Les décisions continuent de tomber dans les tribunaux de l’intérieur du pays dans les affaires criminelles. A l’audience de ce lundi, 04 mars 2019, le tribunal criminel de Kankan a rendu son verdict dans le dossier sur l’assassinat de Donzoba, le chef des chasseurs traditionnels de Kantédoubalandou, une localité relevant de la préfecture de Mandiana. Daouda Kourouma a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’un des dossiers majeurs depuis le début du jugement des dossiers criminels, le mardi 12 février 2019 qui a connu son épilogue ce lundi au tribunal de première instance de Kankan. Daouda Kourouma, qui frise la vingtaine, était en détention depuis le 26 janvier 2018. Il était accusé d’avoir mortellement poignardé le chef des Donzos qui selon lui, avait commandité le meurtre du prêcheur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri.

Daouda Kourouma n’a jamais nié les faits qui lui sont reproché à la barre. Il soutient même avoir agi au nom de loi divine.

Ce lundi après l’ouverture de l’audience, c’est Abdoul Rachid Camara, premier président du tribunal de première instance de Kankan, qui a lu la décision dudit tribunal dans ce dossier :

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Daouda Kourouma coupable et convaincu des faits d’assassinat. Pour la répression, condamne Daouda Kourouma à la réclusion criminelle à perpétuité, avec un période de sûreté de 30 ans ».

Après cette décision, maitre Mory Koné, avocat de la défense, a trouvé la sanction lourde. « Je trouve que la sanction est très lourde en tenant compte de l’âge de Daouda Kourouma. Je crois qu’on l’aurait condamné à la réclusion à temps et non à perpétuité, assorti de 30 ans de sureté. A mon sens, le tribunal a été sévère, je le regrette », a-t-il dit.

En outre, maitre Mory Koné assure, qu’après consultation de son client, il ne fera pas appel de cette décision. « Mon client n’entend pas faire appel, il dit qu’il assume ce qu’il a fait. Je ne peux pas interjeter appel sans le consulter. Si lui-même, il me fait comprendre qu’il assume, qu’il ne regrette pas avoir agi de la sorte et qu’il pense que le jugement de Dieu est meilleur… »

Du côté du ministère public, le procureur Aly Touré s’est dit soulagé du jugement du tribunal.

Il faut rappeler que le dossier dans l’assassinat du prêcheur saoudien connaitra bientôt son épilogue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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