TPI de Labé : Djéli Bala Dabo condamné à 18 ans de prison pour meurtre

27 février 2019 à 10 10 29 02292

Ouvertes récemment, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Labé. C’est hier, mardi 26 février 2019, Djéli Bala Dabo, accusé de meurtre, a été reconnu coupable et condamné à 18 ans de prison, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les décisions continuent de tomber dans les dossiers criminels en cours de jugement au TPI de Labé. Dans la journée d’hier mardi, un certain Djéli Bala Dabo, poursuivi pour meurtre, a écopé d’une lourde peine de prison.

En effet, l’infortuné Dabo est accusé d’avoir ôté la vie à une femme du nom de Fatou Camara. Les faits se sont produits le 19 octobre 2018.

Appelé à la barre, Djéli Bala Dabo a dit avoir agi en légitime défense. « Je n’ai pas fait exprès en tuant cette femme. J’ai voulu juste me défendre car elle m’avait pris au collet. Son frère était venu l’épauler en me bastonnant. C’est ainsi que j’ai pris un couteau pour poignarder la femme et son frère pour me défendre », a-t-il déclaré.

De son côté, Boubacar Lassaré Camara, le frère de la victime, et rescapé dans cette bagarre, a nié en bloc les propos de Djéli Bala Dabo.

Le substitut du Procureur, Mamoudou Magassouba, a rappelé les faits avant d’affirmer que l’accusé a agi avec toutes ses facultés mentales et de façon intentionnelle. Dans ses réquisitions, monsieur Magassouba va demander au tribunal de retenir l’accusé dans liens de la culpabilité de meurtre et de le condamner à 30 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la défense va pour sa part demander au tribunal de faire preuve de clémence en accordant de larges circonstances atténuantes à son client.

Finalement, le tribunal va sévir contre Djéli Bala Dabo, condamné à 18 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 12 ans.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Hon. Zalikatou du FOFPAG : « en Guinée, la seule femme cheffe de quartier a été obligée de divorcer »

27 février 2019 à 10 10 22 02222

Reparti en deux équipes, le Forum des femmes parlementaires de Guinée (FORFPAG) a sillonné, du 18 au 25 février 2019, les 7 régions de l’intérieur du pays. De partout, il ressort que les femmes, 52% de la population guinéenne, sont marginalisées. Evidemment, le FOFPAG est contre cette situation et exige que des corrections soient apportées, a appris un reporter de Guineematin.com qui a accompagné la mission

La première équipe a parcouru les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé et traversé les préfectures de Boffa, Dubréka, Coyah, Dalaba et Pita, sous la conduite de l’Honorable Hadja Aïssata Daffé, celle dirigée par l’honorable Zalikatou Diallo s’est successivement rendue à Farana, Kissidou, Gueckédou, Macenta, N’Zérékoré, Beyla, Kérouané, Kankan, Kouroussa et Dabola. Partout, ces femmes leaders ont plaidé pour une meilleure représentativité de la gent féminine dans les instances de prises de décision.

A la fin de ce parcours, l’honorable Zalikatou Diallo n’a pas caché sa colère face à la marginalisation des femmes, notamment dans les listes de candidats aux élections communales de février 2018. Mais, ce qui a de plus révoltée la secrétaire générale du FOFPAG, c’est l’absence quasi-totale de femmes à la tête des quartiers et districts du pays.

« Ici à Kankan, tout comme dans les villes de Faranah, Kissidougou, Macenta, Gueckédou, N’Zérékoré, Beyla, Kérouané que nous avons sillonnées, et sûrement ailleurs, c’est le même constat. Il y a zéro femme présidente de district ou cheffe de quartier. La seule femme cheffe de quartier a été obligée de divorcer. C’est inacceptable. Il faut que cela change », a martelé l’Honorable Zalikatou Diallo.

Parlant des résultats enregistrés lors des dernières consultations électorales, l’honorable Zalikatou Diallo et ses collègues députées ont noté que pour les 29 mille 554 candidats, il n’y avait que 7 mille 44 femmes ; soit 23,83%. A l’arrivée, sur les 7 mille 12 Conseillers élus, ce sont 460 femmes qui ont réussi à se faire élire ; soit un taux de 6,56%. Pendant ce temps, des 342 circonscriptions électorales du pays, il n’y a que 6 femmes élues maires et une seule portée à la tête d’une commune urbaine (1/38), en la personne de Madame Aminatou Touré, la fille du premier président de la Guinée. Egalement, à titre illustratif, pour toute la région de Faranah, sur les 791 élus, il y a 90 femmes Conseillères.

« C’est choquant et révoltant à la fois si on mesure ce résultat par rapport à l’engagement et à la participation des femmes dans le développement socioéconomique du pays. Les hommes doivent changer et accepter de travailler avec les femmes. Les deux sexes se complètent. D’ailleurs, les articles I et VIII de la constitution sont clairs là-dessus : l’égalité entre les sexes est consacrée », a expliqué la cheffe de la délégation.

Heureusement, après ces rencontres ponctuées de plaidoyer et de lobbying, les femmes parlementaires ont noté le ferme engagement des acteurs impliqués dans le processus électoral, notamment des autorités administratives et les représentants des partis politiques d’apporter des corrections.

« Nous avons reçu des engagements des autorités que nous saluons. Les parties concernées s’engagement à mettre en place des plateformes qui vont favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité dans les quartiers et districts ; mais également l’envoie dans les Conseils régionaux, des rares femmes élues conseillères. Je pense qu’à la prochaine fois, nous trouverons beaucoup de femmes cheffes de quartiers et présidentes de district ; et, pourquoi pas de femmes présidentes de région ou membres de Bureau exécutif de région », a dit Mme Traoré Zalikatou Diallo.

De son côté, l’expert en développement parlementaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Boubacar I Bah, qui a managé les deux groupes, a salué l’engagement de ces femmes leaders.

Malgré le faible niveau de présence des femmes au sein des Conseils communaux, M. Bah a tout de même noté des avancées à soutenir. « A Kindia, c’est vrai que le nombre de femmes conseillères est nettement petit ; mais par contre, le bureau exécutif communal est composé de façon paritaire ; soit quatre hommes et quatre femmes. Dans la commune rurale de Madina Woula, nous avons également appris que le bureau exécutif est composé à sa tête, d’une femme maire et d’une femme 1ère Vice-maire. C’est très encourageant. A part Kindia, il y a trois communes de Dabola qui sont dirigées par des femmes, une autre à Macenta et la commune urbaine de Kaloum. Ce qui fait un total de six femmes maires sur les 342 », a dit l’expert du PNUD.

Par ailleurs M. Bah a constaté que la mission du FOFPAG a été très opportune. « Les acteurs impliqués dans le processus, les différentes cibles, après chaque rencontre, on comprend que la plupart des acteurs n’étaient pas informés de leur rôle. Donc, le passage de ces femmes parlementaires a été salutaire et la mission est allée au-delà des attentes… ».

Cette mission du FOFPAG- qui doit se poursuivre dans la zone spéciale de Conakry- s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Représentativité des femmes en politique ». Ce projet a démarré depuis deux ans avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’ONU femme et du gouvernement canadien.

De retour de Kankan, Abadallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Vie des Guinéens au Sénégal : Thierno Boubacar Sidighi Diallo à Guineematin (vidéo)

27 février 2019 à 10 10 15 02152

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Téranga ont mis leur visite à profit pour s’entretenir avec le doyen Thierno Boubacar Sidighi Diallo, président de l’Union des Ressortissants Guinéens au Sénégal. Avec monsieur Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Boubacar Koubia Matakaou, il a été question du quotidien de nos compatriotes vivant au pays de la Téranga, de leur relation avec les autorités sénégalaises, des difficultés rencontrés et de sa lecture sur l’actualité sociopolitique de notre pays.

Ci-dessous, la version vidéo :

Lire

59 ans de la monnaie guinéenne : notre entretien avec le DG de l’agence principale de la BCRG

27 février 2019 à 9 09 48 02482
Mamoudou Touré, Directeur Général de l’agence principale de la BCRG

En prélude à la célébration des 59 ans de la création de la monnaie guinéenne, nous avons tenu le micro à monsieur Mamoudou Touré. Le Directeur Général de l’agence principale de la BCRG est revenu de long en large sur le 1er mars, son parcours, les reformes monétaires engagées par les autorités actuelles et ses rapports avec sa hiérarchie.

Décryptage !

Guinéematin.com : monsieur le Directeur, dans quelques jours, notre pays va célébrer la fête de la création de la monnaie guinéenne. Vous, en tant qu’acteur majeur du monde des finances et cadre de la BCRG dites-nous le sentiment qui vous anime ?

Elhadj MamoudouTouré : C’est un sentiment de joie et de reconnaissance. Joie, parce que quand on a 59 ans, on doit être fier. 1960-2019, ça fait 59 ans que notre monnaie existe. Notre monnaie a 59 ans. Donc, nous devons être fiers de célébrer ce moment avec faste. Ne pas le faire serait une ingratitude vis à vis de notre glorieux passé. Cette monnaie nous a rendu notre force, notre fierté. Nos devanciers, ayant conquis l’indépendance, avaient estimé qu’il fallait aussi conquérir notre indépendance monétaire. Et, c’est ce qui fut fait. C’est l’occasion pour moi d’ailleurs de parler du Président Ahmed Sékou Touré qui, dans son discours à l’occasion de la création de la monnaie nationale, a clairement opté pour une indépendance monétaire. C’est l’occasion aussi de remercier tous ceux qui l’ont accompagné dans ce noble combat. Et, je tiens à saluer hautement la réforme monétaire engagée par monsieur le gouverneur de la BCRG, sous l’impulsion du Président de la République.

Guinéematin.com : Avant de continuer de parler de votre institution et de cette date historique, parlez-nous un peu de votre parcours professionnel.

Elhadj Mamoudou Touré : Je suis l’un des cadres qui a touché à tout. Je fus recruté en 1986, j’ai été d’abord agent d’encadrement affecté au contrôle à la caisse de liquidation. En 1988, j’ai été affecté à la comptabilité. A cette époque-là, il n’y avait pas d’ordinateur ; et, le comptable travaillait au crayon avec la machine à calculer. En 1990, j’ai été affecté au service comptable et bancaire avec le grade d’agent d’encadrement. C’est à cette époque-là que j’ai été nommé fondé de pouvoir. En ce moment là aussi, les services bancaires étaient très difficiles. Car, comme je vous l’ai dit, tout se faisait à la main. Donc, j’ai été affecté pour renforcer les services bancaires. En 1992, jusqu’en 1993, avec les différents mouvements intervenus, le service bancaire a pris le nom de service comptable et bancaire. Donc, nous nous occupions à la fois de la comptabilité et des services bancaires. C’est en 93 que j’ai été nommé chef service compte courant. Avec ma qualité de fondé de pouvoir, j’ai effectué trois (3) années complémentaires et j’ai fait 7 ans au service comptable et bancaire. En 96, j’ai été nommé sous-directeur. Les autorités, ayant confiance en moi, m’ont nommé responsable du département patrimoine et logistique. De 1996 à 2003, j’étais responsable de ce département. Et, de sous-directeur à directeur, j’ai été nommé directeur des ressources humaines. De là, les autorités m’ont renouvelé leur confiance en me nommant directeur de l’agence de Kindia. Une agence que j’ai mise en place… Je suis venu, je n’ai rien trouvé. C’est moi qui ai mis en place les services comptables et bancaires de l’agence de Kindia. Cela, de 2007 à 2011. Et, en 2011, avec l’arrivée du Président Alpha Condé au pouvoir et la nomination de monsieur le gouverneur Louceny Nabé comme gouverneur de la banque centrale, j’ai eu cette confiance d’être nommé directeur du département de l’agence principale de la banque centrale. Donc, ceci dit, par la bénédiction de mes supérieurs, j’ai gravi tous les échelons bien que c’était difficile avec le plan de carrière. C’est l’occasion d’ailleurs de se féliciter du plan de carrière qui a été mis en place par monsieur le gouverneur et par moi-même quand j’étais directeur des ressources humaines et lui, Directeur Général des services administratifs et juridiques. Donc, avec l’arrivée du Président Alpha Condé, j’ai été nommé Directeur de l’agence principale de la banque centrale en 2011 par monsieur le gouverneur Louceny Nabé. De cette date jusqu’à maintenant, j’ai encore la confiance de monsieur le gouverneur.

Guinéematin.com : Quelle appréciation faites-vous de la nouvelle politique monétaire des autorités actuelles ?

Elhadj Mamoudou Touré : Vous savez, pour aller de l’avant, il faut changer, il faut avoir une méthode, une vision. Cette vision a permis à monsieur le gouverneur d’apporter des changements sans précédents. S’il faut les citer, je vais commencer par chez moi à l’agence principale. En 2011, on était dans un système comptable qui était dépassé. Avec les observations, le système a été changé avec l’introduction en 2014 du T24. Et, nous avons mis en place tous les éléments qui permettent de donner une force au système de paiement. C’est pourquoi, un Directeur Général a été nommé pour présider aux destinées du système national de paiement. C’est pourquoi aussi nous avons créé d’autres systèmes pour améliorer les services à l’agence principale, notamment l’ACPCH. Aujourd’hui, nous avons mis en place le RTGS. Il n’y a pas longtemps, messieurs les ministres de l’Economie et celui du budget, avec monsieur le gouverneur de la banque centrale, sur instructions de monsieur le Président de la République, ont demandé que toutes les recettes de l’Etat qui passaient d’une main à une autre comme effet à payer, soient désormais payées à la banque par RTS. Ceci dit, tout citoyen domicilié à une banque qui veut payer des recettes douanières ou fiscales est amené à s’adresser à sa banque pour passer par le RTGS. Le RTGS est le règlement général des gros montants. Donc, tous ces éléments sont venus améliorer le système de paiement et renforcer la sécurité des recettes de l’Etat. Aujourd’hui, quand vous venez à l’agence principale, vous verrez que tout est fait pour satisfaire au mieux les clients. Autre élément important parmi les changements apportés, c’est la création du guichet unique.

Guineematin.com : Quelle est la nature de vos relations avec votre hiérarchie ?

Elhadj Mamoudou Touré : C’est de très bonnes relations, avec l’autorité. D’ailleurs, c’est grâce à cette bonne collaboration que les changements apportés ont été effectifs. C’est l’occasion d’ailleurs de rendre un hommage mérité à monsieur le gouverneur, les vice-gouverneurs au Directeur Général de l’exploitation et tous les cadres et agents de la BCRG pour le travail accompli. Bref, je me réjouis de la politique monétaire des autorités actuelles.

Ibrahima Kalil Diallo

Lire

GAC réceptionne son dernier équipement majeur avant le début de ses opérations

27 février 2019 à 8 08 45 02452

Kamsar, le 27 février 2019 — Guinea Alumina Corporation (GAC) a annoncé aujourd’hui avoir reçu sa dernière pièce d’équipement majeur avant le démarrage de ses activités. Il s’agit du chargeur de barges qui sera utilisé pour charger la bauxite sur les barges autopropulsées.

Le chargeur de barges qui a une hauteur équivalente à un immeuble de quatre étages a été fabriqué sur mesure en Inde par Thysenkrupp AG, un conglomérat multinational Allemand spécialisé en génie industriel et en production d’acier. Il a été acheminé par voie maritime directement au port de GAC à Kamsar, et il sera assemblé et fixé à son point de pivot situé sur le quai portuaire de la société.

Avec une capacité de 5 000 tonnes par heure, l’équipe des Opérations de GAC estime qu’il faudra environ quatre heures pour charger chacune des quatre barges autopropulsées qui arboreront le drapeau de GAC.

Paulo Castellari, Président-Directeur Général de GAC, a déclaré : « C’est la dernière grande pièce d’équipement qui est livrée, et ceci est une indication claire que la phase de construction de notre projet tire à sa fin. Nous débuterons bientôt nos opérations d’exploitation et d’exportation à grande échelle, et c’est quelque chose que nos différentes parties prenantes attendent depuis longtemps. Nous sommes confiants que GAC contribuera à réaliser l’ambition de la Guinée de devenir le premier producteur mondial de bauxite de manière sûre et responsable. »

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, une des plus grandes sociétés productrices d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Corporation of Dubai. Elle exploite des alumineries à Dubaï et à Abu Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

Lire

Présidentielle au Sénégal : résultats par département (Suite)

27 février 2019 à 8 08 27 02272

Les résultats de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal continuent de tomber au compte-goutte dans la presse du pays. Il s’agit des résultats par département compilés et affichés par les commissions départementales de recensement des votes. Guineematin.com vous propose ci-dessous les résultats de plusieurs autres départements du pays rapportés par nos envoyés spéciaux à Dakar, et qui sont, pour la plupart, très favorables au président sortant, Macky Sall.

Département de Goudiry

Nombre d’inscrits : 44.739

Nombre de votants : 28.746

Bulletins nuls : 626

Suffrages valablement exprimés : 28.130

Suffrages par candidat : Macky Sall (21.641 voix) ; Ousmane Sonko (3.514 voix) ; Idrissa Seck (1.964 voix) ; Issa Sall (708 voix) ; Madické Niang (303 voix).

Département de Podor

Nombre d’inscrits : 207.955

Suffrages valablement exprimés : 135.665

Suffrages par candidat : Macky Sall (127.639 voix) ; Idrissa Seck (2.806 voix) ; Ousmane Sonko (4.802) ; Issa Sall (902 voix) ; Madické Niang (510 voix).

Département de Rufisque

Nombre d’inscrits : 255.630

Nombre de votants : 185.282

Bulletins nuls : 1.115

Suffrages par candidat : Macky Sall (100.632 voix, soit 54,64 %) ; Idrissa Seck (34.892 voix, soit 18,7%) ; Ousmane Sonko (30.186 voix, soit 16,3%) ; Issa Sall (16.164, soit 8,7%) ; Madické Niang (2.273 voix, soit 1,23%).

Département de Kaffrine

Nombre d’inscrits : 80.823

Nombre de votants : 55.597

Bulletins nuls : 691

Suffrages valablement exprimés : 54.818

Suffrages par candidat : Macky Sall (38.874 voix) ; Idrissa Seck (6.513 voix) ; Ousmane Sonko (5.294 voix) ; Issa Sall (3.406 voix) ; Madické (731 voix).

Département de Malém Hodar

Nombre d’inscrits : 36.551

Nombre de votants : 24.876

Bulletins nuls : 348

Suffrages valablement exprimés : 24.536

Suffrages par candidat : Macky Sall (18.926 voix) ; Idrissa Seck (2.518 voix) ; Issa Sall (1.398 voix) ; Ousmane Sonko (1.285 voix) ; Madické Niang (345 voix).

Département de Mbirkelane

Nombre d’inscrits : 46.459

Nombre de votants : 31.620

Bulletins nuls : 429

Suffrages valablement exprimés : 31.191

Suffrages par candidat : Macky Sall (22.854 voix) ; Ousmane Sonko (3.392 voix) ; Idrissa Seck (3.309 voix) ; Madické Niang (583 voix).

Département de Kaolack

Nombre d’inscrits : 237.245

Nombre de votants : 148.171

Bulletins nuls : 1.370

Suffrages valablement exprimés : 146.794

Suffrages par candidat : Macky Sall (99.376 voix, soit 67,7%) ; Ousmane Sonko (22.677 voix, soit 15,45%) ; Idrissa Seck (18.649 voix, soit 12,7%) ; Issa Sall (4.334 voix, soit 2,95%) ; Madické Niang (1.758 voix, soit 1,2%).

Département de Thiès

Nombre d’inscrits : 363.482

Nombre de votants : 256.419

Taux de participation : 70, 42 %.

Suffrages par candidat : Idrissa Seck (120.422 voix) ; Macky Sall (100.422 voix) ; Ousmane Sonko (19.737 voix) ; Issa Sall (12.102 voix) ; Madické Niang (2.312 voix).

Département de Mbacké

Nombre d’inscrits : 364.826

Nombre de votants : 225.127

Bulletins nuls : 2.575

Suffrages valablement exprimés : 222.552

Suffrages par candidat : Idrissa Seck (129.724 voix, soit 57,62%) ; Macky Sall (67.745 voix, soit 30,9%) ; Ousmane Sonko (12.686 voix, soit 5,63%) ; Madické Niang (9.963 voix, soit 4,42%) ; Issa Sall (2.434 voix, soit 1,08%).

A suivre !

Lire

Kaporo-rails (Conakry) : Des bulldozers rasent des maisons comme des châteaux de cartes

26 février 2019 à 22 10 35 02352

Ce qui convient d’être appelé désormais « l’opération de démolition » de Kaporo-rails se poursuit dans la commune de Ratoma. Cette opération musclée de déguerpissement que l’opposition guinéenne qualifie de « sauvage et injuste » durera au maximum une dizaine de jours. Et, l’Etat guinéen, à travers le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, entend aller jusqu’au bout pour récupérer ce qu’il appelle « le centre directionnel de Koloma ».

Ce, malgré la douleur des citoyens de Kaporo-rails qui sont en train de tout perdre comme par enchantement. Et, ce Mardi, 26 Février 2019, les habitants de ce « quartier martyr » assistent à une dégringolade des murs de leurs maisons. Des murs qui, sous le poids des bulldozers, tombent comme des châteaux de cartes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui suit cette « opération de déguerpissement ».

Des murs qui tombent, des arbres qui s’inclinent, des épaves de tôles, des morceaux de bois, des meubles cassés qui jonchent le sol, des bulldozers en rogne, un important dispositif de sécurité, des brouhahas discontinuent et spontanés de jeunes, des tirs de gaz lacrymogène par endroit… Kaporo-rail ressemble aujourd’hui à un champ de bataille.

Depuis quelques jours les habitants de ce quartier assistent impuissamment à une vaste et puissante offensive de l’Eat, qui démoli entièrement leurs maisons. Des maisons qui servaient, jusque-là, d’habitation à plusieurs centaines de guinéens.

Au nom de la « récupération des domaines réservés de l’Etat », la quasi-totalité des habitants de Kaporo-rails (dont des vieilles personnes qui avaient tout investit pour une retraite plus ou moins paisible) sont en train de subir un retour à la case de départ. Ce, après des années de dure labeur et une ‘’épargne’’ difficilement obtenue (au vu des conditions de vie précaires du guinéen).

A chaque jour suffit sa peine ! Et, à moins d’un miracle de dernière minute, ces pauvres citoyens guinéens sont désormais sans abris, sans moyens financiers,…et sans protection avec des bouches à nourrir et des enfants à scolariser et à éduquer.

« Dans son entièreté, Koloma fait 267,5 hectares. Et, le lot un, considéré comme le quartier résidentiel, fait 41 hectares», a récemment expliqué Dr Ibrahima Kourouma, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire. Ce qui, mathématiquement, ramène à une superficie de 226,5 hectares (la zone administrative) à déguerpir.

« Les opérations de déguerpissements doivent durer dix jours au maximum », a confié Dr Ibrahima Kourouma dans une sortie médiatique, la semaine dernière. Dix jours que les populations de Kaporo-rails doivent vivre avec la douleur au ventre, le désespoir dans l’âme,…et le sentiment d’avoir tout perdu comme par magie.

En plus des habitations, des bars, des garages, des gargotes,…ont été complètement ragés sous « l’œil bienveillant » des agents de sécurité qui occupent les lieux comme un terrain à eux conquis. Des agents qui, parfois, font usage de gaz lacrymogènes pour disperser et éloigner les groupuscules de jeunes qui se forment çà et là aux alentours du site où la démolition des maisons se fait à coup de bulldozer.

Dans les conversations très discrètes entre agents de sécurité, certains hommes en uniforme expriment leur désolation par rapport aux opérations en cours et pour lesquelles ils font usage de forces contre les populations. « Mais c’est l’Etat qui est fort », entend-on dans leur conclusion.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Energie : vers le démarrage des travaux d’aménagement de Koukoutamba

26 février 2019 à 21 09 47 02472

Le Haut-commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, monsieur Hamed Diane Séméga et le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, ont procédé ce mardi, 26 février 2019, à la signature du contrat commercial pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba. La cérémonie de signature a été présidée par le chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé, en présence de certains ministres, des partenaires chinois, d’une délégation des ressortissants de Tougué, ainsi que de plusieurs autres personnalités, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Cheick Taliby Sylla

Dans son discours de bienvenue, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, a expliqué que la signature de ce contrat était l’un des objectifs assignés au conseil des ministres et au haut-commissariat de l’OMVS lors de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements, tenue à Conakry. « Ce barrage de Koukoutamba, sera le plus important de tous les barrages réalisés par l’OMVS depuis sa création », a indiqué le ministre.

S’adressant aux partenaires chinois, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a dit compter sur eux pour faire face au défi énergétique au quel ces Etats sont confrontés. « Nous osons espérer que les engagements pris lors de la signature de ce contrat permettront le démarrage dans un bref délai des travaux de réalisation de l’aménagement hydroélectrique du barrage de Koukoutamba. C’est cette signature du contrat commercial qui était la condition à remplir pour aboutir à la signature de la convention de financement entre les Etats membres et Exhing bank de Chine », a dit le ministre Taliby Sylla.

Hamed Diane Séméga

Pour sa part, le Haut-commissaire de l’OMVS, Hamed Diane Séméga, a indiqué que le projet d’aménagement de Koukoutamba a été conçu pour résorber le déficit énergétique des pays membres de cette organisation. « L’aménagement favorisera la disponibilité d’une énergie bon marché et davantage respectueuse des exigences de préservation de l’environnement. Ce sera ainsi un productible de 888 GW qui viendra renforcer de façon significative la fourniture d’énergie à faible coût », a promis le Haut-commissaire de l’OMVS.

Selon Hamed Diane Séméga, le processus de sélection de l’entreprise Sinohydro pour la réalisation du projet a duré près de 3 ans. Et, il rassure aussi que l’écosystème sera protégé en limitant les impacts environnementaux et en assurant la prise en charge de toutes les personnes qui pourraient être affectées par le projet.

Ding Zheng Guo

Le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, chargé de la réalisation des travaux a, de son côté, fait savoir que cette signature est indissociable du soutien des dirigeants des quatre pays membres de l’OMVS. C’est pourquoi Ding Zheng Guo a salué les efforts de toutes les parties prenantes dans la réalisation du projet. « Au fil de ces dernières années, Sinohydro a activement participé à la mise en valeur du bassin du fleuve Sénégal. Cette signature pour la réalisation de la centrale hydroélectrique de Koukoutamaba et le développement de l’énergie dans ce bassin favoriseront le développement de l’économie de toute la région de l’Afrique de l’Ouest, les moyens de subsistance des populations et amélioreront leur qualité de vie », a indiqué le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated.

Alpha Condé

Enfin, le président Alpha Condé a félicité l’équipe de l’OMVS pour la conduite de ce projet jusqu’au bout. « Le travail n’a pas été facile. Nous avons été confrontés à des problèmes environnementaux qui nous ont pris au moins 3 ans. Mais, grâce à la contribution de tous, nous sommes arrivés à cette signature. Je dois féliciter la société Sinohydro qui a gagné l’appel d’offres et nous espérons qu’ils iront très vite dans e démarrage des travaux», a souhaité le chef de l’Etat guinéen.

A rappeler que le coût du projet est estimé à 812 millions 798 milles 559 01 dollars et le mode de financement retenu est l’Engineering Procurement Construction (EPCF) ; c’est-à-dire, construction clé en mains, avec apport financement. Le délai prévisionnel de réalisation des travaux est de 4 ans.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Déguerpissement à Kaporo Rails : « je dépose ma plainte devant Dieu contre Alpha Condé »

26 février 2019 à 20 08 28 02282
Elhadj Sadou Barry, habitant de Kaporo rails depuis 30 ans

Récemment entamée, l’opération de déguerpissement se poursuit à Kaporo rails dans la commune de Ratoma. Après les garages, les conteneurs, les hangars, c’est le tour des bâtiments de recevoir les bulldozers de la gendarmerie de l’habitat. Cette démolition des bâtiments, entamée hier lundi, 25 février 2019, a plongé plusieurs familles de la zone dans la désolation et l’embarras. Rencontrés par un reporter de Guinneematin.com, plusieurs victimes se disent être profondément touchées par cette action gouvernementale.

Contraints de quitter les lieux, les habitants de Kaporo Rails se précipitent à sortir leurs bagages, démonter des portes et fenêtres ainsi que des tôles comme pour dire que leurs bâtiments ne seront pas épargnés par les engins lourds qui détruisent tout sur leur passage.

Elhadj Sadou Barry, qui habite les lieux depuis 30 ans, qualifie cette action du gouvernement guinéen d’injuste. « J’ai aujourd’hui des sentiments de tristesse et de révolte contre Alpha Condé. Puisque, lui qui est professeur en Droit, il a osé déloger des citoyens pauvres, les faire sortir de leurs maisons sans leur avoir donné quelque chose. Alpha Condé le fait par haine. Ce n’est pour rien d’autre que ça. Alpha Condé ne met pas la Guinée en avant. Si non, il ne va pas faire quitter les gens de leurs domaines et vendre ces domaines aux blancs. Il y a beaucoup de domaines à vendre qui ne sont pas à Kaporo Rails. Il ne devrait pas nous faire sortir de nos maisons et donner ça à d’autres. Moi personnellement, à partir d’aujourd’hui où il m’a fait sortir de ma maison, il est mon ennemi. Je ne peux pas lui pardonner ça. Je dépose ma plainte devant Dieu contre Alpha Condé. J’ai travaillé dur pour avoir de l’argent et construire cette maison. Lui, il n’a l’ambition de ne rien faire de bon chez nous. Si non, il ne devrait pas faire comme ça. Mais, nous on va le laisser et déposer notre plainte devant Dieu puisque les communautés : nationale et internationale ont déjà vu ce qui se passe actuellement à Kaporo Rails. Personne n’a pu dire quelque chose à Alpha Condé. Maintenant, nous citoyens guinéens, nous allons demander à Dieu de payer Alpha Condé pour ce qu’il nous a fait », dit Elhadj Sadou Barry.

Par ailleurs, le vieil homme invite les guinéens de dénoncer cette attitude du pouvoir en place. « Je demande à l’ensemble des guinéens de se lever contre ce qu’alpha Condé est en train de faire à l’heure actuelle. Je demande aux citoyens de Kaporo rails de quitter les lieux, de se donner les mains pour trouver un autre lieu que Kaporo. Parce qu’il fait les choses par haine, puisque les gens n’ont pas voté pour lui. Et nous, on n’est pas RPGistes. Il pense que nous, nous n’avons pas le droit de construire en Guinée et quiconque pense que nous n’avons pas ce droit, c’est le contraire. Alpha condé est un président criminel, si non, il ne peut pas faire sortir les gens comme ça de leurs maisons. Moi, je suis handicapé, il me fait sortir de ma maison avec ma famille, sans avertissement, sans rien… ».

Aïssatou Diouldé Barry

Pour sa part, Aissatou Diouldé Barry, dont le frère est propriétaire du centre de loisirs Mari Fala, ne cache sa déception. « Ce centre de loisirs, mon frère l’a pris il y a de cela trois ans. Ainsi, nous venons à peine de finir de le rénover. On a financé ici plus de 100 millions de francs guinéens pour rénover ce bar. A deux mois de cela, ils sont venus tout casser. Donc actuellement, on souffre énormément. Même nos effets qu’on a sortis, on n’a pas trouvé où les envoyer. Ensuite, au moment où nous cherchons où aller, les gens sont venus nous voler tous les effets tels que les haut parleurs, les frigos, les tôles… nous demandons à Alpha Condé de dédommager les gens puisqu’ils souffrent beaucoup aujourd’hui, surtout les concessionnaires. Nous demandons aux autorités de nous aider. Il y a parmi nous des femmes qui viennent d’accoucher, les baptêmes ne sont pas faits encore. Leurs familles ont préparé les bagages, elles ne savent pas où aller. Chez nous ici, au compte du bar Mari Fala, on a 19 employés qu’on paye par moi, pratiquement toute leur vie c’est ici. Donc, les gens souffrent beaucoup. On ne sait quoi faire et où aller. Les autorités n’ont qu’à nous aider», a dit la dame avec insistance.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Kindia : les bureaux régionaux et préfectoraux des boulangers mis en place

26 février 2019 à 19 07 17 02172

L’Union des Boulangers et Pâtissiers de Kindia a procédé à l’élection de ses bureaux régionaux et préfectoraux ce mardi, 26 février 2019. C’était à l’occasion d’un congrès électif de deux jours, présidé par l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée, en présence des autorités locales ainsi que de nombreux invités venus des préfectures relevant de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Alpha Oumar Sacko

Elhadj Alpha Oumar Sacko, président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers de Guinée, chef de la délégation, a expliqué l’objectif de ce congrès. « Nous sommes à Kindia pour renouveler le bureau régional et préfectoral qui a un mandat de 5 ans. Les choses on débuté depuis hier lundi, 25 février 2019. Aujourd’hui, tous les boulangers de la région, à savoir Télimélé, Coyah, Dubréka, Forécariah et Kindia, ont pris part à la cérémonie. Nous sommes très contents. Nous avons renouvelé le bureau régional. Pour le bureau préfectoral, on a eu à l’installer en même temps. Toutes les autorités ont honoré cette cérémonie de leur présence. Je demande aux nouveaux élus de travailler main dans la main et d’avoir pitié des populations qui sont consommateurs de pains. Je leur recommande de faire du pain de qualité pour toute la préfecture de Kindia en particulier, et celle de la région en général. Tous les boulangers de Kindia se sont mobilisés pour choisir librement leurs président », a dit monsieur Sakho.

Mme Aminata Oularé

Présente à cette rencontre, madame Aminata Oularé, vice-maire de la commune urbaine de Kindia, s’est félicitée de la validation du bureau communal et préfectoral des boulangers. « C’est un ouf de soulagement pour la commune urbaine de Kindia. La boulangerie est un secteur stratégique qui aide la population de Kindia. Donc, il y avait longtemps des problèmes autour de la boulangerie. Si aujourd’hui on arrive à installer le nouveau bureau, qui peut résoudre le problème de pain, surtout que la mairie a ses oreilles tendues dans cette affaire, on ne peut que les remercier », a laissé entende l’élue locale.

Mamadou Alpha Diallo

Pour sa part, Mamadou Alpha Diallo, nouveau président de l’Union Préfectoral des Boulangers et Pâtissiers de Kindia, a dit sa joie d’avoir été choisi pour diriger la structure. « Avant tout, je suis très content de tous pour la confiance placée en ma personne pour diriger les boulangers de Kindia. Dans cette mission, je veux œuvrer pour l’union, l’entente entre les boulangers. Je profite de cette occasion pour demander aux autorités d’aider les boulangers de Kindia pour l’obtention des lieux de vente de pains bien aménagés dans les différents marchés de Kindia. Mon équipe va également corriger certains dysfonctionnements qui existaient déjà au détriment des consommateurs de pains », a-t-il promis.

Mohamed Moumini Kaké

De son côté, Mohamed Moumini Kaké, inspecteur régional du commerce de Kindia, s’est réjouit de la transparence qui a caractérisé ce congrès, surtout en présence du syndicat. « L’élection de ces bureaux s’est bien déroulée, surtout en présence des autorités des syndicats. On n’a constaté aucune anomalie. Ce qu’on attend de ces bureaux là, c’est de se mettre au travail. Vous savez que notre président, le professeur Alpha Condé, a donné beaucoup de priorités au secteur privé. Il a demandé de s’organiser. Le commerce est un secteur transversal de notre pays. Donc, l’union des boulangers fait partie du commerce », a laissé entende monsieur Kaké.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

Lire

Déguerpissement à Kaporo Rails : l’inquiétude des responsables des usines de glace

26 février 2019 à 18 06 39 02392

L’opération de déguerpissement se poursuit à Kaporo rails, au grand dam des occupants des lieux, victimes d’un Etat impitoyable. A part les bâtiments à usage d’habitation, la zone concernée concentre six (6) usines de fabrication de glace. Les responsables de ces petites unités se disent aujourd’hui désemparés, ne sachant plus à quel saint se vouer. Leurs installations sont dans l’œil du cyclone et pourraient être démolies dans les prochains jours, a appris sur place Guineeematin.com à travers un de ses reporters.

Baldé Mamadou Cellou, PDG de la société BARKINDHO et Fils

Les responsables de ces petites unités industrielles de fabrication de glace sont inquiets et mettent en garde contre le pourrissement du poisson dans les ports de pêche. Baldé Mamadou Cellou, PDG de la société BARKINDHO et Fils, a commencé par dire que « la semaine passée, il y a une équipe qui est passée ici. Ils ont mis des croix sur nos bâtiments en disant qu’on doit quitter les lieux dans les 72H. Durant tout ce temps, on est en train de faire différentes démarches auprès des autorités. Ici, nous fabriquons de la glace. Et, cette glace, c’est pour une utilité publique. Ça veut dire que, ce sont les pêcheurs artisans qui utilisent cette glace. Cette glace est utilisée pour pouvoir conserver les produits halieutiques ».

Parlant des démarches qu’il a engagées, notre interlocuteur dit que « même ce matin (mardi 26 févier 2019, ndlr) on a déposé une lettre au niveau de notre ministère qui est le ministère de la pêche et le ministre de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Donc, nous avons des lettres, c’est pour nous accorder une doléance afin de nous donner du temps. Installer ces types d’unités, ça prend du temps. Pour être précis, il faut 2 mois pour l’installation. Pour les désinstaller, ça prend plus de 3 mois. Il faut chercher un site, là où il faut aller s’installer. Donc, nous avons demandé au gouvernement qu’ils nous accordent un peu de temps pour nous permettre d’avoir un autre site d’installation. Nous produisons plus de 200 tonnes de glaces par jour. Nous sommes six (6) usines en totale. On s’est installé ici, c’est dû à la disponibilité en électricité. Si les usines quittent ici, il y aura une pénurie qui va se manifester dans les différents débarcadères. Une fois que cela se produira, les pêcheurs ne pourront pas aller en mer et il y aura un manque de poisson. Il y aura une pourriture totale des poissons », a fiat savoir Baldé Mamadou Cellou.

Interrogé sur l’occupation des lieux, monsieur Baldé dit avoir un contrat avec la marie de Ratoma. « Nous ne sommes pas venus ici par hasard, nous avons des contrats d’occupation provisoire que nous avons signés avec la mairie de Ratoma. Ils nous ont dit que c’est un domaine de l’Etat. Mais, puisqu’actuellement ils n’utilisent pas le site, ils nous ont donné l’autorisation de s’installer jusqu’au moment où le gouvernement en aura besoin. Certaines usines sont là depuis 2009, 2012 et 2015. Dans le contrat d’occupation de terrain, c’est 6 mois de préavis. Ça nous inquiète beaucoup. Comme nous avons déposé des lettres de doléance, on attend maintenant pour savoir quel serait notre sort. Ces investissements, c’est des milliards. S’ils nous font quitter ici, c’est des milliards que nous allons perdre », a-t-il laissé entendre.

Diallo Bademba

Pour sa part, Diallo Bademba, directeur de la société SNURAM, évoluant également dans le commerce de la glace, dit que « ce que nous produisons, nous distribuons dans la région de Boffa, Kamsar, Koukoudeh, même à Coyah. Dans les ports, ça commence même à crier. Nous sommes partis vers le ministre de la pêche pour lui signifier cela, pour lui dire que vraiment ça commence à crier dans l’enceinte des ports. C’est par manque de courant qu’on est venu s’installer ici. Si non, nous savons que c’est une zone réservée de l’Etat. Maintenant-là, la production a diminué. Nous avons quitté de 200 tonnes à 30 tonnes aujourd’hui ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

Lire

Présidentielle au Sénégal : l’UE salue une « journée électorale exemplaire »

26 février 2019 à 17 05 50 02502

Deux jours après l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal, la mission d’observation électorale de l’Union Européenne a publié ce mardi, 26 février, sa déclaration préliminaire sur le déroulement de ce processus électoral. Elle juge la journée électorale « exemplaire », même si l’organisation de cette élection n’est pas parfaite, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

« Le scrutin était calme et transparent, et a été caractérisé par une forte mobilisation des électeurs », souligne la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE UE) au Sénégal. Elle indique que « le vote a été évalué positivement par les observateurs. Les procédures ont généralement été respectées dans les bureaux de vote observés (…) En règle générale, l’organisation matérielle du scrutin s’est faite dans le respect des règles et délais prescrits dans la loi ».

Elena Valenciano, Cheffe de mission électorale de l’Union européenne au Sénégal

Après le vote, les observateurs européens ont salué aussi les conditions de dépouillement et de centralisation des votes. « Dans l’ensemble, les procédures de dépouillement ont été conduites de manière transparente et ordonnée. La centralisation des résultats a été évaluée positivement dans la quasi-totalité de Commissions de recensement des votes observées. Les candidats y étaient représentés et les procédures appliquées de façon transparente et consensuelle », peut-on lire dans cette déclaration préliminaire.

Cependant, les observateurs européens soulignent que tout n’est pas rose dans l’organisation de cette présidentielle. La MOE UE rappelle que l’élection s’est déroulée dans un climat caractérisé depuis plusieurs années par un manque de confiance et un blocage du dialogue entre l’opposition et la majorité. Elle fait remarquer aussi que la présence de l’encre indélébile n’était pas systématique dans les bureaux de vote.

« Les observateurs ont également rencontré des cas isolés d’électeurs détenant leur carte qui n’ont pas pu voter parce qu’ils ne trouvaient pas leurs noms sur les listes d’émargement », ajoutent-ils, précisant que « la création de nouveaux bureaux de vote auxquels étaient affectés 53.362 électeurs a représenté un défi supplémentaire ».

Autre problème relevé par Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne, c’est au niveau de la distribution des cartes d’électeurs. Elle constate que « la communication des données concernant la distribution des cartes par la Direction générale des élections n’était pas assez détaillée et complète pour renforcer la confiance. La distribution des cartes n’a pas réuni toutes les conditions de transparence et de traçabilité souhaitables ».

La MOE UE regrette par ailleurs, le fait que « les femmes peinent à obtenir leur place dans la vie publique, comme l’illustre l’absence de candidate à l’élection présidentielle actuelle. Leur présence est très faible que ce soit au sein de l’administration électorale, des commissions électorales, et des organes dirigeants des partis, où elles sont, en outre, principalement nommées à des postes subalternes ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tel. 00221 783 86 27 97/ 00221 781 69 09 46

Lire

Viol sur 2 mineures à Conakry : Alphadio Diallo à la barre

26 février 2019 à 17 05 40 02402

Alphadio Diallo, âgé d’une cinquantaine d’années, est poursuivi pour des faits de viol sur deux mineures de moins de 13 ans. Les faits se sont produits il y a deux ans, au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma. L’accusé a comparu ce mardi 26 février 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mis aux arrêts et déféré à la maison centrale de Conakry le 30 décembre 2017, Alphadio Diallo était à la barre ce mardi pour répondre des faits de viol. Devant le juge Aboubacar Maféring Camara, l’accusé a nié les faits mis à sa charge. « Je ne reconnais pas les faits dont on m’accuse. D’ailleurs, les filles dont il s’agit, ce sont mes nièces. Un jour, j’étais au travail, Boubacar Sow, qui est leur tuteur, m’a appelé pour dire que j’ai violé les deux filles. Je lui ai dit que j’étais au travail et qu’on ne peut pas parler de ça au téléphone. Quand je suis rentré à 18 h, il est venu me dire qu’ils ont amené mes nièces à l’hôpital. Il a dit que j’étais l’auteur du viol. Il m’a demandé de payer les frais qui s’élevaient à 2 millions 700 mille francs guinéens. Au début, je n’ai pas accepté. J’ai appelé Mamadou Aliou Diallo, ici présent, qui est mon cousin et beau père de l’une des filles. Je lui ai dit que Boubacar Sow m’accuse d’avoir violé les deux filles. Mamadou Aliou m’a dit d’aller en famille pour en parler. C’est là qu’on m’a mis la pression pour que je paye les 2 millions 700. Mais, je n’ai jamais reconnu les faits, puisque je ne suis pas coupable », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Alphadio Diallo dira que ce dossier a été monté contre lui par le tuteur des fillettes. « C’est un coup monté contre moi par Boubacar Sow, parce que j’ai refusé de lui donner l’argent qu’il m’avait demandé il y a quelques temps. Il m’avait d’ailleurs dit de lui remettre 50 millions de francs guinéens pour arranger l’affaire du viol, pour ne pas que ça arrive en famille. J’ai refusé, parce que je ne me reproche de rien. Il a donc fomenté ce coup contre moi. Un jour d’ailleurs, il m’a menacé parce que j’ai refusé de lui donner de l’argent pour faire ses affaires. A l’époque, il m’avait dit qu’il allait me créer des problèmes », accuse-t-il.

Devant cette négation, le juge va demander à Mamadou Aliou Diallo, beau père de l’une des filles, de venir à la barre pour donner sa version des faits. Selon lui, « cet homme est entrain de mentir et je trouve très étonnant qu’il le fasse, parce qu’il avait reconnu avoir violé les deux filles devant des sages, le muezzin du quartier et plus de 15 autres personnes. Il avait même signé un document avec 4 témoins pour reconnaître les faits. Il dit que c’est Boubacar Sow qui a monté un coup contre lui pour lui soutirer de l’argent. Moi, je ne suis pas au courant de cette affaire d’argent entre eux. Tout ce que je sais, c’est qu’un jour, Alphadio Diallo est venu chercher ma belle fille et ma petite fille pour qu’elles aillent laver sa maison. Elles y ont passé la nuit et sont revenues le lendemain. C’est depuis ce jour que ces filles ont commencé à tomber malade. C’est ainsi que Boubacar Sow les a conduits dans une clinique. Les médecins de là-bas ont demandé à ce qu’il les envois chez Dr Hassane. Et Dr Hassane a conclu au viol. On a appelé Alphadio, il a reconnu les faits et a payé les frais et Boubacar Sow a porté plainte contre lui », a dit Mamadou Aliou Diallo.

Toutefois, Mamadou Aliou Diallo a dit au tribunal que la famille s’est concertée et a décidé de pardonner à Alphadio. C’est pourquoi, il va demander de bien vouloir l’acquitter.

Une doléance rejetée par le juge Aboubacar Maféring Camara, qui dira que tout sera clair dans cette affaire. Selon lui, la loi sera appliquée si Alphadio Diallo est reconnu coupable. Une position appuyée par le procureur, Boubacar 1 Bah.

L’affaire est renvoyée au 12 mars 2019 pour la comparution des deux filles et de Boubacar Sow.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 53 25 04

Lire

Déguerpissement à Kipé 2 ? « C’est une rébellion de la part de l’Etat », (avocats)

26 février 2019 à 15 03 31 02312
Maitre Paul Yomba Kourouma, avocat des victimes

Le déguerpissement en cours à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, continue de choquer les consciences et provoque une levée de bouliers des forces vives. Au regard du mode opératoire, les avocats des citoyens de Kipé 2, également dans le viseur des casseurs, qualifient la scène de « rébellion de la part de l’Etat ». Maîtres Paul Yomba Kourouma et Abdoul Ghadirou Diallo, à travers une conférence de presse, ont exprimé leur préoccupation ce mardi, 26 février 2019, par le marquage des maisons d’habitation de Kipé 2, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon maître Paul Yomba Kourouma, l’Etat est en train de poser un acte négatif, bien que conscient que celui-ci causerait des dommages irréparables aux citoyens. « Ce à quoi nous assistons aujourd’hui est un acte de rébellion de la part de l’Etat lui-même. C’est aussi une atteinte au droit de propriété et une violation grave des différentes chartes aux quelles notre pays a adhéré et a souscrites », dénonce l’avocat.

Revenant sur le cas de la zone de Kipé 2, maitre Paul Yomba Kourouma a rappelé que c’est un dossier qui est déjà pendant au Tribunal de Première Instance de Dixinn. « Nous avons engagé des hostilités judiciaires avec l’Etat qui a été assigné, en reconnaissance de propriété, en cessation de trouble et en payement des dommages et intérêts. Depuis octobre, l’affaire est pendante devant le TPI de Dixinn, laquelle, après débat au fond, après observation du ministère public, a été mise en délibéré pour décision être rendue le 1er mars », rappelle-t-il.

Les avocats, par la voix de maître Paul Yomba Kourouma, se disent « surpris, mortifiés et indignés », de voir des agents de l’Etat, cocher les bâtiments occupés par les habitants, qui sont des bâtiments litigieux, alors qu’une ordonnance d’arrêt immédiat de toute œuvre de démolition a été rendue par la présidente du TPI de Dixinn. « Foulant aux pieds cette ordonnance, bravant l’autorité judiciaire, le ministère de la Ville et de l’Aménagement du territoire est passé outre pour procéder au marquage des bâtiments devant suivre, après la démolition de ceux en cours dans un autre secteur différent de Kipé 2. Il s’agit d’un acte qui, sous d’autres cieux, devait mettre en examen ou faire arrêter même l’autorité départementale », estime l’avocat.

Selon lui, la zone résidentielle de Kipé 2 n’est nullement concernée par le centre directionnel de Koloma qui est en train d’être démoli actuellement. Mieux, il rappelle que depuis la Première République, cette zone de Kipé 2 est une zone réservée aux déguerpis d’autres lieux, citant les cas des déguerpis de la cité des médecins, les riverains de l’aéroport, du côté de la corniche, mais également ceux d’ENTAG. « Ces populations sont installées là de façon paisible, sans compter que l’Etat lui-même leur a doté de tous les moyens nécessaires : les titres de propriété pour faire prévaloir leur droit. Kipé 2 peut être considéré comme une zone de recasement de toutes les personnes déplacées pour cause d’utilité publique. L’Etat a donné des titres de propriété dont certains datent même de 1983. Les gens habitent la zone depuis plus de 30 ans pour certains», a expliqué maître Paul.

En outre, maitre Paul qualifie ce qui se passe dans la zone comme étant une méconnaissance de l’administration ou du plan directeur de la ville de Conakry, ou tout au moins, c’est un acte de provocation. « Kipé 2 ne saurait, en l’état, être dérangé parce que les 252 familles qui habitent attendent un délibéré de la justice», a-t-il fait savoir.

Quant à maître Abdoul Ghadirou Diallo, il a précisé que le décret de 1989, dont Guineematin.com détient copie, et qui est brandit par l’Etat comme pièce à conviction, ne concerne pas la zone de Kipé 2. « Donc, c’est une pièce qui devrait être écartée du dossier. Une demande de mise en demeure avait été notifiée aux occupants de Kipé 2, à la date du 11 septembre 2008. Dans cette lettre, le Ministère de la Ville, représenté par l’Agent Judiciaire de l’Etat, a indiqué les lots concernés par le centre directionnel de Koloma. Il s’agit des parcelles des lots 14, 15, 16, 19 et 37. Ces lots se trouvent derrière la RTG Koloma. Ils sont différents des lots N°4 du lot 34 ; N°13 bis du lot 36, N° 3, 4, 5 et 6 du lot 41 occupé par les demandeurs de Kipé 2 ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Conflit domanial à Kaloum : la famille N’Diaye sommée de quitter son domicile

26 février 2019 à 15 03 19 02192

L’ambiance était tendue ce mardi matin, 26 février 2019, au quartier Kouléwondy, dans la commune de Kaloum. Les habitants du quartier ont été réveillés par des tirs de gaz lacrymogène. Un problème domanial opposant deux parties serait à l’origine de cette tension en plein centre ville de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est un vieux conflit domanial qui a resurgi, opposant un certain Antoine, à la famille N’Diaye, sommée de quitter son domicile. Mohamed Mansour N’Diaye, l’un des membres de la famille, est revenu sur l’origine du différend. « Notre père a acheté ici, cela fait 61 ans aujourd’hui. Nous disposons de tous les papiers légaux. Un certain Antoine, métisse, est venu réclamer les lieux. Nous sommes allés à la justice. Nous avons gagné en première instance. Antoine a été condamné au payement des dommages et intérêts pour avoir menti sur nous. C’est ainsi qu’il a interjeté appel. Il est allé voir le procureur général, feu Alphonse Aboli. Il a payé beaucoup d’argent, ils ont fait la magouille avec les gens de l’habitat, ils ont cassé la décision. Mais, depuis 61 ans, nous vivons ici », a-t-il soutenu.

Pour ce qui est de la matinée de ce mardi, Mohamed Mansour N’Diaye a raconté ce qui s’est passé avant de dire son refus de quitter les lieux. « Les gendarmes sont venus à 6 heures du matin. Ils ont tiré trois grenades lacrymogènes. Ils ont blessé une femme enceinte. Ils ont décoiffé complètement la maison. Mais, nous n’avons pas où aller. C’est la vie ou la mort ici. Parce que, ici ce n’est pas pour lui », a-t-il martelé.

Actuellement (11 heures), tous les effets de la famille, ainsi que les feuilles de tôles de la maison décoiffée, sont exposés pêle-mêle à l’air libre. La famille risque de passer la nuit à la belle étoile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel.: 620 589 527 /664 413 227

Lire

TPI de Kindia : des peines de 5 à 20 ans de prison infligées à plusieurs accusés

26 février 2019 à 12 12 24 02242

Entamées depuis quelques jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. Pour l’audience d’hier, lundi 25 février 2019, sept accusés, poursuivis entre-autres pour meurtre, enlèvement, abandon de nouveau né et viol, ont été situés sur leur sort avec des fortunes diverses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les peines commencent à tomber dans les dossiers criminels inscrits au rôle du tribunal de Kindia. Six dossiers inscrits au rôle ont rendu leur verdict pour la journée d’hier. Sept (7) personnes ont été condamnées à diverses peines de prison, allant de 5 à 20 ans de réclusion criminelle, alors qu’un seul accusé a été acquitté.

Le premier dossier concerne les accusés Alpha Oumar Barry et Amadou Oury Diallo, poursuivis pour meurtre. Dans sa décision, le tribunal a déclaré le premier coupable des faits et l’a condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Par contre, Amadou Oury Diallo a été acquitté pour « infraction non imputable », a estimé le tribunal.

Dans un autre dossier, deux accusés sont poursuivis pour l’enlèvement de Malik Camara. Reconnus coupables, Abdoulaye Yansané et Alsény Yansané ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle.

Pour ce qui est du dossier de viol, trois individus étaient poursuivis. Abdoulaye Camara, Facinet Bangoura et Issiagha Sylla ont été reconnus des faits viol et condamnés à 5 ans de réclusion criminelle, malgré le désistement de la partie civile.

La même peine de 5 ans de réclusion criminelle a été infligée à une femme, accusée d’abandon de nouveau né. Madame Makalé Traoré a été confondue pour les faits d’abandon de nouveau né suivi de mort.

En outre, le dossier de Kakossa, dans Forécariah, où plus de 20 personnes sont poursuivies pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, sera vidé le jeudi, 28 février 2019.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

Lire

Déguerpissement à Kaporo-Rails : le communiqué du Balai Citoyen

26 février 2019 à 12 12 20 02202

Le Gouvernement a entrepris le mercredi 20 février une vaste opération de récupération de domaines réservés de l’État à Kaporo-Rails. A cet effet, les habitants ont été sommés de quitter les lieux dans un bref délai afin que des bulldozers puissent procéder à la démolition des bâtiments occupant « illégalement » les lieux.

Cette opération de déguerpissement entre dans le schéma directeur de « Conakry vision 2040 » et de l’aménagement du centre directionnel de Koloma appelé à recueillir des infrastructures institutionnelles et décongestionner de la commune de Kaloum. La Cellule Balai Citoyen ne remet pas en question le fondement de la décision d’entreprendre une telle opération. Néanmoins, nous nous permettons d’émettre des réserves quant à la forme qui semble avoir été retenue.

En effet, le site de Kaporo-Rails est un domaine réservé de l’État conformément au décret 211 pris en 1989. Ce décret acte que le domaine de Koloma est réservé dans le patrimoine foncier de l’État. Cependant, cela ne permet aucunement de « chasser sur le champ » les habitants de la zone, dont certains y résident depuis une date bien antérieure à la signature du décret. Nous pensons qu’il est du devoir de l’État de les accompagner et les dédommager sans attentes à hauteur de leurs biens perdus et des coûts engendrés par ce déplacement forcé.

Pour ceux s’y étant établis après l’entrée en vigueur de ce décret, il est aujourd’hui urgent d’analyser les permis leur ayant été officiellement remis et attestant la légitimité de leur établissement sur cette zone. En effet, cette affaire souligne le fait que des cadres administratifs locaux ont distribué aux habitants des documents engageants l’État sans porter attention au décret en vigueur. A ces habitants lésés, le minimum est qu’une assistance soit mise à disposition afin de les reloger.

Ainsi, nous appelons les habitants s’étant implantés après 1989 à se constituer en association. Nous nous engageons formellement à les soutenir pour la défense de leurs droits et pour que les responsables leur ayant délivrés ces permis soient poursuivis en justice. Ces habitants sont à voir comme des victimes qui ont été dupées par des responsables administratifs malhonnêtes. Nous ne dénonçons donc pas l’action de l’État, qui va dans le sens de la régularisation du territoire et des biens fonciers, mais ne pouvons retenir notre inquiétude quant au sort qui est réservé aux habitants déplacés. A ce jour, aucun dédommagement n’est prévu pour ces populations. Nous appelons le Gouvernement à présenter un plan d’accompagnement des victimes dans les plus brefs délais.

Nous appelons également l’État à poursuivre cette démarche de régularisation des zones d’habitation de la capitale, sans négliger la détresse conséquente des populations victimes et sa responsabilité propre. En effet, bien d’autres zones se trouvent confrontées à la même problématique d’occupation non-officielle de très longue durée. Il serait incompréhensible que le cas de Kaporo-Rails demeure une démarche isolée au vu de pareil contexte.

En dernier lieu, nous insistons sur l’importance d’effectuer le travail jusqu’au bout et de viabiliser la zone une fois les opérations de régularisation achevées. Il s’agira de ne pas laisser la zone en friche et donc en proie à d’éventuelles réappropriations sauvages.

Nous continuerons à suivre de près cette affaire et nous nous engageons dès à présent à soutenir les habitants ayant été victimes d’une mal gouvernance administrative flagrante pour que justice soit faite.

Conakry, le 25 février 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

Lire

Siguiri : un jeune orpailleur mis aux arrêts pour le viol sur un bébé de 3 ans

26 février 2019 à 10 10 09 02092

Un jeune orpailleur, âgé de vingt trois (23) ans, est accusé d’avoir violé un bébé de trois (3) ans dans la commune rurale de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. L’acte s’est produit hier lundi, 25 février 2019, aux environs de 10 heures. Le présumé violeur a été mis aux arrêts et déféré à la gendarmerie de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le présumé violeur répond au nom de Namory Diallo, âgé de 23 ans. Selon les informations recueillies, le présumé violeur a profité de l’absence des parents de bébé, tous partis dans les mines d’or, pour passer à l’acte.

Interrogé sur la question, le Commandant Sékou Mara, chef de brigade de la gendarmerie de Kintinian, est revenu sur les faits. « Hier lundi, nous avons vu un groupe de jeunes venir ici à la gendarmerie. Ils avaient avec eux un jeune homme qu’ils accusent d’avoir violé un bébé de trois (3) ans. Les parents du bébé l’avaient laissé à la maison pour aller dans les mines d’or. Le présumé violeur est venu prendre l’enfant pour l’introduire dans l’une des chambres. Après, il a laissé l’enfant qui pleurait et le sang coulait sur son corps. Comme les gens l’avaient vu rentrer dans la chambre avec le bébé et qu’il est ressorti seul, il a été interpellé par les jeunes qui l’ont conduit ici. Ensuite, nous avons fait son procès verbal pour le déposer à la gendarmerie de Siguiri », a expliqué le Commandant Sékou Mara.

L’enfant a été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins médicaux.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Dans l’enfer de Kaporo rails : désemparés, les citoyens ne savent plus où aller

26 février 2019 à 10 10 00 02002

Après les baraques et autres installations de fortune, c’est désormais les bâtiments qui sont concernés par la démolition à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Cette deuxième tragédie, après celle de 1998, jette des milliers de personnes dans la rue, exposées à tout à cause d’un gouvernement qui a cassé leur toit sans jamais s’apitoyer sur leur sort. Pour la journée d’hier, lundi 25 février, les habitants ont vécu dans la panique, dans un désordre qui ne dit pas son nom, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des enfants apeurés, des femmes en pleurs, des pères de familles désemparés ne sachant plus où aller, des objets entassés çà et là, des agents de sécurité hargneux en terrain conquis…. c’est ce triste spectacle qui a prévalu ce lundi noir à Kaporo Rails, le quartier martyr. L’incompréhension est de taille.

Mme Diallo Lamarana, concessionnaire et native de Kaporo Rails

Madame Diallo Lamarana, concessionnaire et native de Kaporo Rails, les larmes aux yeux, n’a nulle part où aller. « Nous n’avons trouvé nulle part où aller. Ils ont saccagé notre maison, on dirait que nous ne sommes pas des guinéens. Je suis née dans ce quartier, j’ai grandi ici et je me suis mariée dans ce quartier. Ils n’ont même pas averti, même pas amené des documents, des mandats, pour nous dire que vous avez un délai pour sortir. Qu’est ce que vous voulez qu’on dise maintenant aujourd’hui ? Nous n’avons même pas vue le chef de quartier, il n’est pas venu. C’est récemment qu’il est parti dire à la mosquée qu’ils viendront le lundi pour saccager les maisons. Et aujourd’hui, très tôt le matin, ils viennent démolir alors qu’on n’a même pas fini de faire sortir nos bagages. Nous n’avons pas où aller. Maintenant, les autorités doivent comprendre une chose, nous sommes les fils et les filles de ce pays. Aujourd’hui, ils nous ont fait sortir comme si nous étions des étrangers, il y a des vieux malades. Moi, ma grand-mère est là, elle est aveugle. Où voulez-vous qu’on aille avec cette vieille et nos bagages? ».

Par ailleurs, madame Lamarana Diallo dit avoir les documents qui attestent qu’ils ont acquis légalement les parcelles de Kaporo rails. « Il y a des documents qui montrent que nos parents habitaient ce quartier avant même 1998. Il y a des documents qui montrent qu’ils sont là ça fait 51 ans. Ils nous disent que cette zone est une zone réservée. Comment ça se passe, que c’est une zone réservée? Pourquoi ils n’ont pas arrêté des personnes lorsqu’il y avait eu deux maisons de construites ? Pourquoi ils n’ont pas arrêté la construction si c’était une zone réservée? Nous avons le courant, de l’eau et tout, que l’Etat lui même a fait. Nous payons nos factures et si c’était réellement une zone réservée, est-ce qu’ils allaient venir réclamer toutes ces choses là ? ».

Plus loin, madame Lamarana Diallo explique que c’est un calvaire, mais qu’elle s’en remet à Dieu. « Je n’espère rien, sauf que Dieu est là. Les agents disent qu’ils ont reçu des ordres. C’est vrai, mais ils peuvent attendre que les gens font sortir leurs biens, même s’ils ont reçu les ordres ».

Abdoulaye Djibril Diallo

Pour sa part, Abdoulaye Djibril Diallo, cofondateur de groupe scolaire Balouta Diallo, dit son incompréhension. « Je me sens vachement frustré. On n’a rien fait sortir. On a tout laissé intact. C’est une école et s’ils décident de la casser, il n’y a pas de soucis. Bon, c’est un professeur qui est au pouvoir, s’il décide de casser l’école, moi je n’ai rien à dire. Ça fait 25 ans depuis la construction de cette école. Cette année, on avait 450 élèves et plus même, de la maternelle à la terminale. Les 80% de ces élèves sont du quartier. L’avenir des enfants se trouve dans les mains de l’Etat », lance-t-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Présidentielle au Sénégal : voici les résultats compilés de quelques localités

26 février 2019 à 8 08 29 02292

Les résultats globaux et provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal ne devraient être connus qu’à partir du jeudi prochain. Mais, déjà, on connait les résultats de plusieurs localités du pays qui sont en train d’être publiés au fur et en mesure par la presse sénégalaise.

Guineematin.com vous propose ci-dessous quelques résultats compilés par les commissions départementales de recensement des votes et relayés par les médias du pays.

Région de Sédhiou

Nombre d’électeurs inscrits : 192 991

Nombre de votants : 129 338

Bulletins nuls : 2 118

Suffrages valablement exprimés : 127 220

Suffrages par candidat : Macky Sall (70 142 voix, soit 55.13%) ; Ousmane Sonko (44 450 voix, soit 34.93%) ; Idrissa Seck (9 348 voix, soit 7.34%) ; Madické Niang (1.705 voix, soit 1.34%) ; Elhadj Issa Sall (1.574 voix, soit 1.23%).

Département de Fatick

Suffrages valablement exprimés : 100 203

Suffrages par candidat : Macky Sall (80 918 voix, soit 80, 75%) ; Ousmane Sonko (9 343, soit 9, 32%) ; Idrissa Seck (5 172, soit 5, 16%) ; Elhadj Issa Sall (3 970, soit 3, 96%) ; Madické Niang (800, soit 0, 80%).

Département de Guédiawaye

Suffrages valablement exprimés : 134 316

Suffrages par candidat : Macky Sall (65 174 voix) ; Idrissa Seck (35 646 voix) ; Ousmane Sonko (24 243 voix) ; Elhadj Issa Sall (7 276 voix) ; Madické Niang (1 977 voix).

Département de Bambey

Nombre d’électeurs inscrits : 113 541

Nombre de votants : 72 373

Bulletins nuls : 917

Suffrages valablement exprimés : 71 765

Taux de participation : 63,74%.

Suffrages par candidat : Macky Sall (38 905 voix) ; Idrissa Seck (25 413 voix) ; Ousmane Sonko (4 745 voix) ; Madické Niang (1 607 voix) ; Elhadj Issa Sall (1 127 voix).

Département de Diourbel

Nombre d’inscrits : 11 0648

Suffrages valablement exprimés : 7 1398

Taux de participation : 63,31%

Suffrages par candidat : Macky Sall (40 502 voix, soit 56,73%) ; Idrissa Seck (22 019 voix, soit 30,84%) ; Ousmane Sonko (6300 voix, soit 8,82%) ; Madické Niang (1693 voix, soit 2,37%) ; Elhadj Issa Sall (877 voix, soit 1,27%).

Commune de Diarrère

Suffrages valablement exprimés : 6 909

Suffrages par candidat : Macky Sall (5 690 voix, soit 82,35%) ; Ousmane Sonko (631 suffrages, soit 9,13%) ; Idrissa Seck (405 voix, soit 5,86%) ; Elhadj Issa Sall (138 voix, soit1, 99%) ; Madické Niang (45 voix, soit 0,64%).

A suivre !

Lire