Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah. Sayon Dabo, poursuivi pour le meurtre de son jeune frère, Mamadou Dabo, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle, hier mercredi 06 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les peines continuent de tomber dans les dossiers criminels inscrits au rôle du TPI de Faranah. Sayon Dabo a écopé de 10 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné son jeune frère, Mamadou Dabo.

Agé de 28 ans et père de 3 enfants, tous vivants, Sayon Dabo n’a pas nié les faits pour lesquels il est poursuivi. « Monsieur le président, je ne peux pas nier les faits. Effectivement, c’est vrai. Moi-même, j’en ai été victime parce que le couteau m’avait blessé. J’ai blessé mon jeune frère et il a trouvé la mort », a dit l’accusé.

Devant cet aveu, le tribunal va rendre sa décision en condamnant Sayon Dabo à 10 ans de réclusion criminelle. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare monsieur Sayon Dabo coupable de meurtre, et pour la répression, conformément aux articles 206, 116 du Code Pénal, 441 du Code de Procédure Pénale, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle… »

Youssouf Fofana, substitut du Procureur de la République près le TPI de Faranah, se réjouit de la décision du tribunal. « C’est un réconfort pour le Ministère Public de mettre les mauvaises graines hors d’état de nuire, parce que c’est quelqu’un qui n’a pas hésité un seul instant, sous l’effet de la colère, il a pris le couteau, poignarder son frère et laisser son frère dans le sang, sans venir au secours.

Cette personne, il faut la sanctionner conformément à la loi après un procès juste et équitable. C’est un réconfort pour le Ministère Public et toute la chaîne pénale de voir que la société est débarrassée du mal, parce toute injustice est une menace pour le monde. La population doit croire en la justice. La chaîne pénale, quand il y a un problème, on ne se rend pas justice.

On porte plainte et on laisse la justice gérer l’affaire. La justice populaire n’a plus sa place en Guinée. En tout cas, le parquet de Faranah n’est plus prêt pour autoriser les justices populaires où les règlements de compte entre citoyens. Nous allons réprimer ça avec la dernière énergie », a promis l’empereur des poursuites.

À noter que les citoyens de Faranah se mobilisent fortement pour assister aux différentes audiences. Un fait qui réjouit Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le TPI de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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