Les audiences criminelles ont été ouvertes officiellement hier lundi, 11 février 2019, au Tribunal de Première Instance de Coyah. A l’ouverture des audiences, le Procureur de la République a évoqué trente (30) dossiers concernant soixante douze (72) personnes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, le président du tribunal, maitre Cheick Ahmed N’Diaye, a dit que c’est la première fois que des affaires criminelles sont jugées au TPI de Coyah. Par le passé, a-t-il rappelé, les dossiers criminels de cette préfecture étaient acheminés vers Kindia.

Prenant la parole, le procureur de la République, Fallou Doumbouya, a promis des procès justes et équitables, où le droit sera dit. Selon lui, le tribunal criminel de Coyah va siéger et conduire les affaires les plus graves que la société reprouve. « Si le souhait des hommes, c’est de vivre dans la paix et dans la sécurité, les malfaiteurs, eux, exploitent la crainte et la faiblesse des victimes pour se rendre heureux », a dit monsieur Fallou Doumbouya.

Par ailleurs, le représentant du Ministère Public a précisé qu’au cours des audiences, trente (30) affaires criminelles sont inscrites au rôle, concernant 72 personnes, dont 18 cas de viol ; 09 cas d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’arme de guerre, de vol à main armée, de coups et blessures volontaires, de détention et consommation de substances psychotropes ; 02 cas d’incendie volontaire ; et, 01 cas de complicité d’assassinat.

Selon le monsieur Fallou Doumbouya, « nous donnons la garantie que ni les contraintes matérielles, ni la nécessité d’évacuer des contentieux très importants, ne nous pourra faire oublier au cours de l’examen de ce dossier, les principes universels du droit qui raisonnent en chaque magistrat qui connait son sacerdoce. Nous avons le devoir impérieux de requérir avec fermeté la recherche de l’efficacité dans la lutte contre la délinquance et sur le respect des droits fondamentaux des parties », a dit le procureur.

Quant au vice maire de la commune rurale de Wonkifong, monsieur Abdoulaye Sylla, il a apprécié le fait que l’audience soit tenue à Coyah, contrairement au passé où les détenus étaient envoyés à Kindia ou bien à Conakry pour jugement. « Si cette fois-ci, cela se passe ici à Coyah, c’est une bonne chose pour les populations », a-t-il dit.

Pour la journée d’hier, première du genre à Coyah, une seule affaire était inscrite au rôle. Il s’agit de l’affaire, ministère public contre un groupe de 14 personnes qui ont été présentées. Ces personnes sont poursuivies, entre-autres, pour incendie volontaire, destruction et dégradation d’édifices publics et privés, menace, rébellion à la libre circulation sur la voix publique, coups et blessures volontaires et outrage à agent.

Les accusés dans ce dossier sont : Seydouba Bangoura, Alsény Bangoura, Lansana Bangoura, Seydouba Camara, Alpha Bangoura, Ibrahima Sory Sylla, Sékou Camara, Mamadouba Sylla, Abdoulaye Soumah, Bernard Guilavogui, Naby Zégbélamou, Yamoussa Camara, Issiagha Conté et Fodé Camara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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