Labé : il imite des cachets et extorque plus de 4 millions à un citoyen

4 février 2019 à 19 07 10 02102

Un vulcanisateur vient d’être victime d’escroquerie à Labé. Un escroc lui a retiré une somme de plus de 4 millions de francs guinéens en lui promettant de l’aider à avoir du travail dans une société minière. Après l’arrestation de l’arnaqueur présumé, les services de sécurité se sont rendu compte qu’il a imité des cachets d’un chef de quartier de la ville et d’un médecin de l’hôpital régional pour fabriquer des faux documents. Mais, l’intéressé a réussi, on ne sait pas par quel moyen, à disparaître, a appris un correspondant de Guineematin.com à Labé.

le chef du quartier, Ibrahima Sory Diallo

C’est le chef de quartier de Mosquée (commune urbaine de Labé), qui a révélé cette affaire. Selon monsieur Ibrahima Sory Diallo, la brigade mobile n°8 de Labé l’a contacté pour l’informer qu’un citoyen a imité son cachet et celui d’un médecin légiste de l’hôpital régional de Labé, pour fabriquer des faux documents pour des fins d’escroquerie. « Mon cachet a été imité par une personne que je ne connais même pas. Les faits remontent au 28 janvier 2019, lorsqu’un certain officier du nom de Zoumanigui qui travaille à la brigade mobile n°8 de Labé m’a appelé et a attiré mon attention sur une imitation de mon cachet par un inconnu. C’est ainsi que j’ai vu les documents dont il s’agit, c’était effectivement le cas. Mais, ce qui est surprenant, les documents sont des certificats médicaux provenant de l’hôpital national Donka (Conakry). Ils ont été délivrés à un certain Mamadou Samba Diallo, vulcanisateur, résidant à Pellel dans la commune urbaine de Labé. L’arnaqueur s’est servi de ces documents pour retirer des mains de Mamadou Samba une grosse somme d’argent dont j’ignore le montant, sous prétexte qu’il va l’aider à avoir du travail au sein de la société minière de Boké. Heureusement, lorsque Mamadou Samba a commencé à douter de son collaborateur, il a mis main sur lui et l’a conduit à la brigade mobile n°8 de Labé. C’est à partir de là que j’ai été saisi du dossier », explique monsieur Ibrahima Sory Diallo, le chef du quartier Mosquée.

Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Labé, Mamadou Samba Diallo a indiqué que c’est un certain Abdoulaye Diallo qui l’a escroqué. Il a réussi à mettre main sur lui pour le conduire à la gendarmerie, mais ce dernier s’est miraculeusement évadé. Ce que la victime n’arrive pas à comprendre. « Ce jeune est venu vers moi pour me proposer un travail à la société minière de Boké. Il a dit que c’est pour aller monter des pneus de plusieurs camions de cette société comme je suis vulcanisateur. Selon lui, il a sa sœur qui travaille là-bas.

Il m’a même parlé d’un autre vulcanisateur que je connais et qui travaillait au quartier Mairie (Labé). Il a dit qu’il a l’habitude de travailler avec ce dernier mais comme il décédé, c’est pourquoi il veut travailler maintenant avec moi. Effectivement, le monsieur dont il m’a parlé est décédé. C’est tout cela qui m’a rassuré. Donc, il me demandait souvent de l’argent pour la confection des dossiers ici à Labé et d’autres à Boké. Il a retiré avec moi plus de 4 millions de francs guinéens.

Mais comme j’ai douté de sa moralité, je l’ai trouvé un jour dans une banque de la place. Dès qu’il m’a vu, il a commencé à faire des va-et-vient. C’est ainsi j’ai informé les services de sécurité et ils sont venus mettre main sur lui. Arrivé là-bas (à la gendarmerie), j’ai compris que c’était un escroc. Mais malheureusement, il n’a même pas fait plus 40 minutes à la brigade mobile n°8. Selon les agents, il a profité de leur inattention pour s’évader. Une chose que moi personnellement je ne comprends pas », témoigne Mamadou Samba Diallo.

L’Adjudant Emmanuel Zoumanigui, celui qui gère le dossier à la brigade mobile n°8 de Labé que nous avons également contacté, a confié que l’escroc présumé a profité de son déplacement pour escalader le mur et s’enfuir. Il assure tout de même que des recherches sont en cours pour tenter de le retrouver et l’arrêter.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Général Mathurin Bangoura à la barre : l’affaire renvoyée

4 février 2019 à 18 06 57 02572
Général Mathurin Bangoura, poursuivi pour poursuivi pour abus d’autorité

La suite des débats était attendue ce lundi, 04 février 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum dans le procès opposant les Forces Sociales de Guinée au Général Mathurin Bangoura. Le gouverneur de la ville de Conakry est poursuivi pour abus d’autorité et entrave au droit de manifester. Mais, sur la demande de la partie civile, le dossier a été renvoyé à quinzaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le général Mathurin Bangoura, gouverneur de la ville de Conakry, bien qu’attendu au tribunal, ne s’est pas présenté à l’audience de ce lundi. La partie civile a jugé nécessaire de demander un renvoi à cause de l’état de santé de l’avocat du Balai Citoyen, maitre Salifou Béavogui. Une demande acceptée par le juge, Ibrahima Kabélé Bangoura, qui a renvoyé l’affaire au 18 février 2019.

Sékou Koundouno

Selon Sékou Koundouno, un des animateurs des Forces Sociales de Guinée, « le week-end, notre avocat, Me Salifou Béavogui, a eu quelques malaises. Il est actuellement du côté de Dakar pour des soins. Il sera de retour en fin de semaine. Compte-tenu de la pertinence et de l’intérêt qu’il apporte à ce dossier, il a jugé nécessaire que son assistant, maître Condé, demande le renvoi du dossier jusqu’à son arrivée ».

De son côté, maître Ké Touré, avocat du Général Mathurin Bangoura, s’est dit confiant quant au dénouement de cette procédure. « Pour nous, nous sommes confiants que le juge, lorsqu’il prendra sa décision, ne pourra pas retenir le Général Mathurin Bangoura dans les liens de la prétention parce que justement, l’article 643 sur lequel les poursuites sont fondées contre lui, n’a pas prévu des actes attentatoires à la liberté collective. Voilà les raisons pour lesquelles nous sommes conscients pour penser déjà que Mathurin sera relaxé dans cette procédure pour délit non constitué par rapport à ce qui est dit dans l’article 643 du code pénal », a déclaré Me Ké Touré.

Pour rappel, les Forces Sociales de Guinée ont voulu organiser une marche contre la hausse impopulaire et unilatérale du prix du carburant à la pompe le lundi 16 juillet 2018. Mais, le gouverneur de Conakry avait interdit ladite marche. C’est cette interdiction qui vaut aujourd’hui au général Mathurin Bangoura d’être à la barre du tribunal de Kaloum.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Elections locales : un an après, les citoyens déçus

4 février 2019 à 18 06 49 02492

Cela fait une année jour pour jour depuis que la Guinée a organisé ses élections locales qui étaient attendues depuis plus d’une décennie. Le 04 février 2018, les Guinéens sont allés aux urnes pour élire leurs conseillers communaux. Le 04 février 2019, certaines communes du pays attendent encore l’installation de leurs conseils communaux dont celles urbaines de Matoto (à Conakry) et de Kankan (la capitale de la Haute Guinée) où le parti au pouvoir est mis en difficulté…

C’est donc sous le régime Alpha Condé que la Guinée peut se targuer d’avoir la palme d’or du plus long et fastidieux contentieux électoral, essentiellement dû aux difficultés du parti présidentiel, le RPG Arc-en-ciel, à se faire de la place dans les exécutifs communaux de nos différentes collectivités. Un après s’être rendus aux urnes, les citoyens se disent déçus de la façon dont le processus a été conduit.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les réactions de quelques habitants de Conakry, interrogés sur la question par un de nos reporters.

Bartélémy Loua

Bartélémy Loua : par rapport à l’installation des conseils communaux, on constate qu’il n’est pas encore arrivé à terme, un an après le scrutin. Ce qui ne se doit pas. Ce n’est pas normal. C’est très choquant de voir qu’une année après le vote, on n’a pas encore tous les maires installés à plus forte raison les chefs de quartiers et de districts. Je demande à l’Etat de tout faire pour que le processus puisse enfin s’achever ; que tous les élus soient installés pour qu’ils se mettent au travail afin de développer nos collectivités.

Momo Bangoura

Momo Bangoura : à Kamsar, le conseil communal n’est toujours pas installé. A Matoto, c’est la même chose. A Kankan, c’est pareil. Un peu partout, il y a des problèmes qui empêchent l’élection des exécutifs communaux et l’installation des élus. Ce n’est pas une bonne chose ça. Plusieurs autres pays africains ont fait des élections après nous, les résultats ont été proclamés et les élus ont pris fonction. Je ne sais pas pourquoi nous on n’arrive pas à le faire. C’est une première d’ailleurs même en Guinée qu’on fasse une élection et qu’on attende une année sans que les élus ne soient installés.

Thierno Ibrahima Diallo

Thierno Ibrahima Diallo : je vais dire que c’est honte pour la Guinée cette situation que nous vivons aujourd’hui. Cela fait une année qu’on a voté, et jusqu’à présent, il y a des élus qui ne sont pas encore installés. Je pense que c’est une négligence de la part de l’Etat. Tout le monde devait se lever et lutter pour que tous les élus soient enfin installés.

Demba Traoré

Demba Traoré : je regrette et déplore profondément ce retard qui, à mon avis, n’est pas du tout avantageux pour les collectivités dont les élus ne sont pas encore installés et pour tout le pays. Parce qu’en refusant d’installer les élus locaux, on empêche le développement à la base. Si la population a fait son choix, je pense bien que l’Etat doit respecter ce choix.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Condamnation de Junior et Cie : voici les réactions croisées des avocats des deux camps

4 février 2019 à 18 06 11 02112

Comme annoncé précédemment, le tribunal criminel de Dixinn a rendu son verdict dans l’affaire du double assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole en novembre 2012 à Conakry. Mohamed Diallo, alias Junior, et certains de ses acolytes, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la sortie de la salle d’audience, les avocats des différentes parties ont exprimé leurs sentiments par rapport à cette décision du tribunal. Si les uns s’en réjouissent, en estimant que c’est le droit qui a été dit, d’autres déplorent la décision rendue et envisagent d’interjeter appel.

Pour l’avocat de la famille de madame Boiro et de Paul Temple Cole, cette décision va dissuader les criminels. Selon maitre Lanciné Sylla, « je suis très satisfait de la sentence qui vient d’être prononcée. Enfin les victimes, plus particulièrement les ayant-droits de feue madame Aissatou Boiro, peuvent dormir. Parce que la peine qui a été prononcée contre les coupables de ces faits, elle est telle que nous nous en réjouissons. Nous pensons qu’avec l’intervention de cette décision, la criminalité va reculer dans notre pays. Il s’agit d’une peine très dissuasive qui n’a pas laissé la place à la moindre hésitation. Je crois qu’en fin on peut faire le deuil de feue Aissatou Boiro », a-t-il annoncé.

Dans la même lancée, maitre Mohamed Traoré, qui a vu son client Colonel Amadou Bangoura acquitté, s’est dit satisfait de la décision. « Ce Colonel a été trainé au boue, il a été cloué au piloris, malgré tous les services qu’il a rendus à ce pays. Que le tribunal de Dixinn reconnaisse aujourd’hui son innocence et l’acquitte, je ne peux qu’éprouver un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction. Depuis quelques années, ce monsieur était vraiment, complètement brimé moralement. Il se rendait bien sûr à son lieu de service. Mais, il n’avait plus le rendement qu’il avait quant il était vraiment en pleine possession de ses facultés mentales et physiques. Aujourd’hui, c’est un homme heureux qui va rentrer à la maison ».

Par contre, c’est la désolation chez maitre Jean Baptiste Jocamey Haba, l’avocat de Junior. Il estime que cette décision « est un non sens » et qu’il va interjeter appel. « Dans cette procédure, on n’a jamais voulu trouver le coupable ou les coupables, d’où l’acharnement. Le double acharnement, vous voyez Junior est retenu dans les liens de culpabilité pour recèle. Voici ce que dit l’article 485 en ce qui concerne le recel, la peine maximale, c’est 5 ans. C’est d’un à cinq (5) ans. Mais, comment voulez-vous qu’une personne soit retenue dans les liens de la culpabilité pour recèle d’une infraction qui a été commise et voir la même personne condamnée à la peine de réclusion à perpétuité ? C’est un non sens, c’est un non événement… C’est une journée noire pour la justice de notre pays. Heureusement d’ailleurs, ce n’est qu’un tribunal qui a rendu cette décision. Ce n’est qu’une partie remise. Nous allons exercer les voix de recours. Et nous allons partir devant la Cour d’Appel, à travers sa chambre des appels criminels, et remettre en cause la décision », a promis l’avocat.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Enseignement supérieur : Yéro Baldé vante les acquis et annonce les perspectives du département

4 février 2019 à 18 06 01 02012

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a fait état des différentes réalisations et des perspectives de son département ce lundi, 04 février 2019. C’était à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle, Abdoulaye Yéro Baldé a vanté les nombreuses réalisations dans son département, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

D’entrée, Abdoulaye Yéro Baldé a dit qu’à l’arrivée du président de la République, le système d’enseignement supérieur était confronté à d’énormes difficultés, dont la vétusté des infrastructures. Ce qui s’est traduit, dit-il, par un nombre pléthorique d’étudiants, le vieillissement du personnel enseignant et le manque de vision. « Pour mettre en place cette vision, nous avons élaboré un document de politique de l’enseignement supérieur et de la recherche de 2014-2020, qui traduit cette vision-là en six (6) axes stratégiques. Mais avant, il y a des chiffres clés que je voudrais vous présenter, pour montrer la situation d’évolution de certains points importants depuis 2010. En termes de budget, vous verrez qu’en 2010, le budget du département était à 400 milliards de francs guinéens. Aujourd’hui, en moins de 10 ans, elle a pu se doubler à plus de 900 milliards, dans la loi de finances 2019. Vous voyez donc l’intérêt accordé à l’enseignement dans son ensemble. Depuis que les reformes ont été mises en place, nous assistons à un bouleversement dans la chaine de financement de notre système d’enseignement et de recherche. Nous avons pu à ce jour investir plus de 400 milliards en infrastructures et équipements. Et à la suite du recensement biométrique, qui a permis de détecter plus de 30 mille fictifs, nous n’avons plus d’orientation dans les institutions d’enseignement privés. L’Etat a pu faire dans les deux (2) ans plus de 300 milliards d’économies », s’est-il félicité.

Par ailleurs, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a dit que le département avec l’appui des partenaires fait d’énormes investissements dans l’achat des équipements modernes. « On vient d’investir pour l’achat d’un laboratoire à l’institut agricole de Faranah près de cinq milliards. Ça coûte beaucoup d’argent, mais il faut trouver des ressources additionnelles soit avec les partenaires privés ou avec les bailleurs de fonds. Donc, dans le cadre du projet booster les compétences, nous avons pu financer neuf projets et le coût de chaque projet est de quatre milliards. Donc, soit plus de 36 milliards que nous avons pu lever grâce à d’autres partenariats. Les tablettes, avec une grande capacité, ont des livres, des dictionnaires sur la science, l’anglais etc. Ces tablettes ont permis de créer des emplois même dans les universités : près de 56 emplois directs, 150 emplois indirects. 5 entreprises de jeunes ont aussi été créées grâce à ces tablettes », a-t-il indiqué.

En outre, Abdoulaye Yéro Baldé a indiqué que plusieurs projets sont en perspective. Ainsi, il a cité la gouvernance, la mise en place d’instruments permettant de sécuriser davantage la délivrance et l’obtention des diplômes. « Nos diplômes sont aujourd’hui décriés. Depuis qu’on a dit que pour être dans la Hiérarchie A, il faut avoir la Licence, les diplômes pleuvent et on ne sait pas d’où viennent ces diplômes. Nous voulons utiliser les technologies qui existent pour sécuriser nos diplômes. Nous sommes en train de travailler dessus, non seulement les diplômes en papier, mais aussi vous pourrez consulter en ligne. Mais, ça sera payant. Le schéma directeur informatique également, il est en cours avec un financement de la Banque mondiale, nos consultants sont actuellement sur place. Je pense qu’à l’issue de cela, nous allons assister à une très grande révolution dans le système d’enseignement supérieur et de recherche. Nous allons également continuer la révision des textes. Nous voulons aussi bancariser les bourses des étudiants. Bien-sûr nous avons fait la biométrie, nous orientons les étudiants via une plateforme en ligne, donc pratiquement nous avons une bonne maîtrise des effectifs. Mais pour aller plus loin, nous voulons que chaque étudiant avec sa carte, non seulement reçoive son argent, mais quand il veut le retirer, ça sera avec son doigt. Donc, s’il n’est pas là, il ne pourra jamais toucher son argent », a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : nouvelle manifestation pour exiger l’installation du conseil communal

4 février 2019 à 17 05 13 02132

Une semaine après leur première manifestation, plusieurs habitants de Kankan étaient à nouveau dans la rue ce lundi, 04 février 2019. Ils ont manifesté pour exiger l’installation de leur conseil communal, élu il y a un an jour pour jour. La manifestation, autorisée, s’est déroulée sans incident, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Contrairement à la semaine dernière, cette fois, les organisateurs de la manifestation ont suivi la procédure légale et ont obtenu l’aval des autorités locales pour tenir leur manifestation. Ils ont mobilisé de nombreux citoyens, des jeunes en majorité, pour protester contre le retard de l’installation de leurs conseillers communaux.

Escortés par un dispositif sécuritaire déployé par les autorités pour encadrer le mouvement, les manifestants se sont rassemblés au niveau du carrefour historique Chérifoula, où ils ont pris le départ. Ils ont défilé dans les rues de la ville avant de passer successivement devant la cour d’Appel, le Tribunal de Première Instance, la préfecture et le gouvernorat de Kankan. Une façon pour eux d’interpeller les autorités sur ce retard et exiger l’installation du conseil communal de Kankan.

Nakany Konaté

A la place des martyrs où ils ont achevé leur manifestation, ces citoyens ont tenu un discours par l’intermédiaire de Nakany Konaté, leur porte-parole. « La brave et laborieuse population de Kankan demande l’installation de son conseil communal, élu depuis un 04 février 2018 lors d’une élection communale à laquelle le peuple a massivement pris part. L’œil des républicains n’est plus affligé par le spectacle impopulaire d’un petit groupe qui souhaite affaiblir l’offre de ce vaillant peuple, pour leur propres intérêts égoïstes », a-t-elle dit.

Les manifestants ont ensuite invité les autorités administratives de Kankan à prendre leurs responsabilités, pour que les élus locaux puissent être installés très rapidement et commencer à travailler. « Monsieur le Préfet de Kankan, connaissant votre affection et votre attachement à cette population de Nabaya, il va falloir que vous preniez votre bâton de pèlerin pour enfin déboulonner cette situation qui a longtemps duré et faire en sorte que le cri de cœur des populations de Kankan tombe dans des bonnes oreilles au niveau de la présidence de la République.

Aux conseillers élus de la mouvance et de l’opposition, nous vous appelons à la sérénité et à penser à la population qui, un beau matin, s’est levée pour vous octroyer leur voix. Mettez Kankan au centre de vos préoccupations, pour qu’un jour vos enfants et petits enfants puissent en être fiers. Populations de Kankan, c’est maintenant ou jamais qu’il faut se battre pour exiger l’installation immédiate de nos élus », a lancé Nakany Konaté, sous les ovations des manifestants.

Moussa Kaba

Après ce discours, les manifestants se sont dispersés dans le calme. Mais, ils annoncent que si leur cri de cœur n’est pas entendu dans un bref délai, ils vont aller installer un jeune à la tête de la mairie de Kankan et faire de lui le maire de la ville. « Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous prendrons des dispositions décisives. Nous irons installer un jeune maire à la tête de la mairie. Le peuple va se faire entendre en installant un conseil communal, si toutefois les élus ne peuvent pas s’entendre entre eux pour donner un maire à la paisible population de Kankan », a confié Moussa Kaba, un des jeunes manifestants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Urgent : 7 morts dans un accident à Koundara

4 février 2019 à 16 04 47 02472

Un grave accident de la circulation a endeuillé plusieurs familles à 20 kilomètres du centre ville de Koundara, sur la route de Labé. Il y a déjà six corps qui ont été enregistrés à la morgue de l’hôpital préfectoral de Koundara et au moins un cadavre non encore récupéré du lieu de l’accident…

A en croire les premiers informateurs de Guineematin.com, il y aurait eu une collision entre un camion transportant des bœufs et un taxi. Le taxi quittait la préfecture de Lélouma pour Manda (Sénégal) et le camion quittait Koundara pour Conakry, via Labé, Mamou, Kindia.

A en croire le Directeur de l’hôpital préfectoral de Koundara, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, on peut déjà parler de sept morts. Le Docteur Mohamed Somparé a expliqué que six corps ont déjà été enregistrés à la morgue de l’hôpital et qu’un autre est en train de brûler sous le pneu du camion accidenté…

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, monsieur Mamadou Baïlo Diallo, le maire de la commune urbaine de Koundara, a confirmé que l’accident est très grave. Très préoccupé et en route vers le lieu de l’accident au moment où il nous parlait, monsieur Diallo, dit avoir appris qu’il y aurait très peu d’espoirs de trouver des survivants parmi les passagers du taxi.

Guineematin.com souhaite prompt rétablissement aux blessés et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Assassinat de Mme Boiro : Junior et 6 autres condamnés à perpétuité

4 février 2019 à 14 02 29 02292
feue Mme Boiro

Le dossier portant sur l’assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole a connu son épilogue ce lundi 4 février 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Les 18 accusés ont connu des fortunes diverses avec des peines allant de leur acquittement à la réclusion criminelle à perpétuité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assassinat de madame Aissatou Boiro, en service au Trésor Public, et de Paul Temple Cole, informaticien, le 09 novembre 2012 en pleine circulation à Kipé, dans la commune de Ratoma, avait créé l’émoi dans le pays.

Le verdict dans ce dossier a été rendu ce lundi. Sur la vingtaine d’accusés, cinq (5) sont décédés en prison. C’est pour quoi, le tribunal a constaté le décès d’Alpha Oumar Bah, dit MBêwa ; Capitaine Ibrahima Sidibé ; Mohamed Bangoura ; Jean Dobo Onivogui ; et Ibrahima Diogo Diallo. En conséquence « il y a extinction de l’action publique pour l’application de la peine à leur égard », a dit le juge Ibrahima Kalil Diakité.

Par contre, le Colonel Amadou Bangoura est renvoyé des fins de la poursuite pour complicité d’associations de malfaiteurs et vol à main armée non établie à son encontre. Le tribunal a ordonné son acquittement.

Pour les autres compagnons d’infortune, le tribunal a eu la main lourde. « Le tribunal déclare Mohamed Sankhon, dit Mohamed Léonais ; Elhadj Oumar Barry, dit El Oumar ; Djibril Diallo, dit Foula boy ; Thierno le boucher, coupables d’associations de malfaiteurs, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, de vol a main armée, de consommation illicite de chanvre indien, de coups et blessures volontaires, de tentative d’assassinat de Madame Cole, et d’assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole et les condamne chacun à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 30 ans ».

Le même sort a été réservé au célèbre Mohamed Diallo, plus connu sous le nom de Junior. « Le tribunal déclare Mohamed Diallo, dit Junior ; Maïga et Sansy, coupables de recel de véhicules issus de vol a main armée, commis avec violences, ayant entrainé la mort, notamment de Paul Temple Cole et les condamne chacun à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans.

Par ailleurs, d’autres accusés dans ce dossier ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle et 10 ans pour d’autres. « Le tribunal déclare Oumar Lamarana Diallo, dit Williams ; Ibrahima Sory Bah, dit Mayano ; Ousmane Baldé dit Aladji man ; Okolo Omo Zakpa, Elhadj Ibrahima Sow, Fodé Mamoudou Touré, Mohamed Bangoura, Alpha Keita, dit Mansiaka ; Mamadou Lamarana Keita, Thierno Moussa et les surnommés Dos et Rabat, coupables d’associations de malfaiteurs, de détention illégale d’armes de guerre et de vol à main armée. Pour la répression, les condamne à 20 ans de réclusion criminelle. Elhadj Ibrahima Sow, Fodé Mamoudou Touré à 10 ans de réclusion criminelle ».

Pour ce qui est de la réparation du préjudice subi par la partie civile, le tribunal « reçoit les ayant droits de feue madame Aissatou Boiro et monsieur Abdoulaye Sylla en leur constitution de partie civile. Déclare Mohamed Sankhon, dit Mohamed Léonais ; Elhadj Oumar Barry, dit El Oumar ; Djibril Diallo, dit Foula boy, et Thierno Boucher responsables des préjudices causés aux ayants droits de feue madame Aissatou Boiro et les condamne au payement d’un franc symbolique à titre de dommages et intérêts ».

Après cette décision, les avocats de la défense, en l’occurrence maîtres Mohamed Abou Camara et Jean Baptiste Jocamey Haba, ont dit qu’ils vont interjeter appel. Quand à maître Lancinet Sylla, avocats de la partie civile, il s’est dit satisfait de la décision rendue.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Tati Tati, l’auteur du tube Labé Saré sort son premier clip « Aninaylan »

4 février 2019 à 12 12 58 02582
Mamadou Bhoye Diallo alias Tati Tati

Après plusieurs mois de dur labeur, Mamadou Bhoye Diallo alias Tati Tati, la vingtaine bien sonnée, vient de sortir son premier clip intitulé « Aninaylan» qui signifie littéralement en français « Ça va m’inquiéter». D’une voix suave et mélodieuse, cet habitant de Dianyabhé, au sud de la Commune Urbaine de Labé est en train d’imposer sa marque à la musique guinéenne.

Le protégé de Saliou Kouyaté, qui explore les diverses voies de la world music et n’a eu aucun mal à se mettre le public en poche. Sa prestation à la quatrième édition de la foire artisanale de Guinée, le 13 décembre 2018 en est une parfaite illustration avec un record d’affluence battu seulement par BLZ et Djani.

Longtemps resté à interpréter des œuvres des grandes vedettes et dans l’improvisation, Tati Tati est aujourd’hui une star en gestation et a dans ce titre « Aninaylan» exprimé tout son attachement et son amour à la ville de Labé qui lui apporte le succès qu’il est en train de connaître aujourd’hui. Il n’a cependant pas manqué de remercier à sa façon toutes les personnes qui le soutiennent.

Qualifié au départ par certain.e.s de «fou», il s’apprête à sortir son premier album dans les prochains mois. Mais déjà, son entrée en panache à travers ce clip réalisé dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé montrera combien de fois, les autres titres de son album pourraient gagner le cœur des guinéens.

Sally Bilaly Sow

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Faranah : les nouvelles autorités accueillies sur fond de tension

4 février 2019 à 12 12 38 02382

Les nouvelles autorités administratives de Faranah sont arrivées dans la ville le weekend dernier. Le Gouverneur, Sadou Keïta, et le Préfet, Ibrahima Kalil Keïta, n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps pour se rendre compte de la tâche qui les attend. Ils viennent servir dans une ville bouillonnante, comme ils ont pu le constater dès leur arrivée. La prise de service du Préfet a même été ajournée en raison d’un accrochage entre groupes rivaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Tout a commencé le samedi dernier, 02 février 2019, lors de la cérémonie de réception du nouveau Gouverneur de Faranah. La division, d’abord au sein du RPG Arc-en-ciel, est apparue au grand jour à cette occasion. Un responsable local du parti au pouvoir a pris la parole pour entonner des slogans qui sont répétés par la foule, mobilisée à plusieurs kilomètres de la ville pour accueillir le nouveau Gouverneur de Faranah.

« Vive le président Alpha Condé ; Vive le RPG Arc-en-ciel », a-t-il entre autres dit dans une liesse populaire. Mais, lorsqu’il a dit : « vive le comité de crise », les réactions de la foule ont été divergentes. D’aucuns ont répété le slogan, tandis que d’autres ont laissé éclater leur colère. « A bas le comité de crise », ont-ils répondu. Les deux camps opposés se sont séparés à queue de poisson.

A noter que le comité de crise, c’est l’instance qui dirige actuellement les affaires courantes du parti au pouvoir. Il a été mis en place par des jeunes frondeurs, suite à la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Faranah lors des élections locales du 04 février 2018. Depuis, les dirigeants des différentes fédérations du parti dans la ville, dissoutes, et ceux du comité de crise ne conjuguent pas le même verbe.

Mais, si les deux camps rivaux du RPG Arc-en-ciel se sont limités à des simples divergences verbales, tel ne fut pas le cas entre le comité de crise du parti au pouvoir et les partisans de la liste indépendante qui a raflé la mairie de la ville. Ces deux parties se sont affrontées, le dimanche 03 février 2019, dans les locaux de l’ENI de Faranah, où devait avoir lieu la cérémonie de passation de service entre les Préfets sortant et intrant.

Pendant que les partisans du mouvement indépendant pour le développement local de Faranah étaient assis dans la salle avec d’autres invités, les membres du comité de crise du RPG Arc-en-ciel sont arrivés sur les lieux avec un bruit assourdissant. Outre les bruits de leurs engins, ils entonnaient, à haute voix, des slogans comme : « vive le comité de crise ». Ce qui a amené beaucoup de personnes, apeurées, à sortir de la salle pour s’éloigner des lieux.

Choqués par ce comportement, les partisans du mouvement indépendant sont sortis exprimer leur mécontentement aux jeunes du parti au pouvoir. Immédiatement, des échauffourées ont éclaté entre eux. Les deux camps se sont affrontés à l’aide de cailloux entre autres, faisant des blessés. Cet accrochage a amené les autorités à reporter la passation de service entre les Préfets sortant et entrant au mercredi prochain.

De Faranah, Mamadouba Bangoura et Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Assassinat de Hamidou Diallo : Kaly Diallo condamné à 10 ans de prison

4 février 2019 à 12 12 20 02202

Le verdict est tombé ce lundi 04 février 2019 au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Le capitaine Kaly Diallo, poursuivi pour l’assassinat de Thierno Hamidou Diallo lors d’une manifestation de l’opposition, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle. La défense a relevé appel, dénonçant une affaire « mal jugée », rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le capitaine Kaly a été condamné ce lundi, par le tribunal criminel de Dixinn, à 10 ans de réclusion criminelle et au payement d’un montant de 50 millions de francs guinéens à la partie civile à titre de dommages et intérêts. Le tribunal a aussi ordonné la confiscation des objets placés sous scellés en date du 26 août 2016.

Pour rappel, le capitaine Kaly Diallo, officier de police, était poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Des faits qui se sont produits le 16 août 2016 lorsque Thierno Hamidou Diallo a été tué par balle à Bambéto, dans la commune de Ratoma, à l’occasion d’une marche de l’opposition républicaine.

Peu après, c’est le capitale Kaly Diallo qui avait été mis aux arrêts et placé sous mandat, le 25 août 2016. Mais, au fil des débats, des sérieux doutes ont été émis sur la culpabilité de cet agent, considéré par certains comme la deuxième victime de ce crime…

En tous les cas, dans ses réquisitions d’il y a deux semaines, le procureur avait clairement demandé au tribunal d’acquitter le capitaine Kaly Diallo, expliquant que les infractions ne lui sont pas imputables puisqu’aucune preuve n’a été démontrée. « A la barre tout comme au niveau des enquêtes préliminaires, il n’a pas varié. Il a reconnu la détention de l’arme et les 13 munitions le jour de la manifestation. Le Capitaine Kaly Diallo a reconnu qu’il détenait ce jour une arme PMAK qui n’est pas conventionnelle pour le maintien d’ordre. Mais, sur le décès de Thierno Hamidou Diallo, il n’a jamais reconnu les faits. Le directeur central des unités d’intervention de la police nationale au moment des faits, Ansoumane Camara Bafoé, avait déclaré que l’arme n’a pas été utilisée ce jour. Le commandant de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Bambéto, Ibrahima Sory Dioubaté, qui a pris l’arme dans les mains de Kaly, a dit que lorsque le Capitaine Kaly a fait sortir l’arme, il a compris qu’elle n’a pas été utilisée ce jour. Il a même dit que si le Capitaine Kaly Diallo doit être poursuivi, c’est pour le non-respect des consignes données par ses chefs hiérarchiques. Ensuite, le rapport balistique a indiqué clairement que Kaly Diallo ne pouvait pas rester à une distance de 401 mètres et atteindre la victime, Thierno Hamidou Diallo, qui était au 3ème étage. D’après ce rapport, il est impossible pour Kaly de rester à cette position et atteindre une cible à cette distance », a expliqué le procureur, Boubacar 1 Bah.

Ainsi, ce lundi, dès après l’annonce de cette décision de condamnation, la défense a relevé appel à l’audience pour « affaire mal jugée ».

Avec Mamadou Baïlo Kéita qui est au tribunal pour Guineematin.com

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Lola : des vents violents endommagent plus de 150 bâtiments à Lainé

4 février 2019 à 11 11 36 02362

Des vents violents, accompagnés de pluie, ont décoiffé de très nombreux bâtiments dans la commune rurale de Lainé, située à trente cinq (35) kilomètres de la préfecture de Lola. Le drame, qui s’est produit dans la soirée du vendredi 1er février 2019, a décoiffé plus de cent cinquante (150) bâtiments, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De Lainé centre en passant par le camp des refugiés, la majorité des maisons, faites en terre battue, communément appelé bôcô contre bôcô, n’ont pas résisté face au déchainement. Les dégâts sont énormes avec des bâtiments complètement écroulés, d’autres partiellement détruits, alors que d’autres n’ont plus de toit.

Interrogé sur cet état de fait, Niankoye Sonomou, un citoyen de la localité, a expliqué ce qui s’est passé. « On était arrêté sous la véranda. Nous sommes restés là-bas, mais comme le vent venait très fort, on a décidé de quitter la véranda. A peine que nous quittions, le vent a arraché toute la toiture pour la mettre derrière la maison », a expliqué le sinistré.

Quant au sous-préfet de Lainé, Alpha Sidibé, il sollicite l’aide des bienfaiteurs pour secourir les sinistrés. « Je demande au gouvernement, aux ONG de nous venir en aide pour assister nos pauvres paysans qui pleurent et qui sont à la belle étoile. On ne sait pas où les loger à l’heure où nous sommes. Hier, j’étais obligé de loger certains dans mon bureau et dans
le bureau de la commune rurale pour pouvoir passer la nuit », a-t-il fait savoir.

A noter que ce vent violent, qui était accompagné de pluie, a eu lieu entre 18 heures 30 et 19 heures 45 mn ce vendredi. Au moment où notre reporter quittait les lieux, ceux qui avaient les bâtiments moins endommagés s’activaient à réparer ce qui pouvait l’être. Heureusement qu’il n’y a pas eu ni perte en vie humaine ni de blessés.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Détention de Mohamed Touré aux Etats-Unis : une fondation écrit à Alpha Condé, la CEDEAO et l’UA

4 février 2019 à 11 11 20 02202
Mohamed Touré, fils de Sékou Touré, 1er président de la Guinée indépendante

Appel de soutien de la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré pour la libération du couple Touré

Au nom de la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré, nous lançons un appel solennel aux autorités compétentes, notamment :

Son excellence monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, monsieur le Président de la CEDEAO, et monsieur le Président de l’Union Africaine.

Nous vous demandons très humblement votre soutien, en tant que personnalités distinguées, pour la libération du Camarade Mohamed Touré, fils du premier Magistrat Suprême de la République, le Feu Camarade Ahmed Sékou Touré.

La Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré (F.I.A.S.T) vous exhorte à bien vouloir vous impliquer amicalement, socialement, pour la libération de Mohamed Touré, fils du premier Président de la République de Guinée.

Vive la coopération entre nos Etats !

Vive la Fondation Internationale AST !

Vive la paix et la solidarité !

Le Président
Elhadj Fodé Madiaye MAGASSOUBA

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Siguiri : un éboulement fait au moins 17 morts

4 février 2019 à 10 10 46 02462
image d’archive

Au moins 17 personnes ont péri dans un éboulement survenu dans la soirée du dimanche, 03 février 2019, dans une mine d’or de Siguiri. Les recherches se poursuivent pour voir s’il n’y a pas d’autres victimes dans le trou, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les habitants de Fradjani, district relevant de la sous-préfecture de Norasoba, dans la préfecture de Siguiri, sont actuellement sous le choc. Cela, suite à un éboulement survenu le dimanche, 03 février 2019, aux environs de 19 heures, dans une mine d’or de la localité.

Selon Alpha Kabinet Doumbouya, vice maire de la commune rurale de Norassoba, joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, 17 corps ont été sortis du trou et les recherches sont toujours en cours.

« C’est une ancienne mine d’or, maintenant le lieu est exploité par des machines qui chargent les camions bennes. Hier, après ces machines, les mineurs ont accouru pour descendre dans le trou. C’est ainsi que les granites qui étaient déposés en bordure du trou sont tombés sur les gens. Pour l’instant, on a trouvé 17 morts mais les recherches continuent. Le trou est profond, nous cherchons à vérifier jusqu’au fond pour voir s’il n’y a pas d’autres victimes », a confié l’élu local.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Doko (Siguiri) : un orpailleur assassiné par des inconnus

4 février 2019 à 10 10 21 02212

Un orpailleur d’une cinquantaine d’années a été assassiné hier, dimanche 03 février 2018, dans la préfecture de Siguiri. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui en pleine brousse avant de disparaître. Sur place, on pense à un règlement de compte d’autant que les assassins n’ont pris aucun bien que possédait la victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Cet assassinat a eu lieu entre Bourèfên et Sèndougou, deux districts relevant de la sous-préfecture de Doko, sur la route Siguiri-Kourémalé. Nansa Laye Camara, orpailleur, âgé de 56 ans, se rendait au marché hebdomadaire de Soumbraköba pour ses affaires, lorsque des inconnus ont ouvert le feu sur lui en pleine brousse. Des passants l’ont trouvé sur les lieux et l’ont transporté d’urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri, où il a rendu l’âme.

Sa famille pense à un règlement de compte. « Ce soir, j’étais à la maison, lorsque j’ai reçu un appel m’informant que des bandits ont tiré sur mon frère et qu’il est admis à l’hôpital. Je suis venu trouver qu’il a reçu la balle au niveau de l’abdomen. Les médecins m’ont donné son ordonnance, je suis allé payer les produits.

Mais, à mon retour, j’ai trouvé qu’il était déjà mort. Les gens qui ont tiré sur lui voulaient juste l’assassiner parce qu’ils n’ont rien pris : sa moto, son téléphone et son sac, ils n’ont rien pris de tout ça », témoigne Djémori Diabaté, un parent du défunt.

Pour l’heure, l’identité du ou des meurtriers de Nansa Laye Camara et leurs motivations restent inconnues.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Commune de Ratoma : les citoyens dressent un bilan mitigé du député Aliou Bah

4 février 2019 à 9 09 31 02312
Mamadou Aliou Bah, député uninominal de Ratoma

Le mandat des députés guinéens depuis le 13 janvier dernier (21 jours ce 04 février 2019). Leur bilan, scruté par nos compatriotes, est diversement apprécié. Mais, une majorité écrasante de nos compatriotes se dit déçu de l’apport des députés uninominaux, qui les ont représentés pour les cinq dernières années au parlement. Dans la commune de Ratoma, le bilan du député Aliou Bah est loin de faire l’unanimité.

Élu sous les couleurs de l’UFDG, principal parti de l’opposition en Guinée, Aliou Bah, peu connu des citoyens, n’a pas bonne presse dans la commune de Ratoma. Même si certains citoyens le dédouanent, d’autres dressent un bilan négatif de son passage à l’assemblée nationale.

Selon Diallo Ousmane, Sociologue de formation, rencontré dans une cafétéria à Kipé, la mouvance présidentielle a empêché le vote de certaines lois et autres à l’assemblée, parce qu’ils sont majoritaires. « Comme on le sait aujourd’hui, l’assemblée guinéenne est majoritairement dominée par la mouvance présidentielle. Donc, à l’assemblée, les choses évoluent par vote. Il est très difficile de voir l’impact des députés des partis d’opposition par ce qu’ils sont minoritaires. Tel est les cas du député Mohamed Aliou Bah de Ratoma. Ils sont toujours mis en minorité. Mais, par la qualité de certains parmi eux, ils sont arrivés à équilibrer les choses. Ils n’ont pas laissé les députés de la mouvance pour aller dans la dérive. Pour ce qui est de l’impact sur la commune de Ratoma, ce n’est pas facile de le constater. Je n’ai pas remarqué son impact exact. Le texte de lois qui arrange le régime en place, c’est ce qui passe à l’assemblée. Moi je ne lui en veux pas », dit-il.

Lamine Kourouma, commerçant au quartier Kipé Centre-émetteur, s’inscrit dans la même dynamique et dit que le bilan est globalement positif. « Moi, je dirais qu’en général, les députés ont un bilan positif avec les textes de lois qu’ils ont défendus pour les programmes de développement communautaire et local. Mais, la question que je me pose, c’est est-ce que ces textes seront concrétisés ? Parce que, quand je regarde le passé, ils ont ténu beaucoup de promesses pour le peuple, pour ne pas dire que rien n’a été respecté, mais nous n’avons rien vu. Pour le cas de Ratoma, je n’en veux pas au député Elhadj Mohamed Aliou BAH. Les gens comprennent très mal quand on dit député uninominal. Ce ne sont pas les députés qui viendront développer notre localité, non. Le rôle d’un député, c’est de légiférer sur les textes de lois, de voter les projets en faveur des communautés. Mais, un député n’a pas ce moyen à sa disposition pour développer sa localité. Cela revient au gouvernement d’initier des projets en faveur des localités. Ce que le député peut faire, c’est de soulever les problèmes de sa localité. S’il y a un problème dans sa commune, il peut exposer ce problème à l’assemblée nationale pour que tous les députés puissent s’exprimer là-dessus. S’il y’a lieu d’apporter les solutions dans la localité, qu’ils puissent le faire ensemble. Mais, une chose est claire, il y a eu des projets, c’est le Gouvernement qui a initié ces projets. Par exemple, l’accord cadre que nous avons obtenu avec la Chine, ça a été voté par les députés. Ils pouvaient s’opposer et on allait perdre cette opportunité. Mais, ils ont vu d’abord l’importance de cet investissement dont Ratoma bénéficiait… Ils ont mis d’abord l’intérêt de la Guinée en avant. Ils ont accepté de voter. Aujourd’hui, nous commençons à avoir l’impact de leur vote. Par ce que les chinois commencent à mettre ce fonds à notre disposition. Vous avez vu le projet de Souapiti, les travaux de réhabilitation de nos routes, Plazza Diamond, Sheraton. Je crois que c’est un atout aujourd’hui de leur mandature. Surtout le cas de Ratoma, la sécurité aujourd’hui, ça va, parce qu’il y a des patrouilles qui sillonnent partout. Dans le cadre de la santé, le centre de santé de Ratoma a été toujours équipé. Le gouvernement a tout fait pour envoyer de bons médecins dans cet hôpital. Moi, je remercie notre député ».

Par contre, ils sont nombreux à tirer à boulets rouges sur le député, qui n’a pas fait grand-chose pour Ratoma, à leurs yeux. Diané Ibrahima, comptable de formation, vendeur de matériels électriques à Kaporo rails, dit ne même pas connaitre le député de Ratoma. « D’abord, je vais commencer par dire que nous, les populations de la commune de Ratoma, nous ne connaissons pas notre député. Je ne sais pas s’il est actif dans d’autres quartiers. Mais nous, dans la commune ici, nous ne l’avons jamais rencontré une fois. Pour cela, je serai étonné de savoir qu’il a réalisé des projets ou qu’il a défendu un texte dans l’intérêt de la commune. Malheur à nous, on ne connait pas concrètement ce qu’il a fait pour cette commune ».

Abondant dans le même sens, Baldé Mamadou Lamarana, rencontré à Cosa, pense que les députés sont au parlement pour se faire de l’argent. « Je ne connais même pas le député de la commune. Je ne l’ai jamais vu. Je n’ai vu aucune action de lui dans la commune de Ratoma. Si la population savait ce qu’elle voulait, c’est-à-dire connaitre d’abord notre souffrance, on n’allait pas être là aujourd’hui. On allait choisir un bon député. Moi de mon côté, je ne vois rien de bon du côté de notre député. Ils vont à l’assemblée pour nous défendre. Mais, on ne voit rien, ils se font de l’argent. »

Même son de cloche de la part de Sylla Alhoussein, domicilié au quartier Nongo. « Moi je dirai que les députés, en général, n’ont rien fait. Il faut voir Conakry. Celui de Ratoma, durant les 5 ans, vu la grève des enseignants, rien n’a été défendu par le député, il n’a rien dit à propos de l’éducation des enfants. Durant tout ce temps, le SLECG a souffert, le député n’a rien apporté. Ils ont tenu des promesses mais, rien n’a été réalisé. Au niveau de l’assainissement, rein n’a été fait. La commune de Ratoma est l’une des communes les plus sales de Conakry ».

Ousmane Barry, gérant d’un bar-café à Kipé Dadya, pense que rien sérieux n’a été fait durant les cinq dernières années par les députés guinéens. « Pour ne pas dire que rien n’a marché, je ne retiens pas beaucoup de choses pour ce qu’il a fait pour la commune de Ratoma. Je ne retiens rien de ce qu’il a fait. A ma connaissance, depuis qu’il est élu, je ne l’ai jamais vu ni entendu à la radio. Donc, ce qui reste clair, je n’ai rien retenu de bon de lui ou de projets concrets. Selon mi, pour l’assemblée nationale en général, je ne retiens rien. Les lois qu’ils ont votées, peut-être c’est pour leurs propres intérêts, mais pour la population, il n’y a rien. Ils ont parlé de la polygamie, ça ce n’est pas l’intérêt ou l’attente du peuple. La polygamie, qu’ils la légalisent ou pas, elle est déjà appliquée en Guinée. Ils devaient penser aux choses sérieuses ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Déjà 3 ans : qui a tué Mohamed Koula ?

4 février 2019 à 8 08 55 02552

Libre Opinion : Le 05 février 2016, notre confrère Mohamed Koula Diallo était abattu au siège de l’UFDG, dans l’exercice de ses fonctions. Après des enquêtes de près d’un an et demi et un procès en dents de scie de six mois, la justice guinéenne n’a pas su trouver le coupable de ce meurtre. En lieu et place, elle a condamné « un complice » : « Thianguel », poursuivi pour « complicité d’assassinat et complicité de tentative d’assassinat ». Il a été condamné à la « réclusion criminelle à perpétuité ». Si l’on n’était pas dans une histoire où un homme a perdu la vie, on aurait été amené à en rire. Puisque c’est la première fois qu’un supposé complice d’un acte peut être condamné sans avoir un coupable. Si « Thianguel » est coupable de complicité, de qui serait-il le complice ? Où est le coupable à qui il aurait apporté une aide pour commettre le crime jugé ?

Aujourd’hui, beaucoup de questions restent sans réponse pour la famille et les confrères de Mohamed Koula Diallo. Trois ans qu’il a été arraché à l’affection des siens et la justice semble avoir tourné cette page. D’autant plus que cela fait un an que les parties ont interjeté appel et qu’on attend toujours que le procès en deuxième instance soit programmé. Notre justice, malheureusement, manque à nouveau son rendez-vous avec l’histoire. Elle n’a pas su sécher nos larmes et permettre l’âme de Koula de reposer en paix. Cette date du 04 février rappelle le corps de notre ami qu’il ne peut jouir du repos qu’il mérite puisque son âme attend toujours que justice lui soit rendue. Les autorités politiques et les médias de notre pays ont le devoir impérieux de se mobiliser afin que la vérité éclate au grand jour. On ne peut pas tuer impunément. C’est le rôle régalien de l’Etat d’assurer la sécurité de ses citoyens et la justice de leur garantir réparation lorsque leurs droits sont violés.

Nous voulons, ici, exhorter le secteur des médias de resserrer les rangs, de se tenir debout comme un seul homme pour persévérer dans son rôle d’être la voix des sans voix. Dans cette affaire, l’interpellation de la justice par les journalistes ne doit faiblir pour garantir le repos de l’âme de Koula. Nous devons continuer à refuser en tous les cas de nous accommoder de cette injustice. Refusons d’accepter que notre frère soit assassiné une deuxième fois, comme l’avait si justement bien écrit Ibrahima S. Traoré au lendemain du verdict du juge Mangadouba Sow. Il est de la responsabilité des confrères de poursuivre la bataille pour une justice juste et équitable. La lutte doit aller jusqu’au bout pour ne pas encourager la récidive. Mohamed Koula Diallo doit être la dernière victime de la violence contre les journalistes.

Pour cela, la mobilisation et l’engagement des hommes et des femmes de médias est indispensable. Nous devons récuser l’omerta qui nous est imposée par la léthargie de notre société. Notre indignation est la meilleure manière de nous protéger. Nous nous devons de mener cette lutte jusqu’à l’ultime et équitable verdict que la justice nous doit. Nous le devons à Mohamed Koula, à son épouse, à ses enfants, à ses parents. Baptiser la Maison de la Presse par son nom doit être accompagné de notre volonté inlassable de journalistes à mener des investigations qui garantissent la vérité. Quelqu’un d’autre ne doit pas payer pour le crime qu’il n’aurait pas commis, en laissant les vrais coupables en liberté. Et si celui qui est condamné, a une quelconque responsabilité dans cette affaire, alors la justice doit nous en donner les preuves. La vérité, rien que la vérité et toute la vérité, c’est notre crédo.

En tout état de cause, Thiâ’nguel, qui est désigné par le tribunal comme le complice du meurtre, aurait décidé de porter le combat contre ce qu’il considère comme une injustice à son encontre. Désormais, il dit être prêt à faire face. Il souhaiterait que la vérité soit dite. Il affiche la ferme volonté de réclamer justice à la fois pour lui-même et par ricochet pour Elhadj Mohamed Koula Diallo.

Asmaou Barry et Azoca Bah

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Bilan de Mohamed Aly Doumbouya : les citoyens de Matoto déçus de leur député

4 février 2019 à 7 07 25 02252

Après cinq ans passés à l’Assemblée nationale, l’heure est arrivée pour le peuple de faire le bilan de certains députés. Dans la commune de Matoto, la plus grande du pays, le bilan de Mohamed Aly Doumbouya, élu sous la bannière de l’UFR, est mal perçu par les citoyens. Certains parmi eux, interrogés par un reporter de Guineematin.com, dressent un tableau sombre du passage de leur député au parlement.

Gaston Millimouno, étudiant de son état, dit ne pas avoir vu un bilan positif du député, Aly Doumbouya. « Personnellement, je ne le connais pas. Je ne suis pas obligé de le connaitre physiquement, mais par les actes aussi on pouvait le connaitre. A travers les actes, on peut comprendre que le monsieur là existe ou nous représente quelque part. Moi, en tout cas, je n’ai aucune idée sur ce qu’il a fait, mais je me promène quand-même à Matoto, aucun lieu il ne m’a été dit que c’est le député qui a fait ça. Je ne peux pas dire qu’il a fait cinq ans à l’Assemblée nationale pour rien, mais si les gens ne te connaissent pas, ne savent pas ce que tu as fait, c’est à vous de voir ce que ça veut dire ».

Djibril Sagno, diplômé sans emploi, va abonder dans le même sens que ses prédécesseurs. « Tu peux définir quelqu’un par ses actes. Je suis né ici à Matoto, grandit ici et je vis dans cette commune, je ne connais même pas le nom de notre député. S’il a fait un acte dans notre commune, moi je ne connais pas. Et, je ne connais aucune personne qui m’a dit que le député a fait un acte ou il a travaillé. On peut dire que le député uninominal de Matoto a passé cinq ans à l’Assemblée nationale pour rien », lance-t-il.

Pour sa part, Fodé Diaby soutient qu’en cinq ans, « je peux résumer que le bilan est négatif. Il est négatif dans ce sens que la population lambda ne sait même pas c’est quoi le rôle des députés. Ils étaient beaucoup plus politiques qu’un défenseur du peuple. Quand je prends la commune de Matoto, il n’y a pas un impact de Mohamed Aly Doumbouya là-bas. Je ne l’ai jamais vu défendre un dossier de Matoto, il était là-bas purement politique. Chacun défendait son intérêt. Quand je prends l’Assemblée nationale en général, nous sommes déçus. Les citoyens qui votent pour eux, quand ils sont là-bas, ils ne cherchent que leurs propres intérêts, c’est ce qui est la vérité. Ils sont plus politiques que défenseurs du peuple. Mohamed Aly Doumbouya, depuis qu’il est élu, moi je n’entends même pas son nom. Quel a été son rôle ? Mais je ne sais pas. Il n’a jamais organisé un meeting à Matoto. Je ne l’ai jamais vu en train de convoquer quelque chose, expliquer ce qui va ou ce qui ne va pas. Moi, je suis déçu quand-même, je le connais physiquement et j’ai même voté pour lui ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Le PUP contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : « le soubassement de la paix, c’est le respect de la loi »

3 février 2019 à 13 01 21 02212
Jean Paul Sarr, ministre de l’agriculture sous le régime de Lansana Conté

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Jean Paul Sarr, ministre de l’agriculture sous le régime de Lansana Conté, s’est exprimé sur la situation sociopolitique de la Guinée. Ce responsable du PUP (ancien parti au pouvoir) est revenu sur plusieurs sujets d’actualité, dont la cacophonie autour de l’élection du maire de Matoto, la prorogation du mandat de l’Assemblée nationale et le débat sur un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Décryptage !

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous comment le parti de l’Unité et du Progrès(PUP) se porte actuellement?

Jean Paul Sarr : le parti PUP se porte bien. Nous avons participé à toutes les élections. Le parti vit. Nous faisons les réunions du bureau politique, nous faisons les assemblées générales du parti. Nous débattons de tout ici de façon régulière.

Guineematin.com : on vous entend pas beaucoup dans les médias, mais en tant qu’acteur politique, vous avez forcément un regard sur la situation sociopolitique de notre pays.

Jean Paul Sarr : Bon ! J’ai un regard assez critique, parce qu’en principe, il y a beaucoup de fondamentaux qui se trouvent dérangés. Nous avons obligation de sauvegarder la paix et la quiétude sociale. Le peuple doit se sentir en sécurité. Faire en sorte qu’on combatte l’injustice. Faire en sorte que ce pays soit un havre de paix. Et je pense que beaucoup de dissensions, d’incompréhensions entre les acteurs ne peut pas arranger un pays. Nous devons nous asseoir, discuter, dégager les voies et moyens parce qu’on n’a pas où aller. C’est notre pays, c’est notre bijou, nous devons l’entretenir. Et rien ne peut se passer sans le dialogue.

Il faut accepter le dialogue surtout quand on a le pouvoir. Il faut savoir écouter les autres. Faire en sorte que chacun se sente concerné par la chose commune qui nous réunit. La Guinée est notre bien commun, il faut la sauvegarder. Eviter l’ethnocentrisme, éviter le régionalisme. C’est ça qui amène les frustrations. Et quand les frustrations s’accumulent, ça crée des tensions inutiles. Alors qu’en se mettant autour de la table, en discutant librement comme le président Conté nous a enseignés, comme le président Sékou Touré nous a enseignés, on peut éviter certains problèmes. C’est des échanges entre nous guinéens. Nous sommes une famille.

Quand on dit que la Guinée est une famille, les gens pensent que c’est des choses qu’on invente, non ! Aucune famille guinéenne n’est stricto sensu Sousou, Peulh, Malinké ou Forestier. Les mariages, les brassages entre les ethnies, font que nous avons des embranchements dans toutes les ethnies. Donc la Guinée est une et indivisible. Nous devons nous battre pour éviter certaines sorties médiatiques. Parce que les médias, il faut faire beaucoup attention quand on est homme politique, quand on est citoyen tout simplement. Ce qu’on doit dire, doit rassembler et non pas pour diviser.

Il n’y a pas des gens supérieurs aux autres. Nous sommes tous sur le même pied d’égalité. Il faut être humble de telle manière que les autres sentent qu’ils sont importants. C’est ça l’humain. Mais si cela n’est pas et que les acteurs essentiels ne s’entendent pas ; par médias interposés, ils s’attaquent, ils se dévalorisent, je ne crois pas que cela soit une bonne chose. Pour le PUP, la paix est essentielle et fondamentale. Sans la paix, on ne peut rien faire. Et toute notre existence, nous devons laisser à nos enfants un pays stable, un pays où il fait bon vivre. Mais cela dépendra de chacun de nous.

Guineematin.com : cela fait un an depuis que les élections locales qui étaient tant attendues ont eu lieu en Guinée, mais jusqu’à présent l’installation des élus n’est pas encore achevée. Certaines communes comme celle de Matoto (Conakry), la plus grande commune du pays, n’ont toujours pas leurs maires. Comment percevez-vous cette situation ?

Jean Paul Sarr : cette situation est due à l’inapplication de la loi. Tout est prévu. Il s’agit de s’entendre, laisser les égaux de côté et voir la Guinée qui est notre bien commun. Nos parents nous ont laissé un pays, nous devons laisser à nos enfants, à nos petits-enfants un pays libre où il fait bon vivre. C’est inadmissible que les gens se tiraillent. Le PUP a essayé d’aller par ci par là, les convaincre de manière à ce qu’ils s’entendent. Impossible. Mais nous allons continuer, parce que notre mission ce n’est pas forcément d’être là où il faut. Nous, on veut simplement que les Guinéens gagnent. Et pour que les Guinéens gagnent, ceux qui sont en position de force, on vient les voir pour leur dire : écoutez, entendez-vous. Sortez-nous de ça.

Guineematin.com : on sait qu’il y a eu une élection à Matoto, à l’issue de laquelle l’UFDG et le RPG Arc-en-ciel ont revendiqué, chacun, la victoire de son candidat. Suite à cette cacophonie, le ministre de l’administration du territoire a annoncé que l’élection sera reprise. A votre avis, la solution c’est la reprise de l’élection ou quoi ?

Jean Paul Sarr : je dis, il faut respecter la loi. Ce que la loi dit, il faut l’appliquer. Je n’aime pas me prononcer sur Paul ou Pierre bien que je sois Paul. Il faut appliquer la loi, c’est tout. Il faut le dialogue, il faut que les gens s’entendent. A cause d’un poste, on ne va pas mettre le feu à la Guinée. Il faut éviter ça. Le président Conté a toujours évité ça.

Guineematin.com : en parlant toujours d’élections, on sait que les législatives devaient avoir lieu avant la fin du mois de décembre dernier, mais tel n’a pas été le cas. Et récemment, le président Alpha Condé a décidé de proroger le mandat de l’Assemblée nationale qui était arrivé à terme. Comment appréciez-vous cette décision ?

Jean Paul Sarr : là aussi, le législateur a prévu quelque chose. Vous savez, par concours de circonstances inattendues, par cas de force majeur, il y a tout un ensemble d’éléments qui puissent faire que le délai imparti dans la loi ne soit pas respecté. Le législateur a prévu quelque chose. Au cas où cela arrivait, il appartient à l’exécutif de prendre un acte de manière à proroger le mandat. Sinon, s’il ne proroge pas, il y a un vide juridique. Et ce vide juridique est comblé par la législation par ordonnance du chef de l’Etat. Est-ce qu’on veut se retrouver dans des situations comme ça ? Parce que, quand c’est le chef de l’Etat qui ordonne, il est libre de prendre toutes les décisions sans se référer à qui que ce soit. Je préfère que le mandat soit prorogé pour qu’il y ait toujours les députés de manière à limiter le pouvoir de l’exécutif.

J’entends des débats par ci par là, certains disent non, nous, on ne va pas siéger. Mais si tu ne sièges pas, finalement tu donnes libre cours au pouvoir. Il va passer toutes les lois qu’il veut. Donc moi, j’appelle les uns et les autres à être des démocrates comme le président Lansana Conté l’a institué. Il y a eu beaucoup de protocoles d’accords, de ceci et de cela en dehors de la loi. Cela nous a emmenés à ça. Si on avait tenu compte de nos lois sans consensus de ceci ou de cela on n’en serait pas là. Puisque tout est défini dans la loi, les délais sont définis, tous les éléments sont définis. Alors, on devait faire en sorte de respecter ce qui est prescrit dans la loi.

Guineematin.com : il y en a qui pensent que si les élections législatives n’ont pas été organisées, c’est dans l’objectif de faire un glissement en 2020 au cas un projet de 3ème mandat pour le président Alpha Condé n’aurait pas abouti. C’est votre avis aussi ?

Jean Paul Sarr : écoutez ! La chose fondamentale quand nous vivons en société, c’est de respecter nos lois. C’est les lois qui font que nous sommes humanisés. Sinon, c’est la jungle. Si on ne respecte pas la constitution, c’est extrêmement dangereux. Le soubassement de la paix, c’est le respect de la loi. Et que chacun s’y trouve. Il est inadmissible que ce qui n’est pas dans la loi, qu’on puisse faire des élucubrations des esprits. Moi, je dis élucubration d’esprit parce qu’en attendant, ce qui est dans la loi, c’est ce qui doit être respecté. C’est tout.

Guineematin.com : votre dernier mot ?

Jean Paul Sarr : je réitère toujours au gouvernement et ceux qui aspirent au pouvoir de sauvegarder la paix, de sauvegarder la paix dans ce pays merveilleux qui est la Guinée.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 413 227/664 413 227

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Éventuel 3ème mandat pour Alpha Condé : « ça ne sert à rien à 84 ans… »

3 février 2019 à 13 01 07 02072
Dr. Ibrahima Sahko, président du parti CPUG (Changement, Progrès, Unité pour la Guinée)

Les dénonciations contre la façon dont la Guinée est gouvernée sous le régime du président Alpha Condé continuent de fuser de la part des hommes politiques. La dernière en date vient du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG), à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi, 02 février 2019, à son siège à la Minière. Dr Ibrahima Sakho, leader du mouvement, a eu des mots durs contre Alpha Condé et les prometteurs du troisième mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette assemblée hebdomadaire du CPUG a connu une forte mobilisation des militants et responsables du parti. Le président de cette formation politique a saisi cette occasion pour dénoncer les maux qui gangrènent notre pays en ce moment. Selon Dr Ibrahima Sakho, « nous observons aujourd’hui en Guinée une corruption généralisée, une corruption généralisée en payant les uns et les autres par de l’argent pour des intentions certainement d’un troisième mandat. Ça, pour moi, ce n’est pas possible. La corruption s’intensifie par rapport aux emplois, c’est-à dire qu’Alpha Condé met des hommes et des femmes qui ne sont pas compétents, qui ne peuvent pas vous aider. Mais, parce que ces hommes-là sont à sa solde pour pouvoir l’aider à un troisième mandat. Au-delà de ça, nous assistons au limogeage de certaines personnalités qui sont importantes, qui sont contre un soi-disant troisième mandat. Et pour finir, nous avons observé depuis un certain temps le bafouage de nos institutions, que ça soit la Cour Constitutionnelle, que ça soit la CENI. Alpha Condé a mis des hommes à sa solde », a-t-il dénoncé.

Amer contre la gestion de l’actuel chef de l’Etat, Dr Ibrahima Sakho s’est adressé au président Alpha Condé en ces termes : « ça ne sert à rien à 84 ans de vouloir continuer des œuvres que tu n’as pas pu faire à 70 ans. Parce que les guinéens aujourd’hui, nous sommes dans une misère sociale depuis dix ans. On n’a pas de courant, ça revient et ça part. On n’a pas d’eau, pour nous, c’est intolérable. On n’a pas de routes. Pour nous, c’est intolérable. On n’a pas de transport. Pour nous, c’est intolérable »,

Par ailleurs, Dr Ibrahima Sakho va conseiller le président Alpha Condé « de prendre l’exemple sur Senghor qui, à son époque, a laissé le pouvoir. Vous voyez, il a laissé la voie démocratique aux sénégalais. Aujourd’hui, si vous remarquez, depuis une quarantaine d’années, le Sénégal suit une voie démocratique exemplaire. Alpha Condé doit comprendre que l’exemple, c’est cet homme-là. Et après cet homme-là, il y a eu Abdou Diouf. Ça a été toujours la même chose et ainsi de suite. Et Alpha Condé doit faire de la sorte, sinon il sortira par la petite porte ».

En outre, le président du CPUG s’est exprimé sur l’une des questions d’actualité qui est l’immigration clandestine. Déplorant la perte récente de vingt jeunes guinéens au large des côtes libyennes, Dr Ibrahima Sakho a rassuré ses militants. « Il faudrait que vous sachiez, je suis aussi jeune que vous. Vos aspirations, vos rêves que vous souhaitez pour vous, c’est ce que je veux pour vous. Et c’est pourquoi, j’ai créé ce parti. Je l’ai créé pour vous et je vous rassure, continuez à faire comme tout le temps et que nous arriverons en 2020. D’ici 2020, toute la jeunesse guinéenne sera derrière le parti CPUG. Le combat que vous faites pour sortir de cette misère sociale ne fait que commencer et la victoire, en 2020, c’est dans vos mains », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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