Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée menace de reprendre la grève générale illimitée, suspendue en janvier dernier. La démarche vise à protester contre la non-application de certains points du protocole d’accord qui avait permis la suspension de la grève, après trois mois de paralysie du système éducatif guinéen, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La lenteur dans l’application du protocole d’accord entre le SLCEG et le gouvernement provoque une levée de bouclier chez les enseignants. Ils menacent de déclencher une nouvelle grève générale et illimitée à la mi-mars si les partenaires ne jouent pas leur partition.

Joint au téléphone dans la matinée de ce jeudi 28 février 2019, Mohamed Bangoura, responsable de la cellule de communication du SLECG, a confirmé cette information. « Nous sommes déçus de la façon dont les choses se passent. D’abord, il y a des manœuvres qui sont en cours dans certaines écoles de Conakry et de l’intérieur du pays. Des responsables d’écoles sont entrain de ventiler certains noms dans les écoles. Sans doute ce sont des fictifs. On est entrain de voir de nouveaux visages dans certaines écoles. On ne peut pas l’accepter », a dit Mohamed Bangoura.

Par ailleurs, le responsable de la communication du SLECG déplore le flou et la lenteur qui entourent la mise en place de la commission chargée d’assainir le fichier des enseignants.

Ainsi, Mohamed Bangoura dit que des contacts ont été déjà établis avec les responsables du SLECG au niveau communal et préfectoral pour que des mesures soient prises. « On a invité tous les responsables du SLECG à se retrouver, à échanger pour un large partage d’informations. Si les choses ne changent pas, nous allons prendre nos responsabilités. Ce n’est pas exclu qu’on reprenne la grève à la mi-mars », a dit Mohamed Bangoura.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél 628 17 99 17

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