Amadou Oury Diallo, maire de la commune urbaine de Pita

Au cours d’une sortie médiatique à travers l’émission Hallen Fop Tour diffusée dans l’après-midi de ce jeudi, 07 février 2019 sur les antennes de la radio Espace Foutah, le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo a fait une révélation peu convaincante sur les montants que le secteur des transports terrestres verse mensuellement à sa collectivité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo, le syndicat des chauffeurs et mécanique générale qui gère les gares routières de sa ville versait jusqu’à une date récente la somme de 600.000 GNF (six cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Qu’il aurait une autre négociation pour que cette recette interne soit rehaussée pour l’exercice 2019 à 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens).

Répondant à une autre question d’un des animateurs de l’émission, le maire de Pita a poursuivi ses révélations en indiquant que le secteur des taxi-motos verse actuellement 400.000 GNF (quatre cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Pour dissiper la grande surprise du journaliste, le chef de l’exécutif communal s’est empressé de préciser que la ville de Pita compte environ 200 taxi-motos recensés par ses services.

« Même ce chiffre est à prendre avec des pincettes, parce que il y a des conducteurs qui abandonnent l’activité régulièrement et d’autres intègres. Je ne sais pas à ce jour si le nombre de 200 a augmenté entre-temps ou diminué » indique-t-il sans gêne.

Ces révélations du maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo ont surpris plus d’un citoyens de la localité et de nombreux observateurs connaissant cette ville située à environ 38 km du côté Sud de Labé.

Une surprise qui vaut son pesant d’or quand on sait que la ville de Pita a plusieurs lignes internes, nationales et internationales de transport terrestre. Chacune des 11 collectivités rurales de Pita a sa ligne à la gare routière de la commune urbaine de Pita. A cela, il faut ajouter les lignes à destination des autres grandes villes de la République de Guinée. Sans oublier celles de la Côte d’Ivoire, de la République sœur du Mali, de la Gambie, du Sénégal et particulièrement du marché hebdomadaire international de Diawbhé, dans la région de Kolda.

Si avec toutes ces potentialités, les autorités communales de Pita se font avoir par le syndicat des chauffeurs et mécanique générale en acceptant la modique somme de 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens) par mois, il faut mettre cet état de fait au compte de l’électoralisme qui caractérise généralement nos acteurs politiques qui prennent en otage nos collectivités locales.

En réalité, ils ne font aucun effort palpable pour améliorer les recettes internes en vue de garantir un développement local durable.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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