Siguiri : l’ancien ministre, Siaka Barry, empêché d’accéder à la ville

21 février 2019 à 19 07 35 02352

Après la création de son mouvement intitulé « Guinée Debout » , Siaka Barry, l’ancien des sports, de la culture et du patrimoine historique, a entamé une tournée en Haute Guinée. Après avoir séjourné à Kouroussa et Kankan, le président de Génération Debout était attendu ce jeudi, 21 février 2019, à Siguiri. Mais, un groupe de jeunes inconnus a empêché le cortège d’entrée en ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le président du parti Guinée Debout, le « camarade  » Siaka Barry, en tournée en Haute Guinée, fief du RPG ARC-EN-CIEL, et les jeunes de son parti ont eté empêchés d’entrer à Siguiri ce jeudi, 21 février 2019. Selon nos informations, c’est un groupe de jeunes non identifiés qui a érigé des barricades à Banfidan (la rentrée principale ).

Interrogé sur ce qui est arrivé, Siaka Barry a dit que « nous sommes en tournée au compte de notre parti, Génération Debout. Après Kouroussa, Kankan et Kérosène, où il n’y a pas eu de problèmes, on devait se rendre à Siguiri aujourd’hui pour expliquer aux jeunes pourquoi Génération Debout, pourquoi Siaka Barry a été choisi président. C’était le but de notre mission. Après avoir salué les sages à Djoumabana (un district situé sur la route ), nous sommes venus trouver des jeunes qui ont barricadé la route. Moi, je ne sais qui ils sont. Comme ils viennent de Siguiri, c’est les jeunes de Siguiri qui peuvent les identifier. Ils ont barricadé la route, jeté les cailloux, certains véhicules ont été endommagés et des motos volées »‘, accuse le bouillant homme politique.

Parlant du rôle des forces de l’ordre, Siaka Barry a dit que la CMIS (Compagnie Mobile d’intervention et de Sécurité) est venue s’interposer. « Mais c’est qui m’a beaucoup inquiété, c’est quand les agents de la CMIS m’ont dit de se retourner, qu’ils ne peuvent pas assurer notre sécurité. Or, ils assurent la sécurité des jeunes qui jettent les cailloux. Nous sommes un parti légal comme les autres parti. Je ne sais qui est dernière ces jeunes, mais je soupçonne qu’il soit l’œuvre de certains cadres. Moi je pensais qu’on avait dépassé ces choses dans le pays. Mais, nous allons nous battre pour l’instauration de la démocratie », a martelé l’ancien ministre.

A rappeler que c’est la deuxième fois qu’on chasse Siaka Barry de Siguiri depuis qu’il a décidé de rompre avec le RPG ARC-EN-CIEL. La dernière fois, c’était au stade Ibrahima Magassouba, lors la célébration de la fête d’indépendance en différé en 2017.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Mémorandum : les diffuseurs d’images au Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale

21 février 2019 à 19 07 01 02012

Les diffuseurs d’images à Conakry et la société Canal + sont à couteaux tirés. Dans la journée d’hier, mercredi 20 février 2019, des gendarmes ont procédé à des arrestations et à une saisie de matériels de certains diffuseurs d’images qui n’arrivent plus à servir les clients. C’est pourquoi, ils se sont réunis ce jeudi 21 février 2019, dans le quartier Matam pour écrire un mémorandum au Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, directeur de la justice militaire, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs diffuseurs d’images à Conakry ont reçu la visite des gendarmes dans la journée d’hier, mercredi 20 février 2019. Ces diffuseurs accusent la société Canal de les empêcher de diffuser les images. C’est pourquoi, soutiennent-ils, des gendarmes ont été déployés à cet effet dans la capitale Conakry pour saisir leurs matériels.

Pour se faire entendre, l’Association des Diffuseurs des Images Câblées de Guinée (ADICAG) s’est réunie ce jeudi 21 février 2019, pour écrire un mémorandum au Haut Commandant de la Gendarmerie, directeur de la justice militaire.

Guineematin.com vous propose ci-dessous ledit mémorandum écrit par l’ADICAG au Haut Commandant de la Gendarmerie nationale.

MÉMORANDUM

A L’ATTENTION DE MONSIEUR LE HAUT COMMANDANT DE LA GENDARMERIE NATIONALE-DIRECTEUR DE LA JUSTICE MILITAIRE

PRÉSENTATION DE L’ADICAG

L’association des diffuseurs des images câblées de Guinée (ADICAG) est une organisation à caractère apolitique conformément aux dispositions de la loi U013/AN/du 04 juillet 2005, fixant le régime des associations, ONG, leurs collectifs et fondations en République de Guinée.

Cette association est née de la libre volonté de ses membres et n’a aucun caractère racial, ethnique, religieux ou régionaliste. Elle est régie par les dispositions d’un statut et règlement intérieur.

A- Organisation

L’ADICAG a été créée en 2000 et restructurée en 2018. Elle est détentrice d’un récépissé N°0045/MATD/CAB/SEPROMA/2018 du Service National de la Réglementation, de promotion des ONG et Mouvements Associatifs (SEPROMA) du 18/01/2018.

Elle est organisée comme suit :

  • Un Président ;
  • Un vice-président ;
  • Un secrétaire Administratif ;
  • Un trésorier ;
  • Un secrétaire à l’organisation ;
  • Un secrétaire chargé de l’information, à la communication et à la mobilisation ;
  • Un secrétaire des Affaires Sociales ;
  • Un secrétaire aux Relations Extérieures ;
  • Deux Commissaires aux comptes.

B- Objectifs :

L’ADICAG a pour objectif de :

  • promouvoir la protection des droits et intérêts des membres de l’Association,
  • réunir les professionnels d’images câblées de Guinée ;
  • contribuer au développement des NTIC, et ce conformément à nos mœurs et coutumes ;
  • promouvoir la pacification de la vie politique, économique et sociale.
  • II. IMPORTANCE SOCIO-CULTURELLE ET ECONOMIQUE

Dans la mise en œuvre de ses activités, l’ADICAG :

  • diminue le taux de chômage et le banditisme à travers l’employabilité des jeunes ;
  • participe à la réduction de l’immigration clandestine ;
  • contribue à donner les images au bas peuple à un prix abordable ;
  • permet de maintenir les femmes et les enfants à la maison ;
  • permet d’informer le public ;
  • tient compagnie aux personnes âgées. III. DIFFICULTES
  • Manque de règlementation pour exercer nos activités ;
  • Insuffisance du soutien des autorités de tutelle (BGDA, ONACIG et autres). IV. SUGGESTIONS
  • Assistance de l’Etat pour l’obtention d’une règlementation ;
  • Appui des autorités de tutelle (BGDA, ONACIG et autres) pour exercer nos activités.

Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale-Directeur de la Justice Militaire, nous espérons que la levée de ces barrières d’ordre structurel apportera de l’efficacité à l’action de l’ADICAG.

Dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez agréer Monsieur Haut Commandant, l’expression de notre très haute considération

Conakry, le 21 février 2019

Le président

Lire

Présidentielle au Sénégal : la cour de justice de la CEDEAO déboute Khalifa Sall

21 février 2019 à 18 06 08 02082

La cour de justice de la CEDEAO a rendu sa décision, ce jeudi 21 février 2019, sur l’invalidation de la candidature de Khalifa Sall à l’élection présidentielle au Sénégal. La juridiction sous régionale a rejeté toutes les demandes introduites par l’ancien maire de Dakar, a appris Guineematin.com à travers ses envoyés spéciaux au Sénégal.

Plus de suspense désormais pour Khalifa Ababacar Sall. L’ex maire de Dakar ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle du 24 février prochain. La cour de justice de la CEDEAO, son dernier recours, a rejeté ses demandes, jugées mal fondées.

Quant à Karim Wade, autre candidat exclu de la présidentielle sénégalaise, il devra attendre plus d’une dizaine de jours encore pour connaître la décision de la cour. Après les débats suivis des plaidoiries des avocats ce jeudi, la juridiction de la CEDEAO a renvoyé son dossier au 04 mars prochain. Une décision qui sera sans enjeux parce qu’elle interviendra plus d’une semaine après l’élection.

A rappeler que Khalifa Sall et Karim Wade ont saisi la cour de justice de la CEDEAO suite à leur exclusion de la présidentielle par le conseil constitutionnel du Sénégal, en raison de leurs condamnations à des peines de prison ferme. Ils ont demandé à la juridiction sous régionale d’ordonner la validation de leurs candidatures.

Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Lire

Nongo : une famille délogée nuitamment de son domicile par des policiers

21 février 2019 à 17 05 51 02512

Une famille domiciliée au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma, a été victime d’un déguerpissement très tôt ce jeudi, 21 février 2019. C’est aux environs de 4 heures du matin que des agents de la police ont débarqué sur les lieux pour vider la concession de tous les meubles et autres objets, sans aucun mandat, appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.


Fatoumata Bangoura

Interrogée, Fatoumata Bangoura, la concessionnaire, est revenue sur les circonstances de la descente nocturne des forces de l’ordre. « Nous étions couché quand ils sont rentrés dans la concession à 4 heures du matin. Ils ont escaladé le mur pour entrer. Lorsque mon grand frère a ouvert les portes, ils l’ont pris immédiatement pour le mettre dans leur voiture. C’est là qu’ils ont commencé à faire sortir nos affaires, y compris celles des locataires. Ils ont attrapé les jeunes pour les enfermer. Entretemps, ma sœur Khadija est venue m’alerter, pour me dire qu’ils ont attrapé tous mes frères. Je suis sortie en courant et j’ai trouvé que toutes nos affaires étaient au dehors », a-t-elle expliqué.

Revenant sur les raisons de cette descente musclée des policiers sur les lieux, Fatoumata Bangoura, se disant veuve, met en cause sa coépouse. « Cette concession m’appartient. C’est mon défunt mari, du nom de Williams Curtis, qui me l’a offerte. Il ne me l’a pas offerte parce que je suis sa concubine ou quoi que ce soit. Mais, c’est pare que je suis sa femme légitime depuis 10 ans de mariage. Je suis allée à plusieurs reprises avec lui en Occident. La dernière fois que nous étions partis ensemble, ses enfants l’ont pris pour l’envoyer dans un autre pays que j’ignorais. Suite à ça, il m’a dit de revenir au pays, et je suis revenue. Et un jour, j’ai appelé son fils pour me donner des nouvelles de mon mari. Il m’a dit qu’il est mort. Donc, c’est comme ça que j’ai appris la mort de mon mari. C’est son autre femme qui est derrière tout ça, du nom de Monique. C’est le seul nom que je connais d’elle. C’est Monique et ses enfants qui veulent reprendre cette concession de mes mains, alors que c’est mon mari qui me l’a offerte à mon nom. J’ai tous les papiers avec moi ici », soutient la dame, encore sous le choc.

Makalé Keïta

Pour sa part, Makalé Keïta, la belle sœur de Fatoumata Bangoura, a expliqué que la justice a déjà tranché dans ce dossier. « Ici, c’est la concession de ma belle sœur. Après le décès de leur mari, sa coépouse aussi est revenue au pays dans le but de récupérer la concession. Ils ont fait le jugement deux à trois fois. La vérité était toujours en faveur de ma belle sœur ».

Ensuite, Makalé Keïta, belle sœur de Fatoumata Bangoura, est revenue sur la descente des agents. « C’est dans les environs de 4 heures du matin qu’ils sont venus pour faire sortir nos bagages. Les policiers avaient rempli la cour, ils ont attrapé tous les jeunes, y compris mon mari pour les envoyer, ils nous empêchaient de sortir également, bien que tous nos objets soient au dehors. Vers 5 heures 30 minutes on a aperçu une femme de teint clair remettre une enveloppe au chef de l’équipe de la police. Ensuite, ils sont partis. Mais, ils nous ont volés avant de partir, y compris nos locataires, dont certains d’entre eux ont perdu leurs passeports, leur argent. Ils ont enlevé tous les portails », s’est lamentée la jeune femme.

En outre, Makalé Keïta tire à boulets rouges sur la justice qu’elle qualifie de corrompue. « Je demande à ce que la justice tranche et qu’elle nous dise si ce genre de choses fait partie de la justice. Si c’est logique et juste ce qui vient de se passer, que la justice nous le dise. C’est tout simplement parce que la femme du nom de Monique est amie avec Doura Cherif. Dans la Guinée que nous vivons, il n’y pas de vérité, la raison est toujours donnée à celui qui est riche ou à celui qui a des relations fortes. La Guinée est dans une période de brigandage, parce que la manière dont ils sont venus, à 4 heures du matin, tu rentres dans la concession avec une violence, on appelle ça du brigandage. Même en location, si tu veux que le locataire quitte ta maison, tu lui donnes trois mois de préavis. C’est ce que la loi dit », soutient-elle.

Cinq jeunes gens, brièvement interpellés, ont été relâchés plus tard par les policiers.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Déguerpissement à Kaporo : l’école privée Balouta Diallo sur la ligne de mire des « casseurs »

21 février 2019 à 16 04 31 02312

L’opération de déguerpissement des occupants du centre directionnel de Koloma, plus connu sous le nom de Kaporo rails, dans la commune de Ratoma se poursuit. Les bulldozers et autres engins lourds de la gendarmerie sont entrés en action depuis hier, mercredi 19 février 2019, pour dégager les très nombreux baraquements. Il s’en suivra les bâtiments dans les jours à venir, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette décision du gouvernement, qui vise à récupérer le centre directionnel, n’épargne aucun bâtiment au grand dam des habitants de Kaporo-rails, impuissants et réduits à constater les dégâts.

Parmi les nombreux bâtiments visés par les hommes de Dr Ibrahima Kourouma, ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, figure l’école privée Balouta Diallo qui compte 360 élèves et 28 employés, a-t-on appris sur place.

Antoine Lona, Directeur du complexe scolaire Balouta Diallo

Rencontré ce jeudi 21 janvier 2019, Antoine Lamah, directeur de ce complexe scolaire, a expliqué son amertume à notre reporter. « Cette école a été créée en 1993. Le bâtiment en question est construit en 1989 et il a commencé à fonctionner en 1993. Du début du fonctionnement à maintenant, si vous comptez, ça fait 25 ans et quelques mois. Donc, c’est un appui que cet établissement apporte au gouvernement. Nous sommes très conscients que c’est dans une zone de l’Etat que nous avons construit, mais nous sommes en train de rendre d’énormes services à l’Etat. Donc, l’Etat devrait être indulgent envers cette entreprise, pour la laisser continuer puisqu’après tout, ce sont les enfants du pays qui sont en train d’être formés ici. Franchement, nous sommes sous le choc. On ne sait pratiquement pas si l’Etat parviendra à durcir sa position et voir cet édifice s’écrouler pour ne devenir que de la terre ».

Selon monsieur Antoine Lamah, cette école, composée de 28 employés pour toutes les fonctions confondues, avec un effectif total actuel de 360 élèves, est repartie en en 10 promotions, avec le primaire et le collège. « Ça nous fait très mal. Mais, puisqu’on ne peut rien contre la décision de l’Etat, la seule alternative qu’on pourra, si l’établissement est démoli, c’est de négocier avec les écoles qui ne sont pas du tout touchées et voir comment surtout avec les classes d’examen, les faire continuer, ne serait-ce que pour les 4 mois qui restent », a lancé le directeur.

Concernant le problème des frais de scolarité payés par les parents d’élèves et leurs relations avec l’établissement, le directeur a demandé une doléance. « Je crois que c’est eux les premiers à partir. Et nous, nous nous retrouvons seuls avec les quelques élèves, parce qu’à la date d’aujourd’hui, nous n’avons même pas la moitié des élèves ici. La plupart des parents sont partis avec leurs enfants, nos élèves. Donc, s’ils reviennent vers nous, le même ouragan qui les a fait partir, c’est le même qui nous fera partir aussi. C’est de les sensibiliser afin qu’il n’y ait pas de cris entre nous, parce que c’est indépendamment de notre volonté. Pour ceux-là qui ont payé l’année entière, qu’ils acceptent que cela soit un sacrifice pour eux, parce que de toutes les façons, la formation, elle a été faite. Elle est effective. Ç a ne s’effacera pas dans la mémoire des enfants. Donc, il faut les sensibiliser à accepter ce sacrifice pour ces montants qu’ils ont investis », a-t-il plaidé.

À la question de savoir si l’école est prise en compte dans le cadre d’un dédommagement ou recasement, monsieur Antoine Lamah dit que « nous n’avons pas été sensibilisés par rapport à quoi que ce soit. C’est avant hier que le marquage a commencé et hier la démolition a commencé. Des recasements n’ont pas été proposés, mais le dédommagement avec le régime de Lansana Conté qui avait déjà commencé le travail, les premières familles ont été recensées. Mais, cette fois-ci, aucune famille n’est recensée. Qu’à cela ne tienne, nous avons l’espoir qu’ils vont nous dédommager puisqu’ils ont toutes nos pièces avec eux. Mais, jusqu’à la date d’aujourd’hui, nous n’avons rien perçu, ni en nature ni en espèces. En nature, on devrait nous recaser quelque part, en espèces on devrait nous donner de l’argent pour ne pas sentir la perte. C’est tout une vie qui est perdue puisque vous savez, des gens ont existé ici depuis trente ans. Et là, c’est une perte énorme », s’est-il lamenté.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Education : voici l’état d’avancement des programmes au Lycée-Collège Kaporo

21 février 2019 à 16 04 14 02142

Après la suspension de la grève des enseignants, qui a paralysé le système éducatif guinéen pendant trois mois, les cours vont bon train dans les écoles publiques du pays. Encadreurs et enseignants ont mis les bouchées doubles pour tenter de rattraper le temps perdu. C’est le cas du lycée-collège Kaporo, dans la commune de Ratoma où les cours ont sensiblement évolué, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Près de six semaines après la suspension de la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) les responsables du Lycée-Collège Kaporo tentent de colmater la brèche ouverte par les 3 mois de paralysie du système éducatif.

Mamadou Bailo Diallo

Selon le censeur, Mamadou Baïlo Baldé, les cours se déroulent normalement. En termes de pourcentage d’exécution des programmes, les choses évoluent lentement mais sûrement, rassure-t-il. « Parlant du collège, sur les 48,39% prévus, le taux de réalisation des programmes varie entre 25,84 et 32,30% en 7ème année. Pour la 8ème année, nous sommes entre 22,16 et 38,76 %. En 9ème année, le taux de réalisation varie de 25,89 à 41,99%. Celui de la 10ème année varie entre 25,84 et 41,22% », a dévoilé le censeur.

Pour ce qui est du lycée, Mamadou Baïlo Baldé a fait savoir que c’est surtout en terminale que les choses ont évolué. « Sur les 48,39% prévus pour le lycée, on note un taux de 35,53% en 11ème année ; 38,76% en 12ème année ; et, 45,22% en Terminale ».

Parlant du retard accusé dans l’exécution du programme, le censeur du Lycée-Collège Kaporo dira qu’il y a eu beaucoup de perturbations pendant la grève. « Mais, chez nous ici, tel n’a pas été le cas, comme vous le pensez. Du début jusqu’à maintenant, presque les cours n’ont pas été perturbés chez nous. Bien sûr, il y a des disparités. Dans certaines classes, il y a des petites difficultés. Au lycée par exemple, en Philosophie, on est un peu en retard parce nous sommes en manque d’un professeur de Philosophie. Donc, c’est nous qui gérons ça pour le moment », a dit monsieur Baldé.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

TPI de Kindia : 12 accusés à la barre pour incendie, pillage et destructions d’édifices…

21 février 2019 à 15 03 43 02432

Ouvertes il y a quelques jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. Parmi les dossiers en cours de jugement, celui qui retient l’attention est celui relatif à un problème domanial opposant deux familles à Kakossa, dans la préfecture de Forécariah. Douze personnes sont poursuivies pour incendie volontaire, pillage et destructions d’édifices, de vol, de pillage et de meurtre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les incidents dont il est question ont eu lieu entre le 23 et le 25 février 2014 dans une altercation entre la famille de Kalaké Camara et de Woulabakaria, dans la sous-préfecture de Kakossa, à Forécariah. Un conflit lié à l’exploitation d’un domaine agricole est à l’origine du litige entre les deux camps. Notre source ajoute qu’une décision a été rendue par la Cour Suprême en faveur de la famille Sylla de Woulabakaria. Mais, la famille Kalaké Camara se serait opposée à l’exécution de cette décision. Il s’en est suivi des accrochages avec d’énormes dégâts matériels et un mort.

A la barre, les douze accusés ont systématiquement nié les faits mis à leur charge. Les débats ont été très tendus entre le représentant du ministère public et les avocats.

Selon maître Dinah Sampil, avocat de la partie civile, « les débats ont commencé par notre dossier qu’on appelle communément le dossier de Kakossa, qui se résume en des infractions d’incendie, de destruction d’édifices, de vols et de pillages d’un côté et de meurtre ou d’assassinat de l’autre, entre les mêmes parties. Plus précisément, une partie accuse l’autre d’assassinat ou de meurtre ; l’autre partie aussi accuse le premier groupe d’incendie volontaire, de destruction d’habitation et de vol ».

Mais, l’avocat de la partie civile précise que pour l’audience de ce début de semaine, « on a commencé par le dossier d’incendie, puisque la jonction n’était pas possible entre les deux dossiers. Il faut finir l’un et ensuite aborder l’autre. Etant donné qu’on a commencé par le problème d’incendie, les débats d’aujourd’hui n’ont porté que sur cette infraction d’incendie. Quand on aura fini, on va aborder le problème d’assassinat ou de meurtre. Il ya des personnes qui sont citées, qui sont renvoyées devant le tribunal par le cabinet d’instruction.lls sont au nombre de 13. Une personne est décédée. Ce sont les 12 restantes qu’on a vu défiler à la barre. Aucun n’a reconnu les faits. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas coupables. Tous pratiquement étaient confondus lors des questions. Et, c’est quelque chose qui s’est passé entre deux groupes donnés. C’est une bataille rangée. Etant donné qu’on ne peut pas être sa propre victime, c’est-à-dire que dans le cas d’espèce, on ne peut pas avoir mis le feu à sa propre case ».

Selon Alsény Sylla, un des plaignants, il y a eu 28 maisons et 3 cases brûlées, des marmites du riz, des lits, des habits et autres bien détruits par le camp Camara.

Des affirmations balayées d’un revers de main par le camp Camara, qui dit avoir d’ailleurs perdu un des siens dans cette affaire. Selon Mamady Diomandé Camara, l’avocat de la défense « les débats ont commencé et c’est parole contre parole. Les uns tentant d’enfoncer les autres. Les autre tentant de se disculper, de se défendre. Puis qu’au finish, il y a un problème de preuve. Quand tel comparait, il dit qu’il n’était pas là, il le prouve par A+B. Il y a certains de nos clients qui ont présenté un certificat médicolégal. La partie civile, je ne sais pour quelle raison elle tente de démontrer que ceux-ci étaient là, alors qu’ils n’étaient pas là. C’est cette démonstration qui n’a pas été facile. Parce que c’est le montage qui est compliqué. Donc, à la suite des débats houleux entre les conseils des deux parties sur des questions de procédures et autres, je rappelle que c’est le 3ème jour aujourd’hui d’affilé, j’avoue qu’avec un peu avec un pincement au cœur, je ne dirai pas qu’il y a du n’importe quoi, mais on fait trop de digressions. Le premier dossier-là, concerne un groupe qui est accusé pour incendie volontaire. Et, le 2ème dossier, qui n’a même pas été ait évoqué encore, ils sont là-bas comme partie civile, contre ceux-là qui sont aujourd’hui plaignants. Un élément de la famille Camara a été retrouvé décapité. L’assassinat devrait passer en première position, parce que c’est lui qui a précédé l’incendie », a expliqué l’avocat.

Affaire à suivre…

Depuis Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

Lire

Dubréka : la GIZ lance des stations de lavage des mains et des kits d’éclairage solaire

21 février 2019 à 14 02 34 02342

En marge de la célébration, en différé, de la journée mondiale du lavage des mains, les autorités guinéennes et leur partenaire, la GIZ, ont lancé officiellement hier, mercredi 20 février 2019, la dotation des écoles encadrées par la GIZ en stations de lavage des mains et d’éclairage solaire.

La cérémonie a eu lieu à l’école primaire de Néguéya dans la commune urbaine de Dubréka, en présence du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, de l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne en Guinée, des autorités préfectorales, communales et scolaires de Dubréka ainsi que plusieurs responsables de la GIZ et de Plan Guinée, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est sous le slogan « Mains propres : une recette pour la santé », que la cérémonie de dotation des stations de lavage des mains et d’éclairage solaire s’est déroulée.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka, Mohamed Lamine Touré, s’est réjoui du choix porté sur sa préfecture, particulièrement sur l’école primaire de Néguéya. Il a rappelé que cette école fait partie des 5 écoles encadrées par la GIZ dans la préfecture.

Un encadrement qui vise, dit-il, l’amélioration des conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles, la formation initiale et continue des enseignants et la prévision de l’introduction d’approches innovantes dans le nouveau programme sectoriel de l’éducation 2019-2029.

Peter Hillen

Prenant la parole, l’expert senior de la GIZ, Peter Hillen, a fait savoir que cette cérémonie est l’aboutissement des efforts de son institution, la GIZ, sur la coopération internationale de l’Allemagne dans la promotion d’une approche innovante dans le secteur de l’éducation, notamment « être en forme pour apprendre ».

Selon lui, ces installations sont des équipements importants pour l’amélioration de l’hygiène dans les écoles. « L’apprentissage nécessite que les élèves soient en bonne santé. La bonne santé est le résultat d’une bonne hygiène en milieu scolaire », a insisté l’expert de la GIZ, avant d’indiquer que l’initiative sera élargie à plusieurs autres établissements scolaires du pays dans le cadre du futur plan décennal d’Education.

Revenant sur l’importance de l’éclairage solaire dans les écoles, Peter Hillen a souligné que cela permettra aux élèves d’apprendre aux heures pendant lesquelles il n’y a pas assez de lumière dans les salles de classes.

S.E Mathias Feitig

Quant à l’ambassadeur d’Allemagne en Guinée, S.E Mathias Feitig, il s’est dit fier que son pays, à travers la GIZ, puisse contribuer à la formation de la jeunesse guinéenne. « La coopération allemande dans le secteur de l’enseignement a plusieurs approches. C’est surtout un investissement dans les infrastructures, notamment dans le programme de construction des écoles à l’intérieur du pays avec Plan Guinée, dans la formation des enseignants, des administrateurs et des enfants », a dit le diplomate allemand.

Il a promis aussi de soutenir les efforts du gouvernement dans le combat contre la fièvre Lassa découverte récemment en Guinée. « Le lavage des mains n’est pas seulement propre aux enfants, mais c’est l’affaire de tous », rappelle Mathias Feitig.

Mory Sangaré

Egalement présent à la rencontre, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, a salué la coopération allemande pour son soutien dans le cadre de l’amélioration du système éducatif guinéen. Selon lui, dans cette amélioration, plusieurs actions sont en train d’être menées par le gouvernement et ses partenaires.

La cérémonie s’est poursuivie par des séances de démonstration de lavage des mains au savon en utilisant les stations fournies par la GIZ. C’est ainsi que les autorités présentes, les élèves et les enseignants ont tour à tour procédé au lavage des mains.

« La pratique de lavage des mains est de nature à développer chez l’enfant des habitudes conduisant à l’amélioration de sa santé physique et mentale, des conditions premières de sa réussite à l’école », a dit le ministre. Mory Sangaré invite donc les élus locaux et les écoles partenaires de la GIZ à s’engager dans la dynamique de l’entretien et de la conservation des installations.

De retour de Dubréka, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

Lire

Coordination des fédérations UFDG de l’intérieur : Cellou Baldé fixe ses priorités

21 février 2019 à 12 12 24 02242

Le président de l’UFDG a procédé hier, mercredi 20 février 2019, à quelques réaménagements au sein de sa formation politique. Cellou Dalein Diallo a nommé quatre cadres du parti à de nouveaux postes. Il s’agit de l’honorable Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG, qui est nommé au poste de vice-président chargé des affaires politiques en remplacement de Bano Sow, parti à la CENI ; l’honorable Cellou Baldé, vice-président de la commission électorale du parti devient coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays ; Elhadj Mamadou Diouma Bah, membre du bureau exécutif et fondateur de l’université IUHEG va occuper le poste de coordinateur des fédérations UFDG de l’extérieur et mademoiselle Nadia Nahman est nommée cheffe de cabinet par intérim du président de l’UFDG.

Au lendemain de ses nominations, l’honorable Cellou Baldé s’est confié à Guineematin.com ce jeudi, 21 février 2019. Le député de Labé s’est dit satisfait de la confiance placée en lui. « Nous avons accueilli cette nomination avec satisfaction et nous exprimons toute notre gratitude au président Cellou Dalein Diallo parce que c’est à son pouvoir discrétionnaire par le simple fait que nous ne sommes pas au congrès.

Le poste de vice-président est un poste électif et c’est au congrès de le meubler ; mais, quand il est vacant entre deux congrès, c’est au président de procéder à une nomination. Il a bien voulu assister le vice-président chargé des affaires politiques de deux coordinateurs pour les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur », a-t-il expliqué.

Ainsi donc, honorable Cellou Baldé se fixe déjà plusieurs objectifs, notamment ceux de mieux encadrer les fédérations de l’intérieur du pays auprès du vice-président en charge des affaires politiques et la réorganisation des structures à la base : les comités de base, les sections et les fédérations. « Puisque nous venons de sortir d’un scrutin pour lequel il y a eu beaucoup d’élus, il faut réorganiser les structures du parti.

Nous avons eu beaucoup de maires et de vices maires. Nous comptons aujourd’hui 416 membres des différents exécutifs du pays, 120 maires et environ 121 vices maires également. Nous avons eu plus de 2000 conseillers. Cela va sûrement plus ou moins affecter l’organisation des structures à la base. Donc aujourd’hui, il est question de relancer la redynamisation de ces structures ; mais également, assurer l’encadrement de nos militants et responsables à la base », a souligné le député.

L’élu de Labé pense que la mission ne s’arrête pas là et qu’il faut également étendre l’étendard du parti à travers son implantation dans des zones où il n’y avait pas assez de structures. « Il y a peut-être des zones où il n’y a pas de structures de base, donc il faut étendre l’emprise du parti dans tous les villages, les districts et sous-préfectures du pays. Et, avec un travail collégial, nous ferons en sorte que les résultats attendus soient produits et que l’UFDG soit au sommet en 2020 et que Cellou Dalein Diallo soit élu Président de la République pour que l’alternance soit assurée », a-t-il promis au bout du fil.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

Lire

Kindia : 400 jeunes filles et femmes à l’école de l’Entrepreneuriat

21 février 2019 à 11 11 30 02302

L’ONG Osez Innover a entamé une série de formations en faveur de quatre cents (400) jeunes filles et femmes dans un réceptif hôtelier de Friguiagbé, dans la préfecture de Kindia. La cérémonie officielle de lancement de cette formation, dans le cadre du projet Femmes Sans Barrières, a regroupé plusieurs personnalités et des responsables de l’ONG Osez Innover, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le projet a pour objectif la formation de 400 jeunes filles et femmes qui défileront en équipe de 50 et par métier sur le site, pendant 15 semaines. La cérémonie a été présidée par Mamadou Keita conseiller et représentant du maire de la commune rurale de Friguiagbé.

Selon lui, « le pays est entrain d’émerger. L’émergence-là, c’est toutes les couches qui doivent en bénéficier. Vous avez lancé ce ton en prenant ce nombre de filles, les former pour servir le pays à l’avenir .C’est un plaisir, c’est un développement à la base que vous êtes entrain d’organiser. Nous remercions les initiateurs de ce projet qui ont bien voulu organiser cela et amener ces filles dans ma sous préfecture, dans mon village »

Dans son intervention, Mamadou Oury Aissatou Diallo, gestionnaire du projet Femmes Sans Barrières au compte de l’ONG Osez Innover est revenu en détails sur ce qui est prévu dans cette série de formations. « Ce projet vise l’autonomisation de 400 jeunes filles/femmes guinéennes, recrutées sous la supervision de notre bailleur. Nous avons recruté 2023 femmes qui seront outillées dans des métiers jusqu’ici dominés par les hommes. C’est la briqueterie, la boulangerie, la peinture, la pisciculture urbaine, la coiffure homme… Ce projet vise vraiment à les accompagner jusqu’à la mise en place de leurs entreprises. C’est un long processus. Ce matin, vous avez assisté au lancement de la première session de formation de la première cohorte, dont 25 participantes en artisanat et 25 participantes en boulangerie. Après ici, elles vont retourner à Conakry pour continuer le processus qui vise à les accompagner, les outiller sur les différents corps de métier. Cette formation en business va leur permettre d’être outillé sur la gestion comptable, administrative, ressources humaines et comment mobiliser les financements en utilisant les sources de financement, comment utiliser le marketing au service de son entreprise. Après, elles vont partir à Conakry pour suivre une autre formation axé sur le ‘harcèlement, sur le processus de mentorats… ».

Pour sa part, Célestine Guilavogui, une des bénéficiaires de cette formation, a dit ses attentes. « Je suis venue pour la formation du projet Femmes Sans Barrières, profil Boulangerie. J’ai vu l’annonce sur le net te je me suis inscrite en septembre. Après quelques mois, on me dit que je suis retenue parmi les 400 jeunes filles qui doivent suivre la formation. Delà nous sommes parties à la Blue Zone pour le lancement du projet. Et après cela, on m’a appelé pour me dire et dire que mon choix est tombé sur la boulangerie. La boulangerie était mon grand rêve », a dit la jeune fille.

De son côté, Maimouna Barry a tenu à donner les raisons de sa participation cette série de formations. « Nous sommes à Kindia pour suivre la formation du projet Femmes Sans Barrières organisée par OSEZ INNOVER. Je suis retenue pour l’artisanat. Nous ferons 6 jours. Celles qui suivront la formation jusqu’à la fin bénéficieront de beaucoup d’opportunités sur la création de notre propre entreprise, surtout être autonome. Il faut oser et se lancer pour travailler pour soi-même ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

Lire

Conseils régionaux, quartiers et districts : le FOFPAG plaide pour une meilleure représentativité des femmes

21 février 2019 à 8 08 45 02452

Obtenir une meilleure représentativité des femmes dans les conseils régionaux, de quartier et de district ! C’est l’objectif d’une tournée du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG). Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par l’ONU Femme à travers le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont entamé, depuis le 19 février 2019 et pour une semaine, une tournée de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying dans les sept chefs-lieux de région du pays.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Implication des femmes en politique ». Soutenu par l’Assemblée nationale, ce projet concerne aussi bien la guinée profonde que la capitale, Conakry, selon le programme du FOFPAG, transmis au reporter de Guineematin.com qui accompagne une équipe des femmes parlementaires.

Pour le succès de sa mission, le Forum des femmes parlementaires de Guinée a formé deux équipes. La première qui sillonnera les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé est coiffée par l’Honorable Hadja Aïssata Daffé. La seconde, dirigée par l’Honorable Zalikatou Diallo, se rendra successivement à Faranah, N’zérékoré et Kankan.

Accompagnée des députées Anne Marie Mansaré, Fatoumata Binta Diallo (Koïn), de Thérèse Téwa Yaradouno et de deux assistants parlementaires, l’honorable Zalikatou Diallo, par ailleurs secrétaire générale du FOFPAG, a débuté sa mission hier, mercredi 20 février 2019, à Faranah, où elle a rencontré les autorités régionales, préfectorales et communales, mais également les représentants de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante), des partis politiques et de la société civile.

Dès l’entame, la cheffe de délégation a déploré la faible représentativité des femmes sur les listes de candidats des partis politiques pour les élections locales de février 2018. « Voyez-vous, les femmes avec tout le poids qu’elles supportent et représentant les 52% de la population, ne sont pas bien prises en compte dans les sphères de décision… Les élections communales passées ont enregistré, dans les 342 circonscriptions du pays, 29 mille 554 candidats pour seulement 7 mille 44 femmes ; soit moins du tiers de l’effectif. C’est marginal », a regretté la secrétaire générale du FOFPAG.

Plus loin, Zalikatou Diallo a expliqué que cette mission vise à faire un plaidoyer auprès des acteurs impliqués dans le processus électoral en vue d’une plus grande présence des femmes dans les conseils régionaux mais également pour qu’il y ait plus de femmes présidentes de quartier et de district.

« Nous avons demandé à tous les acteurs de tout mettre en œuvre pour que les femmes conseillères puissent être désignées dans les conseils de région. Du côté des conseillers communaux, c’est ce que nous voulons. S’agissant des partis politiques, nous demandons à ce que les femmes soient désignées et en nombre comme Présidentes de quartier et de district. C’est le moment de le dire, puisqu’en 2018, quand on passait le message d’inscrire beaucoup de femmes sur les listes électorales, cette étape était déjà passée. Maintenant qu’il est l’heure de désigner les conseillers régionaux et les responsables de quartier et de district, je pense que notre mission est arrivée au bon moment », a plaidé la députée qui a été également appuyée avec des arguments forts encourageants de ses paires.

Cette demande s’adresse également aux conseillers issus des listes indépendantes qui ont des femmes conseillères et des localités remportées, ont insisté les parlementaires.

S’adressant aux femmes, l’honorable Fatoumata Binta Diallo (Koïn) dira que le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. « Donc, levez-vous ! Car, avec un peu de volonté, vous pouvez devenir présidente de quartier, de district, maire, conseillère de région et pourquoi pas députée…».

Prenant la parole, certains participants ont regretté l’indifférence des femmes à pratiquer la politique et d’autres, de la méchanceté et de l’égoïsme des hommes, qui ne veulent pas partager.

Toutefois, des contraintes liées à la pesanteur sociale, aux coutumes, à la pauvreté ou au manque de formation ont été régulièrement été citées parmi les principales causes de la sous représentativité des femmes aux postes de décision.

De son côté, au nom du gouverneur Sadou kéïta, absent, le Chef de cabinet du gouvernorat de Faranah, Ibrahima II Sylla s’est réjoui de cette initiative du FOFPAG. « Nous saluons cette démarche des femmes parlementaires. Nous voulons que la représentation des femmes dans les quartiers et districts soit une réalité. Il appartient aux partis politiques de travailler et d’accepter également cette présence significative des femmes à la tête des quartiers et districts. Egalement, en tant qu’autorités, nous allons attirer l’attention des conseillers pour que les femmes élues soient désignées dans le conseil régional. Nous rappelons que nous assurons la tutelle ; mais, la décision de le faire ne nous appartient pas ».

D’ailleurs, abordant certains problèmes soulevés par les participants, Ibrahima II Sylla a rappelé les efforts du président de la République pour l’autonomisation des femmes. « Les femmes sont braves et capables. Et, pour les accompagner, le président de la République a créé partout des micro-crédits comme les MUFFA et les LC2 pour leur autonomisation… », a dit le chef de cabinet.

Dans la même logique, Ibrahima II Sylla s’est félicité de l’élection au poste de maire de trois femmes au niveau de la région de Faranah. Il s’agit de Madame Fanta Diaby, maire de la commune rurale d’Alfamoussaya, de Madame Mariama Diallo, maire de la commune rurale de Bissikirima et de Madame Fanta Chérif, maire de la commune rurale de Konindou. Ces trois collectivités rurales, relevant toutes de la préfecture de Dabola.

Enfin, Dr. Zalikatou Diallo a repris la parole pour revenir sur les recommandations faites par les différents acteurs rencontrés. « Il s’agit de rencontrer les femmes en nombre et dans les zones rurales pour les sensibiliser et les motiver à s’engager plus en politique et d’impliquer les médias dans nos activités », a-t-elle insisté. La cheffe de mission a également noté la proposition de loi sur la parité initiée par le FOFPAG qui viendra, une fois votée, contraindre les différents acteurs à améliorer le niveau de représentation des femmes aux postes décision (électif ou nominatif).

Après ces entretiens, la mission a continué à Kissidougou et Gueckédou où elle a également rencontré les différents acteurs, recueilli les données et développé le plaidoyer en faveur des femmes. La mission a regretté qu’il n’y ait aucune femme maire dans ces trois préfectures (Faranah, Kissidougou et Gueckédou).

Aujourd’hui, jeudi 21 février 2019, la mission conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo sera reçue dans les préfectures de Macenta et N’Zérékoré.

De Gueckédou, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

Lire