Délestages électriques : le ministre Taliby Sylla à la recherche de solutions

18 février 2019 à 20 08 19 02192

Les coupures intempestives du courant dans les foyers préoccupent le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique. Cheick Taliby Sylla a réuni ce lundi, 18 février 2019, plusieurs acteurs intervenants dans le secteur pour plancher sur la question. L’objectif est de trouver des solutions urgentes et efficaces à ces délestages, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce sont notamment les producteurs et les distributeurs du courant qui ont pris part à cette rencontre, tenue dans la salle de conférence du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique. A l’ouverture des travaux, le chef du département, Cheick Taliby Sylla, a rassuré les participants qu’il ne s’agit nullement de chercher qui est fautif ou de prendre des sanctions contre quelqu’un pour les délestages enregistrés. « C’est juste un échange entre nous pour qu’on trouve la solution afin d’améliorer la desserte rendue à la population », a rassuré le ministre.

Elhadj Sékou Sanfina Diakité

Interrogé au sortir de la rencontre, le secrétaire général du ministère de l’Energie, Elhadj Sékou Sanfina Diakité, a fait savoir que l’objectif de la réunion était justement d’amener tous les acteurs intervenants dans le secteur à penser et à agir dans le même sens. « Il s’agit d’améliorer au fur et à mesure toute possibilité qui existe pour faire ou récupérer un mégawatt. C’est pourquoi, nous avons appelé les collègues pour les rassurer que le ministère est avec eux et que nous devons faire le nécessaire pour la population. Autrement dit, ça ne servira à rien de produire si les consommateurs ne sont pas satisfaits », a-t-il expliqué.

De même, Elhadj Sékou Sanfina Diakité estime aussi qu’il ne sert à rien de se voiler la face et qu’il faut oser dire quelle est la possibilité actuelle dans la fourniture de l’électricité aux populations. « Il ne faut pas avoir peur de dire quelle est la possibilité maintenant. Aujourd’hui, avec la fin des pluies, on ne peut pas déstocker dans les grands lacs. On ne peut pas vider le lac parce qu’on est devant une pression ; mais, il faut aller avec la méthode. Nous avons beaucoup de composantes en face : il y a le mois de ramadan et la coupe d’Afrique qui viennent. Donc, on passe toute la journée à faire de la planification, de l’organisation et nous travaillons avec des chiffres ».

A en croire Elhadj Diakité, son département ne fera jamais de la politique politicienne pour ce qui est de l’électricité. L’amélioration se fera au fur et à mesure. Car, ajoute-t-il, il y a déjà des actions envisageables et envisagées pour améliorer la situation.

Abdenbi Attou

De son côté, le coordinateur général de l’Electricité De Guinée (EDG), Abdenbi Attou, a expliqué que les délestages actuels résultent de la forte demande des populations, surtout pendant les heures de pointe (de 18 heures à minuit). «Nous avons enregistré, en décembre 2018 par exemple, 367 mégawatts de demande alors que nous avons une capacité de production de 265 à 267 mégawatts. Cela veut dire que nous avons un manque de 100 mégawatts qui fait déjà 10 départs. Donc, nous sommes obligés de couper certains entre 18 heures et 00 heures pour que la demande soit adaptée à l’offre de production. »

S’agissant de l’intervalle entre 08 heures du matin et 18 heures, Abdenbi Attou a dit que le déficit est de 120 mégawatts et que dans ces conditions, ils sont obligés aussi de couper 12 départs dans la ville pour adapter la production et la demande.

A ce cela, il a ajouté des incidents qui peuvent survenir, notamment les pannes techniques au niveau de certains groupes qui peuvent déclencher le réseau. « Quand cela arrive aussi, on est obligé d’adapter l’offre par rapport à la demande pour éviter que tout le réseau ne s’effondre. Et, au stade où nous sommes, nous n’avons pas de réserve d’eau », précise le coordinateur général d’EDG.

Alpha Assia Baldé pour Guineemation.com

Tél : 622 68 00 41

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Cour d’Appel de Conakry : liberté provisoire pour un citoyen Français condamné pour injures publiques

18 février 2019 à 20 08 18 02182

Après avoir été condamné en première instance pour menaces et injures publiques à 8 mois d’emprisonnement, dont 5 assortis de sursis, et au payement d’une amende, Patrice Grochin a interjeté appel. Ce citoyen français, jugé au tribunal de première instance de Dixinn, était en conflit avec Aleksander Galuskho, de nationalité russe. Les débats se sont ouverts ce lundi 18 février 2019 à la Cour d’Appel de Conakry où l’humanitaire français a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Trimballé en justice pour une affaire de femme, l’humanitaire français, qui réside en Guinée depuis 4 ans, a été reconnu coupable à Dixinn des faits qui lui sont reprochés. Le 31 janvier 2019, il a été condamné à 8 mois d’emprisonnement, dont 5 assortis de sursis, et au payement de 25 millions de francs guinéens de dommages et intérêts. Depuis cette date, Patrice Grochin est détenu à la maison centrale de Conakry.

L’affaire a été jugée ce lundi par la Cour d’Appel de Conakry. A tour de rôle, Patrice Grochin et Alexander Galuskho ont défilé à la barre pour livrer chacun sa version des faits.

Le français a reconnu avoir proféré des injures privées à l’encontre d’Alexander Galuskho. Il précise que ces « injures n’étaient pas tenues en public. Effectivement, je reconnais avoir échangé des invectives par SMS. C’est sous la colère que je l’ai insulté. Mais, ces injures n’étaient pas publiques. Il y a beaucoup de SMS qui ne sont pas de moi. Ils ont ajouté plusieurs SMS qui ne sont pas de moi. Je reconnais avoir écrit: Connard, fils de pute, tu nous emmerdes encore. Pauvre vieux Russe », a-t-il dit à la barre.

Quant au plaignant, Alexander Galuskho, il dit que Patrice Grochin a détruit sa famille. « Depuis trois ans, il se moque de moi, il profère des injures à mon endroit et à l’endroit de ma mère et de ma famille».

Au cours de ses plaidoiries, maître Elhadj Madiou Barry, avocat du Russe, va demander à la Cour de confirmer la décision du tribunal de première instance de Dixinn. « Patrice Grochin a forcé une relation avec l’épouse d’Alexander Galuskho. Cela frise la pudeur. Dans la conscience guinéenne, cela ne se fait pas. Patrice Grochin s’est érigé en gendarme et juge pour consoler la femme d’Aleksander Galuskho à travers des SMS injurieux. Donc, le juge de première instance ne s’est pas trompé. Il a fait une bonne application de la loi. On vous demande de confirmer cette décision », a plaidé maître Madiou Barry.

Contrairement à cette demande de la partie civile, le procureur quant à lui demande à la Cour d’infirmer la décision en condamnant le prévenu à 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

Pour sa part, la défense va solliciter la relaxe pure et simple Patrice Grochin. Dans ses arguments, maitre Michel Labilla Sonomou parle d’acharnement à l’égard de son client. « La décision du tribunal de première instance de Dixinn a été rendue sur la base de la mauvaise appréciation de la loi. Lorsque vous insultez en privé, vous n’êtes pas punissable par la loi. Les faits ne tiennent en droit guinéen. Il y a eu un acharnement à l’égard de notre client. C’est un humanitaire qui a reçu un appel de détresse de la part d’une personne qui était en danger et elle demandait secours. Donc, il faut constater qu’il n’y a pas eu d’infraction d’injures publiques. Par conséquent, on vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite en rendant la décision sur siège », a plaidé maitre Sonomou.

Finalement la Cour a accordé une liberté provisoire à Patrice Grochin. L’affaire est mise en délibéré pour décision être rendue le 25 février 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Les avocats de Grenade confiants : « les magistrats barreront le chemin à l’injustice »

18 février 2019 à 20 08 04 02042

Comme annoncé précédemment, le procès de Boubacar Diallo, alias Grenade, un militant de l’UFDG poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre », s’est poursuivi ce lundi, 18 février 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Pendant de longs moments, les deux de Guineematin.com qui ont suivi les débats ont relayé les joutes oratoires entre le Procureur et les avocats de la défense.

Dans ce procès où il n’y a pas de partie civile, le procureur, Sidy Souleymane N’diaye, est accusé le collectif des avocats de la défense d’être partisan et de rouler pour un camp politique. Ce que ce dernier a essayé de contester…

A la fin des débats, très houleux, les avocats de la défense se sont dits confiants et comptent sur l’impartialité des magistrats pour obtenir la liberté de leur client.

Selon maître Alsény Aissata Diallo, « le procureur de la République a échoué dans sa démarche. Nous avons démontré l’innocence de notre client Boubacar Diallo, nous avons démonté pièces par pièces toutes les manœuvres, la machination faites par monsieur le procureur. Nous avons démontré que monsieur le procureur a prêché dans le désert, parce qu’il n’a aucune preuve contre notre client. Et, nous avons l’espoir que ce tribunal criminel, composé de ces grands magistrats, va dire le droit dans ce dossier. Et, notre client sera libéré purement et simplement le 4 mars prochain pour des faits non établis à son encontre ».

De son coté, maître Salifou Béavogui, membre du collectif, a déploré un acharnement contre Boubacar Diallo. « Je suis triste de défendre un dossier dans lequel Mr le procureur de la République est entrain de forcer la main des magistrats pour obtenir une condamnation alors que ce dossier ne renferme aucune preuve comme l’a toujours soutenue la défense. Nous nous n’avons pas la gendarmerie, nous n’avons pas la police, ni la prison. Nous n’avons que la connaissance du droit. Nous souhaitons que les juges soient guidés par la loi, nous souhaitons qu’ils examinent le pour et le contre, mettent sur la balance les arguments avancés par toutes les parties, qu’ils ne tiennent simplement compte que des arguments avancés par le procureur et les contre-arguments présentés par la défense. Nous savons que nous parviendrons à une bonne application de droit parce que nous de la défense, nous faisons confiance à ces magistrats, nous savons qu’ils barreront le chemin à l’injustice », a martelé Me Salifou Béavogui.

Salimatou Diallo et Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Tentative d’assassinat d’un taxi-motard à Kankan : 30 ans de réclusion requis contre l’accusé

18 février 2019 à 19 07 35 02352

Ouvert la semaine dernière, le procès de Mory Camara alias « six », accusé d’avoir attenté à la vie d’un taxi-motard en novembre dernier, s’est poursuivi ce lundi, 18 février 2019, devant le tribunal criminel de Kankan. Cette deuxième audience a été marquée par la comparution de la victime de la tentative d’assassinat, entendu comme témoin, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

A l’ouverture de son procès la semaine dernière, Mory Camara avait nié les accusations de tentative d’assassinat, vol à mains armées et détention illégale d’arme qui pèsent contre lui. Et la défense avait sollicité et obtenu le renvoi du procès à ce lundi, 28 février 2019 pour la comparution de la victime.

C’est ainsi que le taxi-motard, Djoumè Doumbouya, a comparu devant le tribunal criminel de Kankan pour donner sa part de vérité dans cette tentative d’assassinat dont il a été victime. Il a expliqué que c’est dans la nuit du 15 novembre 2018 que Mohamed Camara et Mory Camara alias « six » l’ont déplacé aux environs de minuit pour le quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan.

Arrivés dans ce quartier, ils ont sorti un couteau pour s’en prendre à lui. Une chaude bagarre l’a opposé à Mohamed Camara qu’il a réussi finalement à tuer, après avoir retiré le couteau que possédait ce dernier. De son côté, Mory Camara, lui, s’était occupé de la moto qu’il a prise pour s’enfuir. Il a été arrêté le lendemain et conduit à la gendarmerie.

Après le témoignage de la victime et les débats qui ont suivi, le tribunal a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Le ministère public a requis à 30 ans de réclusion criminelle dont 25 ans assortis de sursis contre Mory Camara, pour tentative d’assassinat, vol en mains armées et détention illégale d’arme blanche, ainsi que la confiscation de ses biens, notamment son compte bancaire au profit du trésor public.

De son côté, la défense dans sa plaidoirie, a sollicité, si son client doit être condamné, qu’il soit retenu contre lui, la tentative de vol de la moto et qu’il soit condamné à une peine raisonnable, en tenant compte de sa naïveté pour avoir accepté d’accompagner son défunt ami, Mohamed Camara, la nuit et sans connaître les intentions de ce dernier.

Pour sa part, l’accusé Mory Camara alias « six », a imploré la clémence du tribunal et demandé pardon au taxi-motard, Djoumè Doumbouya. C’est ainsi que le tribunal a renvoyé le dossier au 04 mars 2019 pour rendre son verdict.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Transports : Aboubacar Sylla vante les acquis et annonce les perspectives de son département

18 février 2019 à 19 07 31 02312

Comme annoncé précédemment dans une dépêche, le ministre d’Etat, ministre des Transports, a animé ce lundi, 18 février 2019 une conférence de presse. La démarche visait à présenter le bilan du département de 2011 à nos jours et annoncer les perspectives, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, Aboubacar Sylla a dit que beaucoup d’actions ont été posées sous l’ère Alpha Condé dans le secteur des transports. Dans le domaine terrestre, monsieur Sylla a dit que « nous avons tenu à mettre en place le cadre légal et institutionnel nécessaire pour développer ce secteur. Et déjà, avant nous, beaucoup d’efforts avaient déjà été fournis dans ce domaine en particulier, il y a l’intervention de 12 textes législatif et règlementaire, renforçant considérablement la règlementation en vigueur en vue de garantir la sécurité et la sureté des usagers de la route ; le renforcement de la signalisation routière, à travers la réhabilitation de 11 carrefours en feux sémaphoriques tricolores dans la ville de Conakry ; la construction de la signalisation verticale et horizontale des voiries de Kankan et de Mamou ; l’implantation des panneaux de tronçonnement à Conakry ; la distribution récemment de 1000 panneaux de signalisations routières pour toutes les communes de Conakry, ces panneaux sont en cours d’installation ; la création de la société de transports (SOTRAGUI) avec la mise en circulation de 50 nouveaux bus pour un trafic journalier de près de 40 000 passagers », a-t-il cité.

Dans le domaine ferroviaire et du transport maritime, le ministre des Transports a dit que les progrès réalisés sont entre autres : « la mise à disposition de l’Etat, du train de banlieue Conakry Express pour un trafic de 10 000 passagers par jour ; l’amélioration significative des conditions de vie et de travail ainsi que le renforcement des capacités du personnel exploitant au niveau des chemins de fer ; l’initiative du nouveau code maritime, assurant une meilleure règlementation du trafic en mer ; la construction des ports de Konta (Forécariah), de Katougouma et Dapilon (Boké), de Cap Verga (Boffa) ; la construction d’un centre de formation maritime et portuaire ainsi que la formation d’une quarantaine d’agents au métier de la mer ».

Dans la même lancée, le ministre a salué les réalisations effectuées dans les domaines aérien et météorologique : « l’intervention du nouveau code de l’aviation civile ; l’augmentation du nombre de compagnies aériennes desservant l’aéroport international de Conakry Gbessia, passant de 6 compagnies en 2010 à 13 compagnies en 2018 ; l’augmentation des trafics passagers passant de 248 mille passagers en 2010 à 527 mille en 2018, et celle du trafic fret passant de 2 700 tonnes en 2010 à 4 600 tonnes en 2018. (…) Dans le domaine de la météorologie, les évolutions enregistrées depuis un peu plus de huit ans à ce niveau sont l’acquisition et l’installation de dix-sept (17) stations météorologiques automatiques pour des préfectures ; l’acquisition et l’installation d’un studio de météo-média pour la diffusion du bulletin de la météorologie ».

S’agissant des perspectives à court, moyen et long terme, Aboubacar Sylla a dit qu’elles sont grandes. « Nous avons l’intention de créer une société de transport public qui ne va pas se contenter de 50 bus reçus de la municipalité d’Istanbul ou des 60 anciens bus chinois en voie de réparation. On va acquérir de nouveaux bus. Et surtout, nous sommes dans un programme avec le ministère de l’Industrie et des PME de construction de parcs privés, d’une usine de montage de bus, de camions et de tracteurs à Sanoyah. C’est un projet qui va résoudre le déficit en matière de transport et ce projet aussi est en bonne voie. Nous avons décidé de sécuriser et de renouveler le titre de transport. D’abord, les cartes grises. Nous sommes dans un pays où n’importe qui peut immatriculer n’importe quel véhicule comme il le veut, sans se plier à toute la procédure administrative requise en la matière. Donc, nous allons à partir des mois à venir, mettre un terme à cette situation. En ce qui concerne le transport ferroviaire, nous avons plusieurs projets également. Le plus grand projet, c’est le démarrage de la construction de la voie Conakry-Niger. Et, ceci va commencer au courant de cette année sur le premier tronçon, c’est-à-dire les 42 premiers kilomètres. Là aussi, ça sera en BOT, c’est-à-dire l’Etat guinéen ne va pas débourser un franc, ça sera dans le cadre d’un partenariat public-privé », a fait remarquer le ministre des Transports.

Poursuivant, monsieur Sylla a dit que des projets importants sont en vue dans les autres domaines. « Pour ce qui concerne le transport maritime, les projets sont le développement du transport maritime urbain à Conakry avec la création et la mise en service, dans les prochains mois, de la Société de transport maritime ; l’expansion et la modernisation du Port Autonome de Conakry avec des perspectives de compétitivité dans la sous-région, fort prometteuse. Les prévisions qui concernent le domaine aérien se présentent ainsi : la finalisation de la mise en place de la compagnie aérienne de droit guinéen Guinea Airlines en partenariat avec Ethiopian Airlines ; la rénovation des aéroports régionaux de Kankan, Labé, N’Zérékoré (…). Dans le domaine de la météorologie, il est projeté entre autres : le renforcement des effectifs et des capacités du personnel de la Direction Nationale de la Météorologie ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Recrutement dans l’armée : plus de 1000 casiers judiciaires délivrés en une semaine à Siguiri

18 février 2019 à 19 07 10 02102

Depuis l’annonce du recrutement dans l’armée guinéenne, c’est la ruée vers les tribunaux pour constituer les dossiers y afférents. C’est dans cette dynamique que de nombreux jeunes diplômés sans emploi se bousculent devant les tribunaux pour se procurer d’un casier judiciaire. Au greffe du tribunal de première instance, c’est plus de 1000 casiers judiciaires qui ont été délivrés en une semaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tribunal de première instance de Siguiri a été pris d’assaut ces derniers temps par une foule de jeunes à la recherche d’un casier judiciaire, un des dossiers à fournir dans le cade du recrutement dans l’armée. C’est à un fait inédit qu’on a assisté à Siguiri avec ce déferlement. Plus de 1000 casiers judiciaires ont été délivrés en seulement une semaine, apprend-on.

Selon maitre Momo Bangoura, greffier en chef au tribunal de Siguiri, « nous sommes débordés par les demandeurs de casiers judiciaires. Chaque jour, nous recevons des jeunes diplômés qui font le rang pour se procurer du casier judiciaire. En une semaine, nous avons enregistré 1048 casiers judiciaires. Du jamais vue depuis la création de la juridiction à Siguiri. Nous avons des difficultés aujourd’hui de faire d’autres activités au greffe ».

Cet engouement à Siguiri est également remarquable dans d’autres tribunaux du pays pour les mêmes raisons.

Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Décès d’un jeune pourchassé par des gendarmes : la réaction de la mairie de Faranah

18 février 2019 à 19 07 05 02052

Hamadou Cissé, élève en 1ère année Plomberie au CFP de Faranah, a rejoint sa dernière demeure le weekend dernier. Le jeune a été inhumé dans un contexte de tension entre les jeunes de la ville et la gendarmerie accusée d’être responsable de sa mort. C’est pourquoi, les autorités communales de Faranah ont mis l’occasion pour rassurer les citoyens que justice sera rendue dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

De nombreuses personnes se sont mobilisées pour accompagner Hamadou Cissé à sa dernière demeure. Le jeune homme a été inhumé dans une atmosphère de vive émotion et de tension. C’est pourquoi, les autorités communales ont profité de l’occasion pour rassurer les uns et les autres, appelant au calme.

Ibrahima Traoré

« Restez derrière la commune, la justice fera son travail. On a déjà déposé une plainte au niveau du procureur de la République de Faranah, et ce dernier nous a rassurés qu’il va poursuivre l’affaire et que tous les auteurs et commanditaires seront traduits devant la loi. Il nous a affirmé son engagement dans ce sens : que ça soit de prêt ou de loin, un corps habillé ou un civil, tous ceux qui sont impliqués dedans seront recherchés et traduits devant la justice pour répondre de leur acte. Cet acte s’est passé en l’absence du gouverneur, du préfet et du maire qui sont tous à Conakry mais nous, nous sommes là, on représente les autorités et nous sommes engagés à poursuivre cette affaire pour que justice soit rendue (…) Donc, la justice fera son travail, il faut que la population se donne la main pour avoir une vision de développement. Le maire est venu juste pour se lancer dans un développement purement local, pour le bien-être de la population. Donc, si un tel acte se produit, on doit passer par l’apaisement pour que justice soit faite pour le bonheur de toute la population de Faranah », a lancé Ibrahima Traoré, 1er vice maire de Faranah.

A rappeler que Hamadou Cissé est décédé le vendredi, 15 février 2019, dans le fleuve Niger alors qu’il était pourchassé par des gendarmes, qui disaient traquer des fumeurs de drogue au bord de ce fleuve. Pour échapper aux agents de sécurité, il a tenté de traverser le fleuve, mais s’est finalement noyé et a trouvé la mort. Ses amis ont recueilli son corps pour aller le déposer dans les locaux de la mairie avant d’aller s’affronter avec les gendarmes. Il avait fallu l’intervention des autorités communales pour calmer la situation.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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N’zérékoré : un Nigérian assassiné par des inconnus

18 février 2019 à 18 06 51 02512

Un ressortissant nigérian qui travaillait dans un magasin de vente de colas a été assassiné dans la nuit du dimanche à ce lundi, 18 février 2019 à N’Zérékoré. Des individus non identifiés l’ont ligoté et l’ont poignardé à plusieurs endroits. Son corps a été retrouvé ce lundi matin dans une mare de sang, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

La victime se nomme Adamo Abdoulaye, un nigérian âgé d’une quarantaine d’années, marié et père de 5 enfants. Il travaillait dans un magasin de vente de colas situé dans le quartier commercial de la ville de N’Zérékoré. C’est là que des personnes non encore identifiées sont venues l’assassiner dans la nuit du dimanche à ce lundi, 18 février 2019.

« Nous avons été saisis tôt ce matin par une plainte d’un citoyen Nigérian, Illiace Diallo, qui travaille dans le même magasin que le défunt, pour nous informer que son frère, Adamo Abdoulaye, a été assassiné par des malfrats dans la nuit du dimanche au lundi, 18 février 2019 dans le magasin où le défunt prenait garde.

Aussitôt, nous avons informé la hiérarchie et nous nous sommes rendus sur les lieux. Arrivé, on a trouvé effectivement le corps du jeune ensanglanté. Après le constat, on a trouvé que le défunt a été poignardé à plusieurs reprises au niveau de la tête, du cou et sur le corps, ses bras attachés. Et, selon les magasiniers, une somme de 2 millions 800 mille francs a été retrouvée au lieu du drame mais une somme de 900 000 francs et des pièces de jeton ont été emportés par les malfrats », explique sous anonymat une source policière.

Tamba Kèmo Camara

De son côté, Tamba Kèmo Camara, le responsable du secteur 2 du quartier commercial où l’assassinat a eu lieu, a regretté ce drame avant d’appeler à la vigilance et à la fin de l’impunité pour les criminels. « C’est très dangereux. On vient tuer comme ça sans qu’on sache qui l’a fait, pourquoi il l’a fait. Les jeunes n’ont qu’à se connaître dans le quartier. Dès qu’on voit un nouveau, on doit demander d’où il vient, qui il est.

Parce que ce n’est pas la gendarmerie ni la police qui va venir faire ça pour nous. C’est entre nous les citoyens. Et quand un bandit est arrêté, on ne doit pas le relâcher. Mais, ils vont dire qu’il y a les droits de l’Homme, mais celui qui a été tué aussi avait des droits. Et, le droit de celui qui a tué ne doit pas primer sur celui de la victime », a dit le responsable local.

A noter que le corps de Adamo Abdoulaye a été remis à ses compatriotes nigérians avec lesquels il travaillait dans ce magasin. Et, la police a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce crime.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Conakry : Mariam Diallo, la femme qui a tué son mari à Bambéto, présentée à un juge

18 février 2019 à 18 06 39 02392

Mise aux arrêts après l’assassinat de son mari dans la nuit du 13 au 14 février 2019, Mariam Diallo a été présentée au doyen des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Dixinn. La jeune femme qui aurait la nationalité guinéo-américaine, a répondu aux questions du juge ce lundi, 18 février 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mariam Diallo, la jeune femme accusée d’avoir tué Alpha Amadou Diallo, plus connu sous le nom de Porto, a été présentée ce lundi, 18 février 2018, au doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Dixinn. Apparemment très éprouvée, la dame était pratiquement en pleurs. Deux doigts de sa main droite portaient un bandage, signe de blessures récentes.

Mariam Diallo est accusée d’avoir poignardé son mari dans la nuit du 13 au 14 février 2019 au secteur Magasin, quartier Bambéto, dans la commune de Ratoma. Selon certains voisins, la femme, qui résidait aux Etats-Unis, serait entrée dans une colère noire quand elle a appris que son mari s’apprêtait à se marier à une seconde femme. Et, d’autres parlent d’une voisine que Mariam Diallo soupçonnait de sortir avec son mari…

Quoi qu’il en soit, le couple (qui a fait une fille âgée d’environ 4 ans) s’est définitivement disloqué cette nuit du mercredi 13 février 2019.

A rappeler que le défunt, Alpha Amadou Diallo, vendeur de téléphones et d’autres objets au Marché Mondial de Kaporo-rails, a été inhumé le vendredi, 15 février 2019, dans son village natal de Bhouria, un district situé à 12 kilomètres de la sous-préfecture de Porédaka, à environ 50 kilomètres de Mamou.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Affaire Grenade : Me Béa accable le procureur de Dixinn

18 février 2019 à 15 03 01 02012

Les débats sont houleux dans le dossier de Boubacar Diallo, poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Maître Salifou Béavogui est très remonté contre le procureur, Sidy Souleymane N’diaye, même quand ce dernier jure être neutre, rapportent deux reporters de Guineematin.com déployés sur place.

« Comme ça a été dit par un politicien, vous êtes un politicien déguisé en procureur. Quand c’est des militants de l’opposition qui sont concernés, vous êtes prompt à agir » lance l’avocat de l’UFDG.

Maître Salifou Béavogui a rappelé le traitement du dossier de l’assassinat du journaliste Mohamed Koula où un seul camp a été ciblé et un innocent condamné. L’avocat a également fait le parallèle avec l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé en juillet 2011. Là aussi, a-t-il rappelé, le procureur a été prompt à agir et plusieurs civiles et militaires ont été interpellés.

Par contre, « les 104 personnes ensevelies à Bambéto n’ont jamais eu droit à la justice. C’est honteux pour notre justice ! », a déploré l’avocat du principal parti de l’opposition guinéenne.

Finalement, le dossier a été renvoyé au 04 mars 2019 pour décision être rendue.

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Affaire Grenade : sabré de toutes parts, le procureur de Dixinn se défend

18 février 2019 à 14 02 28 02282
Sidy Souleymane N’Diaye

Les plaidoiries dans le dossier de Boubacar Diallo, dit Grenade, se poursuivent au tribunal criminel de Dixinn. Accusé de faire preuve du deux poids deux mesures dans sa juridiction, le procureur, Sidy Souleymane N’diaye, a jugé utile de se défendre, rapportent deux journalistes de Guineematin.com présents dans la salle d’audience.

Lors des plaidoiries de la semaine dernière, maître Alseny Aissata Diallo avait accusé le procureur de Dixinn d’avoir pour mission d’empêcher l’UFDG d’accéder au pouvoir. Des accusations rejetées par Sidy Souleymane N’diaye qui dit être représentant de la société et qui n’a de comptes à rendre qu’à la loi.

Selon monsieur N’diaye, il n’y a pas de parti pris dans tout ce qu’il entreprend. Faisant allusion aux 104 manifestants tués lors des manifestations politiques de l’opposition guinéenne, le procureur de Dixinn a juré avoir réagi chaque fois qu’il a été saisi pour ces cas. « Nous avons toujours porté plainte contre X et les dossiers ont été confiés aux agents de la gendarmerie », a dit le procureur. Sur la même trajectoire, Sidy Souleymane N’diaye dira que le dossier sur l’attaque du véhicule de Cellou Dalein avance sûrement.

Une sortie balayée d’un revers de main par maître Alseny Aissata Diallo. Selon ce dernier, il y a bien du deux poids deux mesures dans ce que fait le parquet. « Le procureur qui est là a des comptes à rendre après ici. Le parquet de Dixinn est subordonné », a dit l’avocat de l’UFDG. Des propos qui ont suscité la colère du procureur.

A suivre !

Alpha Mamadou et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Manifestations empêchées des enseignants contractuels : « nous allons continuer jusqu’à… »

18 février 2019 à 13 01 53 02532

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, les enseignants contractuels de Guinée ont encore été empêchés de manifester ce lundi, 18 février 2019, à Conakry. Eux qui voulaient organiser un sit-in devant la DCE de Matoto pour exiger leur engagement sans condition à la Fonction Publique, se sont heurtés une nouvelle fois aux forces de l’ordre. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, procédant à plusieurs interpellations.

Mais, tout cela ne dissuade pas ces enseignants, recrutés en début d’année scolaire pour pallier l’absence des enseignants titulaires qui étaient en grève, à l’appel du SLECG. C’est en tout cas ce qu’a assuré leur coordinateur qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, peu après la dispersion de la manifestation.

Alseny Mabinty Camara

Alsény Mabinty Camara déplore l’attitude des forces de l’ordre mais promet que le combat va se poursuivre jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Ce matin, nous nous sommes regroupés pour aller organiser un sit-in devant la DCE de Matoto, pour demander au gouvernement guinéen de nous engager à la Fonction Publique, en disant non au test, non à toute forme d’évaluation. C’est ainsi qu’ils (les policiers) sont venus nous disperser à coups de gaz lacrymogènes et ils ont lancé du gaz même dans les écoles qui se trouvent aux alentours de la DCE, les enfants sont dispersés partout. Ils ont interpellé 9 enseignants dont 5 femmes. Eux, c’est la violence, rien que la violence qu’ils connaissent. Mais, cela ne va pas nous faire reculer, nous allons continuer jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Nous ne faisons que réclamer nos droits, nous voulons que nous soyons rétablis dans droits. Certes, nous serons rétablis dans nos droits », a déclaré l’enseignant.

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Me Béa au TPI Dixinn : « Boubacar Diallo n’a jamais tiré sur des gendarmes »

18 février 2019 à 13 01 42 02422

Comme annoncé précédemment, les plaidoiries se poursuivent au TPI de Dixinn dans le dossier de Grenade, poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Depuis un moment, c’est l’avocat de la défense, maître Salifou Béavogui, qui cherche à démontrer que les faits ne sont pas établis.

« Boubacar Diallo n’a jamais tiré sur des gendarmes, il n’a jamais détenu une arme » a entamé maître Salifou Béavogui. Selon lui, « c’est plutôt mon client qui a été victime d’une tentative d’assassinat. Mieux, il n’y a jamais eu de confrontation entre Boubacar Diallo et les deux gendarmes accusateurs. On parle de tentative de meurtre ; mais, sans jamais présenter un seul blessé. Comme il n’est pas mort le jour de l’enterrement de l’agent de sécurité de l’UFDG, il fallait que les politiques soient mis à contribution pour finir le travail. C’est pourquoi, ce dossier est vide ».

Concernant l’accusation de détention illégale d’armes de guerre, maître Salifou Béavogui a fait savoir que « les images présentées par le procureur, montrant Boubacar Diallo muni d’une PMAK ont été prises sous l’effet de la torture au poste de gendarmerie de Kenien. Ceux qui ont pris ces images ont oublié de cacher le logo de la gendarmerie, à savoir la tête du lion », a indiqué l’avocat.

Finalement, maître Salifou Béavogui a demandé au tribunal de renvoyer Boubacar Diallo des fins de la poursuite pour « crimes non constitués ».

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Me Béa sur l’affaire Grenade : « c’est un dossier politico-judiciaire pour faire plaisir à un camp »

18 février 2019 à 13 01 32 02322

Le procès du militant de l’UFDG, Boubacar Diallo, alias Grenade, a repris ce lundi, 18 février 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn. Après les réquisitions du procureur, faites la semaine dernière, c’est autour des avocats de la défense de continuer leurs plaidoiries, rapportent deux journalistes de Guineematin.com qui suivent ce procès.

Le jeune et désormais célèbre Grenade, plus serein ce lundi, écoute religieusement la prestation de son avocat, maître Salifou Béavogui. Il est poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes.

Lors de ses réquisitions, le procureur, Sidy Souleymane N’diaye, avait demandé la condamnation de Grenade à 20 ans de prison ferme avec une période de sûreté de 5 ans. Les deux premiers avocats de la défense, maîtres Thierno Souleymane Baldé et Alseny Aissata Diallo, avaient développé des arguments démontrant l’innocence de Grenade.

C’est dans la même lancée que maître Salifou Béavogui s’est inscrit ce lundi en dénonçant un dossier complètement vide, fabriqué par le Procureur.

Dans sa plaidoirie, maître Béa est revenu sur les faits. Selon lui, c’est en revenant de l’enterrement de Saidou Bah, un agent de sécurité de l’UFDG qui est mort en détention, que son client a été victime d’une tentative d’assassinat. Mais, « au lieu de chercher à élucider cette tentative d’assassinat contre Boubacar Diallo, on invente une histoire incroyable, présentant mon client comme celui qui détiendrait des armes. C’est un montage grossier ».

Par ailleurs, maître Salifou Béavogui a dit que deux gendarmes, le margis chef Ibrahima Sory Camara et le margis chef Abdoulaye Camara, ont été utilisés pour fabriquer un dossier contre son client. « Ensuite, le dossier a été transféré aux politiciens du RPG arc-en-ciel et aux renseignements généraux avant d’arriver dans les mains du procureur de Dixinn. C’est Sékou Souapé Kourouma, Kenneth Zoumanigui et le nommé Keira qui ont joué le jeu », a dit l’avocat.

C’est pourquoi, maître Salifou Béavogui a dénoncé les vices de forme « dans ce dossier politico-judiciaire qui vise à faire plaisir à un camp politique ».

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Attaque du cortège du leader de l’opposition : « Alpha Condé ne fait que renforcer Cellou », dit Fodé Oussou

18 février 2019 à 13 01 19 02192

Comme annoncé précédemment, après un mois passé à l’étranger, le retour de Cellou Dalein Diallo à Conakry a été très mouvementé. Le cortège du chef de file de l’opposition guinéenne a été attaqué et dispersé violemment par les forces de l’ordre au niveau du quartier Hamdallaye, alors qu’il cherchait à rallier le siège de l’UFDG où devait se tenir l’assemblée générale hebdomadaire du parti. Le véhicule de l’opposant a été sérieusement endommagé et lui-même a failli y laisser la vie. Depuis Paris où il séjourne, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti a dénoncé cette situation.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les propos de Fodé Oussou Fofana recueillis au téléphone :

« Depuis la présidentielle de 2010 jusqu’aujourd’hui, Alpha Condé ne s’est pas remis. Incontestablement, de cette année à maintenant, Cellou Dalein Diallo et son leadership ont fait de l’UFDG le premier parti politique de la Guinée. Même ceux qui n’aiment pas l’UFDG savent que c’est le premier parti de la Guinée. Donc, aujourd’hui, Cellou et l’UFDG sont devenus une préoccupation majeure pour monsieur Alpha Condé. Il ne sait pas quoi faire, il a tout essayé. D’abord, il a essayé de débaucher des gens, ça n’a pas marché ; il a essayé d’intimider, ça n’a pas marché ; il a mis les PA, ça n’a pas marché ; il a essayé de tricher, ça ne marche pas aussi.

Il faut reconnaître que toutes les élections auxquelles, nous avons participé jusqu’à maintenant, on a toujours battu le RPG Arc-en-ciel. La preuve est qu’on l’a humilié lors de ces élections locales en gagnant partout. Donc, aujourd’hui, ce que les gens ne savent pas, c’est que le pouvoir n’a pas imaginé que Cellou Dalein est encore populaire. Il y a certains qui vont pour dire à Alpha Condé que Cellou ne peut plus mobiliser. Mais, la mobilisation de ce samedi, qui était d’ailleurs spontanée, parce que si l’UFDG dit qu’elle veut mettre un million de personnes dans la rue, on est capable de le faire, on n’a pas besoin de montrer ce dont on est capable de faire, cette mobilisation a mis tous les promoteurs du 3ème mandat dans l’eau.

Pour monsieur Alpha Condé, tant que Cellou Dalein Diallo est là, il ne faut pas espérer avoir un 3ème mandat. C’est ça la panique. Ce qu’Alpha Condé ne sait pas, c’est qu’il ne fait que renforcer Cellou, l’UFDG et ses militants. Il ne fait que réunir tout le monde derrière Cellou. Cela veut dire que quelque part, en voulant faire du mal, il fait du bien parce que le fait de venir casser sa voiture avec les Mamba (puisque les images existent et c’est incontestable), jeter les gaz lacrymogènes n’intimide personne à l’UFDG.

Il faut que monsieur Alpha Condé comprenne qu’il ne peut intimider, ni Cellou, ni les militants de l’UFDG. Il n’y a aucun moyen. Donc, aujourd’hui, Cellou est devenu encore plus fort que par le passé. Ce qu’ils ont vu ce samedi, ils se sont interrogés : même en présence des PA, il est en train de mobiliser ? Il faut essayer de l’intimider. Mais, ils vont voir la prochaine assemblée générale ou la prochaine manifestation, tout Conakry sera dans la rue. Cellou est un grand monsieur, un grand leader qui est prêt à gouverner. Et, en 2020, il sera le Président de ce pays.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Détournement à l’OGP : ultime renvoi du procès de Paul Moussa Diawara

18 février 2019 à 12 12 53 02532

Les réquisitions et plaidoiries n’ont pas eu lieu ce lundi, 18 février 2019, encore dans le procès de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, respectivement anciens directeur et comptable de l’OGP. L’audience a été, une nouvelle fois, renvoyée à la demande de la défense, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est l’ultime report de ce procès qui porte sur le détournement d’environ quarante milliards de francs guinéens à l’Office Guinéen de Publicité (OGP). Alors que les réquisitions et plaidoiries devaient avoir lieu devant le tribunal correctionnel de Kaloum, la défense des prévenus a sollicité un énième report de l’audience. Une demande justifiée par le fait que l’avocat de la défense, maître Salifou Béavogui, doit plaider aujourd’hui dans un autre dossier devant le tribunal criminel de Dixinn.

Et la partie civile ne s’est pas opposée à cette sollicitation du camp d’en face. « Pour qu’il y ait un procès équitable, il faut qu’il y ait un débat contradictoire. Ce qui sera impossible sans la présence de l’avocat de la défense. Donc, j’accepte la demande de renvoi pour le respect de la loi », a réagi maître Alsény Sylla, avocat de la partie civile.

Mais, le ministère public, lui, n’a pas approuvé cette demande de renvoi. Le procureur Ousmane Sankhon, a rappelé que ce procès a connu de multiples renvois, précisant que le renvoi doit être fait sur des bases solides. Ce qui n’est pas le cas en l’espèce puisque, dit-il, l’avocat de la défense n’a pas à privilégier un dossier par rapport à un autre. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de rejeter cette demande et de passer aux réquisitions et plaidoiries.

Après avoir écouté les deux parties, le juge en charge de l’affaire, Ibrahima Kabèlé Bangoura, a décidé de renvoyer le dossier à quinzaine, c’est-à-dire au lundi 04 mars 2019.

Pour rappel, Paul Moussa Diawara est accusé d’avoir détourné 39 milliards 679 millions 25 mille 698 francs guinéens à l’Office Guinéen de Publicité (OGP), dont il était le directeur. Inza Bayo qui était le comptable de cette structure, est accusé de complicité dans ce détournement.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : +224623532504

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Attaque du cortège de Cellou Dalein : les injonctions de Tibou, Damantang et Cie à Aboubacar Sylla…

18 février 2019 à 12 12 38 02382
Aboubacar Sylla, l’ancien porte parole de l’opposition, devenu porte parole du pouvoir

Deux jours après l’attaque du cortège du chef de file de l’opposition guinéenne, le samedi dernier, 16 février 2019, le ministre d’Etat porte-parole du Gouvernement a convié la presse dans un hôtel de la capitale guinéenne. Aboubacar Sylla, comme certains de ses collègues du Gouvernement, devait trouver des arguments pour (non pas ce qu’il a fait en tant que ministre) louer les efforts du président de la République en recensant toutes les initiatives d’il y a huit ans qu’il faudra comparer avec le passé peu glorieux de notre pays pour conclure que la Guinée a changé grâce au professeur-président…

Mais, quand le porte-parole du Gouvernement anime « une conférence de presse », on ne peut imaginer ne pas aborder des questions d’actualité comme celle portant sur ce que l’UFDG appelle la deuxième tentative d’assassinat de son leader, qui se trouve être le chef de file de l’opposition guinéenne. Surtout que cette rencontre se tient seulement deux jours après cette attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo, qui rentrait au pays après un mois d’absence.

Alors, un journaliste a cru bon de demander à Aboubacar Sylla de réagir sur les accusations portées par l’opposant Cellou Dalein Diallo contre le président Alpha Condé qu’il accuse de vouloir l’éliminer physiquement. Si on imaginait déjà l’embarra du porte-parole du Gouvernement qui se trouve être ancien porte-parole de l’opposition, on était loin de soupçonner la réaction qui ont été celles des ministres comme Tibou Kamara, Albert Damantang Camara et autres Rachid N’Diaye. Ces derniers ont carrément demandé à Aboubacar Sylla de refuser la question…

Finalement réduit dans ses petits souliers à obéir à ces ministres (qui l’ont fait roi ?), Aboubacar Sylla s’est plié en tenant une promesse qui n’engage sans doute que ceux le croient : « En tant que porte-parole du gouvernement, je promets de répondre à cette question à une autre occasion ». Le ministre des Transports a alors repris la lectures des rapports et réponses qui lui ont été apparemment parachutés et qu’il devait soutenir pour espérer garder son fauteuil…

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo suit cette conférence pour Guineematin.com

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Manifestation des enseignants contractuels : 9 personnes interpellées à Conakry

18 février 2019 à 11 11 49 02492

Les enseignants contractuels de Guinée ont tenté, une nouvelle fois, de manifester ce lundi, 18 février 2019 à Conakry. Mais, une fois encore, ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre qui les ont dispersés à coups de gaz lacrymogènes. Au moins 9 d’entre eux ont été arrêtés, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le même scénario se poursuit pour les enseignants contractuels, recrutés en début d’année scolaire par pallier l’absence des titulaires qui étaient en grève à l’appel du SLECG. Après deux manifestations empêchées, notamment devant le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, ces contractuels ont décidé d’organiser un sit-in, ce lundi 18 février 2019, devant la Direction Communale de l’Education de Matoto, pour exiger leur engagement sans condition à la Fonction Publique.

Mais, cette fois encore, ils n’ont pas pu tenir leur manifestation. Les forces de l’ordre déployées sur les lieux les ont très vite dispersés à coups de gaz lacrymogènes. Les agents ont pourchassé les manifestants et ont interpellé quelques-uns d’entre eux, dont des femmes. Les enseignants sont allés ensuite se regrouper derrière la mairie de Matoto pour tirer les leçons de cette situation. Mais, les forces de l’ordre sont venues les disperser là aussi, procédant à d’autres interpellations.

Selon Alsény Mabinty Camara, le coordinateur national des enseignants contractuels de Guinée, au moins neuf (9) enseignants ont été arrêtés. Les autres sont allés se retrouver finalement au siège du Syndicat National de l’Education (SNE). Ils ont déploré une fois encore l’attitude autorités guinéennes à leur égard et annoncé leur détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que les autorités acceptent de les engager sans condition à la Fonction Publique, puisqu’ayant servi l’Etat pendant les trois mois qu’ont duré la grève appelée par le SLECG.

A rappeler que lors de la manifestation de la semaine dernière, une dizaine d’enseignants contractuels avaient été interpellés à Kaloum avant d’être libérés quelques heures plus tard. Le coordinateur national des enseignants contractuels de Guinée a promis de se battre pour faire libérer ses collègues arrêtés ce lundi encore.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Développement local : les ressortissants de Télimélé confèrent avec le préfet et les maires

18 février 2019 à 10 10 27 02272

Le nouveau président de l’Union des ressortissants pour le développement de Télimélé (URDT) a offert un déjeuner au préfet et à l’ensemble des maires de la préfecture, venus participer aux états généraux de la décentralisation, tenus les 14 au 15 de ce mois. Cette rencontre des fils de Télimélé à Conakry, transformé en cadre d’échange pour le développement local, s’est déroulée chez leur président, Elhadj Souleymane Bah, dit SBA, à Sangoyah, dans la commune de Matoto, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En plus du préfet, des secrétaires généraux et du maire de la commune urbaine de Télimélé, étaient invités les maires des 13 communes rurales de Sarékaly, de Bourouwal, de Sinta, de Daramagnaky, de Gougoudjé, de Koba, de Kollet, de Konsotamy, de Missira, de Santou, de Sogolon, de Tarihoye et de Thionthian.

Elhadj Mamadou Larry Diallo

Selon Elhadj Mamadou Larry Diallo, vice-président de l’ARDT, l’objectif de cette rencontre était de rencontrer les maires de Télimélé en présence du préfet en vue de parler du développement de ces communes rurales et de la commune urbaine. L’occasion a été mise à profit par monsieur Diallo qui a parlé au nom de l’association pour énumérer un certain nombre de besoins.

« Nous voulions prendre contact avec les maires nouvellement élus de Télimélé pour que nous nous appropriions de leur programme de développement local. Ensuite, nous allons essayer de formaliser des modules de formation pour les conseillers élus et les maires élus puisque bon nombre d’entre eux ne maitrisent pas le code des collectivités locales. Donc, nous voulons qu’ils s’approprient du code des collectivités locales. Par ailleurs, nous allons nous approprier du programme que le gouvernement a bien voulu mettre en place dans le cadre des fêtes tournantes en République de Guinée. Donc, connaître quels sont les projets qui sont retenus pour Télimélé afin que tous les ressortissants de Télimélé puissent s’intégrer dans ce programme et qu’on puisse bénéficier effectivement des acquis que le gouvernement veut donner à Télimélé », a notamment énuméré Elhadj Mamadou Larry Diallo.

La préfecture de Télimélé est frappée par le déboisement. Ce qui n’est pas sans conséquence sur certaines rivières. Conscient de ce fléau, les responsables de l’URDT veulent résoudre le problème en organisant une campagne de reboisement. « Il y a le problème de reboisement, nous avons remarqué que la rivière Samankou tarit. Et, chaque année, les gens sont en train de construire jusqu’aux rives de la rivière. Donc, nous voulons participer à une activité de reboisement des deux berges de cette rivière pour que notre micro-barrage puisse avoir de l’eau en toute saison. Il y a aussi des affaires sociales à Télimélé. Il y a par exemple des cases qui brûlent à Télimélé. Donc, il faudrait que nous puissions intervenir pour pouvoir assister ces populations sinistrées dans le cadre de leur soutien moral », a ajouté le vice-président de l’ARDT.

Elhadj Souleymane Bah SBA

Pour sa part, Elhadj Souleymane Bah SBA, le président l’Union des Ressortissants pour le Développement de Télimélé a mis l’occasion à profit pour remercier ses hôtes, avant d’annoncer la réalisation très prochaine d’un certain nombre de projets dans la commune urbaine de Télimélé. « Nous voulons achever la construction de l’école Franco-arabe de Dara (Télimélé) et achever les travaux de construction de la grande mosquée de Télimélé. Vous savez que la construction de cette mosquée a commencé au temps de Sékou Touré. Mais, jusque-là, elle n’a pas été achevée. Donc, nous voulons nous y mettre pour achever la construction de cette maison de Dieu », a-t-il annoncé.

Amara Lamine Soumah

Dans son discours-réponse, le préfet de Télimélé a dit être animé d’un sentiment de fierté et de réconfort moral en prenant part à une telle rencontre. Monsieur Amara Lamine Soumah a promis de les appuyer dans la réalisation des nombreux projets qu’ils ont au bénéfice des populations de la préfecture de Télimélé. « Pratiquement, les fils de Télimélé sont en grand nombre dans la capitale ici et à l’extérieur. Donc, ils sont parvenus à mettre le bureau de l’Association des Ressortissants de Télimélé en place, je suis très content. (…) Vous savez, quand on met une action en place, il faut un plan. C’est une organisation non gouvernementale… Il y a les bailleurs de fonds, les institutions de financements, des ambassades qui financent les ONG. Ils ont le titre apolitique, ils me l’ont dit à travers leur porte-parole. Donc, pratiquement, c’est pour assurer le développement de la préfecture de Télimélé ; et, je m’inscris dans cette logique parce que notre rencontre là est axée sur ça. Nous, nous avons un rôle d’appui, d’encadrement, d’accompagnement et de suivi. Tout ce qui concours au bien-être de la population, nous sommes-là pour ça puisqu’un préfet est un agent de développement », a indiqué Amara Lamine Soumah.

A noter que le nouveau bureau de l’Union des ressortissants pour le développement de Télimélé (URDT) a été mis en place le 15 décembre 2018. Et, il a commencé par organiser, le dimanche 27 janvier dernier, une cérémonie de sacrifice pour la mémoire des leurs disparus et pour implorer le Tout Puissant Allah de les aider à développer cette pauvre préfecture, située à seulement 270 kilomètres de la capitale guinéenne.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : un présumé coupeur de route arrêté par la gendarmerie

18 février 2019 à 10 10 18 02182

La compagnie mobile de la sécurité routière de Kindia vient de présenter à la presse locale, un bandit présumé, arrêté la semaine dernière par la gendarmerie. Le nommé Amadou Diouldé Diallo serait membre d’un groupe de quatre coupeurs de route, dont trois sont en cavale, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Selon le commandant Jimmis Niamy, responsable de la compagnie mobile de la sécurité routière de Kindia, Amadou Diouldé Diallo a été arrêté dans la matinée du jeudi, 14 février 2019 dans la sous-préfecture de Linsan. Des gendarmes ont soupçonné la voiture dans laquelle il se trouvait avec trois autres jeunes et ont décidé de fouiller le véhicule. Mais, les jeunes ont refusé d’obtempérer et ont décidé de prendre la fuite.

Le Commandant Jimmis Niamy

Les agents de sécurité les ont pourchassés et ont réussi finalement à mettre main sur un seul. Il s’agit du nommé Amadou Diouldé Diallo qui a été présenté à la presse, à Kindia. « Les gendarmes ayant vu 4 jeunes à bord d’un véhicule, se sont intéressés pour une vérification. C’est ainsi qu’ils ont intimé le conducteur du véhicule de descendre et ouvrir le coffre. Le nommé Amadou Diouldé Diallo que nous vous présentons ici, étant assis à côté du conducteur, a parlé à ce dernier en langue nationale en lui disant qu’on a soupçonné quelque chose. Il lui a dit de bouger rapidement pour quitter sur le feu. C’est ainsi que le chauffeur a tenté de fuir avec ses amis. Les gendarmes ont pris la moto pour les pourchasser. La voiture étant immobilisée, les trois sont descendus avec les armes, ils sont rentrés en brousse. Comme c’était la nuit, les gendarmes ont fait la recherche toute la nuit, ce n’est qu’au petit matin qu’ils ont mis main sur le nommé Amadou Diouldé Diallo », explique le commandant Jimmis Niamy.

Il ajoute que les gendarmes ont saisi aussi la voiture abandonnée par ces présumés bandits. Et dans cette voiture, dit-il, il a été trouvé « une arme PMAK avec une boite à chargeur garni, un fusil de calibre 12 de fabrication locale coupée, une clé alain, une tenue militaire, une pince, un pied de biche, une pioche et un téléphone ».

Amadou Diouldé a été entendu avant d’être mis à la disposition de la justice. Selon les services de sécurité, les recherches se poursuivent pour tenter de mettre main sur les autres membres du groupe qui sont en cavale.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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