Décret : Dr Naman Keïta, ancien ministre, nommé président du CA de la SEG

14 février 2019 à 21 09 24 02242

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce jeudi, 14 février 2019, le président de la République, professeur Alpha Condé a nommé les membres du Conseil d’Administration de la Société des Eaux de Guinée. Et, c’est Dr Naman Keïta, ancien ministre qui en est le président.

Guineematin.com vous propose la liste des membres du Conseil d’Administration de la SEG.

Président : Dr Naman Keïta, ancien ministre

Membres :

Monsieur Mohamed Traoré, ancien ministre ;

Monsieur Joachim Lamah, en service au ministère de l’économie et des finances ;

Monsieur Mandjou Condé, en service au ministère de l’Energie et de l’Hydraulique ;

Dr Mohamed Lamine Yansané, en service au ministère de la Santé ;

Monsieur Famoudou Kourouma, en service au ministère du Plan et du Développement Économique ;

Monsieur Ibrahima Barry, en service au ministère des Travaux Publics ;

Représentant des usagers : Monsieur Ousmane Keïta;

Représentant du personnel : Madame Fatou Chérif.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Etats généraux de la Décentralisation : la vidéo d’Alpha Condé face aux élus locaux

14 février 2019 à 20 08 23 02232

Comme indiqué précédemment (https://guineematin.com/2019/02/14/etats-generaux-decentralisation-alpha-conde-lance-la-rencontre-de-la-verite/), le président Alpha Condé a présidé la cérémonie d’ouverture des états généraux de la décentralisation. L’évènement qui a été organisé au palais du peuple, à Conakry, mobilise les Gouverneurs, les préfets et élus locaux.

Ci-dessous et en vidéo, Guineematin.com vous propose les discours du Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, et du professeur Alpha Condé, président de la République :

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Conseil des ministres de ce jeudi : voici le compte rendu

14 février 2019 à 20 08 11 02112

Communiqué du Gouvernement : Conakry,le 14 Février 2019-Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 14 février 2019 de 12h à 13h30 mn, avec l’ordre du jour suivant :

Message de Son Excellence Monsieur le Président de la République ;
Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues le 29 janvier et les 05 et 12 février 2019;
Questions diverses

Au titre du premier point de l’ordre du jour ;

Monsieur le Président de la République a demandé au Gouvernement d’approfondir la réflexion autour de l’application d’une disposition constitutionnelle (article 145) appelant l’Etat à garantir un service civique ou militaire aux citoyens guinéens âgés de dix-huit à trente ans. Il a rappelé que ce service permettra d’inculquer à tous les étudiants, la culture du civisme, de la citoyenneté et de la Solidarité en vue de répondre à un besoin d’amélioration substantielle du comportement des populations en général et des étudiants en particulier.

Le Chef de l’Etat a donné des instructions fermes interdisant formellement l’utilisation de militaires pour assurer la sécurité personnelle (garde-corps) de citoyens privés. En dehors de cas exceptionnels reconnus par l’Autorité, tout contrevenant ainsi que les supérieurs hiérarchiques ayant autorisé ou toléré cette pratique seront sévèrement sanctionnés

Le Président de la République a rappelé les directives relatives à l’utilisation des sirènes par les véhicules de l’Etat. Seuls les véhicules dument autorisés par la réglementation en vigueur sont habilités à user d’avertisseurs sonores spéciaux dans le cadre de mission officielle

Le Chef de l’Etat a exigé l’application dans les meilleurs délais des nouvelles procédures de passation des marchés publics ramenant au niveau des autorités contractantes, en particulier aux départements sectoriels, la mise en œuvre des opérations de lancement et de dépouillement des appels d’offres publics. Il a cependant insisté sur la nécessité d’en définir les formes et modalités de manière à garantir la transparence et la régularité des procédures

Le Président de la République a invité les services et départements ministériels concernés à organiser un vrai débat national autour des problèmes liés au Pèlerinage à la Mecque, de manière à circonscrire les difficultés auxquels sont confrontés de façon récurrente les pèlerins guinéens. Une commission regroupant les secteurs publics et privés a été constituée dans le but de préparer cette large concertation en vue de mettre un terme aux dysfonctionnements qui affectent l’organisation du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam

Le Chef de l’Etat a instruit les ministères en charge du Transport et des Travaux Publics de veiller à l’application stricte des normes de la CEDEAO relatives à la charge à l’essieu des véhicules poids lourd afin de préserver l’état des routes et réduire les risques d’accident de circulation liés à la surcharge.

AU TITRE DU DEUXIÈME POINT DE L’ORDRE DU JOUR,

Monsieur le Premier Ministre a présenté le compte rendu des Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues le 29 janvier et les 05 et 12 février 2019;

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique qui a soumis pour examen le projet de Décret portant création du Comité National d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football senior 2025.

Il a rappelé que la Confédération Africaine de Football (CAF), lors de son Assemblée Générale, tenue au mois de mars 2014 à Addis Abéba, a attribué à la République de Guinée l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de 2023 (CAN 2023).

Le Ministre a informé que suite à la visite officielle conjointe en Guinée du Président de la Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA) et du Président de la Fédération Africaine de Football (CAF), et en commun accord avec Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée, ils ont annoncé le principe de glissement de l’organisation de la CAN en République de Guinée de 2023 à 2025.

Ce glissement de calendrier dans l’organisation de la CAN de football senior implique de nouvelles mesures pour l’adapter aux dernières dispositions de la CAF. Il s’agit de :

définir clairement le rôle dévolu à l’Etat dans la réalisation des infrastructures sportives et l’organisation de tels évènements ;
définir la tutelle technique du Comité de pilotage du COCAN 2025 ;
créer une ligne, dans la nomenclature du budget national, réservée à l’organisation de la CAN de 2025 ;
adapter les textes constitutifs de l’organisation de la CAN conformément à la nouvelle édition et au nouveau cahier de charges.

C’est dans ce cadre que ce projet est proposé pour remplacer le Comité de Pilotage du COCAN 2023.

Au terme des débats, le Conseil a soutenu que la Guinée aura les moyens de sa politique en raison des prévisions prometteuses de croissance de notre économie nationale et adopté le projet de Décret

Le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire a soumis pour examen le projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Guinéenne pour le Financement du Logement (AGUIFIL).

Il a informé que l’un des objectifs de ce projet de décret est de promouvoir le financement pour l’acquisition par les populations guinéennes du logement en général et du logement social en particulier et de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur de l’habitat en Guinée, en liaison avec les administrations et les organismes publics et privés concernés.

Le Ministre a soutenu que cette décision procède du fait que la Guinée a enregistré des déficits importants en logement de toutes catégories. Les retards accumulés tournent autour de 500 000 unités. A ces importants déficits, s’ajoutent les besoins courants estimés à 47 200 logements par an.

Le Ministre a indiqué que le diagnostic du secteur de l’habitat a ressorti la problématique du financement, les contraintes liées au dispositif prudentiel de la BCRG et de la situation macroéconomique du pays

Il a justifié que face à cette situation, le Gouvernement a entrepris des réformes institutionnelles prenant en compte les aspects fiscaux, fonciers, juridiques et financiers afin de faciliter l’accès au crédit.

Le Ministre a déclaré que la prochaine étape pour la mise en œuvre du programme consistera à créer par décret, les structures de facilitation et de gestion des risques tel le Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée (FGHG).

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de décret

Le Ministre de l’Economie et des Finances, a soumis pour examen le projet de Décret portant régime juridique des comptables publics.

Il a indiqué qu’à date, le régime juridique des comptables publics n’a pas encore fait l’objet d’une initiative gouvernementale en matière règlementaire en dépit des lourdes responsabilités qui pèsent sur l’exercice de la fonction de comptable public.

Le Ministre a justifié que l’article 81 de la LORF stipule, en effet, que « les comptables publics sont responsables sur leur patrimoine personnel de la gestion des fonds et valeurs dont ils ont la garde. Chaque année, ils rendent compte à la Cour des Comptes de la bonne tenue de leurs écritures et de la bonne conservation des fonds et valeurs.

Dans l’hypothèse où cette reddition de leurs comptes fait apparaître des irrégularités ou des insuffisances de fond, la Cour des Comptes, après avoir entendu le comptable intéressé, prend un arrêt de débit qui fixe, en tenant compte de l’importance du préjudice subi par la collectivité, le montant que le comptable devra payer à l’Etat ou l’organisme public concerné ».

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’adoption du projet de décret

Le Ministère des Mines et de Géologie a fait une communication relative à la réforme du système de délivrance des permis et autorisation des projets miniers intégrés.

Il a rappelé que le Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI) a été créé par Décret D/2015/007/PRG/SGG, du 14 janvier 2015, en vue de corriger les insuffisances notées au niveau des services techniques de l’Administration publique impliqués dans le processus de délivrance des permis et autorisations nécessaires au développement des grands projets miniers intégrés.

Le Ministre a indiqué que la mission essentielle du CISPMI est de veiller au respect des obligations relatives à la mise en œuvre des conventions et accords miniers, de suivre et coordonner le développement des projets miniers et de mettre en place un mécanisme de délivrance simplifié et diligent des permis et autorisations.

Le Ministre a soutenu que les réformes proposées amélioreront considérablement les procédures de délivrance des permis et autorisations non minières pour les projets miniers intégrés en particulier, et l’environnement des affaires dans notre pays en général.

Au terme des débats, le Conseil a apporté son soutien au Ministre et décidé de l’adoption des conclusions de l’atelier. Le Conseil a également demandé au Ministre de poursuivre les travaux de réforme du système de délivrance des permis et autorisations des projets miniers intégrés.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre d’Etat en charge de la Justice a informé le conseil de la fin du Procès des assassins de Madame Boiro et Paul Temple Cole qui met ainsi un terme à l’impunité dans cette affaire, les prévenus ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sureté.

Il a également informé de la condamnation d’un militaire coupable du meurtre d’un manifestant ainsi que celle d’un policier reconnu coupable de sévices corporels.

Le conseil s’est félicité de ces avancées qui marquent un tournant important de l’activité judiciaire nationale du point de vue de l’impartialité et de la crédibilité de l’institution judiciaire.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Election contestée : Bantama Sow accusé par le N°1 du RPG à Ouré-Kaba

14 février 2019 à 20 08 02 02022
Elhadj Abou Camara, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel à Ouré Kaba

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, dans la préfecture de Mamou, a été organisée le lundi dernier, 11 février 2019. Une élection contestée à la fois par l’UFDG et cinq conseillers du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) qui ont été empêchés détenus et empêchés de participer au vote.

Bantama Sow

Ces derniers accusent le ministre Sanoussy Bantama Sow (fils de la localité), d’être à l’origine de leur séquestration. Ils l’ont fait savoir hier, mercredi 13 février 2019, dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers ses deux envoyés spéciaux.

Selon Elhadj Abou Camara, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel à Ouré Kaba, le ministre Sanoussy Bantama Sow a corrompu certaines personnes pour voter pour Elhadj Ousmane Barry.

Elhadj Abou Camara

« Monsieur Bantama Sow, quand il vient à Ouré-Kaba, il ne vient jamais chez moi pour les réunions. Il les convoque chez son père, sans m’informer. Ils font leur réunion là-bas, alors que je suis le premier responsable du RPG à Ouré-Kaba. Il est venu ici, il a donné 500.000 FG aux conseillers pour qu’ils votent pour Elhadj Ousmane Barry, chose que je n’ai jamais comprise. Il est derrière tout ce qui s’est passé ici. Nous attendons à présent la réaction du Président pour décider de sortir du RPG ou de rester ».

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, le ministre Bantama Sow (en charge des Sports, de la culture et du patrimoine historique) a refusé de faire le moindre commentaire.

A suivre !

Entretien réalisé à Ouré-Kaba (Mamou) par Salimatou Diallo et Baïlo Keita, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Tribunal de Kankan : trois ans de prison requis contre une « voleuse » de bébé

14 février 2019 à 19 07 42 02422

Depuis l’ouverture officielle des audiences criminelles, les dossiers continuent d’être appelés au Tribunal de Première Instance de Kankan. Pour la journée de ce jeudi 14 février 2019, c’est un dossier d’enlèvement d’un enfant qui était inscrit au rôle. Le procureur a requis trois (3) ans de prison contre Nansira Kouyaté, accusée dudit enlèvement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits remontent au 04 juin 2017. L’accusée Nansira Kouyaté, âgée de 19 ans aujourd’hui, a fondu en larmes tout en reconnaissant les faits. A l’époque, elle avait enlevé un bébé de deux mois, confié à elle par la mère.

Sur la question de la juger ou pas, puisqu’elle était mineure au moment des faits, le ministère public dira qu’elle était mariée, donc consciente de ce qu’elle faisait. La défense ne s’y est pas non plus opposée.

Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi, Nansira Kouyaté dira que c’est son mari qui l’avait menacé de divorce si elle ne faisait pas d’enfant.

A la question de savoir comment elle a enlevé l’enfant, Nansira Kouyaté a expliqué : « sa mère et moi, on se connaissait. Elle m’a confié son enfant de le ramener à la maison. J’en ai profité pour prendre la direction de Siguiri. Arrivée là, je suis allée dire à mon mari que j’ai eu un enfant. Entretemps, la mère de l’enfant, qui s’appelle Djaka, a appelé son frère Ousmane pour lui dire que j’ai volé son enfant. Ensuite, j’ai été arrêtée ».

Dans ses réquisitions le ministère public dira qu’il n’y a aucun doute sur la culpabilité de l’accusée. Pour la répression, le procureur va demander qu’il plaise au tribunal de condamner Nansira Kouyaté à 3 ans d’emprisonnement.

Du côté de la défense, on va plaider des circonstances atténuantes. L’avocat va demander au tribunal de condamner sa cliente au temps mis en prison, soit deux ans.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 4 mars 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Kalémodou très amer : « pour la plupart, les tribunaux guinéens ne disent pas le droit »

14 février 2019 à 19 07 00 02002

« Le 15 décembre 2018, j’ai gagné (l’élection à Matoto). Je me considère comme maire légitime. (…) Je demande aux militants de l’UFDG la retenue. Parce que je suis un candidat, pas de moi-même, mais un candidat du parti. Le chef du parti sera à Conakry le samedi, le parti fera une déclaration, le parti fera connaitre sa position »

Comme annoncé précédemment, le Tribunal de Première Instance de Mafanco a confirmé l’élection de Mamadouba Tos Camara à la mairie de Matoto, déboutant ainsi le candidat de l’UFDG. Interrogé par un reporter de Guineematin.com quelques minutes après cette décision, l’honorable Kalémodou Yansané dit ne pas s’avouer vaincu. Il promet de saisir les « tribunaux extraterritoriaux », notamment la cour de justice de la CDEAO.

Le TPI de Mafanco a rendu sa décision dans le contentieux qui oppose le candidat du RPG à celui de l’UFDG dans le contrôle de la mairie de Matoto. Kalémodou Yansané dit ne pas être surpris par cette décision. Cependant, il promet de saisir les juridictions supranationales. « On devait s’attendre à ça. Les tribunaux guinéens, pour la plupart, ne disent pas le droit, c’est ça la vérité. Lorsqu’un vote a eu lieu devant la presse, et que votre concurrent est venu déchirer lui-même ses bulletins et vous donnez tort à celui qui a gagné ; ça, ça ne se fait qu’en Guinée. La Guinée est un pays complètement à part. Donc, franchement, je ne suis pas surpris. J’ai demandé à saisir le tribunal pour être légaliste. Mais, la justice guinéenne est ce qu’elle est. De toutes les façons, comme il y a des tribunaux extraterritoriaux, notamment au niveau de la CEDEAO, on va saisir la CEDEAO. Nous allons épuiser tous les recours possible », a-t-il dit.

Par ailleurs, Kalémodou Yansané dira que ceci n’est pas une affaire de Toss. Mais, « c’est une affaire de la Guinée ça. Lorsque dans un bureau de vote, on séquestre les gens : cinq (5) personnes à Ouré-Kaba (Mamou), on leur retire leurs téléphones, on dit vous ne bougez pas, on prend d’autres personnes qui viennent voter à leurs places sous la dictée d’un ministre de la République et que ça, ça passe, ça ne peut se faire qu’en Guinée. Lorsque sur un corps électoral de 45 personnes, 19 seulement sont dans la salle. Sur les 19, il y a 12 procurations. On valide une telle élection, ça ne peut se faire qu’en Guinée seulement. Lorsqu’au cours d’une élection, devant toute la presse, un candidat obtient la majorité absolue, l’autre candidat, son représentant se lève et déchire ses propres documents, on le prend, on l’arrête, on le met en garde-à-vue, on le libère la nuit, ça ne peut se faire qu’en Guinée seulement. C’est une affaire qui n’est plus une affaire de la Guinée, ce n’est pas une affaire de l’UFDG, ce n’est même plus une affaire du RPG, ce n’est pas le RPG qui a agi, c’est le gouvernement qui agi maintenant ».

Malgré cette décision, l’honorable Kalémodou Yansané dit que son moral est toujours au beau fixe. Il a appelé ses militants au calme et à la mobilisation. « Mon moral a toujours été au beau fixe. Pourquoi ? Parce que vous êtes témoin, le vote s’est passé devant vous le 15 décembre 2018. Vous avez vu que j’avais gagné, le pouvoir annule par la voix du ministre. Le pouvoir convoque une autre réunion, barricade le siège de la mairie, empêche la presse de venir, retire le téléphone aux 19 (conseillers) qui sont rentrés dans la salle et proclame un citoyen guinéen comme maire, mon moral ne peut être qu’au beau fixe. Parce qu’au-moins, la communauté nationale et internationale a reconnu qu’effectivement, le 15 décembre 2018, j’ai gagné. Je me considère comme maire légitime. (…) Ce que je peux dire aux militants de l’UFDG, je leur demande d’abord la retenue. Parce que je suis un candidat, pas de moi-même, mais un candidat du parti. Le chef du parti sera à Conakry le samedi, le parti fera une déclaration, le parti fera connaitre sa position », a-t-il conclu.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Justice : 8 dossiers criminels devant le TPI de Kindia

14 février 2019 à 18 06 33 02332
Mamadou Dian Bora Diallo, procureur de la République près le TPI de Kindia

La première session des audiences criminelles de l’année 2019 a été lancée ce jeudi, 14 février à Kindia. Huit dossiers criminels sont au programme de cette session, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Pour le lancement officiel de ces audiences criminelles, une cérémonie a été organisée au Tribunal de Première Instance de Kindia. Elle a réuni les autorités locales, les Officiers de Police Judiciaire, des activistes de la société civile et des citoyens de la commune urbaine de Kindia. A cette occasion, le Procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a annoncé la nature des dossiers qui seront traités.

« Pour les audiences criminelles qui s’ouvrent ce matin, huit (8) affaires sont inscrites au rôle. Elles concernent 40 personnes dont 33 hommes, 7 femmes et 0 mineur. Ces accusés sont poursuivis pour des crimes d’assassinat suivi d’évasion et complicité ; de meurtre ; d’enlèvement de mineurs ; de viol ; de coups et blessures volontaires suivis d’assassinat ; viol et abstention délicieuse ; incendie volontaire ; pillages et destructions d’objets mobiliers », a indiqué le Procureur.

Dian Bora Diallo en a profité pour « inviter les populations de Kindia de continuer à collaborer avec la justice pour que le combat que nous avons engagé contre la criminalité puisse être couronné de succès pour le bien de tous. Notre objectif est de mettre complètement fin aux crimes commis dans la région de Kindia, qui troublent inlassablement l’ordre public et sapent nos efforts de développement ».

Dr Mamadou Ditin Diallo

Présent à la rencontre, Dr Mamadou Ditin Diallo, chef de cabinet au gouvernorat de Kindia, a invité les juges à ne dire que le droit afin de redorer le blason de la justice. « J’invite tout simplement les magistrats de dire la loi. Cela peut faire renaître la confiance. Une façon de redorer le blason, d’établir le bon partenariat entre la population et la justice. Parce que les relations commençaient à se détériorer, la confiance n’était pas là. Maintenant, si les juges prennent toutes leurs responsabilités pour dire et appliquer la loi, je crois que la confiance sera rétablie. C’est ce que nous souhaitons entre la population et la justice. Je demande également aux citoyens de Kindia de faire confiance à la justice. Et comme monsieur le Procureur de République a dit, il faudrait que la population s’implique, aide les services de défense et de sécurité pour le maintien de la paix et de la sécurité. Kindia attend tout simplement que la loi soit dite au bénéfice de la population. Parce que si la loi est dite, cela fait renaître la confiance entre la population et la justice », a-t-il dit.

Après l’examen de ces affaires, le tribunal criminel de Kindia va se déployer à Télimélé dans le cadre des audiences foraines pour juger les dossiers criminels en attente dans cette autre préfecture.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Victoire de Toss contre Kalémodou au TPI de Mafanco : réaction croisée des avocats

14 février 2019 à 17 05 55 02552
Mamadouba Toss Camara du RPG arc-en-ciel et Kalemodou Yansané de l’UFDG

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le Tribunal de Première Instance de Mafanco a rendu sa décision dans le contentieux électoral opposant Mamadouba Toss Camara, du RPG Arc-en-ciel, à Kalémodou Yansané, de l’UFDG, autour de la mairie de Matoto. La tête de liste de l’UFDG a été déboutée de ses prétentions par le tribunal qui a validé l’élection de Toss Camara au poste de maire de Matoto, celle de ses adjoints.

Dans sa décision, le tribunal de Mafanco, par la voix de madame Djénabou Donghol Diallo, a déclaré, en la forme, « monsieur Kalémodou Yansané irrecevable en son action liée à la validité de l’élection du maire de Matoto, en date du 15 décembre 2018 »

Par ailleurs, sur le fond, le tribunal « constate que l’élection de l’exécutif communal de Matoto du 07 févier 2019, a été régulièrement convoquée par l’autorité de tutelle (le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation). En conséquence, déboute monsieur Kalémodou Yansané de ses prétentions d’annulation de cette élection et déclare celle-ci valable et régulière ; valide l’élection de monsieur Mamadouba Toss Camara au poste de maire de la commune de Matoto, ainsi que celle de ses adjoints, met les dépens à la charge de monsieur Kalémodou Yansané, le tout en application des dispositions des articles 132, 140 du Code Révisé des Collectivités Locales ; 113, 114 du Code Electoral Révisé ; 404, 741 du Code de Procédure Civile, Economique et Administrative ».

Une décision joyeusement accueillie par l’avocat de Mamadouba Toss Camara. Selon maitre Bernard Sâ Dissy Millimouno, « par rapport au fond, l’honorable Kalémodou Yansané avait demandé l’annulation du vote du 07 février 2019 parce que ladite élection a été convoquée dans l’illégalité. Contrairement à ce qu’on a voulu démontrer dans le camp adverse, le tribunal nous a suivis en disant que c’est bien le ministère de l’administration du territoire qui est l’autorité de tutelle et qui est donc habilitée à convoquer l’élection. Désormais, il n’y a plus l’ombre d’aucun doute, la décision qui vient d’être rendue est une décision de dernier ressort, elle n’est susceptible d’aucun recours. Désormais, mon client, Mamadouba Toss Camara, est officiellement le maire de la commune de Matoto et je suis heureux pour lui ».

Par contre, du côté des avocats de Kalémodou Yansané, c’était l’incompréhension totale. Leur porte-parole, maitre Salifou Béavogui, a dit toute sa déception avant de promettre d’autres recours. « En introduisant ce procès, l’UFDG et son maire élu, Kalémodou Yansané, ne croyaient en rien, ont toujours pensé que le droit n’allait pas être dit dans cette affaire, en dépit de la pertinence de nos arguments, en dépit du fait que dans cette affaire l’opinion nationale et internationale sait ce qui s’est réellement passé le 15 décembre 2018 dans la commune de Matoto, lorsque sur 45 voix, l’honorable Kalémodou Yansané a récolté 23 voix. Une victoire écrasante.

Dans sa décision, le tribunal s’est pris au piège et a fait preuve d’une insuffisance professionnelle que nos clients ont sollicité de déférer devant le Conseil Supérieur de la Magistrature, d’une part. D’autre part, le tribunal déclare notre action recevable mais constate que l’élection du 07 février 2019 a été régulièrement convoquée, or la lettre circulaire qui est versée dans le dossier de la procédure prouve à suffisance que c’est sur la bas de cette lettre que l’élection a été convoquée, alors que la loi parle d’un arrêté. Donc, nous sommes partis de violation des règles de droit en violation des règles de droit. Nous avons constaté que la justice guinéenne a refusé systématiquement de dire le droit dans cette affaire.

Mais, nous avancerons. Nous attaquerons cette décision en interprétation. Ensuite, nous attaquerons cette décision devant les institutions internationales, notamment la CEDEAO ».

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Télimélé : la station Total vandalisée !

14 février 2019 à 17 05 20 02202

Un individu s’est attaqué à la station-service située au niveau du marché central de Télimélé, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, 14 février 2019. Il a vandalisé les lieux, entraînant des dégâts estimés s à plus de 150 millions de francs guinéens. Peu après les faits, un suspect a été arrêté, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est le mercredi, 13 février 2019, aux environs de 23 heures, que cet acte de vandalisme s’est produit. Un homme est venu couper les raccords et détruire les trois pompes de la station-service. Il aurait ensuite voulu incendier les lieux ; mais, il a vu des gens venir vers lui et s’est donc enfui, explique Elhadj Thierno Mohamed Baldé, le gérant de la station.

Elhadj Thierno Mohamed Baldé

« Hier, je suis resté à la station jusqu’aux environs de 18 heures 30 minutes, je suis rentré. Les enfants aussi sont restés jusqu’à 19 heures 30 minutes, ils ont fermé et sont rentrés. A 23 heures, j’ai reçu un appel m’informant que la station a été vandalisée. Pour l’instant je peux dire que c’est une personne mal intentionnée. Avant de venir je croyais que c’est le bureau qui est touché par des gens qui cherchent de l’argent, mais je trouve que c’est les trois pompes qui sont cassées et les raccords coupés. Heureusement, les bonnes volontés l’ont aperçu et l’ont poursuivi au moment où il voulait brûler la station », a expliqué Elhadj Thierno Mohamed Baldé.

Après ces dégâts, les services de sécurité ont ouvert une enquête et un suspect a été arrêté. « En ce moment, un suspect est aux arrêts parce que il avait menacé de gâter la station la semaine passée. L’enquête suit son cours. Ce suspect a travaillé ici un peu, il n’y avait pas de contrat entre nous, c’est juste parce qu’il assurait les services de gardiennage au voisinage. Depuis fin novembre, nous avons arrêté toute collaboration. Je précise que certaines personnes l’ont rencontré en courant, il avait en main un coupe-coupe. C’est lorsqu’ils ont vu les dégâts qu’ils l’ont dénoncé et il a été interpellé », confie la victime.

Selon Elhadj Thierno Mohamed Baldé, les dégâts causés peuvent dépasser les 150 millions de francs guinéens. Il demande aux autorités de faire en sorte que l’auteur de ces dégâts soit identifié et sanctionné.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Manifestation à Kaloum : plusieurs enseignants blessés, d’autres interpellés

14 février 2019 à 16 04 32 02322

Plusieurs enseignants contractuels ont tenté de manifester une nouvelle fois ce jeudi, 14 février 2019, à Conakry. Ils se sont rassemblés pour aller protester devant le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, afin d’exiger leur engagement à la fonction publique. Mais, ils ont été vite dispersés par les forces de l’ordre. Certains d’entre eux ont été blessés et d’autres ont été interpellés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir été dispersés par les forces de l’ordre, les enseignants se sont retrouvés au siège du Syndicat National de l’Éducation (SNE), à Yimbaya Manguébouyi, dans la commune Matoto, où ils ont dénoncé la violence dont ils ont été victimes.

Camara Alsény Mabinty

« Ce matin, nous avons décidé d’organiser une manifestation devant le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, avec les pancartes en mains et sans bloquer la circulation, pour montrer notre mécontentement. Nous avons exprimé notre désaccord en lui demandant notre engagement pur et simple à la fonction publique dans le corps enseignants titulaires, sans faire un test, ni un concours. Et du coup, le ministre a jugé nécessaire d’appeler la sécurité pour venir nous disperser à coups de gaz lacrymogènes. Il y a eu des blessés parmi nous y compris moi-même et il y a eu plus de 10 cas d’arrestations », a déclaré Camara Alsény Mabinty, coordinateur général des Enseignants Contractuels de Guinée (ECG).

Mme Widö Haba

Madame Widö Haba, enseignante contractuelle à l’école primaire de Gbéssia Port 1, fait partie des manifestants qui ont été blessés. Elle dénonce la brutalité du gouvernement guinéen. « J’ai mal à la tête, très mal à la tête. J’ai reçu des coups, ma blessure que vous voyez, c’est un policier qui m’a bousculée et je suis partie me cogner contre un mur. J’ai été à Ignace Deen, mais les policiers ont demandé aux médecins de ne pas nous recevoir là-bas. C’était un groupe de policier qui nous a suivis. Nous étions 6 personnes. Nous avons laissé nos écoles privées pour aller donner cours dans les écoles publiques dans l’espoir d’être engagés à la fonction publique, maintenant voici comment nous sommes traités aujourd’hui par le gouvernement », a regretté cette dame.

Alsény Mabinty et les siens dénoncent une tentative d’intimidation et préviennent que celle-ci ne passera pas. « Nous allons attirer et nous continuerons à attirer l’attention du ministre que nous ne sommes pas d’accord, nous ne serons jamais d’accord. On ne pourra pas nous intimider, nous sommes dans un Etat de droit. Quand nos droits sont violés, nous allons manifester jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits. Donc la lutte va continuer jusqu’à ce que nous soyons intégrés définitivement à la fonction publique. La lutte va continuer jusqu’à ce que qu’on paye la prime d’encouragement de tous les enseignants contractuels de Guinée sur toute l’étendue du territoire national », promet le coordinateur général des Enseignants Contractuels de Guinée.

Mohamed DORE pour Guneematin.com

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Etats généraux décentralisation : Alpha Condé lance la rencontre « de la vérité »

14 février 2019 à 15 03 47 02472

Les états généraux de la décentralisation et du développement local ont été officiellement lancés ce mercredi, 14 février 2019, à Conakry. Présidée par le Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, cette rencontre d’échange et de concertation connaît la participation de l’ensemble des gouverneurs de régions administratives et des préfets, l’ensemble des maires et des secrétaires généraux des communes du pays ainsi que des sous-préfets, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Organisés dans la salle des congrès du Palais du peuple de Conakry, ces états généraux de la décentralisation et du développement local vont durer deux jours (les 14 et 15 février 2019). Selon le ministre de de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la rencontre s’inscrit dans l’agenda de politique sociale et économique du président de la République.

Général Boureima Condé

« La rencontre de ce matin, a ceci de particulier, qu’elle place pour la première fois, groupés en un bloc monolithique sous les yeux de leur plus haute hiérarchie, l’ensemble des maires du pays, l’ensemble des préfets, l’ensemble des secrétaires généraux des communes, une forte représentation des sous-préfets et l’ensemble des gouverneurs du pays. S’il est vrai qu’au cours de ses nombreux périples à travers les quatre (4) régions du pays, monsieur le président de la République les a rencontrés séparément, l’on ne pouvait rêver meilleure aubaine que ce rassemblement de la territoriale au grand complet devant le Chef de l’Etat, le premier administrateur territorial », s’est réjoui le Général Bouréma Condé.

S’adressant aux élus locaux, particulièrement aux maires qui viennent d’être installés dans leurs nouvelles fonctions, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation les a invités à ôter désormais leurs tenues de représentants de partis politiques. « Un élu est l’expression ou l’émanation d’une volonté locale manifestée dans les urnes. Quant aux maires plus spécifiquement, ils sont les relais qui incarnent et consolident la République. Ils ne sont plus partisans des causes politiques ou politiciennes. Dans l’exécution de leur mission de service public, les maires ont une obligation de traitement équitable et d’équité envers tous les citoyens. Ils sont des agents publics au service des populations dans leur diversité d’opinions et de convictions. Les maires sont garants du renforcement de la paix et du respect de la gestion local, de l’unité nationale, de la sécurité des personnes et de leurs biens, de la tranquillité publique », a-t-il rappelé.

De son côté, le président Alpha Condé qui a procédé au lancement officiel de ces travaux, a indiqué que cette rencontre est surtout un moment de vérité. « On ne peut pas être à Conakry : Président, ministre ou Premier ministre, et savoir exactement comment vivent les populations localement. Mais aussi, je remarque très souvent que nos représentants dans les régions ou dans les préfectures ne vont pas très souvent auprès des populations. J’ai fait une tournée dans beaucoup de préfectures et de sous-préfectures, j’ai constaté qu’il y a des sous-préfectures qui n’ont jamais vu un préfet. Alors, si le président peut aller dans une préfecture, comment ça peut se faire que le préfet ne peut pas y aller ? Voilà donc une des tares de notre administration, le fait que les dirigeants sont coupés de la base. J’espère que nos nouveaux élus éviteront cette tare. Donc, ces Etats généraux doivent être un moment de vérité, où nous devons nous parler franchement, pour voir quelles sont nos tares, quels sont nos manquements face aux besoins des populations », a dit le chef de l’Etat.

En outre, Alpha Condé a invité les maires à la bonne gestion des ressources de leurs collectivités au bénéfice des citoyens. « La décentralisation n’a pas encore atteint son but pour plusieurs raisons : d’abord, elle n’a pas été poussée au bout ; deuxièmement, c’est la mauvaise gouvernance. Il faut reconnaître que la mauvaise gouvernance, ce n’est pas seulement au niveau central. Combien de responsables locaux reçoivent des ristournes ?

Nous venons de vivre le dernier cas à Dubreka, où une société de carrière a payé des milliards et la population s’est révoltée en pensant qu’ils n’ont rien payé alors les responsables locaux ont détourné. Donc, nous veillerons strictement à ce que l’argent de l’Etat que ça soit au niveau central, décentralisé, des préfectures ou sous-préfectures, soit dépensé selon les règles des finances publiques et non pas au profit de quelques individus », a promis le président de la République.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Urgent : la justice confirme l’élection de Toss Camara du RPG à Matoto

14 février 2019 à 15 03 06 02062
Mamadouba Toss Camara, maire contesté de Matoto

La décision vient de tomber au tribunal de première instance de Mafanco ! La justice guinéenne a « confirmé » l’élection du candidat du pouvoir, Mamadouba Toss Camara, à la tête de la commune de Matoto. Le candidat de l’UFDG, Kalemodou Yansané, qui avait porté cette affaire au tribunal est ainsi débouté par ce tribunal, le seul, où un recours était possible…

C’est pourtant lui qui avait gagné la première élection, le 15 décembre 2018. Honorable Kalemodou Yansané avait récolté 23 voix sur les 45 conseillers-électeurs. Mais, après deux décompte, un cadre du parti au pouvoir, Moussa Keita, qui voyait le candidat du pouvoir, Mamadouba Toss Camara, perdre la mairie, avait perturbé le processus en déchirant les bulletins de son parti. Cette perturbation a permis au pouvoir d’annuler l’élection et de la faire reprendre autrement pour faire gagner son candidat…

La semaine dernière, exactement le jeudi 07 février 2019, le régime Alpha Condé a fait quadriller les accès à la mairie de Matoto. Les journalistes ont été repoussés le plus loin possible et les lieux ont été encerclés par des policiers et gendarmes. Les conseillers-électeurs ont vu leurs téléphones retirés pour entrer dans la salle « du vote ». Au lieu de 45 élus, ce sont une vingtaine de conseillers qui ont « élu » Mamadouba Toss Camara et ses adjoints.

Certains d’avoir des arguments solides pour faire annuler ce vote (du 07 février 2019) et valider celui du 15 décembre 2018, les avocats de Kalemodou Yansané ont immédiatement saisi le tribunal de première instance de Mafanco avec la certitude de n’avoir laisser passer aucune excuse juridique à leurs adversaires. « Nous pouvions attendre lundi, puisque la loi nous le permet. Mais, comme l’adversaire n’est pas de bonne foi, nous avons décidé de déposer la requête dès ce vendredi. Maintenant, il n’ont plus aucun autre moyen juridique », disait, très confiant, maître Salifou Béavogui, membre du collectif des avocats de l’UFDG. Mais, peine perdue : la justice vient de les débouter.

A rappeler que l’UFDG et son candidat, Kalemodou Yansané n’ont plus aucune autre instance à saisir pour faire accepter leurs arguments. En matière de contentieux électoraux, les tribunaux de première instance sont les seuls à trancher en première et dernière instance. C’est ce qu’ils ont récemment écrit et voté dans la loi électorale, approuvée par les députés sortants, dont l’honorable Kalemodou Yansané…

A suivre !

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Avis de recherche : Aïssatou Sow est portée disparue depuis le lundi

14 février 2019 à 13 01 41 02412

La famille SOW informe l’opinion nationale et internationale qu’elle recherche sa fille, Aïssatou Bella Sow, portée disparue depuis le lundi passé, 11 février 2019.

Âgée de dix 10 ans, Aissatou Sow est élève en classe de 4ème année primaire au groupe scolaire Expérience de la Cimenterie. Elle est la fille de Thierno Ibrahima Sow et de madame Hawa Baldé, qui résident au quartier Cimenterie T8.

Alors qu’elle avait quitté la famille dans la matinée du lundi 11 février 2019 pour l’école, notre fille n’est jamais revenue à la maison.

Nous demandons à toute personne qui aurait les nouvelles de cette fille d’informer la famille par téléphone au 657 966 25 /622 26 6029 ou de la déposer au siège du site Guineematin.com à Kipé Dadia, situé entre la pharmacie Noumi et la mosquée de Kipé.

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Retour de Cellou Dalein à Conakry : l’UFDG annonce une AG « extraordinaire »

14 février 2019 à 13 01 15 02152
image d’archive

Après une « importante mission » à l’étranger, notamment en Europe où il a eu des entretiens de haut niveau, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, rentrera à Conakry, la capitale guinéenne, le samedi prochain, 16 février 2019, a appris Guineematin.com de bonne source.

Profitant du retour de son leader, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée annonce « une assemblée générale extraordinaire le samedi prochain à partir de 10 heures ». C’est donc au siège de son parti, à la Minière (Commandanya), que le patron de l’opposition guinéenne compte faire son compte rendu de sa mission. Invitant à la fois la presse, les militants, responsables et sages de son parti, Cellou Dalein Diallo profitera de son retour pour répondre aux questions de l’heure. Déjà, on le sait très hostile à l’hypothétique modification de la constitution pour donner un mandat à vie à Alpha Condé. Et, il ne se taira évidemment pas sur les innombrables contestations des élections locales, sans parler de sa moisson avec les nombres contacts qui ont été entrepris à l’occasion de son voyage, etc.

Par ailleurs, d’ici samedi, d’autres éléments enrichiront cet échange. Car, comme on le sait, ce parti a porté au tribunal de première instance de Mafaonco son contentieux avec son adversaire au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, sur la commune de Matoto.

S’il récupère cette commune (comme le prédisent plusieurs observateurs), le parti de Cellou Dalein Diallo aura réussi à chasser celui d’Alpha Condé (le RPG arc-en-ciel) de la capitale guinéenne où ce dernier aurait zéro commune ! Avec déjà deux communes (Dixinn et Ratoma) sur les cinq de la capitale, l’UFDG tient à récupérer celle de Matoto (qui est aussi la plus grande de la République de Guinée) pour asseoir définitivement sa suprématie à Conakry.

Déjà, quand le vote s’est déroulé le 15 décembre dernier, le candidat de l’UFDG avait totalisé 23 voix sur les 45. Après deux reprises, un cadre du RPG arc-en-ciel qui voyait le candidat du pouvoir perdre, a perturbé le processus en déchirant les bulletins de son parti. Il sera interpellé séance tenante et confié à la police. Mais, soutenu par les décideurs publics, Moussa Keita (le déchireur de bulletins) sera rapidement libéré et aurait même bénéficié du soutien d’un haut niveau pour sortir du pays. Et, son coup a bien réussi puisque le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation s’est engouffré dans cette brèche pour annuler l’élection et programme une autre à sa manière. Cette dernière se déroulera sous haute surveillance et sans la presse, qui avait filmé et relayé les images de la première élection. C’est justement cette dernière élection qui a été attaquée par l’UFDG au TPI de Mafanco. Les juges oseront-ils prononcé une décision contraire à la volonté du pouvoir ?

Un reporter de Guineematin.com est déjà au TPI de Mafanco pour mieux vous informer

A suivre !

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Bambéto : Elle a tué son mari « Porto »…

14 février 2019 à 12 12 21 02212
Alpha Amadou Diallo, dit « Porto », paix à son âme !

Un homme, âgé d’une trentaine d’années, a été tué à coups de couteau, à son domicile situé au quartier Bambéto, dans la commune de Ratoma. Alpha Amadou Diallo, dit « Porto », aurait été tué par sa femme.

Selon nos informations recueillies sur place par un reporter de Guineematin.com, les faits se sont produits la nuit dernière, jeudi 14 février 2019, sans que l’on en connaisse les raisons. La dame aurait poignardé le jeune homme.

Commissaire Camara Mamery

Porto est originaire du district de Bhouria, relevant de la sous-préfecture de Porédaka, à cinquante kilomètres du centre-ville de Mamou.

Des voisins de la victime ont confié au reporter de Guineematin.com que Porto est un vendeur de téléphones à Kaporo rails, précisément au marché appelé « Marché Mondiale », à en environ de 200 mètres de la RTG Koloma.

Les mêmes sources ajoutent que la femme accusée de ce meurtre, qui vit aux Etats-Unis, était venue en Guinée pour y passer quelques temps. Le couple a fait une fille vivante, qui serait âgée de 4 ans.

Daouda Camara

Malheureusement, ce couple est définitivement brisé aujourd’hui ! Le corps de Porto a été transporté à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, alors que sa femme, dont nous n’avons pas pas pour le moment l’identité précise, est entre les mains de la police. Monsieur Daouda Camara, le chef du quartier de Koloma 1, et le commissaire Camara Mamery, de la Brigade de Répression du Banditisme, n’ont pas voulu donner grand-chose aux nombreux journalistes présents sur les lieux.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Assassinat d’un pêcheur en haute mer : le présumé auteur s’explique devant la justice

14 février 2019 à 11 11 56 02562
image d’archive

C’est l’histoire d’une blague qui a tourné au drame entre pêcheurs dans un bateau. Nous étions en 2014 et cela s’est passé la nuit en haute mer : « Alhassane (qui est la victime) a projeté la lumière de sa torche sur moi pendant que j’urinais… j’ai pris un couteau pour le poignarder au niveau de l’abdomen et il a rendu l’âme »

Un pêcheur a comparu le lundi dernier, 11 février 2019, devant le TPI de Kaloum. Ibrahima Sory Conté est accusé d’avoir assassiné un autre pêcheur en 2014. L’accusé s’est défendu en parlant de légitime défense. Et, c’est ce jeudi, 14 février 2019, que le tribunal criminel de Kaloum recevra les réquisitions et plaidoiries, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le meurtre d’Alhassane Camara pour lequel Ibrahima Sory Conté est poursuivi, s’est produit en février 2014. La victime et son bourreau ont eu une chaude dispute alors qu’ils étaient en haute mer. Suite à cette dispute, Ibrahima Sory Conté a pris un couteau pour poignarder Alhassane Camara, et ce dernier a rendu l’âme. L’auteur présumé de l’assassinat a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 21 février 2014. C’est seulement le lundi dernier, 11 février 2019 que son procès s’est ouvert devant le tribunal criminel de Dixinn.

A la barre, il a reconnu avoir donné un coup de poignard mortel à son coéquipier. Mais, il assure qu’il a agi en légitime défense. « C’était ma 3ème fois de suivre cette équipe pour aller à la pêche. L’équipe est composée de 10 personnes. On a pêché pendant plusieurs jours. J’étais très fatigué et je me suis couché pour me reposer. C’est ainsi que l’équipe entière, y compris le capitaine du bateau, m’a menacé. Ils ont dit que moi je ne suis pas un travailleur, et que si je ne travaille pas ils vont me jeter dans la mer. La nuit, je me suis levé pour aller uriner, Alhassane (qui est la victime) a projeté la lumière de sa torche sur moi pendant que j’urinais.

Quand je l’ai reproché pour cet acte, il est venu me prendre au collet, j’ai eu peur. J’ai cru qu’il allait me jeter dans la mer comme lui et les autres membres de l’équipe l’avaient déjà menacé. Non seulement j’étais apeuré mais j’étais aussi sur mes nerfs. C’est ainsi que pour me défendre, j’ai pris un couteau pour le poignarder au niveau de l’abdomen et il a rendu l’âme. Les autres membres de l’équipe sont venus me prendre. Ils m’ont ligoté et m’ont maltraité jusqu’à Conakry », a expliqué Ibrahima Sory Conté devant le tribunal.

L’accusé assure qu’il n’avait nullement l’intention de tuer Alhassane Bangoura et qu’il l’a poignardé dans le seul but de se défendre. Son procès va se poursuivre ce jeudi, 14 février 2019, devant le tribunal criminel de Kaloum avec la phase des réquisitions et plaidoiries.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Karamoko Alsény à Guineematin : « Bantama Sow nous a trouvés au RPG »

14 février 2019 à 11 11 18 02182
Karamoko Alsény Diandian, conseiller du RPG arc-en-ciel à Ouré-Kaba (Mamou)

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, dans la préfecture de Mamou, a été organisée le lundi dernier, 11 février 2019. Une élection contestée à la fois par l’UFDG et cinq conseillers du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) qui ont été empêchés détenus et empêchés de participer au vote. Ces derniers accusent le ministre Sanoussy Bantama Sow (fils de la localité), d’être à l’origine de leur séquestration. Ils l’ont fait savoir hier, mercredi 13 février 2019, dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers ses deux envoyés spéciaux.

Au cours de l’installation des conseillers communaux de Ouré Kaba, cinq (5) conseillers du RPG Arc-en-ciel ont été séquestrés puis auditionnés dans les locaux du Crédit Rural local jusqu’à la fin du vote. Les conseillers étaient soupçonnés de vouloir trahir la tête de liste, Elhadj Ousmane Barry, âgé de 86 ans, élu malgré tout.

Selon nos informations, un des conseillers séquestrés, en l’occurrence Karamoko Alsény Diandian, voulait se porter candidat au nom du parti au pouvoir. Les cinq séquestrés de Ouré-Kaba accusent Bantama Sow (ministre des Sports, de la Culture et du patrimoine historique) d’avoir orchestré leur arrestation pour faciliter l’élection du vieil homme.

Interrogé par l’envoyée spéciale de Guineematin.com à Ouré-Kaba, Karamoko Alsény Diandian est revenu sur sa mésaventure avec ses compagnons d’infortune.

Karamoko Alsény Diandian

« Le dimanche dernier, le ministre Bantama Sow est venu avec beaucoup d’autres personnes à Mamou, ainsi que beaucoup d’hommes en uniformes. On est allé le rencontrer. Il nous a traités de traîtres, que nous ne sommes pas honnêtes, que nous sommes malhonnêtes, que c’est nous qui sommes en train de gâter Ouré Kaba, de nous enlever du parti. Mais, monsieur Bantama doit savoir qu’il nous a trouvés au RPG et il ne peut pas nous faire sortir de là. Nous sommes du RPG depuis 1990.C’est seule la loi ou le professeur Alpha Condé qui peut nous faire sortir du RPG », a lancé Karamoko Djandian.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Ouré-Kaba

Tél. : (224) 623 53 25 04

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Entretien : Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba à Guineematin

14 février 2019 à 10 10 46 02462
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou)

Alors que son élection à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba est contestée, Elhadj Ousmane Barry est actuellement à Conakry pour prendre part aux états généraux des administrateurs territoriaux. Interrogé à cette occasion par un reporter de Guineematin.com, le maire contesté de cette commune rurale relevant de la préfecture de Mamou a assuré que son élection ne souffre d’aucune irrégularité. Et, il a invité l’ensemble des conseillers communaux à se joindre à lui pour développer la collectivité.

Juste après l’installation d’Elhadj Ousmane Barry comme maire de la commune rurale de Ouré-Kaba, ses adversaires de l’UFDG ont annoncé qu’ils ne le reconnaissent comme étant le maire de la localité. En effet, l’élu du RPG Arc-en-ciel a été porté à la tête de la mairie parce que tout simplement il est plus âgé que son challengeur de l’UFDG avec lequel il est arrivé à égalité à l’issue du vote (11 voix chacun). Ce que conteste l’UFDG qui a même saisi la justice pour demander l’annulation de l’élection. Mais, Elhadj Ousmane Barry, lui, indique qu’il a été désigné maire à l’unanimité.

Elhadj Ousmane Barry

« L’élection s’est passée dans les meilleures conditions. A l’issue du vote pour le poste de maire, le RPG et l’UFDG sont arrivés à égalité de voix. Ainsi donc, il a été décidé à l’unanimité que puisque je suis le plus âgé, c’est moi doit être le maire. Je leur ai fait part de ma joie et j’ai dit qu’à partir de l’instant, on ne parlera plus de partis politiques. Désormais, on ne parlera que du développement de Ouré-Kaba. J’ai invité tout le monde à s’associer à moi pour développer notre commune », a-t-il souligné.

Sur le terrain par contre, l’élection d’Elhadj Ousmane Barry comme maire de Ouré-Kaba est contestée jusque dans ses propres rangs. Cinq (5) conseillers du RPG Arc-en-ciel disent avoir été séquestrés jusqu’à la fin de l’élection pour qu’ils ne puissent pas voter. Et que d’autres personnes non élues ont été choisies pour aller voter à leur place. Ce que dément catégoriquement le nouveau maire.

Elhadj Ousmane Barry

« C’est de simples allégations. Le vote s’est passé dans les règles de l’art, conformément aux textes de lois. Tous ceux qui devaient participer au vote étaient dans la salle. Quand ils ont demandé qui voulait se présenter au poste de maire de Ouré-Kaba, je me suis présenté au compte du RPG et un autre s’est présenté au compte de l’UFDG. A la fin du compte, je fus porté à la tête de la commune. J’appelle l’ensemble des conseillers à se joindre à moi pour développer la commune, qu’ils cessent de parler au nom d’un parti politique », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mairie de Ouré-Kaba (Mamou) : les révélations du candidat malheureux de l’UFDG (entretien)

14 février 2019 à 10 10 19 02192
Elhadj Aliou Sow, candidat de l’UFDG à la mairie de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou)

Comme annoncé précédemment, l’élection d’un nouveau maire, déjà installé à Ouré-Kaba, a été contestée à la fois par les cinq conseillers du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir) qui avaient été installés que par l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne. Elhadj Aliou Sow, le candidat de l’UFDG à la mairie de cette commune rurale de Mamou, a expliqué aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Ouré Kaba que son parti ne va pas cautionner cette « véritable mascarade électorale » .

Comme ce fut le cas pratiquement dans toutes les localités où des contentieux électoraux ont été enregistrés à l’issue des élections locales du 04 février 2018, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba débouche sur des contestations. Dans cette commune rurale relevant de la préfecture de Mamou, deux candidats étaient en lice pour le poste de maire : Elhadj Ousmane Barry du RPG Arc-en-ciel et Elhadj Aliou Sow de l’UFDG.

A l’issue du vote, les deux candidats sont arrivés à égalité avec 11 voix chacun. Sans même procéder à un second tour, les autorités administratives ont décidé d’installer le candidat du RPG Arc-en-ciel comme maire de la commune rurale parce qu’il est le plus âgé. Ce à quoi s’opposent catégoriquement l’UFDG et son candidat, qui dénoncent les conditions dans lesquelles l’élection s’est déroulée.

Elhadj Aliou Sow

« Ça n’a pas été une élection ce qui s’est passé mais plutôt une nomination. Normalement, quand il doit y avoir la tenue d’une élection, ils doivent nous prévenir 72 heures avant. Mais, c’est le dimanche à 19 heures que le sous-préfet m’a appelé au téléphone, il m’a dit : demain, le bureau va être mis en place, tout ce qui est caché va sortir, il y aura l’élection demain, je lui ai dit d’accord. Mais, tous nos conseillers n’étaient pas sur place parce que c’est à la hâte qu’ils m’ont prévenu.

Mais j’ai fait de mon mieux, j’ai recherché 9 conseillers, il y a une personne qui est en Sierra Leone. J’ai appelé la fédération de Mamou, je leur ai signifié qu’un de nos conseillers est hors du pays et ils m’ont dit de le remplacer par une autre personne qui figure sur notre liste, on est tombé d’accord sur ça. Le jour du vote, j’ai informé le sous-préfet qu’on a remplacé notre conseiller qui est en déplacement par un autre, il ne m’a même pas répondu.

J’ai appelé le superviseur pour lui expliquer qu’on a fait remplacer celui qui est absent par un autre qui est sur notre liste, il m’a répondu que cela n’est pas possible et que monsieur ne peut entrer dans la salle. Alors que le RPG Arc-en-ciel, lui, a emprisonné 5 de ses conseillers pour les faire remplacer par d’autres qui ne figurent même pas sur leur liste. Moi, pour préserver la paix à Ouré-Kaba, je n’ai rien dit, je les ai laissé faire », explique Elhadj Aliou Sow.

Le candidat de l’UFDG ajoute que dans la salle où le vote s’est déroulé, les choses ne se sont pas passées aussi comme il se devait. Raison pour laquelle, il refuse de reconnaître le maire installé. « Je vous signale que dans la salle, il y avait plusieurs hommes en uniforme qui m’interdisaient même de regarder derrière moi. Ils ont envoyé des hauts gradés de l’armée pour nous intimider lors du vote. Il y avait même des capitaines, des commandants, des colonels pour nous intimider. Cela prouve à suffisance que dans cette élection, il n’y a pas eu de démocratie. J’étais candidat de l’UFDG et Elhadj Ousmane candidat du RPG. Après le vote et le décompte des voix, chacun de nous a eu 11 voix. Et cela, malgré le fait que notre conseiller qui est absent du pays n’a pas voté. S’il était là, on aurait eu 12 voix contre 11. Quand on est arrivé donc à égalité, nous leur avons dit d’organiser un second tour comme le prévoit la loi, mais ils ont refusé. Ils ont dit que le candidat du RPG, Elhadj Ousmane a 86 ans et moi j’ai 58 ans et que par conséquent c’est lui qui devient le maire parce qu’il est le plus âgé. Il n’a pas été élu, il a été nommé. Nous n’accepterons pas cette mascarade », a-t-il dit.

Elhadj Aliou Sow annonce que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a déjà déposé un recours auprès du Tribunal de Première Instance de Mamou pour demander l’annulation de cette élection. Si ce recours ne prospère pas, il indique que son camp va envisager d’autres démarches pour se faire entendre.

De Ouré-Kaba, Salimatou Diallo et Baïlo Keita, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Saint-valentin : ce qu’en disent certains jeunes de Conakry

14 février 2019 à 9 09 28 02282

Ce jeudi, 14 février 2019, est considéré dans beaucoup de pays comme étant la fête des amoureux. Une occasion pour de nombreux couples d’échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour. Peu connue il y a quelques années en Guinée, cette fête est aujourd’hui célébrée par de nombreux couples dans notre pays. Par contre, d’autres Guinéens interrogés par Guineematin.com trouvent que la saint-valentin n’est pas la leur et préfèrent ne pas la célébrer.

Aïssatou Soumah

Pour la première fois, Aïssatou Soumah, étudiante en licence 4 Biologie médicale à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, va célébrer pour la première la saint-valentin. Elle en explique la raison. « Cette année, je vais sûrement fêter la saint-valentin, parce qu’on dit souvent que c’est la fête des amoureux. Et si on a quelqu’un à qui on tient beaucoup, sûrement on veut partager ce jour avec cette personne. Donc cette année, je compte le partager avec un ami qui est en même temps mon fiancé. C’est de passer des moments ensemble dans la paix avec la sympathie, avec un cœur pur, oublier les disputes. C’est à cause de ça que je veux partager ce jour avec mon fiancé. Je n’avais pas l’habitude de fêter la saint valentin parce que je n’avais pas peut-être quelqu’un qui pouvait me tenir compagnie à cette occasion », a-t-elle explqué.

Aly Kaba

Aly Kaba, diplômé en Géographie, se prépare aussi à célébrer la saint-valentin avec sa dulcinée. « Je suis en train de me préparer pour bien fêter la saint valentin dans la joie et l’allégresse. Même si la conjoncture n’est pas facile, je me prépare bien à faire le boum ce jour. Et, je compte fêter avec ma copine, Aïssatou Binta Baldé, que j’aime beaucoup », confie le jeune homme.

Daniel Kamano

Contrairement à ses prédécesseurs, Saa Daniel Kamano, lui, ne va pas fêter la saint-valentin cette année. Et, c’est contre gré. « Je voulais bien fêter la saint-valentin, mais malheureusement, ma fiancée n’est pas, elle étudie à Koundara. Donc je ne pourrai pas fêter la saint-valentin parce qu’on a dit fête des amoureux, et moi mon amour n’est pas à côté de moi », souligne-t-il.

Madeleine Lamah

Et puis, il y en a d’autres qui ne s’intéressent pas du tout à la saint-valentin. Pour eux, cette fête n’est pas la leur. C’est le cas de Madeleine Lamah, étudiante en licence 1 Hôtellerie restaurant. « Bon, moi, la fête de saint-valentin, ça ne m’intéresse pas, parce que je ne vois rien d’intéressant dans ça. Moi je n’ai jamais même considéré la fête de saint valentin. Selon ce qu’on m’a expliqué, la saint-valentin n’est pas la fête des amoureux, c’était une célébration de mariage entre deux amoureux. Ça a finalement été transformé en fête. Et nous les africains, on s’est lancé là-dans sans même connaître réellement de quoi il s’agit », estime cette étudiante.

Fatoumata Sylla

C’est aussi la position de Fatoumata Sylla, étudiante en Gestion d’entreprises. Elle indique qu’elle n’a pas l’habitude « de fêter la saint-valentin parce que je ne vois rien de bon ou de mauvais dans ça. Et, je ne vois pas l’importance de me casser la tête pour ça : aller acheter des habits, des mèches pour cela. Pour moi, la fête de saint valentin, c’est pour les Européens, les Occidentaux en général, ça ne nous appartient pas. Donc, pour moi, les fêtes, si je mange bien, je dors bien, j’ai la santé, c’est ce qui est bon pour moi. Mais sortir, aller en boite avec tous les risques possibles, mieux vaut rester à la maison et prier Dieu qu’il me donne une longue vie et une bonne santé. Donc moi, je ne vais pas à célébrer la saint-valentin ».

A rappeler que selon plusieurs documents, la saint-valentin est née au XIVème siècle en Grande Bretagne. Elle s’est répandue au fil des années à travers le monde et est devenue une fête laïque au XXème siècle.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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