Le commissariat central de la police de Kankan a réussi un coup de filet le weekend dernier. Une descente opérée au quartier Gare, plus précisément à Harlem, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 février 2019, a permis de mettre le grappin sur des présumés détenteurs de chanvre indien, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est ce mardi, 26 février 2019, que les deux individus interpellés, en possession de 12 kilogrammes de chanvre indien, ont été présentés aux médias dans les locaux de la police. Il s’agit d’un homme et d’une femme, mis aux arrêts à Harlem, un coin réputé chaud de la commune urbaine de Kankan.

Le commissaire centrale de la police de Kankan, Abdoulaye Sanoh, a expliqué aux médias ce qui s’est passé. « Vous voyez comment notre ville est polluée ? Ce vendeur de drogue, c’est Sékouba Traoré, qui est un grand dealeur de drogue à Harlem, dans le quartier Gare. Je vous avais promis que nous allions tout faire pour mettre fin à la délinquance, pour que la cité puisse vivre en paix. Donc, c’est les opérations qui commencent. Ce sont ces gens qui sèment la panique dans la cité, parce que tous les bandits vont se ravitailler chez lui. Et, quand on fini de prendre la drogue, on ne pense pas à une bonne chose. J’ai déjà le dossier, après votre passage, ces prévenus seront présentés au procureur », a-t-il dit.

Le principal mis en cause, Sékouba Traoré, reconnait être le propriétaire et vendeur de cette quantité de drogue. Mais, il soutient que sa présumée complice, Maimouna Conté, est innocente. « Je suis là parce que les agents de la police sont allés nous arrêter la nuit du samedi dernier. Ma petite copine dormait même. Moi, je suis vendeur et consommateur. Mais, elle n’a rien à voir dans ça. Elle ne savait même pas que cette quantité se trouvait dans la chambre », soutient-il.

Une brèche dans laquelle va s’engouffrer Maimouna Conté. « Sékouba Traoré est mon copain depuis 8 ans maintenant. Mais, je ne connais rien dans cette histoire de drogue. Le samedi passé, à 23 h, on était dans la chambre avec les petits, les policiers nous ont trouvés et ils nous ont pris. Je sais quand même que mon copain vend de la drogue, mais je ne savais pas que la drogue était dans la chambre ce jour-là. Moi, je fume de la cigarette, mais pas du chanvre indien », a dit la jeune femme.

La vente et la consommation de stupéfiant gangrènent la cité de Kankan, réputée pourtant religieuse. A noter que la criminalité et le grand banditisme y ont refait surface depuis quelques temps. Le nouveau commissaire central de la police, qui a pris fonction au mois de décembre 2018, avait promis d’éradiquer ces maux. La bataille est désormais engagée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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