La reprise de l’élection à la mairie de Matoto, initialement prévue ce mercredi, 06 février 2019, a finalement été reportée à demain, jeudi 07 février à partir de 10 heures. Kalémodou Yansané, qui se considère comme étant le maire élu, a dit avoir adressé une correspondance au ministre Boureima Condé pour savoir s’il s’agit de la reprise de l’élection du maire ou des vices maires. Le candidat de l’UFDG a également envoyé un message fort à ses militants.

Guineematin.com vous propose l’intégralité de ses propos :

« Je m’adresse en première ligne aux citoyens de Matoto, les citoyens avec lesquels j’ai partagé au moins 25 ans de ma vie ici. Nous partageons les mêmes peines, nous partageons les mêmes souffrances, nous partageons les mêmes bonheurs. Je m’adresse aussi aux militants de l’UFDG et aussi à la presse. Cette presse qui a couvert un 15 décembre 2018, l’élection de l’exécutif communal de Matoto. Cette presse qui a été la première à annoncer que Kalémodou Yansané a gagné.

Aujourd’hui, on veut mettre en cause cette élection. On n’est pas d’accord. Nous avons été élus devant cette presse régulièrement : 23 voix sur 45. Un militant du RPG s’est levé, mécontent du résultat, a déchiré les bulletins du RPG devant tout le monde. Nous ne pouvons pas reprendre l’élection en ce qui concerne le maire, le maire est déjà élu, la presse est témoin de ça. Je voulais remercier les militants de l’UFDG qui se sont spontanément mobilisés ce matin pour m’accompagner. Je parle des militants de l’UFDG et surtout les militants de Matoto, tous bords confondus. Ceux qui sont là, c’est sûr ce n’est pas seulement les gens de l’UFDG, c’est toutes obédiences confondues : il y a des Soussous, des Malinkés, des Forestiers, des Guerzés, tout le monde est là aujourd’hui.

Je voudrais donc vous remercier pour cette mobilisation et je vous invite à la paix. Ne provoquer personne, nous sommes dans le domaine de la loi. Lorsque nous avons vu que nos droits étaient brimés, on a saisi la Cour Suprême qui a dit que le ministre de l’Administration du Territoire n’a pas le droit de suspendre, d’annuler ou de valider une élection. Il a simplement le rôle de convoquer le corps électoral. J’ai envoyé un courrier hier au ministre pour lui dire, s’il veut convoquer le corps électoral, on attend l’arrêter dans lequel il sera stipulé l’objet pour lequel le vote sera consacré. Si c’est pour élire le maire, le maire est déjà élu le 15 décembre 2018. Vous êtes tous au courant de ça. Si c’est pour élire les vices maires, on est prêt à tout moment pour venir compétir pour les adjoints au maire.

Donc, je demande à tout le monde de rentrer un à un tranquillement. Certains vont essayer de vous provoquer, ne répondez pas aux provocations. Si vous provoquez, ça sera un alibi pour dire on reporte, pour dire on annule. Celui qui a déchiré nous a provoqué, c’est ce qui nous a mis dans tout ça aujourd’hui. S’il n’avait pas provoqué, s’il n’avait pas déchiré, on ne serait pas dans tout ça aujourd’hui. C’était déjà terminé. Vous rentrez tranquillement à la maison, vous restez mobilisés. Ne provoquez personne. Ils vont vous provoquer, c’est pour trouver des alibis. Nous sommes dans un pays où les règles de jeu sont très claires.

Nous sommes déterminés à respecter et à faire respecter les règles, en tout cas en ce qui concerne la mairie de Matoto. Nous sommes prêts à tout compromis en ce qui concerne l’élection de Matoto, pour vue qu’il y ait la paix à Matoto. Vous restez mobilisés, s’ils font le forcing là-bas, nous, on ne fera pas de forcing. Masi, on sera là pour faire en sorte que les règles soient respectées ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél 621 09 08 18

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