Elhadj Sadjouma Diakité, maire de la commune rurale de wedoubhour

Le maire de la commune rurale de Wendoubhour (une commune rurale qui relève de la préfecture de Gaoual) a été victime d’un braquage dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019. Les faits se sont produits au centre ville de Boké aux environs d’une heure du matin. Il n’y a pas eu de blessés, mais Elhadj Sadjouma Diakité a été dépouillé de plusieurs objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Le maire de cette commune rurale, fraîchement élu, est tombé dans un piège alors qu’il rentrait de Conakry. Des inconnus habillés en tenues militaires l’ont mis au respect avec les membres de sa famille. Il n’y a pas eu de blessés, mais les malfaiteurs ont emporté plusieurs objets appartenant à l’élu local : documents, téléphone Androïd, somme d’argent et autres biens précieux.

Interrogé par notre reporter, Elhadj Sadjouma Diakité est revenu sur les circonstances de cette attaque. « C’était dans les environs de 1h du matin. Je les ai vus, certains étaient dans des pantalons et des gilets militaires. C’est ce qui m’a fait croire que c’était des agents de la sécurité qui étaient en patrouille. Alors, j’ai demandé à mon fils qui conduisait de s’arrêter et c’est ce qu’il à fait. Trois personnes se sont approchées de moi. Ils m’ont demandé de l’argent. J’ai donné 10.000 FG qu’ils ont trouvés petit. Et directement, l’un d’entre eux a pris mon téléphone. Entre temps, d’autres sont venus par derrière, ouvrir le coffre de mon véhicule pour prendre les sacs qui y étaient. J’avais un autre sac sous mes pieds qu’ils ont dérobé aussi », a dit l’infortuné maire de Wendoubhour.

Par ailleurs, Elhadj Sadjouma Diakité a dit avoir été obligé de laisser son fils avec les assaillants pour aller chercher de l’aide. « Je suis allé à la gendarmerie. Mais, ceux-là m’ont renvoyé au niveau de la brigade mobile. Là-bas, j’ai trouvé un chef de poste avec ses collègues que j’ai informé. Mais, il m’a dit qu’il n’a pas assez d’agents et qu’ils ne peuvent pas partir. J’ai insisté en disant que les bandits sont avec mon fils. Mais, ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas partir. Je ne pouvais rien. J’étais obligé de revenir seul pour chercher mon fils qui était avec les bandits. J’ai sorti 50.000 FG, mon fils a ajouté 15.000 FG. On a été obligé de faire cette diplomatie, si non ils allaient brûler ma voiture et il n’y a pas où se plaindre. Ce mercredi matin, je suis allé à la gendarmerie pour porter plainte contre le chef de poste qui n’est pas venu à mon secours. Mais, là aussi, on me dit d’aller d’abord à Gaoual », a raconté le maire.

Interrogé sur cette situation, Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké, a exprimé son étonnement. « Ce maire qui veut rejoindre sa collectivité. Arrivé à Boké, il a trouvé des barrages érigés dans beaucoup de coins par le fait du manque de courant. Il a été victime d’un dépouillement de tous ses biens. Vraiment, ça nous déshonore et je regrette fort ce qui est arrivé à mon collègue. Et c’est des attitudes, il faut la sensibilisation et surtout l’implication des autorités, de la hiérarchie, c’est à dire le préfet et le gouverneur, pour lutter contre ça. Parce qu’il y a les bandits qui font des choses, la commune qui n’a pas une armée, ne peut que recourir aux forces de sécurité et de défense », a dit le maire de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

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