Présidentielle au Sénégal : réaction de Jean Marie NGONDJIBANGTE, président de la mission d’observation du PIDPA

24 février 2019 à 15 03 44 02442
Jean Marie NGONDJIBANGTE, président de la mission d’observation du PIDPA

Les 6 683 043 électeurs sénégalais se rendent aux urnes ce dimanche, 24 février 2019, pour l’élection présidentielle. Quelques heures après l’ouverture des bureaux de vote, monsieur Jean Marie NGONDJIBANGTE, président du Conseil d’Administration du Plan International pour la Démocratie et la Paix en Afrique (PIDPA) et doyen des observateurs internationaux a dit que cette élection jusque-là se passe dans les meilleures conditions et qu’aucune anomalie n’a été constatée par son équipe d’observation.

Il a fait cette sortie lors d’un entretien avec des médias déployés dans la ville de Fatick dont Guineematin.com, quelques heures après l’ouverture des bureaux de vote.

Jean Marie NGONDJIBANGTE

Monsieur Jean Marie NGONDJIBANGTE a dit que son équipe et lui sont arrivés au Sénégal il y a pratiquement 18 jours. Mais, depuis leur arrivée jusqu’aujourd’hui, jour du scrutin, aucune anomalie considérable n’a été enregistrée. « Nous avons suivi la campagne ; et, aujourd’hui est le jour-j. Ce matin, nous nous sommes présentés dans des bureaux de vote à Fatick. Avant de venir ici (centre Thierno Mamadou Sall), vous avez vu comment il y a plein de monde. Les gens se sont alignés en file indienne, dans la discipline, le calme et surtout dans l’esprit d’apaisement pour voter dans la tranquillité. Nous pensons que c’est une très bonne chose. Et, puisque nous avons déployés 88 observateurs dans plusieurs départements, les nouvelles qui nous viennent à l’intérieur jusqu’à l’heure où nous vous parlons, tout se passe bien. Et, nous croyons que jusqu’à la fin de la soirée, si tout se passe ainsi, ça veut dire que c’est le Sénégal qui aura gagné, c’est la démocratie sénégalaise qui aura gagné », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, le doyen des observateurs internationaux a salué la qualité du matériel électoral qui a été déployé et surtout le respect rigoureux de l’heure par rapport à l’ouverture des bureaux de vote. « Tout ce que nous pouvons signaler, c’est positif. Regardez l’encre-là, il est indélébile. J’ai lavé, c’est indélébile. Le matériel électoral en nombre suffisant. Je peux vous dire honnêtement sans lancer des fleurs à qui que ce soit, le ministre de l’intérieur, le directeur général des élections, leur département et le directeur de la formation, ils ont fait un travail impeccable. Surtout les cartes d’électeurs. Les cartes d’électeurs que les gens redoutaient… Je peux vous assurer que les tours que nous avons faits, à nos jours, les taux de retrait, c’est à 99%. Je n’ai jamais vu ça ailleurs si ce n’est au Sénégal ici. Bravo le Sénégal ».

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle sénégalaise à Labé : altercation entre un responsable et un militant de l’APR

24 février 2019 à 15 03 03 02032

Une dispute inédite a éclaté devant le bureau de vote de Labé entre le secrétaire fédéral de l’APR, Abdoulaye N’Diaye et un autre activiste de ce parti de Macky Sall nommé Souleymane N’Diaye autour de la gestion d’une petite subvention accordée dans le cadre des préparatifs de ce scrutin présidentiel, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Souleymane N’Diaye

Souleymane N’Diaye, qui est un militant du parti APR, accuse son secrétaire fédéral, Abdoulaye N’Diaye d’avoir détourné de l’argent envoyé de Conakry pour le déplacement de certains électeurs potentiels censés soutenir la réélection du président Macky Sall à la magistrature suprême du Sénégal.

Pour le plaignant, l’accusé n’est qu’un simple corruptible qui a bouffé de l’argent qui était destiné à tout le monde.

Il déplore le fait que les vrais militants qui ont mouillé le maillot pour la victoire de Macky Sall ne soient pas associés à la gestion de ce montant. Selon lui, les militants ne sont pas informés de l’utilisation faite de ce montant dont Guineematin.com ignore la valeur exacte.

Interrogé sur cette accusation grave portée contre sa personne, le premier responsable de la fédération de l’APR à Labé, Abdoulaye N’Diaye explique que le montant envoyé lui était exclusivement destiné pour son carburant.

Poursuivant son explication, le jeune responsable fédéral de l’APR dit n’avoir reçu que la modique somme de 500 mille francs guinéens. Et Abdoulaye N’Diaye dit avoir donné une partie de ce montant à certains militants installés dans certaines sous-préfectures de Labé.

Décidément, ces histoires d’argent se font toujours conter dans les débats politiques en Afrique.

Depuis l’école primaire de Kouroula Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fatick (Sénégal) : voici ce que les citoyens attendent du nouveau président

24 février 2019 à 14 02 54 02542

Les 6, 7 millions d’électeurs sénégalais sont appelés aux urnes pour élire leur président. A Fatick, ville natale du président sortant Macky Sall, l’engouement est de taille. Selon des électeurs interrogés sur place par l’envoyé spécial de Guineematin.com, d’importantes réalisations ont été faites ces cinq (5) dernières années ; mais, des efforts supplémentaires doivent être faits notamment dans les infrastructures, dans la lutte contre la corruption et la création d’emplois pour les jeunes.

Décryptage !

Yoroba Bah ne cache pas sa joie de participer à cette élection. Pour lui, le prochain président doit placer l’emploi des jeunes au cœur de sa priorité. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de jeunes qui n’ont pas de travail, le taux de chômage est élevé. Donc, je souhaite que le prochain président aide les jeunes à avoir du travail. Aussi, je souhaite qu’il lutte contre la corruption parce que le Sénégal est pourri par la corruption. Actuellement, ce sont les proches du président seuls qui jouissent de tout. Ce sont leurs familles qui ont les belles voitures, les belles maisons ; alors que la jeunesse n’a rien, la jeunesse souffre. Nous souhaitons avoir un président qui pourra aider tout le monde et non pas pour un seul groupe », a dit monsieur Bah.

Contrairement à son prédécesseur, Abdoulaye Faye, citoyen résidant à Fatick, souhaite une continuité pour le président Macky Sall. « J’ai voté dans le même centre que le président. Aujourd’hui, ce que je souhaite, c’est d’avoir une continuité. Parce que le président Macky Sall, depuis cinq (5) ans, est en train de faire des efforts quoi que l’on dise. On touche de visu, que ça soit un niveau des infrastructures, au niveau de la formation professionnelle, les efforts sont en train d’être fait. Maintenant, ce qu’il y a à faire, c’est de les consolider et de les augmenter. En quoi faisant, en multipliant les formations professionnelles surtout pour les jeunes. On dit aujourd’hui que la formation universitaire n’est pas en phase avec ce qui est demandé. Le président Macky Sall est en train de faire des efforts, il a dit que ce mandat est dédié aux jeunes et il va créer un million d’emplois à travers les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Donc, je pense qu’il faut voter cette continuité et le laisser terminer les cinq ans pour qu’un autre vienne. Je sais que celui qui viendra après les cinq autres années de Macky Sall, en 2024, aura aussi des problèmes parce que les sénégalais sont aujourd’hui exigeants ».

En outre, Abdoulaye Faye estime que beaucoup a été fait par le président sortant et candidat à sa propre succession. « Beaucoup de villages ont été électrifiés, il y a l’adduction d’eau, les écoles aussi. Il y avait beaucoup d’écoles qui avaient des abris provisoires ; aujourd’hui, il est dans cette lancée. Les infrastructures routières et autres sont en train d’être réalisées cela pour désenclaver les endroits les plus reculés au niveau du Sénégal. Pour moi, aujourd’hui, c’est la continuité. Vous le laisser faire encore cinq (5) ans ; et, après, on va choisir un autre parmi cette nouvelle génération de candidats », a-t-il ajouté.

Enfin, Madame Méta Padji, elle aussi vient de voter dans le bureau numéro 5 Polga. Elle ne regrette pas d’avoir voté pour son candidat. « Je pense que j’ai fait le bon choix. Je pense aussi que j’ai voté pour le bon candidat. J’attends du prochain président un changement dans la manière de gérer le pays. Les mentalités doivent changer, les institutions aussi. Il faut qu’il y ait la transparence partout. L’indépendance des pouvoirs aussi, un pouvoir ne peut pas dépendre d’un autre. Je pense que le prochain président va changer le système et qu’il prendra aussi en charge les préoccupations des citoyens, comme l’emploi des jeunes », a-t-elle indiqué.

A rappeler que ces élections se passent dans le calme. Les électeurs sont sortis en nombre et font la file sous le regard des agents des forces de l’ordre déployés pour assurer la sécurité du vote.

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle au Sénégal : voici les réactions de quelques électeurs

24 février 2019 à 14 02 18 02182

Comme annoncé précédemment, les Sénégalais votent ce dimanche, 24 février 2019 pour élire un nouveau président de la République. Entamé à 8 heures du matin, le vote se déroule dans le calme. A Thiès, la ville du candidat Idrissa Seck, les électeurs saluent le climat dans lequel se passe cette élection. Nous vous proposons ci-dessous les réactions de quelques électeurs, interrogés à la sortie de leurs bureaux de vote par l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette ville.

Décryptage !

Matar Coly : pour le moment, le vote se passe bien, il n’y a aucun problème. Les gens sont venus très tôt, le dispositif sécuritaire est là. Ils disent à tous ceux qui votent de quitter pour libérer les lieux. Cette élection est très importante parce qu’il s’agit d’élire l’homme qui va diriger ce pays-là. Donc pour moi c’est très important et je pense que chaque citoyen doit accomplir ce devoir civique. Parce que si tu ne le fais pas, demain tu n’auras pas ton mot à dire lorsque sera élu et que tu t’es abstenu. Pour moi, c’est le moment de venir exprimer ton vœu, ton désir de voir à la tête de ce pays quelqu’un en qui tu as confiance.

Je préfère la continuité parce que le président sortant, il a déjà fait un mandat au cours duquel il a fait pas mal de réalisations. Donc pour moi, c’est la continuité. Maintenant, s’il termine son second mandat, quelqu’un va venir. Sinon, ça sera un éternel recommencement. Et puis, on n’a pas vu quelque chose de très mauvais qu’il a fait pour le sanctionner. Peut-être qu’il y a quelques couacs mais je crois que c’est acceptable.

Mame Koumba Diagne : pour le moment, l’élection se passe bien. Les gens votent dans le calme et vraiment tout se passe à merveille. Pour moi, cette élection est très importante parce qu’en tant que citoyenne, je crois que j’ai mon mot à dire pour le Sénégal.

Baba Faye : présentement, tout se passe bien. Je suis venu, je suis resté dans le rang et quand mon tour est arrivé je suis rentré pour accomplir tranquillement mon devoir civique. C’est une élection qui est fondamentale, parce que c’est de là que va découler la destinée de la nation pour les prochaines années. Donc, il faut que le choix se passe dans de très bonnes conditions.

Racine Sow : c’est vraiment important. Je rappelle que c’est la 11ème fois que nous organisons une élection présidentielle dans notre pays. On a commencé à voter et ça se passe tranquillement, il n’y a pas de problèmes. Je pense que très important pour les gens de venir voter et faire le changement. Parce que dans ce pays-là, ça ne va pas du tout. Le président de la République du Sénégal, j’ai pris ma décision de voter pour lui en 2012 et il a gagné. Mais après 7 ans de gouvernance, on n’est pas satisfait. La satisfaction, c’est sa famille et ses amis.

Aujourd’hui, il faut déplorer le fait que les problèmes ethniques commencent à naître au Sénégal. On entend dire que tel est toucouleur, tel autre est sérère ; tel est tidjaniste et tel autre est mouride, cela est dangereux pour le pays. J’ai peur que cela ne se développe et qu’on arrive un jour à une situation comme celle que le Rwanda a connu il y a plusieurs années. Je pense que le président encourage cette division, c’est pourquoi tous les Sénégalais doivent se lever et voter massivement pour un changement au Sénégal.

Seynabou Sarr : le vote se passe très bien. Les gens votent tranquillement, il n’y a pas de problème. Comme le vote est secret, je ne vais pas dire pour qui j’ai voté ni même qui je souhaite voir passer. Je vais tout simplement dire que cette élection est très importante parce que c’est pour élire un président de la République. J’ai voté donc pour mon candidat et je crois que ma voix sera prise en compte.

Hawa Seck : le vote se passe bien. J’ai choisi librement mon candidat et j’ai voté pour lui. Je n’ai rencontré aucun problème. Moi, je souhaite le changement, c’est-à-dire l’accession au pouvoir d’un autre qui ne soit pas le président sortant. Parce que je n’ai pas de véritable changement depuis que Macky Sall est au pouvoir. Je pense qu’il est temps qu’il quitte donc le pouvoir pour qu’autre vienne diriger autrement le Sénégal.

Propos recueillis à Thiès (Sénégal) par Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Présidentielle sénégalaise : « les résultats provisoires seront connus ce dimanche soir en Guinée »

24 février 2019 à 13 01 48 02482

« Dès qu’on aura clôturé le vote, les membres des bureaux procéderont au dépouillement et aussitôt afficher les résultats provisoires. Dans la circonscription de la Guinée, nous connaîtrons aujourd’hui les résultats provisoires. Après, ces résultats vont être transférés à Dakar pour être regroupés avec les autres. C’est à partir de ce moment-là qu’on pourrait avoir une idée des résultats provisoires à l’échelon national. Plus tard encore, il faudra que ces résultats soient confirmés par le Conseil Constitutionnel », a indiqué l’ambassadrice du Sénégal en guinée, Madame Anna Sémou Faye.

Comme précédemment annoncé, depuis la matinée de ce dimanche, 24 février 2019, les ressortissants sénégalais vivants en Guinée sont devant les urnes pour choisir leur prochain chef d’Etat. Ils ont à départager cinq candidats, dont le président sortant, Macky Sall. Parmi ceux qui ont déjà voté à Conakry, il y a madame Anna Sémou Faye, ambassadrice de la République du Sénégal en Guinée, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché à l’Ecole primaire du centre, dans la commune de Kaloum.

Au sortir du sortir du bureau de vote numéro 1 où elle a exercé son droit civique, madame Anna Sémou Faye a rappelé que tous les citoyens sont égaux lorsqu’il s’agit de voter et que ce n’est pas l’ambassadeur qui vote ; mais la citoyenne. Et, c’est pour cette raison qu’elle a tenu à respecter la file d’attente comme ses compatriotes.

Selon Madame Anna Sémou Faye, il faut féliciter tout le personnel impliqué dans cette élection : les membres du comité électoral, notamment le personnel de l’ambassade, le président de la DECENA (Délégation Extérieure de la Commission Electorale Nationale Autonome), les plénipotentiaires des différents candidats en lice. « Nous avons travaillé ensemble, nous avons préparé ensemble ce scrutin. Et, je voudrais me réjouir de la franche collaboration qui a existé entre nous tous », a-t-elle dit.

Concernant les défis à relever, l’ambassadrice a cité la bonne organisation et la bonne participation des citoyens sénégalais. « J’avais dit à tout le monde, notamment aux membres des bureaux de vote (les cinq bureaux installés à Conakry et les six qui sont à l’intérieur de la Guinée) que la première chose qu’il faut réussir ce matin, c’est de commencer à l’heure. Le décret qui convoque le corps électoral dit que le scrutin démarre à 08 heures ; et, grâce à Dieu, à l’engagement et à la détermination de tous, tous les bureaux ont ouvert à l’heure indiquée », s’est-elle félicitée.

Interrogée sur la publication des résultats, madame Anna Sémou Faye a rassuré que les résultats provisoires seront connus ce soir pour ce qui est de la circonscription électorale de la Guinée. « Dès qu’on aura clôturé le vote, les membres des bureaux procéderont au dépouillement ; et, aussitôt, ils vont afficher les résultats provisoires. Dans la circonscription de la Guinée, nous connaîtrons aujourd’hui les résultats provisoires. Après, ces résultats seront transférés à Dakar pour être regroupés avec les autres. C’est à partir de ce moment-là qu’on pourrait avoir une idée des résultats provisoires à l’échelon national. Plus tard encore, il faudra que ces résultats soient confirmés par le Conseil Constitutionnel », a-t-elle expliqué.

De Kaloum, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Présidentielle sénégalaise en Guinée : les sénégalais de N’zérékoré, Kissidougou, Macenta et Kérouané votent à Banakoro

24 février 2019 à 13 01 05 02052

Le bureau de vote a effectivement été ouvert à 8 heures 00 ; mais, le premier électeur a voté précisément à 8 heures 20 minutes, ce dimanche, 24 février 2019, jour d’élection présidentielle sénégalaise, en présence du correspondant de Guineematin.com dans la commune rurale de Banakoro, préfecture de Kérouané, en Haute Guinée.

Les 39 électeurs inscrits dans ce bureau de vote sont des sénégalais qui résident dans les préfectures de N’zérékoré, Kissidougou, Macenta et Kérouané, a-t-on appris sur place. Mais, sur les cinq candidats à l’élection présidentielle sénégalaise, seuls Macky Sall et Ousmane Sonko sont représentés ici à l’unique bureau de vote situé à l’école primaire du centre de Banakoro.

Selon monsieur Sow, représentant de la communauté Sénégalaise à Banankoro, tout se déroule normalement depuis le matin et la fermeture du bureau de vote est prévue à 18 heures.

Déjà, à 12 heures 20 minutes, sur les 39 inscrits, 14 électeurs avaient effectué leur choix avec la sécurisation de cinq agents de la police centrale de Banankoro, dirigée par Billy Keita.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Présidentielle au Sénégal : seuls Macky Sall et Idrissa Seck sont représentés à Kankan

24 février 2019 à 12 12 18 02182

Les citoyens sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche, 24 février 2019, pour départager les cinq candidats à la magistrature suprême : Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Elhadji Sall.

Dans la région administrative de Kankan, ce sont 35 électeurs qui sont attendus à l’unique bureau de vote installé à l’école primaire Kabada 1, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Tôt ce matin, le bureau de vote a ouvert ses portes pour l’installation du matériel électoral et permettre au processus de commencer effectivement à 8 heures. Le vote a alors commencé par les membres du bureau de vote, sous la protection de deux agents de la police locale.

Après ces premiers électeurs, il a fallu attendre plus de 30 minutes pour voir venir les autres électeurs venir à compte-goutte. « L’affluence n’est pas au rendez-vous », a reconnu Elhadj Diouf, le président du bureau de vote de l’école primaire Kabada 1 de Kankan. « Je crois que c’est dans l’après-midi que les électeurs viendront ! Pour le moment, ce sont seulement six électeurs qui sont venus voter. Mais, il n’y a aucune anomalie n’est à signaler. La sécurité est là et le matériel est au complet », a indiqué le président du bureau de vote, à 12 heures.

Venu accomplir son devoir civique, Moussa Fall, qui réside à Kankan depuis 32 ans, tient à ce que ses enfants apprennent à voter pour leur président. Concernant ses attentes du nouveau président, cet électeur sénégalais estime que son pays n’a jamais eu de mauvais président. Ainsi, Moussa Fall encourage celui qui sera choisi ce dimanche de faire comme ses prédécesseurs. « Vous savez qu’au Sénégal, il n’y a pas de mauvais président. Et, je félicite aussi celui qui est là actuellement, le président Macky Sall qui a battu un record en Afrique, il vient d’inaugurer un pont entre le Sénégal et la Mauritanie… ».

A rappeler que le bureau de vote fermera à 18 heures comme partout ailleurs, même si tout le monde a voté.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

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Présidentielle au Sénégal : bain de foule pour Idrissa Seck dans son centre de vote

24 février 2019 à 11 11 38 02382

Idrissa Seck, l’un des cinq candidats à l’élection présidentielle au Sénégal a été accueilli en héros dans son centre de vote ce dimanche, 24 février 2019. Le candidat de la coalition « Idy2019 » a eu du mal à accéder à son bureau de vote tellement que la mobilisation était importante sur les lieux, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Thiès.

C’est à 10 heures que l’opposant au régime de Macky Sall est arrivé au centre de votre de l’école d’application Malick Kaïré Diaw. Un centre situé en plein cœur de la ville de Thiès, son fief. A son arrivée, Idrissa Seck a été accueilli en véritable héros.

En effet, de nombreuses personnes s’étaient massées autour du centre pour attendre le candidat de la coalition « Idy 2019 ». D’autres aussi ont suivi son cortège. La foule l’a accueilli par des slogans comme « Prési, prési » dans un brouhaha qui ne dit pas son nom.

Il a fallu plusieurs minutes de bousculade pour que Idrissa Seck puisse descendre de son véhicule et entrer difficilement dans le centre. Il s’est acquitté de son devoir civique dans le bureau de vote N°4 avant de ressortir toujours dans une totale bousculade entre les nombreux journalistes présents sur les lieux, les agents des forces de l’ordre et la sécurité interne du candidat.

Idrissa Seck a dû patienter encore plusieurs minutes, dans le calme et avec un sourire aux lèvres, pour pouvoir livrer sa première réaction. Après une brève allocution en langue Ouolof, il a donné quelques mots en français. Le candidat de la coalition « Idy2019 » s’est réjoui de la forte mobilisation des citoyens autour de sa candidature.

« Je voudrais simplement que le scrutin exprimé par le peuple souverain puisse être manifesté librement sans aucune entrave et sans aucune altération et que le résultat soit accepté par l’ensemble de la population », a déclaré Idrissa Seck.

A sa sortie du centre, le candidat à l’élection présidentielle sénégalaise est monté sur le capot de son véhicule pour remercier ses partisans, massivement mobilisés sur les lieux. Ces derniers lui ont répondu en disant « au premier tour ». comme pour dire que leur champion doit remporter cette présidentielle dès le premier tour.

De Thiès (Sénégal), Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Fatick : voici le message de Macky Sall aux sénégalais

24 février 2019 à 10 10 45 02452

Tôt ce matin, les sénégalais se sont rendus en nombre dans les différents bureaux de vote pour s’acquitter de leur devoir civique. Après avoir glissé son bulletin dans l’urne au bureau de vote numéro 3 de Fatick, sa ville natale, Macky Sall, président sortant et candidat à sa propre succession, a salué la maturité des sénégalais et espéré que le prochain président sera le président de tous les sénégalais, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fatick, au Sénégal.

C’est aux environs de 09 heures 10 minutes que le président de la République, Macky Sall, en compagnie de son épouse, Mariem Faye Sall (tous les deux vêtus de blanc) est entré au centre Thierno Mamadou Sall de Fatick. Après avoir bénéficié d’un accueil chaleureux de la part du public qui l’attendait, le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) est entré dans le bureau de vote numéro 3 pour s’acquitter de son devoir civique.

A sa sortie, le chef de l’Etat sortant a salué la maturité du peuple sénégalais, avant d’inviter le prochain président d’être le président de tous les sénégalais, même s’il croit mordicus que ce prochain président sera encore lui. « Les sénégalais sont massivement et calmement sortis pour faire le vote. Cela signifie tout simplement que le peuple sénégalais a une maturité. Je prie le bon seigneur que le vote continue ainsi jusqu’à ce soir. Et, lors de la proclamation des résultats, à l’aide du seigneur, que je puisse être le président de la République. Je remercie tout le monde d’être là. J’espère que le prochain président sera le président de tous les sénégalais. Et, j’espère que ce président sera moi », a dit Macky Sall.

A noter que le département de Fatick compte 160 733 électeurs, répartis dans 374 bureaux de votes et 223 centres. La commune pour sa part comptabilise un total de 25 378 électeurs pour six (6) centres et 44 bureaux de vote. Et pour ces élections, les bureaux de vote ont été ouverts dès 8 heures. Tout se passe actuellement dans un calme olympien, sous le regard des agents des forces de l’ordre déployés en grand nombre.

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle sénégalaise : le constat de Moustapha Fall, représentant des AE

24 février 2019 à 10 10 41 02412

Dans la matinée de ce dimanche, 24 février 2019, les ressortissants sénégalais vivants en Guinée sont devant les urnes pour élire leur futur président de la République pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois.

A Conakry où il y a un total de 2 594 inscrits, soit 87 % des inscrits en Guinée, même si l’affluence n’est pas totalement au rendez-vous, les électeurs ont pris d’assaut les bureaux de vote.

Selon Mamadou Moustapha Fall, représentant du ministère des Affaires Étrangères à Conakry, son constat est satisfaisant puisque tout est mis sur place pour un bon déroulement du vote.

« Je viens de faire le tour des cinq bureaux de vote installés ici à Conakry et j’ai posé des questions aux présidents des bureaux de vote. Ils m’ont déclarés pratiquement que le matériel est en place et que le vote se déroule normalement. Tous les bureaux aussi ont été ouverts à 8 heures. Au niveau des bureaux de vote, il y a pratiquement que trois candidats qui ont été représentés : le candidat Macky Sall, le candidat Ousmane Sonko et le candidat Idrissa Seick. Il y a aussi la présence de la DECENA (Délégation Extérieure de la Commission Électorale Nationale Autonome), les assesseurs et les secrétaires qui sont en place », a indiqué monsieur Fall Moustapha.

Enfin, le représentant du ministère sénégalais des Affaires étrangères a tenu à rappeler le message du chef de l’Etat qui a appelé ses concitoyens aux urnes. « Le message du chef de l’Etat sénégalais est un message qui est adressé à tout le monde. C’est un message surtout de paix et de stabilité et que les gens aillent voter tranquillement et que le meilleur gagne ».

De Kaloum, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Présidentielle sénégalaise : forte affluence des ressortissants sénégalais à Labé

24 février 2019 à 10 10 35 02352

Les ressortissants sénégalais qui vivent au Fouta Djallon répondent massivement au bureau vote n°01 ouvert, conformément à la législation sénégalaise en la matière, à 8 heures 00 à l’école primaire de Kouroula, dans la commune urbaine de Labé, pour l’élection présidentielle sénégalaise de ce dimanche, 24 février 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon monsieur Abdoulaye Diop, président des ressortissants des sénégalais en Moyenne Guinée, aucune anomalie n’est encore constatée dans le déroulement des opérations de vote dans la commune urbaine de Labé pour le compte de la région.

Les électeurs programmés ici sont essentiellement de la commune urbaine de Labé, de Mamou et de Timbi-Madina, localités dans lesquelles on note une forte concentration de la communauté sénégalaise en Guinée.

Pour le moment, ce sont seulement ceux de Labé, Sannoun et de Timbi-Madina, qui sont alignés devant le bureau vote. Ceux de Mamou, Dalaba et Pita sont attendus avant 18 heures

Ils sont environ 237 électeurs inscrits pour le bureau de vote de Labé, en Moyenne Guinée. On apprend que les électeurs de Koundara et de Gaoual, recensés à Labé, ne se sont pas encore présentés au bureau de vote de Kouroula, en raison, dit-on, de problème de frais de transport pour rallier la capitale de la Moyenne Guinée.

Au moment où nous mettions cette dépêche e ligne à partir du bureau de vote de Kouroula, les 5 candidats à cette élection présidentielle sont tous représentés sur le terrain.

Abdoulaye Diop, président des ressortissants sénégalais à Labé

Profitant de la présence des médias, le président des ressortissants sénégalais à Labé, Abdoulaye Diop a remercié les autorités guinéennes pour l’accompagnement à travers la sécurisation du processus électoral en République de Guinée.

A Labé, le bureau de vote est placé sous haute surveillance policière des agents de la Compagnie Mobile d’Intervention Spéciale (CMIS).

Depuis le bureau de vote de Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Présidentielle sénégalaise : seuls Macky Sall et Idrissa Seck sont représentés à Fria

24 février 2019 à 10 10 04 02042

Les sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche, 24 février 2019, pour élire leur président pour les cinq prochaines années. Dans la préfecture de Fria, ils sont 26 électeurs attendus à l’unique bureau de vote situé au lycée public Amilcar cabral, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après l’ouverture du bureau de vote, à 8 heures, le processus de vote se poursuit normalement à Fria. Au moment où nous rédigions ces lignes (09 heures 57), ils sont 10 sénégalais qui ont déjà fait leur choix entre les cinq candidats en lice : Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Elle Hadji Sall.

Ici, à Fria, il n’y a que deux candidats qui sont représentés : Macky Sall de la coalition Benno Bokk Yakaar et idrissa Seck de la coalition Idy 2019.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Présidentielle sénégalaise : pas de représentants Madické Niang et Elhadji Sall en Guinée

24 février 2019 à 9 09 49 02492

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les citoyens sénégalais élisent ce dimanche, 24 février 2019, leur futur président de la République. Ici à Conakry, les cinq bureaux de vote installés à l’école primaire du Centre ont ouvert comme prévu, à 8 heures 00 minutes, sans les représentants des candidats Madické Niang et Elhadji Sall, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché dans la commune de Kaloum.

C’est ce dimanche que nos voisins sénégalais élisent leur futur président de la République. Face sortant Macky Sall, quatre autres candidats sont dans la course : Idrissa Seick, Ousmane Sonko, Madické Niang et Elhadji Sall.

A l’école primaire du centre, dans la commune de Kaloum, le vote se déroule sans incident, du moins jusqu’à maintenant. Les files d’attente se sont formées depuis 7 heures du matin. Et, la plupart des électeurs interrogés par le reporter de Guineematin.com disent être satisfaits du déroulement du vote et surtout de la qualité de l’organisation.

Selon des informations confiées recueillies sur place, seuls les candidats Macky Sall, Idrissa Seick et Ousmane Sonko ont des représentants en République de Guinée.

Interrogé sur la question, le président de la Délégation Extérieure de la Commission Électorale Nationale Autonome (DECENA), monsieur Doudou Bangoura, a rappelé que ce sont les représentants des trois candidats qui ont été enregistrés.

Au total, ils sont 2 981 électeurs sénégalais inscrits en République de Guinée. Et, ce dimanche, ils ont été repartis dans onze (11) bureaux de vote dont 5 dans la capitale Conakry, un bureau à Labé, un à Kankan, un à Banankoro (dans la préfecture de Kérouané), un à Kindia, un Fria et un autre à Kamsar (dans la préfecture de Boké).   

A suivre !

De Kaloum, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Présidentielle sénégalaise : en direct l’arrivée et le vote du président Macky Sall

24 février 2019 à 9 09 12 02122

Le chef de l’Etat sénégalais, candidat à sa propre succession vient d’arriver au bureau de vote numéro trois du centre Thierno Mamadou Sall où il doit voter, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Fatick, la ville natale du président Macky Sall.

A rappeler que le département de Fatick compte 160 733 électeurs, répartis dans 374 bureaux de votes et 223 centres. La commune comptabilise à elle seule un total de 25 378 électeurs pour six (6) lieux de votes et 44 bureaux.

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle au Sénégal : le vote a commencé dans le calme

24 février 2019 à 8 08 52 02522

Les bureaux de vote ont ouvert à heures ce dimanche, 24 février 2019, au Sénégal. Plus de 6 millions d’électeurs sénégalais sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président de la République. Dans la ville de Thiès où se trouve un des envoyés spéciaux de Guineematin.com au Sénégal, le vote se déroule dans le calme.

Dès 7 heures du matin, plusieurs électeurs ont rallié les bureaux de vote de Thiès pour s’acquitter de leur devoir civique. C’est notamment au centre de l’école d’application Malick Kaïré, où le candidat Idrissa Seck est attendu pour son vote.

Selon le constat de l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place, plus d’une centaine de personnes étaient mobilisées devant ce centre. A 8 heures, les cinq bureaux de vote que compte ce centre ont ouvert avec le matériel au complet.

Le vote a immédiatement commencé et se poursuit dans le calme. Pour l’heure, aucun manquement ni retard ne sont constatés sur place. Idrissa Seck est attendu d’un moment à l’autre dans ce centre, situé en plein cœur de la ville de Thiès.

A rappeler qu’ils sont 6 683 043 sénégalais qui sont appelés aux urnes ce dimanche dans tout le pays, sans compter ceux de l’étranger. Ils sont répartis dans 15 397 bureaux de vote et vont décider qui du président sortant Macky Sall ou de ses quatre opposants sera leur prochain président de la République.

De Thiès (Sénégal), Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Présidentielle au Sénégal : Ouverture des bureaux de vote à Fatick

24 février 2019 à 8 08 20 02202

De notre envoyé spécial à Fatick ! Les 6 683 043 électeurs sénégalais se rendent aux urnes ce dimanche, 24 février 2019, pour l’élection présidentielle. Le Président de la République Macky Sall, candidat à sa propre succession accomplira son devoir civique au centre Thierno Mamadou Sall, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Fatick, la ville natale du chef de l’Etat sortant.

Comme les quatre autres candidats à la magistrature suprême sénégalaise, qui voteront chacun dans leur préfecture d’origine, le président sortant, Macky Sall, ne dérogera pas à la règle. Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar est attendu ce matin dans sa ville d’origine Fatick, située à environ 150 kilomètres de Dakar.

Attendu tôt ce matin dans sa ville, Macky Sall votera au centre Thierno Mamadou Sall. « Le centre Thierno Mamadou Sall regroupe 10 bureaux de vote. Le président de la République votera au bureau numéro 3. C’est un centre qui compte 5 471 électeurs », a-t-on indiqué à notre reporter.

Interrogée par Guineematin.com dans la soirée d’hier sur la particularité de l’élection de cette année, une observatrice a parlé de la rapidité « parce qu’il y a que cinq candidats cette année, contrairement aux années précédentes où il y avait une multitude de candidats ».

A noter que le département de Fatick compte 160 733 électeurs, répartis dans 374 bureaux de votes et 223 centres. La commune comptabilise à elle seule un total de 25 378 électeurs pour six (6) lieux de votes et 44 bureaux.

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Dakar : le président de l’Union des Ressortissants Guinéens dit tout à Guineematin (interview)

24 février 2019 à 7 07 30 02302

Les sénégalais se rendront aux urnes demain dimanche, 24 févier 2019, au compte de l’élection présidentielle. Face à Macky Sall, président sortant, quatre autres candidats sont engagés dans la course pour le fauteuil présidentiel.

Les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Téranga ont mis leur visite à profit pour s’entretenir avec le doyen Thierno Boubacar Sidighi Diallo, président de l’Union des Ressortissants Guinéens au Sénégal. Avec monsieur Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Boubacar Koubia Matakaou, il a été question du quotidien de nos compatriotes vivant au pays de la Téranga, de leur relation avec les autorités sénégalaises, des difficultés rencontrés et de sa lecture sur l’actualité sociopolitique de notre pays.

Guineematin.com : est-ce que vous pouvez nous dire le nombre de guinéens enregistrés dans votre association ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : actuellement, les chiffres exacts des ressortissants guinéens au Sénégal sont difficiles à connaitre. Certains parlent de trois millions, d’autres disent quatre millions, des chiffres annoncent deux millions cinq cent. Mais, je crois que ceux qui parlent de 2 millions 500 mille guinéens n’ont pas menti.

Guineematin.com : la campagne pour l’élection présidentielle sénégalaise du 24 février vient d’être bouclée. Dans l’ensemble, comment cette campagne s’est déroulée ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : du côté des ressortissants guinéens au Sénégal, notre apport a été l’organisation d’une lecture du saint Coran pour la bonne tenue de cette campagne et que les élections se tiennent dans un climat de paix. Cela a été fait le jeudi dernier. De 11 heures jusqu’à 20 heures nous étions au siège de la Moyenne Guinée, en compagnie des membres des trois autres régions naturelles.

Guineematin.com : la campagne pour l’élection présidentielle vient de s’achever. Vous pensez qu’elle s’est passée dans les règles de l’art ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : vous savez, nous sommes des étrangers. Un bois a beau duré dans l’eau, il ne deviendra jamais caïman, nous enseigne-t-on. Nous avons des enfants qui sont nés ici, nous avons parmi nous, certains qui sont nés ici. Mais, par rapport à la campagne et même la présidentielle, nous nous sommes dits d’être neutre et de ne pas communiquer sur le processus. Nous souhaitons que nos compatriotes vivant à Dakar et qui ont acquis la nationalité aillent voter tôt le matin pour leur candidat et reviennent à la maison pour attendre patiemment les résultats. Maintenant, pour la campagne, celui qui ne va pas sur le terrain pour vivre les évènements ne saura vous dire avec exactitude ce qui s’est passé. Les informations que nous recevons, c’est toujours dans les médias, nous ne nous sommes pas rendus nous-mêmes sur le terrain. Si non, comme je l’ai dit tantôt, de notre côté, nous n’avons cessé de prier à la mosquée pour la bonne tenue de ce processus électoral ici au Sénégal.

Guineematin.com : nous savons que les guinéens sont très nombreux ici au Sénégal. Comment vous êtes organisé au sein de cette association ?

Thierno Boubacar Sidhigui Diallo : notre association se porte bien. Comme toutes les autres, c’est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif. Nous n’avons pas de budget. Nous misons beaucoup plus sur le social. Celui qui était à la tête de l’union est décédé, c’est ainsi qu’on m’a porté à la présidence. Cependant, avant sa mort, il était un proche collaborateur au sein de l’Union. Depuis 1978, je travaille avec la communauté guinéenne vivant au Sénégal. Ce n’était pas moi qui était président, mais vous verrez que je travaillais depuis cette époque jusque maintenant en parfaite harmonie avec les membres. Et, c’est ce qui continu jusqu’à présent. Nous assistons aux baptêmes, nous assistons les gens quand il y a un décès, nous accueillions et assistons certains de nos proches qui sont dans des difficultés entre-autres.

Guineematin.com : quels étaient vos rapports avec Elhadj Mamadou Beau Keïta, l’ancien ambassadeur qui était là, puisqu’il a été rappelé ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : nos relations avec l’ancien ambassadeur étaient que lorsqu’il y a une fête en Guinée, ou si quelqu’un est décédé et qu’on n’a pas pu l’identifier, ou s’il y a un hôte de marque guinéen qui arrive à Dakar, il nous communique et nous à notre tour, nous informons la communauté. Aussi, s’il y avait des cérémonies religieuses, il nous faisait appel, et on se retrouvait chez lui pour la lecture du saint Coran.

Guineematin.com : vous êtes à l’étranger. Quels sont vos rapports avec les autorités sénégalaises ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : nous entretenons de très bonnes relations avec les autorités sénégalaises. Pourquoi ? Les décideurs savent que nous travaillons en parfaite harmonie avec les autorités religieuses, qui sont très bien écoutés et qui sont respectées ici. Le président sortant, Macky Sall aussi nous considère, il nous prend comme des sénégalais, il nous donne la paix du cœur dans ce pays.

Guineematin.com : dans une organisation, il y a toujours des difficultés. Quels sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ici au Sénégal ?

Thierno Boubacar Sidhigui Diallo : oui, bien-sûr. Nous avons quelques difficultés. Les enfants qui sont nés ici, certains d’entre-eux ont leur père ou mère qui ont acquis la nationalité sénégalaise. D’autres par contre naissent ici, mais leur père et mère n’ont souvent pas la nationalité sénégalaise. Mais, les autorités sénégalaises ont, depuis près de trois mois environ, commencé à nous rendre difficile l’obtention de la carte d’identité pour les enfants dont je viens de vous parler. Avant, il n’y avait pas assez de contraintes dans l’obtention de ce sésame. Autre difficultés, certains de nos compatriotes sont souvent arrêtés et emprisonnés. D’autres sont arrêtés parce qu’ils ont violé les lois du pays, sans le savoir, il y en a c’est pour leur mauvais comportement. Mais le problème, ils sont souvent détenus pendant longtemps, sans qu’il n’y ait un jugement, sans qu’on ne sache même ce pourquoi ils sont arrêtés. Donc au sein de l’union, nous rencontrons ces difficultés avec les autorités du pays. Ça, nous aimerions que si le président sortant arrivait à être réélu, qu’il nous aide à régler ce problème.

Guineematin.com : on sait que vous êtes au Sénégal, mais vous suivez permanemment ce qui se passe dans notre pays. Quelle lecture vous faites de l’actualité guinéenne ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : nous les guinéens vivant au Sénégal, comme vous constatez, à mes côtés la présence d’oustaze Moussa Conté à mes côtés, Hadja Diaraye Diallo, Thierno Mamadou Cellou, Hadja Kadiatou Cissé et tous les autres, c’est de cette façon que nous pensons à nos compatriotes restés au pays. Cette union, cette harmonie que nous connaissons ici au Sénégal entre guinéens, cela manque en Guinée. Il n y a pas de social, pas d’harmonie, pas d’entraide entre nos frères et sœurs en Guinée. La gouvernance, c’est une chaine, il n’y a pas que le président de la République. Quand nous partons en Guinée, après avoir franchi la frontière sénégalaise, nous sommes souvent exposés à des tracasseries au niveau des barrages guinéens. Ce qui n’est pas le cas ici au Sénégal.

Guieematin.com : quel message vous avez à lancer aux autorités et aux populations guinéennes ?

Thierno Boubacar Sidighi Diallo

Thierno Boubacar Sidighi Diallo : notre message à l’endroit des guinéens, c’est d’accepter de respecter la loi. Aux gouvernants, nous leur demandons d’avoir pitié des gouvernés. Que les forces de l’ordre, tous ceux qui sont au niveau des barrages, qu’ils arrêtent d’harceler les passagers. Souvent, la délivrance des cartes d’identité est interrompue et quand tu voyages, les agents au niveau des barrages te réclament la carte d’identité. Et quand tu présentes une carte dont la date est arrivée à expiration, on te soutire beaucoup d’argent. Ou bien quand tu présentes ta carte consulaire, les agents te disent qu’ils n’en ont pas besoin. Ça, nous exhortons les autorités guinéennes à y mettre fin. Notre souhait, c’est que de la manière dont on acquiert nos cartes consulaires ici, c’est de cette façon que nous aimerions acquérir nos cartes d’identité nationale et les passeports, c’est-à-dire ici à l’ambassade de Guinée au Sénégal, sans qu’on ne se déplace jusqu’en Guinée pour ces documents. Je remercie tous mes collaborateurs au sein de l’Union. Je remercie les présidents des quatre régions naturelles représentées au sein de l’Union : la Basse Guinée est représentée par Elhadj Fofana, la Haute Guinée par Elhadj Amara Kourouma, la Guinée Forestière par monsieur Nicolas et la Moyenne Guinée par Thierno Souleymane Barry, tous membres de l’union. Je remercie aussi mon adjoint, celui avec qui je fais pratiquement tout, Oustaze Moussa Conté. Je remercie aussi Hadja Diaraye Diallo et tous les autres.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Développement de la Centrale Solaire Photovoltaïque de KHoumagueli : SOLVO GUINEA signe avec le Département de l’Energie

24 février 2019 à 7 07 01 02012

Le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Docteur Cheick Taliby Sylla entouré de ses principaux collaborateurs, a procédé cette semaine, à la Signature d’une Convention de Concession relative au développement de la Centrale Solaire Photovoltaïque de KHoumagueli par SOLVO GUINEA.

La Cérémonie était rehaussée par la présence de Madame Cathérine Inglehearn, Ambassadeur de Grande Bretagne en Guinée. De Monsieur Olivier Six, Sous Directeur et Représentant de Solveo Guinea.

Si ce fut un plaisir pour le Ministre de l’Energie de signer cette Convention de Concession relative au développement de la Centrale Solaire Photovoltaïque de KHoumagueli par SOLVO GUINEA, il a en outre exprimé ses inquiétudes par rapport à la tarification car il sait pertinemment que la technologie des Photovoltaïques évolue d’année en année. Ce qui de façon indue entraine des facteurs coûts qui oscillent. Il en appelle à la mise en place d’une clause de protection et de concessions qui réduiraient les facturations dues aux risques pays.

De même, il a réitéré l’engagement du gouvernement de voir les travaux démarrés dans les plus brefs délais.

En réponse, Madame Cathérione Inglehearn, Ambassadeur de Grande Bretagne en Guinée, a remercié Docteur Cheikh Taliby Sylla, pour le soutien qu’il a apporté à ce projet digne d’intérêt pour toutes les parties prenantes.

Elle soulignera que sous la direction de Docteur Cheikh Taliby Sylla : « Nous témoignons que nous avons assisté à une importante croissance dans l’approvisionnement de la ville en électricité ».

Pour Monsieur Olivier Six, Sous Directeur et Représentant de Solveo Guinea : « Nous avons pris bonnes notes des observations et feront en sortes que nous puissions réaliser ce projet dans les normes requis et à temps ».

Pour terminer Madame Cathérione Inglehearn a promis de Nous travailler aussi à ce que d’autres investisseurs Anglais viennent en Guinée »

Par l’Unité Fonctionnelle de l’Information et de la Communication du MEH

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Eau et Energie : une délégation de la SFI chez le ministre Taliby Sylla

24 février 2019 à 6 06 44 02442

Une délégation de la Société Financière Internationale, filiale du groupe Banque Mondiale, a eu une importante séance de travaille avec Docteur Cheick Taliby Sylla, Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique hier, samedi 23 février 2019.

Ladite délégation était conduite par Monsieur Olivier Buyoya, son représentant résident en Afrique de l’Ouest, accompagné de Madame Dina Manita, de Monsieur Cheick Oumar Sylla, respectivement, chargée d’Investissements Infrastructures et chargé d’Infrastructures Principal ( Africa Infrastructure).

Au premier abord, le représentant résident de la SFI a salué le dynamisme et la diversification des investissements dans le secteur de l’énergie. Il a réitéré l’engagement de son organisme à poursuivre inlassablement sa collaboration financière avec la Guinée. Selon lui :

« C’est un engagement indéfectible pour la construction des Centrales solaires photovoltaïques en Guinée. Toutes choses qui permettront aux populations d’avoir l’électricité à moindre coût, tout simplement à un coup compétitif ».

Impressionné par l’excellence de la coopération avec la SFI, et sachant qu’il est impératif aussi de réglementer, de réguler et d’apporter un soutien aux tarifs. Docteur Cheick Taliby Sylla dira que :

« La présence de la Société Financière à nos côtés a suscité des intérêts de la part de plusieurs compagnies spécialisées dans la construction des Centrales solaires photovoltaïques. Aussi, l’une des grandes réussites de la collaboration financière avec la SFI est celle de la reforme d’EDG, Notre souhait est de voir la SFI, assister le département de l’énergie et de l’Hydraulique, à la Reforme Institutionnelle de la Société des Eaux Guinée ».

En outre il estime que ce compagnonnage financier consisterait à attirer en Guinée des compagnies crédibles, capables de financer leurs projets.

Pour le Ministre de l’Energie et l’hydraulique, la qualité de l’operateur est importante, cela compte beaucoup dans la balance. D’ailleurs son objectif constant est de voir la Guinée s’engager dans la mise en œuvre d’un très grand projet spécifique des Energies renouvelables.

Dans son accompagnement constant, la Société Financière Internationale regarde les meilleurs profits pour l’Etat Guinéen. Dans l’élan d’une assistance constante en vue d’un redimensionnement technique de certains projets, L a Société Financière Internationale exprime le souhait d’institutionnaliser les rencontres, pour étayer les aspects de certains projets qu’elle finance en Guinée.

Par l’Unité Fonctionnelle de l’Information et de la Communication du MEH.

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Le quartier Kaporo rails à Alpha Condé : « ne cassez pas nos bâtiments »

23 février 2019 à 19 07 06 02062

Préoccupés par le déguerpissement en cours dans leur quartier, de très nombreux habitants de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, se sont réunis chez le chef de quartier dans la journée de ce samedi, 23 février 2019. La démarche vise à exprimer leur souhait de trouver une solution à ce déguerpissement qui les tracasse tout en demandant une doléance au président Alpha Condé, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

M. Alpha Mamadou Saliou Barry

Dans son discours, le chef du quartier de Kaporo-rails, Alpha Mamadou Saliou Barry, a fait un rappel sur sa rencontre avec le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Récemment, moi-même, j’ai reçu le Ministre de l’aménagement du territoire. Pendant toute une journée, on s’est promené dans la zone, mais ils m’ont mandaté d’appeler ma population, en les sensibilisant, en leur disant, qu’ils n’ont pour le moment besoin de déguerpir que les garagistes et les baraques qui occupent le terrain. Donc, il ne m’a pas parlé de maison et lui-même, je l’ai entendu dire que vraiment le président de la République a beaucoup pitié de sa population, il n’a pas encore parlé de maison, mais de faire déguerpir les kiosques, les garagistes et cela fut fait. Immédiatement j’ai convoqué une réunion d’information tout en transmettant ce qui m’a été mandaté par le ministre de l’aménagement. A mon fort étonnement, quand l’équipe est venue sur le terrain, finalement au lieu que ça ne soit seulement les baraques et les garagistes, j’ai constaté que toute nos maisons ici ont été coché en croix. Donc, immédiatement la population est venue vers moi parce que c’est moi qui les ai informés au nom du gouvernement, comme cela m’a été mandaté par le ministre de l’aménagement. Finalement, ils ont vu que leurs maisons ont été cochées. Ils m’ont posé la question de savoir pourquoi ça, j’ai dit ça un autre problème, que moi ne je suis pas informé. Parce que normalement, juridiquement ça devrait passer par la commune avant que moi je ne soit informé. Malheureusement, j’ai demandé à mes autorités de la commune, alors personne à ce temps n’avait reçu une information par rapport à ce déguerpissement », a dit monsieur Barry.

Par ailleurs, Alpha Mamadou Saliou Barry se dit étonné de voir que les promesses données auparavant par le président Alpha Condé ne sont pas respectées. « Mais, je suis encore un peu surpris du fait que je me rappelle qu’en 2016 on avait reçu le président Alpha Condé, c’était à l’occasion de la pose de la première pierre dans la zone dénommée plateau Koloma. Il nous a laissé entendre que vraiment en 1998, s’il y a eu démolition, vraiment c’est arbitraire. Mais, il nous a demandé pardon tout en nous disant que personne désormais ne serait déguerpi sans qu’il ne soit dédommagé et ceux qui ont été probablement déguerpis seront aussi dédommagés. Donc, si maintenant on voit toujours la même autorité qui revient pour faire déguerpir sans qu’on ne soit informé… Moi, je ne pense que cela soit au contentement du président de la République, parce que je sais ce que lui il nous a dit et il tient à sa parole et je sais qu’il a toujours pitié de sa population », estime-t-il.

En outre, le chef du quartier Kaporo Rails, s’est adressé à ses concitoyens en ces termes. « Ce que j’ai à vous dire, c’est d’être serein, qu’on se mobilise, ensemble qu’on se donne les mains. Il ne faut pas insulter, il ne faut pas faire de la bagarre pour écouter les autorités locales pour trouver de solution ».

Pour terminer, Alpha Mamadou Saliou Barry s’adresse aux autorités. « Je demande une doléance auprès des autorités, s’il faut vraiment casser les maisons, qu’ils sachent que dans cette zone il y a beaucoup de gens, certaines femmes ont perdu leurs maris, qui ont des enfants et scolarisés et si on cassait leur bâtiment, aujourd’hui ces enfants là vont perdre cette année scolaire. Ça, c’est un. Deuxièmement, de revoir la situation de leur population, parce que c’est leur population, on sait que l’Etat est fort, on ne peut pas taper le cœur contre l’Etat, mais ce n’est qu’une plaidoirie que je leur demande, au nom de ma population de ne pas casser les bâtiments à cette heure-ci », lance-t-il.

Mme Mariama Téla Barry

Pour sa part, Mariama Téla Barry, commerçante de son état, a apporté un témoignage émouvant sur son inquiétude actuelle. « Je suis ici pour le problème qui nous tracasse. Ça fait 36 ans que je suis ici. J’ai six (6) enfants, les quatre (4) sont nés ici. Vous, professeur Alpha Condé, nous vous demandons d’avoir pitié de nous et de votre population. Mon mari est mort, il nous a laissé dans un taudis. Nous n’avons même pas de l’argent pour les frais de fournitures scolaires. Certains sont dans des écoles privées. Nous n’avons même pas les prix de leur scolarité. Nous sommes tous citoyens de la Guinée. Professeur Alpha Condé, ayez pitié de nous pour la grâce de Dieu. Nous allons tous mourir pour laisser ces terres dernière nous », a dit la bonne femme, au bord des larmes.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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