L’ambiance était tendue ce mardi matin, 26 février 2019, au quartier Kouléwondy, dans la commune de Kaloum. Les habitants du quartier ont été réveillés par des tirs de gaz lacrymogène. Un problème domanial opposant deux parties serait à l’origine de cette tension en plein centre ville de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est un vieux conflit domanial qui a resurgi, opposant un certain Antoine, à la famille N’Diaye, sommée de quitter son domicile. Mohamed Mansour N’Diaye, l’un des membres de la famille, est revenu sur l’origine du différend. « Notre père a acheté ici, cela fait 61 ans aujourd’hui. Nous disposons de tous les papiers légaux. Un certain Antoine, métisse, est venu réclamer les lieux. Nous sommes allés à la justice. Nous avons gagné en première instance. Antoine a été condamné au payement des dommages et intérêts pour avoir menti sur nous. C’est ainsi qu’il a interjeté appel. Il est allé voir le procureur général, feu Alphonse Aboli. Il a payé beaucoup d’argent, ils ont fait la magouille avec les gens de l’habitat, ils ont cassé la décision. Mais, depuis 61 ans, nous vivons ici », a-t-il soutenu.

Pour ce qui est de la matinée de ce mardi, Mohamed Mansour N’Diaye a raconté ce qui s’est passé avant de dire son refus de quitter les lieux. « Les gendarmes sont venus à 6 heures du matin. Ils ont tiré trois grenades lacrymogènes. Ils ont blessé une femme enceinte. Ils ont décoiffé complètement la maison. Mais, nous n’avons pas où aller. C’est la vie ou la mort ici. Parce que, ici ce n’est pas pour lui », a-t-il martelé.

Actuellement (11 heures), tous les effets de la famille, ainsi que les feuilles de tôles de la maison décoiffée, sont exposés pêle-mêle à l’air libre. La famille risque de passer la nuit à la belle étoile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel.: 620 589 527 /664 413 227

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