L’élection de Mamadouba Tos Camara à la tête de la mairie de Matoto a dominé les débats à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG, tenue ce samedi, 09 février 2019, au siège du parti, à Conakry. Quasiment, toutes interventions ont été centrées sur le sujet. De l’honorable Aliou Condé à Docteur Fodé Oussou Fofana qui faisait office de président de séance, en passant par Ben Youssouf Keïta, Alpha Boubacar Bah et Kalémodou Yansané, tous ont dénoncé et condamné ce qui s’est passé à Matoto, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le député et secrétaire général du parti, honorable Aliou Condé qui a ouvert le débat. A l’entame de son intervention, l’opposant a présenté les faits comme étant une victoire pour l’UFDG. « Nous venons d’obtenir une victoire saluée par le monde entier ; mais, il faut savoir de quelle victoire il s’agit. Mais, soyez rassurés que c’est une grande victoire qu’on vient d’obtenir. On est sorti là où l’adversaire ne nous attendait pas. Ils ont été surpris par notre comportement », a-t-il annoncé aux militants massivement mobilisés.

Revenant sur les raisons de l’absence de leurs élus dans la salle du vote, le député a expliqué qu’ils ont tendu un piège au pouvoir, évitant ainsi de subir un crime qui serait passé à huis clos. « Ils ont déplacé la salle de la commune où devait se faire l’élection pour aller à l’immeuble de l’Etat civil. C’est un peu loin de la route, pensant que là-bas, ils pouvaient faire ce qu’ils veulent sur les militants de l’UFDG, sans témoins. C’est pour ça qu’on a déplacé. Il faut que vous le compreniez. Ils ont amené des policiers et des gendarmes sur toute la route ; entre la route et l’Etat civil, c’était plein de gendarmes et de policiers ; dans la cour de l’Etat civil également, plein de policiers et de gendarmes et à l’intérieur de la salle plein de policiers et de gendarmes. Pour lutter contre qui ?

Ils attendaient les militants de l’UFDG et sans témoins. Ils voulaient faire le crime sans témoins et c’est là où on les a pris au piège parce qu’on ne leur a pas donné l’occasion de faire ce crime », explique l’opposant qui assure que s’ils étaient venus, on allait les molester, arrêter, brutaliser, voire les tuer. « C’était la meilleure façon. Il fallait qu’on montre au monde entier le vrai visage de ce régime. Il fallait qu’il le voit, ce qui ne se fait nulle part ailleurs », ajoute Aliou Condé, qui relève plusieurs manquements pouvant amener le tribunal de Mafanco à annuler cette élection.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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