Sénégal : Mahou Diouf explique pourquoi Macky Sall a été réélu dès le premier tour

28 février 2019 à 23 11 17 02172

La joie est au comble dans les rangs de la coalition de Benno Bokk Yaakaar, suite à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal. Les responsables de la mouvance présidentielle jubilent après la réélection de leur candidat, Macky Sall, dès le premier tour, avec un score de 58, 27% des suffrages.

Dans la foulée, Mahou Diouf, le chargé de communication de la coalition Benno Bokk Yaakar, a expliqué les raisons qui ont poussé les Sénégalais à renouveler leur confiance à leur président sortant. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à un groupe de journalistes, dont les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Décryptage !

La commission provisoire de recensement des votes vient de publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ces résultats donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27%. Quelle est votre réaction face à cette réélection de votre candidat dès le premier tour ?

Mahou Diouf: nous sommes très heureux, très contents de voir que la rencontre d’un homme et son peuple en 2012 est en train de se poursuivre. Malgré tout ce qui a été dit, les Sénégalais ont décidé de poursuivre l’aventure pour la consolidation démocratique de notre pays, mais aussi la consolidation des acquis économiques avec un taux de croissance inédit sur une aussi longue durée. Nous sommes donc très confiants et très satisfaits de voir que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont choisi de poursuivre l’aventure avec le président Macky Sall.

Selon vous, qu’est-ce qui a permis à Macky Sall d’être réélu dès le premier tour ?

Mahou Diouf: le président Macky Sall a proposé une vision à son peuple qui doit permettre au Sénégal d’être un pays émergent à l’horizon 2035. Cette vision est fondée sur une approche scientifique rigoureuse mais aussi avec des axes prioritaires. Le premier axe prioritaire, c’est le fait que la famille reste au cœur de sa politique. La famille, à travers la maitrise de l’inflation ; la famille, à travers les bourses de sécurité familiale ; la famille, à travers la couverture maladie universelle.

La deuxième révolution apportée par Macky Sall, ce sont les politiques d’infrastructures. Que ce soit le PUDC, mais aussi les grandes infrastructures de rupture telle que l’autoroute Ila Touba, le TER, la compagnie nationale, le pont de la Gambie, toutes ces politiques et ces éléments de rupture d’approche, se déclinent aussi sur une façon de faire de la politique fondée sur la proximité avec les citoyens.

C’est pour cela que notre campagne dirigée par le candidat Macky Sall a été très bonne. Elle a été fondée sur des campagnes de proximité pour aller rencontrer les Sénégalais et leur expliquer la vision du président Sall et leur expliquer la phase du Sénégal émergent.

Parlez-nous justement de cette phase 2 du Plan Sénégal émergent. En quoi consiste-t-elle ?

Mahou Diouf: cette phase 2, c’est 5 visions, c’est 3 programmes, et 5 axes universels qui doivent propulser le Sénégal dans une nouvelle étape au bout du mandat en 2024, et qui pourra consolider la direction prise vers un Sénégal émergent en 2035.

La phase 2 du Sénégal émergent a déjà été validée par les partenaires sociaux, les partenaires financiers internationaux et les bailleurs de fonds. Il manquait maintenant l’assentiment des Sénégalais pour que cette phase puisse être mise en œuvre. Et, les Sénégalais dans leur écrasante majorité, viennent de valider la phase 2 du Plan Sénégal émergent.

Vous jubilez à la mouvance, mais l’opposition, notamment le camp de Idrissa Seck rejette les résultats publiés par la CNRV. Dès après la publication de ces résultats d’ailleurs, on a même enregistré quelques manifestations à Dakar et à Thiès même si elles ont été de très courte durée. Est-ce que vous ne craignez pas une crise post-électorale caractérisée par des violences ?


Mahou Diouf: nous pouvons faire confiance au peuple sénégalais. Nous sommes un grand peuple, nous avons une grande histoire démocratique. La première richesse du Sénégal, c’est sa culture démocratique. Donc, nous pouvons être sûrs, je pense, que les Sénégalais dans leur ensemble, quels que soient leur bord, seront à la hauteur de ce rendez-vous démocratique.

Le vote s’est passé dans les conditions que nous savons. Les observateurs nationaux et internationaux étaient là, vous les journalistes vous étiez là, tout le monde a salué les conditions dans lesquelles cette élection s’est déroulée. La seule chose qui est révolutionnaire ici, c’est une politique publique ambitieuse et qui a rencontré majoritaire l’assentiment de nos compatriotes.

Propos recueillis à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Sénégal : voici comment les citoyens réagissent à la réélection de Macky Sall

28 février 2019 à 22 10 49 02492

Comme annoncé précédemment, Macky Sall a été réélu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le président sortant est crédité d’un score de 58, 27% des voix, selon les résultats provisoires ce jeudi, 28 février 2019, par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Peu après la proclamation de ces résultats, les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar ont donné la parole à certains citoyens Sénégalais qui ont réagi sur le sujet. Si certains saluent cette réélection du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, d’autres la critiquent vigoureusement.

Décryptage !

Comme plusieurs autres partisans de Macky Sall, Mamadou Lamine Niabaly, résidant au quartier Mermoz de Dakar, s’est rendu devant le siège de la coalition Benno Bokk Yaakaar dès après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019, pour fêter la victoire de leur champion. Victoire synonyme de joie et de satisfaction pour le jeune homme. « On n’est très content aujourd’hui, vu que notre candidat Macky Sall a gagné dès le premier tour avec une victoire très écrasante.

On est vraiment satisfait de ce qui s’est passé aujourd’hui. En réalité, depuis la nuit du 24 février, on fêtait notre victoire parce qu’on savait réellement que Macky Sall allait passer au premier tour. Mais, on attendait juste que la proclamation des résultats soit faite par les instances habilitées à le faire pour pouvoir officialiser la fête. La seule chose que j’ai à dire, c’est félicitation à Macky Sall et félicitation à tous ceux qui ont voté pour Macky Sall », a-t-il déclaré.

Joie et satisfaction, ce sont les sentiments qui animent aussi madame Sofké Touré, également habitante du quartier Mermoz. Pour elle, la réélection de Macky Sall s’est déroulée de manière transparente et crédible. « Je suis contente. Je dis que c’est tout simplement le Sénégal qui a gagné. Si le président Macky Sall a gagné, c’est le Sénégal qui a gagné. Parce qu’on a vu depuis six (6) ans, ce que le président Macky Sall a fait pour le pays. Il veut faire émerger le Sénégal. Le pays a été mis sur les rails. Je pense qu’il fallait le reconduire pour qu’il continue ce qu’il a commencé.

Le président Macky Sall a non seulement changé le pays, mais il a changé aussi les mentalités. Il a montré aux sénégalais, surtout la jeunesse, qu’on doit travailler pour gagner sa vie. Nous tous nous avons été dans les bureaux de vote, et dans chaque bureau de vote, il y avait les représentants de tous les partis. A la préfecture, chaque candidat a un représentant, à la CENA, chaque parti à un représentant. Comment peut-on voler les élections dans ce contexte ? Donc, je pense qu’on joue avec l’intelligence des Sénégalais en disant qu’il y a eu de la manipulation. Que l’opposition accepte qu’elle a perdu », réagit-t-elle.

D’autres citoyens, par contre, n’ont pas le même avis. Ousmane Coly, résidant au Point E, commune de Fann Point E Amitié estime que les résultats publiés par la CNRV ne sont pas ceux qui sont sortis des urnes. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, ce n’est pas normal. On sait que ces résultats sont falsifiés, ce ne sont pas les bons résultats qui ont été publiés aujourd’hui.

En 2012, le président Macky Sall avait dit qu’il les moyens pour lutter contre la falsification des résultats. Mais, aujourd’hui, il a perpétré cette même forfaiture pour essayer de passer au premier tour, en mettant la pression sur les magistrats qui doivent déclarer les résultats », a-t-il dit.

Elhadj Malick Diouf, résidant au quartier des Habitants à Loyer Moderne (HLM) dans la commune de Parcelle Assainie, lui, qualifie cette victoire de Macky Sall de catastrophe. « Mon sentiment est déjà désolant. Nous étions bien partis en 2012 pour rétablir l’Etat de droit, pour rétablir la vérité, pour mieux rétablir notre socle de démocratie. Mais malheureusement, ce à quoi on vient d’assister aujourd’hui, c’est une catastrophe.

C’est malheureux pour l’Afrique en général, parce qu’on ne peut pas comprendre tout le temps que lorsqu’il y a des élections en Afrique, on vienne nous parler de hold-up électoral. Il faut que ça s’arrête. On ne peut pas toujours dépendre des occidentaux. L’occident ne doit pas toujours nous imposer nos dirigeants. Ils nous imposent des dirigeants, ils nous pillent et viennent jouer aux sapeurs-pompiers. L’élection de Macky Sall n’est pas une élection crédible », a-t-il fait observer.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Dans l’enfer de Kaporo Rails : triste témoignage des victimes, désormais sans abris

28 février 2019 à 19 07 04 02042

La démolition des bâtiments, entreprise par le gouvernement, continue à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Des familles vidées de leurs bâtiments, suite au déguerpissement entamé depuis une semaine, se retrouvent désormais dans les rues avec une totale désolation, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux habitants de la zone de Kaporo Rails ont assisté, impuissants, à la démolition de leurs bâtiments. N’ayant pas trouvé où aller, ils ont élu domicile dans les rues. Rencontrés par notre reporter ce jeudi 28 février 2019, plusieurs d’entre eux ont exprimé leurs désagréments, ne sachant plus quoi faire.

Ben Diallo, l’une des victimes de cette terrible opération, se dit meurtri et affirme que ses parents ont habité la zone depuis les années 1960. « Je suis né ici à Kaporo Rails, en 1981. J’ai grandi ici. Mes parents étaient là depuis 1965. Il y a un certificat de donation qui le prouve. On avait 5 bâtiments ici, en face de la radio Lynx FM. Mais, tout a été démoli, mis à terre. Lorsque l’ancien président Lansana Conté a décrété cette zone comme étant une réserve foncière de l’État en 1989, il se trouve que nous, on était déjà installé ici. Des milliers de personnes étaient installées ici. Il y a des certificats de donation, des factures d’eau qui prouvent que nous étions là bien avant ce décret », a expliqué monsieur Diallo.

Parlant des préjudices subis, Ben Diallo dit ne pas être pas capable de chiffrer la valeur des biens que lui et sa famille ont perdu dans cette zone. « Il est difficile aujourd’hui de savoir ce qu’on a perdu, parce que lorsqu’il s’agit de 5 bâtiment détruits, c’est déjà beaucoup. Je ne peux pas donner en chiffres ce qu’on a perdu dans ça. Le premier bâtiment avait 6 chambres et 3 salons. Le deuxième avait 3 chambres et un salon. Le troisième était constitué de trois appartements. Il y avait une autre maison aussi qui était composée de 4 chambres et un salon. Dans la dernière maison, on avait 3 chambres et un salon. Donc aujourd’hui, on est frustré, on est meurtri, abattu. On se demande qu’est-ce qu’il faut faire aujourd’hui parce qu’on nous a complètement mis à plat », dit-il, les larmes aux yeux.

Pour sa part, Hadja Halimatou Diallo, âgée plus de 60 ans, se dit choquée et dépassée par cette épouvantable opération. « Qu’on attende jusqu’à ce qu’on finisse de construire pour venir démolir d’un seul coup, on s’en remet à Dieu. Maintenant, nous sommes à la disposition des autorités, puisque nos maisons là, c’est notre propre sueur, c’est les ampoules de nos mains. Quand on venait ici, c’était de la brousse. Pendant 50 ans nous sommes là, nos fils et petits fils sont nés ici et ont grandi ici. Aujourd’hui, on nous a chassés de chez nous, nous passons la journée et la nuit ici, à même le sol. On n’a pas trouvé où aller », se lamente la vieille femme.

Selon Hadja Halimatou Diallo, « lors du premier déguerpissement, on nous a démolis 8 bâtiments, on est venu entrer dans ces derniers. Si cette fois-ci encore on nous a cassé le reste, on se demande quoi faire maintenant. On ne nous a même pas avertis qu’on vient nous déguerpir. On aurait pu faire sortir nos biens au moins. Mais, on les a vus venir subitement ici, sans avertissement, pour démolir nos bâtiments. C’est Dieu qui va les juger », lance-t-elle, fataliste.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Immigration clandestine : Alpha Kaba raconte sa vie d’esclave en Libye (interview)

28 février 2019 à 18 06 37 02372
Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye

Un jeune guinéen, du nom d’Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye, a écrit un livre pour raconter son calvaire. Dans cette œuvre, intitulée « L’esclavage des milices, voyage au bout de l’enfer », Alpha Kaba rend hommage aux victimes de l’esclavage et interpelle l’opinion à s’impliquer pour freiner l’hémorragie de l’immigration clandestine.

Dans un entretien téléphonique accordé à un reporter de Guineematin.com, Alpha Kaba est revenu sur sa traversée du désert, de la Libye et de la Méditerranée et les conditions de vie des migrants sans papier en Europe.

Guineematin.com : Alpha Kaba, nous avons appris par voie de presse, que vous avez été victime d’esclavage en Libye, parlez-nous de vous?

Alpha Kaba : je suis Alpha Kaba, journaliste sportif et journaliste animateur culturel à Kankan, aujourd’hui diplômé de l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, en DUJ, journaliste-reporter d’images. Je vis à Bordeaux, en France, depuis un peu plus de deux ans.

Guineematin.com : pourquoi avez-vous choisi l’immigration clandestine pour aller en Europe ?

Alpha Kaba : je n’ai pas choisi l’immigration clandestine pour l’Europe, c’est vue les nécessités, vue les conditions. Vous savez aussi bien que moi, exercer le métier de journalisme en Guinée, c’est de courir tous les risques sur le terrain. Vous vous rappelez sans doute des évènements de Kankan en 2013 où la radio Bâté FM où je travaillais a été pillée. Voici la raison qui m’a poussée à quitter la Guinée que j’ai tant aimée et que j’aime toujours.

Guineematin.com: vous avez été victimes d’esclavage en Libye. Comment ça s’est passé ?

Alpha Kaba : je vais commencer par vous expliquer comment ça se passe, le marché enchères en Libye où l’être humain, le noir est considéré comme un diamant rare ou une denrée rare d’ailleurs, où le racisme est saisissant. Comme vous l’avez constaté, nous avons été victimes de traite d’esclaves, on nous revendait dans les petits marchés pour partir travailler dans les champs de plantation, dans les champs de dattes, dans les chantiers, ou pour creuser des fosses, des puits, pour nettoyer les toilettes. On était à la merci de toutes sortes de travail et on était surveillé 24 heures sur 24 avec des armes, où les arabes tirent sur des noirs comme des bêtes sauvages, où comme si tu tuais un oiseau. Et beaucoup de migrants noirs, venus de la Guinée, du Mali, de l’Afrique au Sud du Sahara, ont été victime de ça, d’autres sont décédés sur le désert en traversant le désert du Niger, pour rallier la Libye ou d’autres sont décédés en mer Méditerranée.

Guineematin.com : que dire de votre cas, spécifiquement ?

Alpha Kaba : j’ai été victime de toutes sortes de maltraitance, c’est à dire on a été réduit au plus petit degré, à l’image de tous les autres amis qui sont passés par là Libye. J’ai été revendu de Ghadamès à Zabrata. Je suis passé par les mains de 4 maîtres où le quatrième m’avait promis si je travaille bien qu’il allait me libérer. C’est ainsi le quatrième maître, j’ai travaillé avec lui pendant 9 mois, ensuite il a ténu sa promesse. Il nous a envoyés en bordure de mer où on a trouvé d’autres migrants au nombre de 150 personnes. Là, ils nous ont mis dans un zodiac, il faisait nuit, ils nous ont montré l’étoile la plus brillante, ils nous ont dit « haya », ça c’est l’Italie. N’ayant pas le choix, c’était la seule option de nous sauver, soit par la mort ou de trouver l’Italie. On nous a planqués dans ces zodiacs comme si on plaçait des habits dans l’armoire et très serrés. Ils ont allumé le moteur, ils nous ont laissé sur la mer. Notre zodiac s’est percé, il y a eu des morts, notamment une femme enceinte, une autre femme et 4 jeunes. On a été secouru. Arrivé en Italie, ils m’ont envoyé au port de Messina où ils ont relevés les empreintes digitales, ils nous ont habillés, ils nous ont nourri. Puis, ils nous ont envoyés dans un hôtel à Peritha, c’est une ville du centre de l’Italie où je suis resté pendant quelques temps. J’ai vu que je ne pouvais pas rester parce qu’on nous imposait d’étudier la langue Italienne, moi je n’en voulais pas. C’est c’est ce qui m’a poussé d’ailleurs d’aller vers la France où je pourrais mieux communiquer et échanger avec les gens. Au jour aujourd’hui, je suis reconnu comme réfugié politique sous la protection de l’OFPRA pendant 10 ans… En Libye, j’ai été vendu à 350 Dinars, c’est ce qui fait environ 250 Euros, d’après les calculs…

Guineematin.com : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

Alpha Kaba : c’est mon métier de journaliste qui m’a poussé à écrire ce livre. Je me suis dit qu’il ne faut pas me taire, je me suis dit qu’il faut dire et évoquer le cas, pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant. L’une des raisons aussi qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est de parler au nom de toutes ces personnes qui sont décédées en Libye, sur le désert, ces personnes qu’on a assassinées. Je me suis dit que ces personnes ne doivent être mortes en vain. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour parler au nom de ces personnes. Donc, je me suis engagé pour parler au nom de toutes ces personnes et au nom de ces migrants qui son en Europe ici et qui n’ont pas eu la chance que moi j’ai eu. Donc, je me suis dit qu’il est normal que je parle d’eux aussi. Parce que, la situation en Libye au jour aujourd’hui, il y a encore des noirs qui sont là-bas, qui sont victimes d’esclavage. Il faut donc évoquer le cas, pour que l’opinion et les autorités se bougent pour sauver la vie de ces jeunes africains qui sont en Libye. Mon livre Esclave des milices, voyage au bout de l’enfer, je l’ai écrit pour parler de la vie d’un Alpha en Guinée, j’ai parlé de mon enfance, de la vie de mes parents quand j’étais à l’école primaire, j’ai parlé du saccage de la radio Bâté FM… et j’ai parlé en fin de cette grande traversée et de l’esclavage en Libye….

Guineematin.com: faites-nous un aperçu sur la vie des migrants en Europe

Alpha Kaba : la vie des migrants en Europe, c’est une vie que je ne souhaite pas vivre, un vie que je ne souhaite que mon ennemi vive, c’est une vie d’une autre planète, parce que si tu n’as pas de papiers, tu n’as pas droit au travail, tu n’as pas droit même à un bon logement. Tu erres dans les rues comme un fou, imaginez ce qui suit après. Tu continues à quémander dans les restaurants. C’est un peu compliqué la vie d’un migrant en Europe. Sans papier, c’est vraiment difficile, surtout en hiver. Ici aussi, il y a le racisme qui existe, même s’il y a des personnes de bonne volonté qui aident les gens.

Guineematin.com : quel est l’appel avez-vous à lancer à l’endroit des jeunes qui continuent de risquer leurs vies pour l’Europe ?

Alpha Kaba : l’appel que j’ai à lancer à ces jeunes qui continuent encore à risquer leurs vies pour rejoindre l’Europe, surtout pour passer par la Libye par la mer Méditerranée, je leur demande humblement de s’abstenir pour trouver une solution. Je crois qu’on doit utiliser d’autres moyens pour avoir une meilleure vie. Une meilleure vie ne se gagne pas facilement en Europe. L’Europe n’est pas comme avant, où on nous parlait de l’Europe ancienne. L’Europe aujourd’hui, c’est une Europe qui est vraiment compliquée où il y a des extrémistes de côté, où il y a des groupes sociaux, c’est-à-dire ils ont tous les moyens pour barrer la personne qui est migrante. Je les conseille d’utiliser d’autres moyens. Il y a la coopération, il y a Campus France.

Interview réalisée par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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TPI de Kindia: de lourdes peines de prison contre des présumés criminels

28 février 2019 à 18 06 24 02242

Les verdicts dans les dossiers criminels continuent de tomber au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kindia. Pour la journée de ce jeudi, 28 février 2019, le tribunal a statué sur trois (3) affaires avec de lourdes peines de prison infligées à certains accusés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Parmi ces trois dossiers, celui qui a le plus retenu l’attention, est celui relatif à deux individus poursuivis pour assassinat et complicité. Thierno Mamadou Sow et Tafsir Diallo (en fuite), c’est leurs noms, ont été reconnus coupables des faits à eux reprochés et condamnés à perpétuité.

Dans ce dossier, le juge Hammady Seck a rendu le verdict suivant : « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Thierno Mamadou Sow coupable d’assassinat, le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, le condamne aux dépens ; déclare Tafsir Diallo coupable de complicité d’assassinat, le condamne par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens, le tout en application de l’article 208 du code pénal et de l’article548 du code de procédure pénale ».

Le second dossier est un cas de viol. L’accusé, Mohamed Camara, également en fuite, a été reconnu coupable des faits. Le tribunal l’a condamné, par défaut, à 15 ans de réclusion criminelle et décerné un mandat d’arrêt contre lui à l’audience. Le tribunal a également constaté le désistement de la partie civile dans ce dossier.

Le troisième dossier est une affaire de vol à main armée impliquant un certain Mohamed Sylla, non retrouvé en prison. Les faits de vol à main armée ont été requalifiés en détention illégale d’armes. Mohamed Sylla a été reconnu coupable et condamné, par défaut, à 3 ans de réclusion criminelle.

Le verdict dans le dossier dit de Kakossa, où plusieurs individus sont poursuivis pour incendie volontaire, destruction d’édifices, est renvoyé au jeudi 5 mars prochain.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Déguerpissement à Kaporo Rails : un centre de mémorisation du Coran dans l’œil du cyclone

28 février 2019 à 18 06 11 02112

L’opération de déguerpissement, lancée la semaine dernière par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, continue de faire des victimes à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Les écoles et les lieux saints ne sont pas épargnés. Un centre de mémorisation du Saint Coran, ayant en son sein une mosquée, est dans la ligne de mire des engins lourds de la gendarmerie de l’habitat au grand dam des responsables des lieux, a appris un reporter que Guineeematin.com a dépêché sur place.

Des bâtiments à usage d’habitation, des usines, des centres islamiques et des mosquées sont, entre-autres, des réalisations non épargnées par la fameuse opération de déguerpissement à Kaporo rails.

A l’image du complexe scolaire Balouta Diallo, le centre de mémorisation du Saint Coran Alfourghâne et la mosquée du secteur Kissia sont de nos jours désertés.

Cette situation préoccupe le directeur général dudit centre. Rencontré par un reporter de Guineematin.com, Alpha Oumar Diallo a exprimé son amertume. « Nous sommes concernés par ce déguerpissement en cours. Nous ne serons pas épargnés par cette opération, parce que de d’un, ils ont marqué la morgue et le hangar de la mosquée. De deux, ils ont marqué tous les bâtiments qui sont dans le secteur, aux alentours du centre. Donc, tous les gens qui viennent prier ici et envoyer leurs enfants au centre sont chassés de leurs maisons. Donc, qui viendra ici ? Personne ne viendra ici. Donc, ça veut dire que ce centre et la mosquée vont aussi être démolis. Le samedi dernier, j’ai demandé aux élèves dont les bâtiments des parents sont marqués de lever la main, j’ai trouvé que 98 % sont de la zone. Les autres sont de Soloprimo (quartier non concerné par le déguerpissement, ndlr). Actuellement, les élèves ont cessé de venir, les uns sont partis au Fouta, d’autres à Coyah, ainsi de suite. Donc, beaucoup de gens sont partis ».

Selon alpha Oumar Diallo, le centre islamique est composé de trois grandes salles de classe, d’une direction, d’une mosquée, d’une morgue et d’un forage. Parlant de l’effectif des élèves et du personnel du centre, le directeur a précisé que, « nous avons un effectif de 160 élèves qui viennent régulièrement étudier ici, matin et soir. Il y a 4 enseignants disponibles pour le centre, trois (3) enseignants qui ont un emploi de temps stable et un autre qui vient temporairement ».

En outre, Alpha Oumar Diallo déplore la situation et demande au gouvernement de trouver des logements pour les personnes déguerpies. « La situation est très difficile. Les gens n’ont même pas de quoi manger. Je demande au gouvernement de construire des logements sociaux pour les personnes déguerpies, parce que de toutes les façons, ces personnes déguerpies sont des citoyens guinéens. Aujourd’hui, beaucoup sont sortis et sont assis là, ils n’ont pas trouvé où aller. Au centre ici, ça fait 4 jours aujourd’hui que les élèves ne viennent pas. Donc, nous aussi, je ne suis pas sûr que nous allons continuer à rester ici pour enseigner puisqu’il n’y a personne », a fait savoir monsieur Diallo.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Kaporo-rails : des enfants qui ramassent des barres de fer…

28 février 2019 à 17 05 37 02372

L’impitoyable opération de déguerpissement à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, se poursuit. Le gouvernement guinéen va récupérer les domaines réservés de l’Etat, sans aucun dédommagement des victimes, jetées dans la rue à la merci des intempéries. Après le passage des bulldozers ce jeudi, 28 février 2019, de nombreux jeunes garçons ont pris d’assaut les lieux à la recherche de la ferraille, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, a-t-on coutume d’entendre. Cette maxime s’applique bien à la tragédie en cours à Kaporo Rails. L’opération de déguerpissement se poursuit. Une situation qui fait l’affaire de certains jeunes garçons, venus des quartiers environnants. Ils sont nombreux à fouiller les décombres à la recherche de morceaux de fer qu’ils vont écouler sur le marché.

Selon Abdourahmane Diaouné, domicilié à Kakimbo et âgé de 12 ans, « nous venons ici pour ramasser les barres de fer qu’on va revendre. Ça nous permet d’avoir entre 20.000 et 40.000 francs guinéens. Nous ramassons ces barres de fer pour avoir de l’argent. Avec cet argent là, j’achète à manger et des vêtements. Je donne le reste à ma mère. Je ne suis pas content du fait qu’ils ont cassé les maisons des gens, mais je viens ramasser les barres de fer pour me faire de l’argent ».

Même son de cloche chez Mamadou Aliou Diallo, élève de la 5ème année. Il n’est certes pas content de la démolition des habitations, mais cela ne l’empêche pas de venir fouiller dans les décombres à la recherche de la ferraille. « Malheureusement, ce sont les maisons de nos parents qui sont cassées. Mais, nous sommes vénus ramasser les fers pour aller les peser. Dans ça, nous pouvons avoir 20.000 francs guinéens, 30.000 francs guinéens ou même 50.000 francs guinéens. Nous prenons cet argent pour nous acheter à manger, des habits et reste nous le gardons. Nous ne sommes pas contents de la démolition des bâtiments et nous ne sommes pas contents non plus de ramasser ces barres de fers. Nous prions le gouvernement d’arrêter de casser les bâtiments », lance le garçon de 14 ans.

Pour sa part, Mamadou Djan Barry, mécanicien à Bambéto, profite du manque d’activité dans son garage pour avoir de l’argent. « Quand je n’ai pas de travail au garage, je viens ici pour ramasser le fer afin d’avoir de l’argent. Ce que je vais gagner ici va me servir à beaucoup de choses : acheter de quoi à manger, acheter des habits et autres ».

De son côté, Thierno Mamoudou Sow, élèves de la 7ème année, dit qu’il est là mais à l’insu de ses parents. « Nous ramassons ces fers pour les revendre. Parfois, nous gagnons 20.000 GNF, 30.000 GNF et plus. Ça dépend des kilogrammes. Par exemple, un kilogramme de fer coûte à 10.000 GNF. Je prends cet argent pour jouer au PlayStation, pour acheter à manger ou des habits. Mais, mes parents ne savent que je viens ici. Je ne leur montre pas aussi cet argent », dévoile le collégien.

Pendant ce temps, les machines continuent de démolir les bâtiments, malgré le tollé et l’indignation que cette opération inhumaine a provoquée.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conseil des ministres de ce 28 février : voici le compte rendu complet

28 février 2019 à 17 05 20 02202

Conakry, le 28 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 28 Février 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTÉRIEL DU 26 FÉVRIER 2019

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a demandé aux autorités en charge de l’Education Nationale de communiquer sur les engagements du Gouvernement au titre des accords de sortie de crise conclus avec des syndicats de l’Education, tout en insistant sur le fait que toutes les dispositions convenues sont prises en compte par les autorités concernées

Le Chef de l’Etat a rappelé ses directives concernant le sérieux et l’anticipation qui doivent caractériser la négociation des contrats liant l’Etat à des opérateurs privés, afin d’éviter la survenance d’évènements imprévus pouvant amener à la conclusion d’Avenants dont les effets induits pourraient amener à fausser les prévisions budgétaires de l’Etat

Le Président de la République a insisté de nouveau sur l’urgence et la priorité que revêt l’amélioration significative des conditions d’organisation du pèlerinage musulman. Il a notamment déploré les souffrances endurées par de nombreux candidats au Hadj et exigé que, sur la base d’une large concertation nationale, des mesures correctives soient immédiatement prises dans le but de permettre à nos compatriotes d’effectuer le pèlerinage aux lieux saints dans les meilleures conditions de confort et de sécurité

Le Président de la République a instruit le Gouvernement d’informer largement l’opinion sur le rôle de la Mission d’Appui à la mobilisation des Ressources intérieures (MAMRI) et rassurer quant à la complémentarité entre cette entité chargée d’aider et d’impulser la collecte des ressources publiques et les régies financières chargées, elles, de la perception des taxes, impôts et autres recettes de l’Etat

Le Chef de L’Etat a appelé tous les services impliqués dans le contrôle de qualité des marchandises importées à une concertation urgente aux fins d’arrêter des méthodes et procédures efficaces pour mettre un terme à la mise sur le marché guinéens de produits prohibés ou périmés

En prélude à la prochaine session des lois de l’Assemblée Nationale qui s’ouvrira en début d’avril 2019, Le Président de la République a demandé aux membres du Gouvernement d’observer scrupuleusement les procédures et délais légaux de dépôt des dossiers auprès des instances de la Représentation Nationale. Il a instruit chaque Ministre à transmettre au Secrétaire Général du Gouvernement son propre agenda de travail normatif, exercice 2019, au plus tard le 8 Mars 2019. L’objectif visé par cet exercice est d’assurer une meilleure planification du travail Gouvernemental en vue d’une amélioration de la qualité des actes législatifs et règlementaires.

Le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de veiller à promouvoir un développement équilibré du territoire national, de manière à ce qu’aucune région du pays ne soit ni discriminée ni privilégiée

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 26 février 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée qui a soumis pour examen le projet de Décret fixant les Statuts du Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée.

Il a rappelé que l’Etat a été le principal animateur du secteur du logement à travers des mécanismes de financement initiés respectivement avec la SOLOPRIMO, la SONAPI, le Fonds de Garantie Hypothécaire, le Fonds National de l’Habitat et de l’Urbanisme, l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et le Fonds de Sécurisation Foncière. Ces institutions se présentent comme le socle du développement et du financement du secteur de l’immobilier en Guinée.

Le Gouverneur a déclaré que malgré ces acquis, l’offre de logements reste toujours insatisfaite en raison à la fois de l’absence de financement organisé du logement, de la forte demande et du coût important de l’investissement initial requis.

Il a soutenu que les conditions financières pour accéder à la propriété de logements sont difficiles à satisfaire pour la majorité des ménages au regard de la faiblesse de leurs revenus, d’une part, et la difficulté de l’accès au crédit immobilier auprès des banques commerciales, d’autre part. À noter que moins de 3% des emplois des banques sont consacrés au financement des logements.

Le Gouverneur a justifié que face à cette situation, de nouvelles réformes institutionnelles et réglementaires du secteur de l’habitat et de son financement sont engagées pour prendre en compte une proportion importante de la population. D’où la création du Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée (FGHG).

Il a précisé que l’objectif visé par ce Fonds, est à la fois de développer les infrastructures financières nécessaires à la mise en place d’une politique immobilière efficace et inclusive, et de fournir des garanties de prêts hypothécaires aux populations guinéennes désireuses d’acquérir un logement.

Le Gouverneur a indiqué que pour l’organisation et le fonctionnement du Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée (FGHG), il est prévu trois organes d’administration et de gestion : le Conseil d’Administration, la Direction générale et le Comité de crédit.

Il a informé que les ressources du Fonds sont notamment constituées par une dotation initiale en fonds propres, souscrite par l’Etat guinéen et ouvertes ultérieurement aux banques et autres institutions financières, et de toute ressource pouvant résulter de son activité.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Décret fixant le Statuts du Fond de Garantie Hypothécaire de Guinée

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a présenté une communication sur l’organisation des festivités de la journée du 08 mars, fête des femmes.

Elle a informé que les réunions préparatoires se sont tenues et ont enregistré la participation de l’ensemble des acteurs concernés à savoir : les représentantes des Départements ministériels, des Institutions Internationales, des ONG et la Société Civile.

Elle a souligné qu’à l’issue des débats, plusieurs activités à réaliser sur le terrain ont été identifiées dont entre autres :

  • La participation des femmes à l’assainissement des espaces publics de Conakry ;
  • Les visites de compassion aux malades, aux femmes et enfants en conflit avec la loi et vivant dans les centres de détention ;
  • L’élaboration et la validation du rapport national sur les réalisations, acquis, contraintes et défis à relever ;
  • La promotion des produits de l’Entreprenariat féminin à travers une exposition vente ;
  • La remise des équipements de couture, de broderie, de coiffure, de restauration et outils informatiques aux CAF de Siguiri et Labé ;
  • La célébration de la journée internationale du 8 mars 2019 consacrée à la présentation du bilan de la 3ème République dans le domaine de l’autonomisation de la femme ;
  • La participation d’une forte délégation guinéenne à la 63ème Session des Nations Unies à New York ;
  • Le lancement officiel de la phase pilote du projet d’appui à l’Entreprenariat Féminin et à l’Autonomisation des Femmes pour un projet d’un coût global de 2.500.000 USD.

Au terme des débats qui ont suivi l’exposé, le Conseil a accordé son soutien à la Ministre pour l’organisation de la cérémonie de célébration de la fête internationale des femmes en insistant sur la capitalisation des expériences passées en matière d’organisation de ce type d’évènements pour en assurer le plein succès.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger qui a fait une communication relative à l’organisation de la conférence diplomatique prévue à Conakry

Le Ministre a annoncé que cette conférence diplomatique, première du genre depuis l’avènement de la 3ème République, sera placée sous le thème « Diplomatie au service de l’émergence de la Guinée. » Elle regroupera notamment les Ambassadeurs guinéens en poste à l’étranger, les Conseillers et Directeurs Ambassadeurs au Ministère, les Représentants de la Guinée dans les Organisations internationales, les Consuls Généraux, les Ambassadeurs itinérants.

L’objectif visé par cette Conférence est de bâtir sur le socle des acquis enregistrés, une administration des Affaires étrangères plus performante, plus efficace et plus efficiente au service de l’émergence de la Guinée.

Elle définira également les politiques et stratégies que devra suivre l’appareil diplomatique pour mobiliser des ressources, et promouvoir la destination Guinée, conformément aux priorités et objectifs contenus dans le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES 2016-2020).

Au terme des débats, le conseil a soutenu cette initiative. Cependant, après avoir fait l’état de lieu des préparatifs de cette importante rencontre et compte tenu de l’ampleur des défis à relever, le Conseil a décidé d’affiner la note conceptuelle de cette Conférence et de l’inscrire dans un calendrier réaliste tenant compte des préalables à réunir avant sa tenue. La date finale en sera incessamment déterminée.

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Le Conseil des Ministres.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Sénégal : Idrissa Seck rejette les résultats de la présidentielle mais ne fera pas de recours

28 février 2019 à 16 04 33 02332

La coalition Idy2019 ne reconnaît pas les résultats officiels de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec plus de 58% des suffrages exprimés. Peu après la publication de ces résultats provisoires par la commission nationale de recensement des votes, Idrissa Seck a lu une déclaration à son domicile, au quartier Point E, dans la commune de l’Amitié Fann (Dakar).

Déclaration dans laquelle l’opposant au régime de Macky Sall rejette ces résultats qui ne reflètent pas, selon lui, la volonté du peuple sénégalais. Idrissa Seck précise toutefois, qu’il ne fera pas de recours auprès du conseil constitutionnel. Guineematin.com vous propose l’intégralité de sa déclaration.

Mes chers compatriotes d’ici et de la diaspora, aujourd’hui, la commission nationale de recensement des votes vient de publier des résultats qui reflètent parfaitement la commande du candidat sortant. Nous rejetons fermement et sans aucune réserve ces résultats. Nous ne ferons aucun recours devant le Conseil constitutionnel.

Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple sénégalais et sera seul à assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire. Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté souveraine du peuple et sera seul à en assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire.

Nous exprimons toute notre gratitude et nos félicitations au peuple sénégalais qui a massivement exprimé son désir de changement dans la maturité, le calme et la paix.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Yattaya : un accident de la circulation fait 5 morts et 5 blessés graves (police)

28 février 2019 à 15 03 13 02132

Un accident de la circulation, survenu aux environs de 4 h du matin, ce jeudi 28 février 2019, au secteur Fossidet, quartier Yattaya, dans la commune de Ratoma, a fait au moins cinq (5) morts et 5 blessés. Un camion remorque qui transportait 40 tonnes de ciment a dévié pour finir sa course dans une concession, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le bilan de cet accident est de 5 morts et 5 blessés. C’est un camion portant deux plaques d’immatriculation différentes (RC 10 10 K et RC 95 02 K) qui a violemment heurté une concession, habitée par Abdoul Karim Condé, Brigadier-chef à la CMIS n°3 d’ENCO 5. Le policier a perdu sa femme et son fils unique dans cet accident.

Ibrahim Damba

Interrogé, Damba Ibrahim, propriétaire de la concession endommagé est revenu sur les faits. « C’est vers 4 h que moi je me préparais pour la moquée. J’ai soudainement vu le camion descendre de la colline de Fossidet. Il y avait des voisins de là haut qui criaient. Ils disaient prenez soin de vous. J’ai cherché à sauver ma tête derrière un manguier. Soudainement, le camion est venu raser la maison de l’un de mes locataires nommé Karim où sa famille dormait. Il a perdu sa femme, madame Condé, et son fils unique dans l’accident. Je pense que c’est le système de freinage du camion qui a lâché. C’est grave et c’est triste pour moi», a-t-il dit.

Aussitôt, les voisins ont accouru pour voler au secours de la famille. « Les jeunes sont venus m’aider pour faire sortir les corps et les blessés pour les évacuer à l’hôpital ».

Commissaire Sékou Touré

Selon monsieur Touré Sékou 2, commissaire chargé de la sécurité routière à Sonfonia, « c’est l’incompétence du chauffeur qui a causé ce drame. C’est le manque de maitrise qui a causé cet accident. Nous avons constaté que c’est le frein qui a lâché et le chauffeur n’a pas pu maitriser le camion. Les propriétaires des camions laissent les voitures à la portée des enfants », accuse-t-il.

Parlant du bilan de ce drame, le commissaire Touré Sékou 2 a dit que « pour le moment, nous avons un bilan provisoire. Nous avons 5 décédés et 5 personnes sont dans un état critique à l’hôpital Donka. Nous sommes en train de fouiller dans les décombres pour voir s’il n’y a par hasard un autre corps ».

A rappeler que l’identité du chauffeur reste inconnue. Mais, il est détenu par les des forces de l’ordre au commissariat central de Sonfonia.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Kankan : un comité de gestion d’urgence pour le projet de la filière cotonnière de Guinée

28 février 2019 à 14 02 52 02522

Pour remédier à la crise administrative qui handicape, depuis plusieurs mois, le bon déroulement des travaux dans l’usine du projet de la filière cotonnière à Kankan, le ministère de l’Agriculture a décidé de mettre en place un comité de gestion d’urgence. Ce comité aura plusieurs missions, notamment celle de tout mettre en œuvre pour éviter la faillite de la société, engluée dans des difficultés sans précédent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Composée de quatre personnes, cette nouvelle équipe a déjà pris fonction. Elle a la lourde tâche de rétablir le climat de confiance qui s’est manifestement détérioré ces derniers temps entre employeurs et employés de l’entreprise.

Selon nos informations, la nouvelle équipe de gestion du projet coton aura à sa tête Dr Morodjan Sangaré, qui assure cumulativement les fonctions de chef du centre de recherche agronomique de Bordo, à Kankan. Son adjoint au comité de gestion se nomme Douba Kent Camara, cumulativement directeur adjoint de la production du projet de développement de la filière cotonnière de Guinée.

Ensuite, Elhadj Abdoulaye Samoura, administrateur civil, est nommé responsable chargé de l’administration et des finances. Enfin, le poste de conseiller chargé de la sensibilisation auprès des producteurs revient à Elhadj Mouramany Kaba, de la chambre préfectorale d’agriculture de Kankan.

A ceux-là, vient aussi s’ajouter un représentant de l’Etat, en la personne de Kalifatou Sow, en service à l’inspection générale du ministère de l’agriculture.

Ce comité d’urgence de gestion du projet de développement de la filière cotonnière en Guinée, basé à Kankan, aura trois mois pour sortir l’entreprise de l’ornière. Il sera en relation avec le comité de suivi du projet et en collaboration avec le chef du projet de Géocotons.

Les principales tâches assignées au comité de gestion sont : faire l’état sommaire des lieux du projet ; liquider les affaires courantes du projet ; élaborer un plan d’action en vue de la réalisation de la campagne agricole 2019-2020 ; prendre des dispositions urgentes pour l’achat et le transport des intrants en vue de la réussite du lancement de la campagne agricole 2019-2020 ; et réviser l’usine pour l’égrenage du coton graine.

Il faut signaler que cette nouvelle équipe, est censée sauver la filière coton en Guinée. Mais, elle souffre déjà de l’absence d’un représentant de la fédération nationale des producteurs du coton. Pourtant, cette fédération avait récemment émis le souhait de faire partie de l’équipe de gestion du projet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00 224) 627 24 13 24

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Réélection de Macky Sall au Sénégal : voici l’intégralité des résultats de la présidentielle

28 février 2019 à 14 02 43 02432

La commission nationale de recensement des votes (CNRV) du Sénégal vient de publier les résultats provisoires de l’élection du dimanche, 24 février 2019. Ces résultats donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur avec 58, 27%, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

La proclamation vient d’être faite au palais de justice de Dakar par le juge Demba Kandji, le président de la commission nationale de recensement des votes

Résultats provisoires

Nombre d’inscrits : 6.683.043

Nombre de votants : 4.442.344

Bulletins nuls : 42 465

Suffrages valablement exprimés : 4.383.879

Taux de participation : 66,23%

Suffrages par candidat

Macky Sall : 2.554.605, soit 58, 27%

Idrissa Seck : 898.674, soit 20, 50%)

Ousmane Sonko : 687.065, soit 15,67%

Elhadj Issa Sall : 178.533, soit 4,07%

Madické Niang : 6.502, soit 1,48%

Alpha Fafaya et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar

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Urgent : Macky Sall réélu président du Sénégal avec 58, 27%

28 février 2019 à 13 01 43 02432

Ce sont donc 58, 27 pour cent des sénégalais qui auront voté pour Macky Sall, président sortant du Sénégal et candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle du dimanche dernier, 24 février 2019. L’annonce officielle des résultats provisoires vient d’être faite par le président de la commission de recensement des votes, devant les envoyés spéciaux de Guineematin.com au palais de justice de Dakar.

Et, c’est l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qui est arrivé en deuxième position avec 20, 50%. Il est suivi du jeune Ousmane Sonko avec un peu plus de 15 pour cent, d’Elhadj Issa Sall et de Madické Niang, arrivé en dernière position.

En attendant de revenir sur ces résultats, Guineematin.com vous propose de suivre cette vidéo relayée en direct par nos envoyés spéciaux à Dakar.

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Futur président du Sénégal : les attentes de Fou Malade du mouvement Y’en a marre

28 février 2019 à 13 01 27 02272
Malal Talla, acteur de la société civile sénégalaise

Quelques jours après le vote au compte de l’élection présidentielle sénégalaise, de nombreux acteurs se prononcent sur ce scrutin et sur leurs attentes vis-à-vis du prochain président. C’est dans ce cadre que les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com se sont entretenus avec Malal Talla, acteur de la société civile sénégalaise. Plus connu sous le nom de Fou Malade, cet artiste, rappeur est membre du célèbre mouvement Y en a marre. Il s’est exprimé notamment sur le processus en cours, ses attentes vis-à-vis du prochain président.

Guineematin.com : les sénégalais étaient aux urnes dimanche dernier pour élire leur président de la République. Comment avez-vous perçu l’élection du 24 février 2019 ?

Malal Talla : oui, c’est une élection qui s’est déroulée, dans son ensemble, assez bien, même si on a noté qu’il y a eu des dysfonctionnements dans le processus. C’est-à-dire de la confection des cartes électeurs à la distribution sélective, de la distribution sélective au parrainage. Et également, les opposants avaient évoqué les questions de la fiabilité du fichier. Mais quand même, ils sont allés aux élections. Le jour des élections effectivement, les sénégalais ont voté dans la tranquillité, dans la paix, tout le monde est rentré, il n’y a pas eu de grands incidents qui mériteraient de commentaires qui pourraient entraver la proclamation des résultats.

Guineematin.com : quel a été l’apport de votre mouvement, Y’en a marre, dans le déroulement du scrutin ?

Malal Talla : le mouvement Y’en a marre a beaucoup d’abord travaillé pendant la période pré-électorale. C’est une période pendant laquelle le mouvement a sillonné le pays, toutes les régions pour sensibiliser les jeunes et les femmes à s’inscrire sur les listes électorales, à retirer leurs cartes, à aller voter et à sécuriser leur vote. Egalement, le mouvement a sensibilisé les jeunes et les femmes sur un phénomène très politicien, l’achat des consciences à l’approche des élections. Et également, nous avons organisé à la fin de ces moments de mobilisation, nous l’avons clôturé avec une tribune qui s’appelle « Wallo Askani », entendez la part du peuple, qui a consisté quand-même à inviter tous les candidats aux élections, et pour que ces candidats aient un face-à-face avec les populations, c’est-à-dire qui ne se réclament d’aucun parti politique. Nous avons permis à des milliers de sénégalais d’interagir avec de potentiels candidats aux élections présidentielles. Et, nous sommes très satisfait parce qu’il y a eu plus de 60% de taux de participation. Et, je pense que le mouvement a fait un travail énorme en termes de mobilisation des jeunes.

Guineematin.com : avant la publication des résultats, il y a une guerre de chiffres à laquelle se livrent la mouvance présidentielle et l’opposition. Comment appréciez-vous cet état de fait ?

Malal Talla : oui, c’est une guerre de chiffres qui a son sens d’un niveau de vie très politique. Chacun essaie de s’attirer la victoire. Parce que, depuis bien avant les élections, les sénégalais effectivement, l’opposition a beaucoup communiqué bien avant les élections sur la possibilité d’un deuxième tour. Mais, l’Etat également, le parti au pouvoir a beaucoup communiqué sur 53%, sur 57% dès le premier tour. Je pense qu’en fait, c’est un jeu de politiciens que nous en tant que mouvement, on ne doit pas s’immiscer.

Guineematin.com : vous ne craignez pas que ce jeu puisse déboucher sur des violences ?

Malal Talla : je ne pense pas. Mais, je pense que le droit sera dit. Et qu’en fait, la Commission Électorale Nationale Autonome va se prononcer et va donner les résultats qui seront ensuite validés par le Conseil Constitutionnel. Puisqu’on a fait confiance au Conseil Constitutionnel, je veux parler des différents acteurs, ils ont fait confiance malgré les dysfonctionnements qu’ils ont noté, ils sont allés aux élections. Moi, je pense qu’en fait on attend d’écouter les résultats, et qu’en fait, que chacun comprenne qu’il s’agit du Sénégal. Donc, je ne pense pas qu’on puisse aller à des situations très tendues.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous attendez du prochain président de la République ?

Malal Talla : ce que nous attendons du président de la République effectivement, c’est une rupture entre l’exécutif et le législatif, c’est-à-dire entre l’exécutif et le pouvoir judiciaire. Il faut qu’on ait véritablement un président qui ne commande pas la justice. Il faut qu’on ait un président qui va faire beaucoup d’efforts sur des questions judicaires, l’emploi des jeunes. Et puis, quel type de relation nous devons avoir avec l’occident, etc. C’est-à-dire comment on peut amener les sénégalais à vivre mieux, comment on peut être amené à être bien gouvernés. Tout ce que nous voulons, c’est être bien gouvernés. Etre bien gouvernés, ça veut dire repartir les ressources publiques de manière très équitable.

Guineematin.com : parlant des relations avec l’Occident. Quel type de relation vous voulez entre le Sénégal et l’Occident ?

Malal Talla : aujourd’hui, nous sommes dans un monde ouvert. Dans le monde des grands ensembles, les gens doivent travailler ensemble. Mais en fait, tout partenariat doit être gagnant-gagnant.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : la commission santé du parlement présente son rapport sur les structures sanitaires

28 février 2019 à 13 01 13 02132

La commission santé de l’Assemblée nationale a rendu public hier, mercredi 27 Février 2019, les résultats issus de ses visites effectuées dans 57 structures sanitaires de Guinée, au cours de l’année 2018. Ces résultats consignés dans un rapport d’une dizaine de pages fait mention du constat effectué par les membres de cette commission et les recommandations qui en résultent. Ce rapport a été rendu officiel en présence du ministre de la santé, Edouard Niankoye Lamah, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette restitution dans la salle du 28 Septembre du palais du peuple.

Hon Ben Youssouf Kéïta

Dans le cadre du projet de « participation des citoyens à la gouvernance de la santé », mené par FHI360, en collaboration avec les partenaires d’exécution dont Search For Commun Ground et Social Impact, avec le financement de l’USAID, la commission santé de l’Assemblée nationale a effectué, du 21 juillet au 1er Août 2018, des visites de terrain dans 57 structures sanitaires de Guinée. Ceci, dans le but de toucher du doigt les réalités (équipement, fonctionnement, qualité de soins,…) des structures sanitaires du pays, en vue de renforcer le contrôle de l’action gouvernementale par les députés de la commission santé pour une amélioration du système de santé en Guinée. Et, ce Mercredi, cette commission présidée par l’honorable Ben Youssouf Keïta a présenté son rapport aux nombreux acteurs (société civile, syndicats, médias,…) qui étaient présents dans la salle du 28 Septembre du palais du peuple. Un rapport dans lequel la commission note des améliorations au niveau de l’hygiène, l’assainissement, les équipements et matériels, la gestion des ressources humaines et la gratuité de la césarienne dans certaines structures visitées.

« Les visites de terrain de la commission santé étaient une première dans certaines localités et une deuxième dans d’autres, notamment dans les communes de convergence. La plus part des structures visitées en 2017 ont fait des efforts considérables dans l’amélioration de l’environnement du travail. Ce constat se fait sentir à travers la propreté des locaux et des toilettes et l’assainissement de la cour dans ces structures sanitaires. L’Etat guinéen et ses partenaires techniques et financiers ont doté au cours de l’année 2018, beaucoup de structures sanitaires en équipement et matériels. Il faut signaler qu’en 2017, c’était catastrophique. C’est le cas de la rénovation et l’équipement complet de la maternité de Kankan et de Kouroussa par MSF,… Nous avons constaté une amélioration de la gestion des ressources humaines. Contrairement à 2017 où près de 80% des nouvelles recrus étaient absentes de leurs postes, sous la complicité de certains responsables et des dispositifs de caïman de salaires mis en place ; en 2018, plus 80% sont en fonction et exécutent le service conformément à leur mission. Le dispositif de recrutement doit être amélioré…pour favoriser les bénévoles et les contractuels ayant fait plusieurs années au service des communautés. Vous trouverez des lieux (structures sanitaires) où il y a des bénévoles qui ont fait 15 ans, 20 ans. Il y en a même qui ont fait 25 ans. Les patients rencontrés à l’intérieur du pays ont affirmé la gratuité de la césarienne et de l’accouchement. Cependant, le problème persiste à Conakry où les citoyens sont souvent victimes de rançon de la part de certains agents de santé… », a dit l’honorable Ben Youssouf Keïta dans sa présentation.

Parlant des faiblesses constatées dans les structures sanitaires par les membres de la commission santé de l’assemblée nationale, l’honorable Ben Youssouf Keïta a évoqué entre autres le retard des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital national Donko, la faible communication sur les actions du ministère de la santé, la faible déconcentration des services spécialisés, la rupture et le retard dans l’approvisionnement des structures sanitaires en produits pharmaceutiques, l’insuffisance de sécurité et la faiblesse et le retard des subventions. Sur ce dernier point, Dr Ben Youssouf Keïta précise que « les subventions arrivent tardivement dans les structures régionales et préfectorales et restent faibles par rapport aux besoins ». Par exemple, dit-il, « jusqu’au 31 Juillet 2018, aucune structure n’avait obtenu sa première tranche de subvention ». Par ailleurs, ajoute-t-il, « les centres de santé ne reçoivent aucune subvention financière, ni de l’Etat, ni des collectivités pour leur fonctionnement ».

Dans ses recommandations, la commission santé de l’Assemblée nationale a égrainé une dizaine de points dont entre autres : renforcer les inspections, poursuivre l’équipement dans les structures sanitaires, prendre des dispositions pour une finition rapide des infrastructures en chantier et améliorer la prestation de la PCG (pharmacie centrale de Guinée).

Prenant la parole au nom du gouvernement, le ministre de la santé, Edouard Niankoye Lamah, a félicité la commission santé de l’assemblée nationale pour le travail abattu. « Il faudrait que les gens sachent que ce processus exprime encore la démocratie, que l’action gouvernementale soit contrôlée. Nous restons tous redevable au peuple de Guinée… Je voudrais vous dire qu’il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites, mais il reste beaucoup de choses à faire. J’en suis conscient. Au point de vue ressources humaines, avec les partenaires techniques et financiers, nous avons promis de recruter, cette année, environ 4000 (quatre mille) agents de toutes spécialités confondues. Je suis convaincu que sur le terrain la commission santé de l’assemblée a fait du travail. Nous avons des chantiers qui ont été ouvert il y a longtemps et qui reste inachevés. Je m’en presse de le dire parce que parallèlement à cette commission, mon ministère, par ses inspections, est allé sur le terrain pour constater. Il faut que je vous le dise. Il y a eu des décaissements, beaucoup de décaissements, qui ne correspondent pas au niveau des travaux. Mais conscient de cela et puisqu’on reste redevable au peuple de Guinée, nous avons envoyé deux ou trois lettres de mise en demeure des entrepreneurs pour que les travaux soient achevés. Sinon, nous allons saisir, si ce n’est pas déjà fait, l’agent judiciaire de l’Etat », a expliqué le ministre Edouard Niankoye Lamah.

A noter que cette cérémonie de restitution a été clôturée par un débat sur fond de conférence presse auquel le ministre de la santé et les membres de la commission santé et leurs partenaires techniques et financiers ont pris part.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : Wafrica outille plusieurs femmes entrepreneures dans le domaine du digital

28 février 2019 à 11 11 37 02372

L’ONG Wafrica (Womens of Africa Guinée) a bouclé son projet dénommé Elles Coaching par une remise d’attestations à des femmes entrepreneures dans la soirée d’hier mercredi, 27 février 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Ce projet a duré six semaines et a consisté à coacher des femmes entrepreneures dans le domaine du digital. C’est Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, qui a présidé la cérémonie de clôture, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs femmes entrepreneures guinéennes ont bénéficié d’un coaching de six semaines dans le domaine du digital afin de booster leurs entreprises.

Fatou Souaré Hann

Selon Fatou Souaré Hann, directrice exécutive de l’ONG, « c’est un projet qui s’appelle Elles Coaching. C’est un format coaching où des femmes guinéennes, pendant six semaines, ont eu l’opportunité de faire des sessions avec des coaches qui étaient spécialisés surtout sur des questions du digital. Il s’agissait d’outiller ces femmes sur l’utilisation du numérique pour développer leurs activités entrepreneuriales ».

Mariam Teindou Camara

Abondant dans le même sens, Mariam Teindou Camara, directrice de Madame Digital et co-fondatrice de l’ONG Wafrica, dira que « Madame Digital est une plateforme que nous avons lancée à Dakar en 2016. Elle est spécialement focalisée sur comment booster les femmes entrepreneures dans le contexte de l’économie numérique. C’est-à-dire, les femmes doivent aujourd’hui se hisser pour faire partie des opportunités qu’offre l’économie numérique. Non seulement pour une question d’inclusion digitale, donc inclusion en matière de l’utilisation des outils technologiques, utilisation des applications qui sont aujourd’hui de plus en plus créatives et qui augmentent la performance et la productivité des petites entreprises. Nous voulons, à travers la plateforme Madame Digital et le programme Elles Coaching, inciter et susciter l’engagement des femmes cheffes d’entreprises et aussi introduire ce concept en Guinée pour qu’on puisse développer encore plus ce programme ».

Moustapha Mamy Diaby

Pour sa part, Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, a promis d’accompagner les femmes entrepreneures dans le domaine du numérique. « Nous, en tant que gouvernement, ce que j’ai promis aux dames, c’est que nous avons un certain nombre d’infrastructures et de facilités qui sont mises en place. Nous nous engageons à mettre ces facilités à la disposition des femmes, nous avons un centre d’incubation au niveau du ministère. Je les invite toutes à venir nous exposer leurs projets et nos ingénieurs, nos jeunes techniciens, seront à leur disposition pour développer des applications leur permettant de mieux faire ce qu’elles font actuellement », a promis Moustapha Mamy Diaby.

Mariam Kaba

De son côté, Mariam Kaba, directrice de Miranass Tourisme, une des bénéficiaires du programme Elles Coaching, a remercié les organisatrices. Selon elle, « ce programme m’a permis d’avoir une ouverture, non seulement dans le côté business, mais en même temps sur le plan du développement personnel. J’ai suivi des modules qui m’ont servi de corriger des erreurs que je commettais dans l’exercice de mon boulot. Au sortir de ça, j’ai non seulement une vision large de ce que je veux faire et en même temps j’ai fait la connaissance d’autres personnes qui évoluent dans plusieurs domaines. Ça me fait déjà un réseau de clients potentiels. Donc pour moi, c’est une opportunité de partage et d’expérience ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Déguerpissement de Kaporo Rails : la déclaration du ministre Ibrahima Kourouma

28 février 2019 à 11 11 13 02132

Conakry le 28 Février 2019 – Le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire rappelle une fois de plus, que le site de Koloma, actuellement appelé Centre Directionnel, a été identifié par la Première République pour recevoir les services administratifs.

En 1987, le Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat a procédé non seulement á la définition des limites du site mais aussi au recensement des occupants qui se trouvaient dans le périmètre.

En 1988, le site a été classé par le Schéma Directeur de la ville de Conakry au titre de Centre Directionnel.

Pour sa protection, l’Etat a installé des panneaux et des bornes géantes indiquant les limites de la zone réservée et l’interdiction formelle d’y construire.

En 1989, le site a été classé comme réserve foncière de l’Etat, suivant le Décret n0 211/PRG/SGG en date du 23 Novembre 1989, pour une superficie de 267,5 ha et immatriculé sous le Titre Foncier n009981/2007/TF de Conakry.

De 1997 à 1998, face à l’envahissement total du site par des citoyens, l’Etat a procédé au dégagement de 63% des constructions illégalement érigées, soit une superficie théorique de 169,8 hectares.

Suite á ce déguerpissement, les études d’aménagement, d’architecture et technique ont été réalisés par un Cabinet cubain dénommé ‘’SYBONEY’’ sur la base d’un contrat signé le 7 juin 1998 à la Havane.

Ce plan d’aménagement a prévu un zoning par rapport aux activités à mener sur le site dont :

• Le Lot 1 qui est limité par la haute tension surplombant une rue de 50 mètres, à l’Est par la T2, à l’Ouest et au Nord par la voie ferrée de Fria. Ce lot est constitué d’anciens lots de Kipé 2, avec une superficie de 42 ha est considérée comme zone résidentielle (habitat évolutif).

• Le lot 33, situé entre les tours jumelles de Kakimbo, la Route le Prince et la T2, avec une superficie de 55,63 ha, est considéré comme zone de logements et de commerce.

• Les autres lots, d’une superficie de 169,8 ha, sont destinés aux bâtiments administratifs et aux centres d’Affaire.

Le déguerpissement en cours porte sur les 169,8 hectares, destinés aux bâtiments administratifs et aux centres d’affaires entièrement libérés en 1997 et 1998 et qui malheureusement font l’objet de nouvelles occupations illégales.

Par conséquent, le dégagement de cette zone continuera son cours normal. Cependant les autres lots non concernés par l’opération actuelle feront l’objet de négociations ultérieures.

L’opération déclenchée a été précédée de plusieurs séances de sensibilisation des occupants suivies de notifications par voie d’Huissier de Justice.

Le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire sait compter sur l’esprit de civisme de tous et de chacun.

Le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire

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Débélé : Rusal/CBK fait un don de fournitures scolaires et de matériels bureautiques à Mambia et Friguiagbé

28 février 2019 à 11 11 08 02082

La compagnie minière Rusal/CBK a offert hier, mercredi 27 février 2019, un important lot de fournitures aux établissements scolaires de Débélé et de Mambia, ainsi que des matériels bureautiques pour les besoins de l’administration des sous-préfectures de Mambia et de Friguiagbé. La cérémonie de remise du don a eu lieu au lycée de Débélé, en présence du préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, des autorités locales, des élus locaux, du Directeur Général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKY, ainsi que de plusieurs responsables de la compagnie, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Ce sont des dictionnaires, des cahiers, des règles, des ballons, des imprimantes et plusieurs autres objets qui ont été remis aux autorités. Du matériel destiné aux élèves et enseignants pour l’amélioration de leur condition de travail et d’apprentissage.

Dans son discours de bienvenue, le sous-préfet de Mambia, Labilé 2 Loua, a loué les efforts des responsables de la compagnie Rusal/CBK pour leur appui considérable aux populations de sa zone de juridiction. « Nous sommes fiers de dire que ce don qui vient s’ajouter à d’autres aura un impact sur la qualité de la formation des élèves, de travail des enseignants et de la population », a dit le sous-préfet.

Parmi les autres actions de la compagnie minière en faveur des collectivités, citées par le sous-préfet il y a la construction de nombreuses écoles, la restauration des infrastructures administratives, l’appui à la jeunesse, la réalisation de forages dans plusieurs villages, l’appui financier aux groupes féminins et aux confessions religieuses, etc. « La réalisation de toutes ces actions a été rendue possible grâce au climat de paix, de solidarité, de concorde sociale et de bonne coopération existant entre toutes les couches », a insisté Labilé 2 Loua qui promet une bonne utilisation du matériel.

De son côté, le Directeur Général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKY a, au nom du Directeur Général de Rusal, profité de l’occasion pour rappeler que depuis leur installation en Guinée, il y a 17 ans, Rusal a toujours apporté sa contribution pour le rayonnement de l’éducation dans notre pays en général et à Kindia en particulier. «Parmi les projets de soutien à l’éducation mis en œuvre par notre société dans la région de Kindia, nous pouvons citer la reconstruction et l’équipement d’une école primaire dans la cité de Débélé, en 2011, et la construction d’un nouveau lycée de 12 classes en 2012-2016, l’achèvement de la construction d’une nouvelle école primaire à Balaya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé », a cité le DG de Rusa/CBK.

Profitant de l’occasion, Petr GAEVSKY, a promis que dans les mois à venir, ils achèveront la construction et l’équipement de deux nouvelles écoles primaires à Mambia et Friguiagbé. Des actions qui vont s’ajouter au programme éducation « Bourse Rusal 2018 » qui était l’une des priorités de la société. Dans ce cadre, Petr GAEVSKY a rappelé que les 101 lauréats dont 13 filles qui ont été sélectionnés ont démarré leur cours gratuitement dans les universités russes. « Les coûts associés aux frais de scolarité, de voyage et d’hébergement des étudiants seront entièrement pris en charge par Rusal. C’est un programme conçu pour six ans et qui coutera 8 millions de dollars américain », a dit le DG de Rusal.

Au nom de la Direction Préfectoral de l’Education de Kindia, la directrice sous-préfectorale de l’Education de Mambia, madame Mariama Sadio Sow, a vivement remercié la société Rusal. « Nous souhaitons que ces actions se pérennisent ; car, elles contribuent au développement des écoles à Mambia », dit-elle.

Abondant dans le même sens, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré a aussi salué la compagnie Rusal qui, souligne-t-il, ne cesse d’assister les populations de Kindia pour son épanouissement. « Il y a déjà plus de 15 ans, la CBK fait des gros investissements dans le développement du secteur éducatif de Kindia, notamment à Mambia et à Friguiabgé pour accompagner les élèves à s’armer de la culture de l’excellence, à se concentrer dans les études afin d’avoir des résultats qui vont susciter un motif de fierté pour une garantie de l’avenir », a indiqué N’Fansoumane Touré.

Enfin, le préfet a exalté la coopération entre la Guinée et la Russie sous les magistères des Présidents Alpha Condé et Vladmir Poutine, avant d’exprimer la gratitude des populations de Kindia à l’endroit de la société Rusal/CBK.

Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Présidentielle au Sénégal : les résultats provisoires attendus ce jeudi

28 février 2019 à 10 10 44 02442

Dans un peu moins d’une heure, les sénégalais connaitront les résultats officiels et provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019. La commission nationale de recensement des votes va publier ces résultats ce jeudi, à 12 heures 30′.

Déjà, la salle du Palais de Justice de Dakar où la CNRV va communiquer ces résultats est envahie de caméras et de micros. Les journalistes attendent l’équipe de Demba Kandji pour connaitre le verdict des urnes.

En attendant, le peuple sénégalais retient son souffle et chacun vaque librement à ses occupations. Les acteurs politiques, eux, se livrent depuis quelques jours à une véritable guerre de chiffres : la mouvance annonce la réélection du président Maky Sall dès le premier et l’opposition parle d’un deuxième tour « inévitable ».

Plusieurs médias locaux ont également annoncé la victoire de Macky Sall avec un score de 58%.

Vous pourrez suivre en direct la publication des résultats provisoires par la CNRV sur la page Facebook de Guineematin.com, avec nos envoyés spéciaux à Dakar : Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo.

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Recrutement dans l’armée : grand engouement chez les jeunes de Faranah

28 février 2019 à 10 10 32 02322

Le recrutement en vue dans l’armée a suscité un grand engouement chez de nombreux jeunes guinéens. Comme dans de nombreuses préfectures, les jeunes de Faranah sont massivement mobilisés pour tenter leur chance dans une conjoncture marquée par un chômage chronique.

Dans la journée d’hier, mercredi 27 février 2019, nombre d’entre eux ont pris d’assaut la maison des jeunes où se fait le dépôt des dossiers de candidature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recrutement dans l’armée, annoncé par le gouvernement guinéen, va être une opportunité pour bon nombre des jeunes à la recherche de l’emploi. C’est pour cette raison que l’engouement est de taille à de nombreux endroits du pays.

A Faranah, les diplômés sans emploi et les étudiants se précipitent pour tenter leur chance. Une situation compliquée pour de nombreux jeunes, obligés de faire la queue.

C’est le cas de Diallo Amadou Oury, étudiant en Licence 3, Eaux et Forêts Environnement à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, qui fait partie de ces jeunes éprouvant de nombreuses difficultés dans la procédure. « Je suis là pour déposer ma candidature pour le recrutement dans l’armée. Depuis six (6) heures je suis venu ici. Mais, ce n’est pas du tout facile. Vous-même, avez-vous vu la queue ? J’ai fait des procédures qui n’ont pas été très faciles au niveau de la justice pour les papiers : casier judiciaire, certificat de nationalité… ça n’a pas été facile. Mais, quand tu veux quelque chose, il faut faire tout pour aboutir. C’est la raison pour laquelle je suis là depuis le matin », a dit le jeune homme.

Pour Amadou Oury Diallo, le manque d’emploi fait que chaque opportunité d’emploi est à saisir. « Ce recrutement est une chance que le gouvernement donne aux jeunes et il faut profiter… Après les études, ce n’est pas facile dans notre pays. Mais, au lieu d’aller ailleurs, au lieu de prendre désert, s’il y a une opportunité que le gouvernement octroie aux jeunes, je pense qu’il faut en profiter pour ne pas revenir un jour dire que le gouvernement n’a rien fait, alors qu’ils ont donné une chance pour les jeunes de profiter et c’est à nous de profiter », lance-t-il.

A rappeler que les dossiers à fournir pour ce recrutement sont les suivants : un extrait de naissance, 4 photos d’identité, un certificat de visite et de contre-visite, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une photocopie de la carte d’identité nationale, un casier judiciaire et une demande manuscrite adressée au ministre d’État chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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