres administratifs. Du 16 novembre 2017 au 04 février 2019, soit 14 mois, nous avons assisté à la pause de nombreuses premières pierres de travaux qui sont aujourd’hui en cours d’exécution, dont entre autres : le bitumage de 53 km sur la route n°1, du tronçon Beyla-Kankan, la transfrontalière Lola-Danané en Côte D’ivoire, de la route N’Zérékoré-Yomou, longue de 63 km, et celles des communes urbaines de Guéckédou (22 km), Lola (15 km), Macenta (15 km) et Beyla (18 km) », a rappelé Elhadj Sébastien Tounkara.

Mohamed Ismaël Traoré

De son côté, le Gouverneur entrant a félicité son prédécesseur pour le travail qu’il a fourni durant son règne. Mohamed Ismaël Traoré a ensuite annoncé ses priorités. « Au titre de la défense et de la sécurité, j’entends faire de l’intégrité de nos frontières et de la sécurité de nos populations et leurs biens, une priorité absolue. Aussi, avec les services spécialisés y compris la justice, je m’emploierai à faire respecter le principe de séparation des pouvoirs pour que règne la paix et la quiétude sociale sur toute l’étendue de la région. Dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de la santé, j’entends engager une bataille contre les facteurs de régression qui voudraient continuer à gangrener ces secteurs stratégiques », a-t-il annoncé.

A rappeler que ce n’est pas la première fois que Mohamed Ismaël Traoré est nommé Gouverneur de N’Zérékoré. Il a dirigé cette région en 2011-2012.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Prise de fonction à l’ANVJ : voici le discours de Macka Baldé

5 février 2019 à 18 06 04 02042
Macka Baldé, DGA de l’Agence Nationale de Volontariat jeunesse

Macka Baldé, nouveau Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat jeunesse : « Il n’est pas facile d’abandonner sa famille et son travail en France pour venir travailler en Guinée ; mais, le patriotisme nous oblige à répondre par OUI à l’appel de notre cher président Alpha Condé, car servir son pays est un devoir et une fierté… »

Monsieur l’inspecteur général,
Mesdames et messieurs, chers collègues du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Monsieur le ministre, Mouctar Diallo,
Monsieur le secrétaire général,
Madame la cheffe de cabinet.
Chers collaborateurs de l’ANVJ,
Cher Directeur Général de l’ANVJ.

Permettez-moi, tout d’abord, de commencer mes propos par rendre grâce au Tout Puissant Allah de m’avoir permis de vivre ce moment solennel.

Mesdames, messieurs, chers invités,

A travers cette nomination, je veux exprimer ma sincère reconnaissance à son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé pour la confiance qu’il vient de placer en ma modeste personne, en me nommant au poste de Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat jeunesse. Je remercie également monsieur le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, monsieur Mouctar Diallo, grâce à qui cette nomination s’est réalisée.

Mesdames et messieurs, chers Collègues, honorables invités, le développement de notre pays reste une priorité majeure des plus hautes autorités qui ont foi en la jeunesse. Car, parler de développement sans en impliquer la jeunesse, c’est construire un édifice sans âme, une nation sans lendemain.

Cette jeunesse que nous avons en Guinée prend de plus en plus conscience de la responsabilité qui est la sienne dans la construction de ce pays. Sinon, le volontariat n’aurait pas existé.

Le gouvernement a ainsi compris qu’il fallait aller au-delà, afin de faire du volontariat une affaire de tous.

Étant donné que l’agence nationale de volontariat jeunesse est chargée d’assurer le bon fonctionnement de l’ensemble des opérations en lien avec le recrutement, la formation et la mise en mission de volontariat des Jeunes, c’est à cela que j’ajouterai ma contribution pour la mise en œuvre de la politique Nationale de Volontariat jeunesse en Guinée.

Favoriser la création des associations des volontaires, valoriser le volontariat, développer la coopération et le partenariat avec les organismes similaires publics ou privés, nationaux ou étrangers.

J’espère sincèrement vous faire honneur en me montrant à la hauteur de mes nouvelles responsabilités.
Je m’engage solennellement devant les cadres du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes à œuvrer pour que la visibilité des actions de l’agence nationale de volontariat jeunesse soit une réalité. Ensembles, nous ferons en sorte que le volontariat soit un levier de développement, d’unité nationale, de cohésion sociale, un véritable moteur qui permettra de prendre en compte les inquiétudes de la jeunesse guinéenne. Les portes de L’ANVJ resteront ouvertes pour toute la jeunesse de ce pays, sans discrimination. Nous ferons en sorte que le volontariat soit au cœur de la gouvernance du président Alpha Condé.

L’heure est à la mobilisation, au rassemblement, à l’action, à l’efficacité. C’est pourquoi, je vous demande, à toutes et à tous, de soutenir les actions du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, parce que nous savons l’ampleur du travail à faire.

Je ne saurais terminer sans remercier ma maman, mon défunt père, ma famille, mes frères et sœurs, mon épouse et mes enfants du côté de Paris. Il n’est pas facile d’abandonner sa famille et son travail en France pour venir travailler en Guinée ; mais, le patriotisme nous oblige à répondre par OUI à l’appel de notre cher président Alpha Condé, car servir son pays est un devoir et une fierté. Je vous assure de ma disponibilité et de mon engagement pour le rayonnement de notre pays. J’aurai besoin de tout un chacun pour la réussite de cette mission noble et patriotique.

Vive le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes !
Vive l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse !
Vive la République ! Vive le professeur Alpha Condé

Je vous remercie.

Conakry le 05 février 2019

Macka Baldé

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Dr Ousmane Kaba : « la COD est ouverte à tous les partis politiques… »

5 février 2019 à 17 05 11 02112

Les membres de la Convergence de l’Opposition Démocratique continuent les consultations dans la dynamique de la mise en place de leur mouvement. C’est dans ce cadre qu’ils se sont réunis ce mardi, 05 février 2019, au siège du PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National). La démarche vise à créer une plateforme au sein de l’opposition guinéenne pour faire face aux nombreux défis qui interpellent les guinéens, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Lentement mais sûrement, la Convergence de l’Opposition Démocratique est entrain de se mettre en place. Cette rencontre, deuxième du genre, a regroupé entre-autres, Bah Oury du Mouvement UFDG Renouveau, Dr Ousmane Kaba du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), Mohamed Tall de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Mohamed Lamine Kaba du parti FIDEL et des représentants du PEDN.

Au terme d’un huit clos de trois quarts d’heure, c’est Dr Ousmane Kaba qui en a fait le compte rendu. « Aujourd’hui, l’objectif était de rassembler les amendements proposés par les différentes parties prenantes. Le travail technique continue pour que nous puissions aboutir à cet espace de solidarité d’espoir pour le peuple de Guinée. Nous avons recueilli des amendements de l’accord qui a été proposé et il y a eu une commission technique qui travaille sur ces différents amendements pour les intégrer et en tenir compte ».

A la question de savoir si la Convergence de l’Opposition Démocratique est ouverte à toutes les formations politiques, Dr Ousmane Kaba répond par l’affirmative. « Nous avons affirmé la nécessité laisser les portes ouvertes à tous les partis, à tous les mouvements qui voudront rejoindre ceci comme un mouvement de solidarité et d’espoir pour notre pays. La porte n’est fermée à personne. Comme appellation, nous avons proposé pour le moment Convergence de l’Opposition Démocratique ».

Au regard du poids politique des partis qui composent cette convergence, il est à se demander si cette alliance de circonstance fera long feu.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Exécutif communal de Matoto : « pas question de revenir sur l’élection de Kalemodou Yansané » (UFDG)

5 février 2019 à 17 05 01 02012
Hon. Kalemodou Yansané

C’est demain que le régime Alpha Condé compte faire reprendre l’élection de l’exécutif communal de Matoto. Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est l’absence de l’Honorable Kalémodou Yansané de Conakry qui aurait entraîné le report de l’élection de l’exécutif communal. « L’élection devait se faire hier, lundi. Mais, quand Kalémodou Yansané a été joint au téléphone, il avait dit être à Forécariah. Il a donc été décidé de reporter le vote à demain, mercredi », a indiqué une source.

Seulement, dans une déclaration de ce mardi, 05 février 2019, le parti de Cellou Dalein Diallo a rejeté toute reprise de l’élection du maire de Matoto. Pour l’UFDG, on doit continuer à élire les autres membres de l’exécutif communal ; mais, pas le poste de maire, qui est déjà pourvu…

Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Ainsi, les opposants qui citent l’alinéa 2 de l’article 132 du Code des Collectivités locales, exigent au ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation de prendre un arrêté de convocation, précisant l’élection à laquelle il doit être procédé…

En attendant cet hypothétique arrêté, le principal parti de l’opposition guinéenne alerte les membres de la communauté internationale sur ce qu’il a appelé « des manœuvres dilatoires » du Gouvernement Alpha Condé et appelé ses militants à se mobiliser pour « défendre la victoire du maire déjà élu »…

Guineematin.com vous propose de télécharger le document PDF suivant pour lire l’intégralité de cette déclaration de l’UFDG :

Déclaration de l’UFDG sur la reprise de l’élection de l’exécutif communal à Matoto

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Femmes Sans Barrières : plus de 400 femmes appuyées par le projet pour leur autonomisation

5 février 2019 à 16 04 35 02352
Wiatta Thomas, Directrice pays du mouvement « Osez Innover »

Pour le lancement officiel des activités de son projet « Femmes Sans Barrières », le mouvement « Osez Innover » a organisé une journée portes ouvertes, ce mardi 05 février 2019, à la Blue Zone de Kaloum. Grâce à ce projet, plus de 400 femmes guinéennes seront formées dans six (6) secteurs d’activités pour leur autonomisation, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A travers une campagne de recrutement organisée du 20 juillet au 10 novembre 2018 par le mouvement « Osez Innover », 420 jeunes filles et femmes, venant de tout le pays, ont été retenues pour participer au projet « Femmes Sans Barrières ». Elles seront formées dans six (6) secteurs d’activités : la boulangerie, la peinture, la pisciculture urbaine, la coiffure hommes, la briqueterie et l’artisanat.

Selon Wiatta Thomas, directrice pays du mouvement Osez Innover, « nous avons lancé le projet Femmes Sans Barrières en partenariat avec nos bailleurs de fonds pour vraiment appuyer la femme guinéenne à s’en sortir, à être indépendante, à être autonome et à se lancer dans les secteurs qui sont normalement dominés par les hommes. C’est vraiment pour qu’elles puissent foncer et pour devenir autonomes. Nous avons 400 femmes que nous avons sélectionnées parmi 2030 qui étaient recrutées. Maintenant, ces 400 femmes peuvent partir vers un cursus de formation en business management technique et aussi des stages pour qu’elles puissent commencer des entreprises dans les secteurs définis par le projet », a-t-elle précisé.

Prenant part à cette journée portes ouvertes, madame Hann Djénaba Keïta, directrice générale adjointe de l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP), s’est dite satisfaite de ce projet, initié en faveur des femmes. Car, soutient-elle, « je pense qu’aujourd’hui, elles ont l’opportunité d’apprendre le savoir-être, le savoir-faire, d’avoir une certaine éducation financière qui va leur donner la possibilité d’accéder aux financements pour leurs projets respectifs. Ce que j’ai à dire aujourd’hui à ces jeunes lauréates, c’est qu’elles doivent rêver grand, elles ne doivent pas se fixer des barrières et elles doivent s’entourer des personnes qui vont leur permettre de réaliser leurs projets. Vous avez Osez Innover qui va les accompagner et vous avez des institutions comme l’APIP aussi qui est à leur disposition pour les aider à faire grandir leurs activités. Donc ce que j’ai à leur dire, c’est bon courage, qu’elles puissent continuer leurs rêves et qu’elles les réalisent ».

Etant l’une des première bénéficiaires du projet « Femmes Sans Barrières », Mariame Mohamed Keïta, directrice de l’entreprise Guinée Global Service qui évolue dans le recyclage des déchets plastiques en pavé et en briques, a déclaré que « Osez innover change la vie des jeunes, surtout les femmes. Parce que moi j’étais au marché et je ne faisais rien. Grâce à Osez Innover, aujourd’hui je suis cheffe d’entreprise, je voyage, je vais là où je veux. C’est parce que je suis autonome ».

Le projet « Femmes Sans Barrières » devrait contribuer à la réduction du chômage qui est devenu un véritable problème en République de Guinée, et qui touche 83% des jeunes dont de nombreuses filles.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Financement du secteur de la santé : plusieurs acteurs en concertation à Conakry

5 février 2019 à 16 04 23 02232

Dans le cadre du suivi de ses activités, le ministère de la santé a ouvert ce mardi, 05 février 2019, une réunion de consultation sur le financement du secteur en Guinée. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du département, Dr Sékou Condé, en présence des partenaires techniques et financiers, du conseiller spécial du ministre de la santé, des directeurs régionaux et préfectoraux de la santé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur Général du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du ministère de la Santé, Dr Abdoulaye Kaba, a remercié les participants pour leur disponibilité. Il a rappelé que la rencontre, prévue pour trois jours, consistera à discuter du succès des progrès et des projets ; mais aussi des problèmes pour que des solutions soient trouvées à ces problèmes.

Dr Karifa Mara

Prenant la parole, Dr Karifa Mara, représentant du chef de file des partenaires techniques et financiers, a formulé le vœu d’avoir, au terme de la rencontre, des résultats tels que la validation du bilan 2018 ; l’élaboration d’une feuille de route pour la réalisation des actions recommandées ; des audits à tous les niveaux ; une meilleure appropriation des procédures des parties prenantes etc. « Ces résultats permettront d’apprécier notre progrès sur la route vers un développement sanitaire harmonieux de la Guinée à l’horizon 2024 », espère-t-il.

Président la rencontre, Docteur Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la Santé, a expliqué que cette réunion a été initiée dans le cadre du suivi des activités du ministère de la santé. Il rappelle que dans la lettre de mission assignée au département de la santé, il a été demandé de suivre un certain nombre d’indicateurs. Mais, l’analyse qui a été faite a toujours démontré que très souvent, les chiffres présentés en termes de résultats ne sont pas en adéquation avec les résultats des enquêtes.

Dr. Sékou Condé

« Au moment où l’Etat et les partenaires augmentent les ressources, on se rend compte qu’il y a une discordance entre les efforts financiers et les activités réalisées sur le terrain. C’est pour comprendre les raisons de cette discordance que nous avons institué, à partir de cette année, la revue annuelle des activités », explique Dr Sékou Condé.

Selon lui, au cours de la rencontre, les points qui vont être discutés seront essentiellement axés sur la présentation des résultats, des indicateurs sur la couverture vaccinale, la consultation prénatale, la consultation curative et l’utilisation des ressources financières qui ont été mises à disposition. En plus de cela, il y aura, sur la base des analyses qui ont été faites, précise-t-il, la signature des contrats de performance avec chaque direction régionale de la santé.

Ces travaux prendront fin après-demain, jeudi 07 février 2019, par une présentation des modalités de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la retraite et des directives pour 2019.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Siguiri : la visite d’Alpha Condé annulée à la dernière minute

5 février 2019 à 15 03 59 02592

Contrairement au programme annoncé hier par les autorités locales, le président la République ne s’est pas rendu ce mardi, 05 février 2019, à Norassoba, sous-préfecture de Siguiri, où un éboulement a fait 17 morts dimanche dernier. La visite du chef de l’Etat a été annulée à la dernière minute, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri.

Plusieurs personnalités et des citoyens étaient mobilisés ce mardi matin à Fradjani, dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri), pour accueillir le président Alpha Condé qui était annoncé dans la localité. Le chef de l’Etat devait aller compatir à la douleur des familles des 17 victimes de l’éboulement survenu le dimanche, 03 février 2019 dans une mine d’or, et leur présenter ses condoléances.

Mais, même si l’hélicoptère présidentiel est arrivé sur place, le président de la République n’a pas fait le déplacement. Seule la sécurité présidentielle était dans l’appareil, a-t-on appris. Sur la non venue d’Alpha Condé, le Gouverneur de Kankan, le Général Mohamed Gharé, invoque des raisons de calendrier.

« L’Homme propose, Dieu dispose. Le président devait venir ce matin à Norassoba mais Dieu a voulu autrement. Il doit se rendre à l’étranger pour un autre programme. Mais demain, le Premier ministre, accompagné d’une délégation gouvernementale, va se rendre à Norassoba pour les condoléances », a annoncé le Gouverneur.

Selon nos informations, la délégation gouvernementale se déplacera par hélicoptère jusqu’à Siguiri. Elle va ensuite emprunter des véhicules pour se rendre à Fradjani, localité où a eu lieu le drame.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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40 ans de la République Islamique d’Iran : le discours de l’ambassadeur

5 février 2019 à 14 02 29 02292

Depuis quarante ans, la République Islamique d’Iran célèbre sa révolution. Cette année, c’est au siège de l’ambassade, à la Cité Ministérielle, dans la Commune de Dixinn, que l’ambassadeur, son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, a reçu une équipe de Guineematin.com à Conakry pour une déclaration.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la communication de son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République Islamique d’Iran en République de Guinée

Je tiens à féliciter au peuple iranien ainsi que les chercheurs de la justice dans le monde à l’occasion du 40e anniversaire de l’élection de la République Islamique d’Iran avec plus de 98% des voix du peuple iranien.

L’Iran islamique, à l’âge de 40 ans, continue de mettre l’accent sur les droits des sans-défenses, en particulier des musulmans du monde entier. Engagement envers les réglementations, les lois et les obligations internationales, engagement multilatéral constructif avec le monde, comme l’accord sur le nucléaire iranien malgré le retrait unilatéral des États-Unis de cet accord, engagement et adhésion au multilatéralisme et déni de l’unilatéralisme, lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes intérieure et étrangère, assistance, contribution et soutien politique des pays dans la lutte contre le terrorisme, tels que la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan font partie de nos politiques.

La République Islamique d’Iran, qui met l’accent sur l’importance de la paix et de la stabilité dans la région et insiste sur le fait que jusqu’à maintenant 17 000 de ses concitoyens ont perdu la vie par des groupes terroristes, a réussi à réprimer à grands frais ces dangereux groupes terroristes, y compris Daech. L’Iran est sans aucun doute l’élément le plus important du processus de paix en Syrie et en Irak et constitue le soutient du peuple et de l’Etat musulman de ces deux pays.

Aujourd’hui le Yémen traverse sans aucun doute ses pires conditions politiques et économiques. La coalition régionale saoudite est la cause principale de cette guerre injuste, qui a plongé le peuple de ce pays au bord d’une famine. C’est alors que le financement de l’Arabie saoudite dans cette guerre contre le peuple sans défense du Yémen est pratiquement assuré par les États-Unis et certains gouvernements. La République Islamique d’Iran estime également que la crise yéménite, à l’instar de la crise syrienne, n’a pas de solution militaire.

Mais l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien ou plan d’action global commun : le résultat de négociations intensives entre l’Iran et les parties européenne et américaine après dix ans sur la transparence des activités nucléaires d’Iran a conduit à un accord appelé PAGC. C’est une réalisation remarquable dans le cadre des accords internationaux pour l’instauration de la paix et de la sécurité dans la région et dans le monde.

Mais, malheureusement, le président américain s’est retiré unilatéralement de cet accord international et a renoncé à tous ses engagements dans cet accord. Le retrait unilatéral de cet accord international a suscité la méfiance du monde envers des États-Unis.

Aujourd’hui, en référence à une civilisation vieille de 7 000 ans, nous sommes un pays de 85 millions d’habitants, l’un des premiers pays à détenir du pétrole et du gaz, le 17ème plus vaste pays du monde, et avec de nombreuses technologies du jour, dont la majorité native. Considérant que l’Iran est un pays souffrant de catastrophes naturelles, nous essayons d’utiliser de technologies satellitaires afin de réduire considérablement la probabilité d’occurrence des conséquences pertinentes. Mais une fois de plus des puissances mondiales cherchent à relier les activités spatiales iraniennes à fabriquer des missiles conçus pour lancer des armes non conventionnelles, ce qui est une accusation complètement irréaliste et déviante.

Nous constatons également aujourd’hui que certains pays fabriquant les armes et les missiles les plus dangereux et les plus destructeurs au monde cherchent faussement à nous condamner à construire des missiles non conventionnels. Mais alors que nos missiles sont tous défensifs, parce que l’expérience de l’Iran dans la guerre imposée contre Iran par Irak, qui a été accompagné par plus de 50 pays occidentaux et orientaux, nous a montré qu’il fallait renforcer notre force militaire et en particulier défensive.
En termes de santé et de médecine et la présence et la participation de femmes iraniennes dans différents domaines, mon pays l’Iran figure parmi les 5 plus grands pays du monde dans le domaine de production des cellules souches et le traitement de l’infertilité, le deuxième plus grand pays pour la greffe de moelle osseuse, le pays le plus avancé en matière de transplantation d’organes, tels que les reins, la cornée et le foie. Avec plus de 47 universités de médecine, 30 000 étudiants en médecine, 12 000 ouvrages scientifiques en médecine, 150 000 médecins généralistes et 72 000 spécialistes, l’Iran islamique est autosuffisant à plus de 95% dans la production de ses propres médicaments consommés à l’intérieure.

L’Iran islamique, qui compte plus de 4 millions d’étudiants, a maintenant multiplié par 55 le nombre de ses articles scientifiques produits dans le monde, avec 7 000 professeurs des universités seulement étant des femmes savantes. Les femmes en Iran constituent la moitié des médecins généralistes et spécialistes, vice-présidents, plus de 2 000 juges ou chefs de tribunaux du pays.

Alors que la République Islamique d’Iran continue d’être soumise aux sanctions cruelles des États-Unis, nous avons pu suivre le dynamisme de notre économie grâce à Dieu, ainsi qu’à l’aide de pays souverains et amis comme la République de Guinée.

À cet égard, nous pouvons indiquer la mise en œuvre de certains projets, y compris l’achèvement du nouveau bâtiment du Ministère des Affaires Étrangères de la République de Guinée avec d’importantes normes internationales, ce qui sera offert à ce pays frère et ami dans les mois à venir, comme un don de l’Iran. En outre en 2018, après plusieurs années, un appel d’offres international pour la mise en œuvre du projet de bauxite Irano- Guinée a été lancé. Nous attendons la sélection de l’entreprise finale pour réaliser ce projet.

Les coopérations politiques, parlementaires, économiques, culturelles et sportives sous l’impulse de nos deux Gouvernement est appréciable en résultat.

Vive la Coopération internationale !
Vive la Coopération Irano-Guinéenne !
Vive l’Amitié et la solidarité entre les peuples !
Vive la République Islamique d’Iran
Vive la République de Guinée

Je vous remercie !

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Éboulement à Norassoba (Siguiri) : Maramany Cissé a perdu 5 neveux dans le drame

5 février 2019 à 14 02 22 02222

Maramany Cissé, ancien ministre de la sécurité et actuel ministre conseiller du président Alpha Condé, a été fortement endeuillé par l’éboulement survenu dimanche dernier dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri). Il a perdu 5 de ses neveux dans le drame qui a coûté la vie à 17 personnes au total, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, qui se trouve actuellement sur les lieux du drame.

C’est un Maramany Cissé sous le choc que le correspondant de Guineematin.com à Siguiri a rencontré ce mardi matin à Fradjani, district de la sous-préfecture de Norassoba, située à 150 kilomètres de la ville de Siguiri, où l’éboulement s’est produit. Parmi les 17 personnes qui ont péri dans le drame, 5 sont des neveux du ministre conseiller du chef de l’Etat.

Il se dit incapable de s’exprimer devant notre micro. « Je suis sous le choc, je ne peux pas parler maintenant. J’ai perdu 5 de mes neveux dans l’éboulement. Le président de la République vient pour présenter ses condoléances. Je prie pour le repos de l’âme des victimes », a déclaré Maramany Cissé.

A noter que le voyage du président Alpha Condé à Fradjani a été annulé à la dernière minute pour des raisons de calendrier, explique-t-on. Désormais, c’est le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui se rendra sur les lieux du drame demain mercredi pour présenter les condoléances du gouvernement guinéen aux familles des victimes.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Éboulement : ce que le Préfet par intérim de Siguiri a dit à Norassoba

5 février 2019 à 10 10 23 02232
Siné Magassouba, préfet par intérim de Siguiri sur les lieux du drame, à Norassoba

« Après le travail de la machine les gens viennent travailler dans la mine. Il y avait deux blocs de granites qui peuvent peser chacun d’eux 6 tonnes aux abords du trou. Ce sont les deux blocs qui ont chuté : l’un est tombé sur 6 personnes et l’autre sur 11 personnes », a notamment indiqué monsieur Siné Magassouba, préfet par intérim de Siguiri.

Au lendemain de l’éboulement qui a coûté la vie à 17 personnes dans une mine d’or de Fradjani, dans la sous-préfecture de Norassoba, le Préfet par intérim de Siguiri s’est rendu hier, lundi 04 février 2019, sur les lieux du drame. Siné Magassouba est allé constater la réalité sur le terrain et compatir à la douleur des habitants de la localité, affectés par ces pertes en vies humaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu à Norassoba.

C’est en compagnie des responsables de la police et de la gendarmerie de Siguiri que le secrétaire général chargé des collectivités et Préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba, s’est rendu à Fradjani, district de la sous-préfecture de Norassoba. C’est dans cette localité, située à 150 km de la ville de Siguiri, qu’un éboulement, survenu sur la mine d’or de « Daman Ouri », a coûté la vie à 17 personnes, dans la soirée du dimanche, 03 février 2019.

Siné Magassouba est venu constater les faits sur le terrain et présenter ses condoléances. « Selon les informations recueillies, après le travail de la machine les gens viennent travailler dans la mine. Il y avait deux blocs de granites qui peuvent peser chacun d’eux 6 tonnes aux abords du trou. Ce sont les deux blocs qui ont chuté : l’un est tombé sur 6 personnes et l’autre sur 11 personnes. Je suis venu présenter les condoléances de l’autorité préfectorale de Siguiri aux familles endeuillées. Je viens d’être informé par le Gouverneur que le président de la République en personne sera là ce mardi pour présenter ses condoléances aux familles éplorées et à la population locale », a confié le Préfet par intérim de Siguiri.

A rappeler que le président de la République, le professeur Alpha Condé, est attendu dans les prochaines heures sur les lieux du drame.

De Norassoba (Siguiri), Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Éboulement à Norassoba (Siguiri) : 3 personnes interpellées

5 février 2019 à 9 09 46 02462

Trois personnes ont été interpellées suite à l’éboulement survenu dans la soirée du dimanche, 03 février 2019 dans une mine d’or située dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri). La police cherche à savoir si ces personnes ont une responsabilité dans ce drame qui a coûté la vie à 17 personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur les lieux du drame.

Après les opérations de recherche des victimes qui étaient coincées dans le trou et leur identification, les autorités cherchent maintenant à situer les responsabilités dans cet éboulement qui a fait 17 morts. C’est dans ce cadre que la police a interpellé trois personnes : deux responsables de la mine où le drame s’est produit et le propriétaire d’une machine qui travaillait sur les lieux.

« Il ne s’agit pas d’une arrestation pour le moment, on cherche à situer réellement les responsabilités. Alors, le Tömböloma (gendarme de la mine, le Damafèntigui (le propriétaire de la mine) et le propriétaire de la machine doivent se mettre à la disposition de la police. Je dois les entendre sur PV. Mais, toute personne qui sera citée dans le drame va répondre devant la justice », a expliqué le Lieutenant-colonel Bakary Diawara, commissaire central de la police de Siguiri.

Les trois personnes se trouvent actuellement au poste de police de Norassoba où elles attendent d’être entendues.

A noter que le président de la République, Alpha Condé, est attendu ce mardi, 05 février 2019 sur les lieux du drame.

De (Norassoba) Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Éboulement à Norassoba (Siguiri) : voici la liste des 17 victimes

5 février 2019 à 9 09 21 02212

Comme annoncé précédemment, un éboulement s’est produit dans la soirée du dimanche dernier, 03 février 2019, dans une mine d’or appelée « Daman Ouri », à Fradjani, district relevant de la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri). Le drame a fait 17 morts. Au terme des opérations de recherches, les autorités locales ont cherché à identifier les victimes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste des 17 personnes tuées dans cet éboulement, qui nous a été fournie par les autorités.

1- Souleymane Camara, âgé de 23 ans ; célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ;

2- Sayon Cissé, âgé de 29 ans ; marié à deux femmes et père 4 enfants, originaire de Siguiri ;

3- Demba Cissé, âgé de 29 ans ; marié à deux femmes et père de 5 enfants, originaire de Siguiri ;

4- Nankaba Mamadi Cissé, âgé de 29 ans ; marié à une femme et père de 3 enfants, originaire de Siguiri ;

5- Djènè Mamadi Cissé, âgé 29 ans ; marié à une femme, originaire de Siguiri ;

6- Mamadi Bérété, âgé de 29 ans ; célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ;

7- N’djanko Mamadi Bérété, âgé de 20 ans ; marié à une femme, sans enfant, originaire de Siguiri ;

8- Fatouma Sékou Camara, âgé de 20 ans ; célibataire sans enfant ;

9- Alpha Bérété, âgé de 24 ans ; célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ;

10- Mamadi Doumbouya, âgé de 24 ans ; marié à une femme, sans enfant, originaire de Siguiri ;

11- Mamadi Doumbouya, âgé 29 ans ; marié à deux femmes et père de 4 enfants ;

12- Laye Doumbouya, âgé de 29 ans ; célibataire sans enfant, originaire de Kankan ;

13- Mamadi Doumbouya, âgé de 25 ans ; marié à une femme et père d’un enfant, originaire de Siguiri ;

14- Lancéï Doumbouya, âgé de 20 ans ; célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ;

15- Mamadi Katoussou, âgé de 20 ans, célibataire sans enfant, originaire de Macenta ;

16- Saga, âgé de 22 ans ; célibataire sans enfant, originaire de Kissidougou ;

17- Aminata Mamadi Doumbouya, âgé de 25 ans ; marié à une femme et père d’un enfant, originaire de Siguiri ;

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : plusieurs conventions minières promulguées par le Chef de l’Etat

5 février 2019 à 7 07 30 02302

Le président de la République, vient de promulguer plusieurs conventions minières passées entre le Gouvernement guinéen et le consortium SMB Winning, et approuvées récemment par l’Assemblée nationale. L’annonce a été faite dans la soirée d’hier, lundi 04 février 2019, à la télévision nationale.

Il s’agit de :

1- La L2018/064/AN du 24 décembre 2018, portant autonomisation et ratification de la convention minière de la concession de la SMB pour l’exploitation de gisements de bauxite y compris Sanfou 2 et Koba, entre la République de Guinée et la Société Minière de Boké (SMB), signée le 26 novembre 2018.

2- La loi L2018/06/AN du 24 décembre 2018, portant autorisation de ratification de la convention minière de Sanfou 2 et de Koba, entre la République de Guinée et le Consortium de la Société Minière de Boké (SMB), signée le 26 novembre 2018

3- La loi L2018/061/AN du 24 décembre 2018, portant autorisation de ratification de la convention minière SMB, portant construction d’une raffinerie, entre la République de Guinée et le Consortium, signée le 26 novembre 2018.

Décryptage : Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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