Dans une correspondance adressée le mardi, 05 février 2019, au président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile (CP-OSC) de Mali, le président de l’Association des Ressortissants de Madina Salambandé (ARMASDEV), Mouctar Diallo dénonce des irrégularités dans le processus de mise en place du Conseil Sous-préfectoral des Organisations de la Société Civile (CS-OSC) et met en cause le superviseur préfectoral qui a dirigé les travaux, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le plaignant, Mouctar Diallo, candidat malheureux au poste de président du conseil sous-préfectoral des organisations de la société civile de Madina Salambandé, relevant de la préfecture de Mali, le superviseur préfectoral, Cellou Barry et les autorités locales (sous-préfet et maire de la commune rurale) « ont mis à l’écart les associations et groupements évoluant dans la commune Rurale de Madina Salambandé. En effet, la mission et les élus ont entretenus des longues discussions autour de cette installation et ils ont fini par trouver un arrangement sur le choix du vice-président du district de Koyah, proche du Maire pour présider le conseil et qui n’appartient à aucune structure évoluant dans la sous-préfecture » peut-on lire dans le courrier de protestation adressé au président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Mali.

Pour soutenir ses accusations, le jeune Mouctar Diallo cite l’Association des Ressortissants de Madina Salambandé pour le Développement (ARMASDEV), l’Association Pottal Fii Bhantal Salambandé (PFS), le Groupement Agroforestier de Méré (GAFM), le Groupement Fotten Gollen Marwata (GFGM), le Groupement Haldi Fotti Abadiada (GHFA) et le Groupement Fotti Fooli Kansalaa (GFFK), comme seules organisations de la société civile évoluant dans la localité.

« Nous vous rappelons que ses associations ont contribué pour le développent de Salambandé au cours de l’exercice 2018 à hauteur 60 000 000 GNF repartis entre l’assistance de la commune et les parents d’élèves pour les enseignants communautaires, l’achat du matériels pour la réparation des routes et l’achat d’un microscope pour le centre de santé. Pour cet exercice 2019 ces ONG comptent multiplier ses efforts pour un montant compris entre 300 000 000 GNF à 500 000 000 GNF pour la rénovation de la grande mosquée de Madina Salambandé. Nous sollicitions que vous intervenez pour rétablir les associations dans leurs droits et faire respecter la loi » a-t-il ajouté dans sa correspondance.

Interrogé par Guineematin.com dans la matinée de ce jeudi, 07 février 2019, le chargé de la formation et de la recherche du conseil préfectoral des organisations de la société civile (CP-OSC) de Mali, Cellou Barry qui a supervisé les travaux d’installation de ce démembrement à Madina Salambandé a donné une autre version.

« J’ai supervisé les travaux à Balaki et à Salambandé. Nous avons fait l’étape de Balaki le samedi. Je suis arrivé à Madina Salambandé à 21 heures. Le lendemain matin, nous avons commencé les travaux à 10 heures, dans la cour de la résidence de monsieur le sous-préfet. Près de 200 personnes ont répondu à notre invitation. Après avoir expliqué aux participants c’est quoi la société civile, qui doit être dans le bureau et qui ne doit pas être dans le bureau, nous avons vidé les cadres de l’administration et les représentants des partis politiques. Nous avons compté la population électorale. Nous avons procédé au vote. Quatre personnes se sont portées candidates au poste de président du conseil sous-préfectoral dont le plaignant Mouctar Diallo. Le premier candidat, Ibrahima Péri Diallo est passé avec 73 voix 121 suffrages valablement exprimés. Mouctar Diallo qui est le seul à savoir manipuler l’outil informatique dans le coin a échoué. Maintenant, dans l’unanimité, la population électorale a proposé de le mettre au poste de coordinateur technique local en raison de ses compétences en informatique. Mais, il a décliné l’offre en disant que c’est le poste de président qui l’intéressait » a conclu le superviseur préfectoral.

C’est quand même contradictoire que la société civile qui a organisé son congrès au domicile du sous-préfet dise que les autorités locales n’ont pas influencé le vote.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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