Deux jeunes présumés coupeurs de route ont été mis aux arrêts dans l’après-midi d’hier jeudi, 7 mars 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar. Selon des témoins de la scène, ces présumés coupeurs de route opéreraient sur le tronçon Kamsar-Conakry et visent les usagers qui voyagent pendant la nuit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux mis en cause, Boubacar Barry et Ibrahima Barry, étaient sortis faire des achats au marché de Kamsar quand ils ont été identifiés par une victime. Elle a aussitôt alerté la police locale qui a fini par mettre main sur les présumés malfrats pour les déposer au commissariat.

La nouvelle se propage comme une trainée de poudre dans la cité. Une foule en colère se mobilise sur les lieux, apparemment décidée à en découdre avec les présumés coupeurs de route. Se sentant débordées, les forces de sécurité de Kamsar ont vite fait d’alerter leur hiérarchie à Boké. Il est décidé de les transférer au centre ville de Boké.

Selon le directeur régional adjoint de la police de Boké, le commissaire Macké, « à partir de Kamsar une victime a reconnu les jeunes coupeurs de route qui étaient dans une Mercedes. Ils ont rapidement alerté les services de sécurité qui sont venus les mettre aux arrêts. Mais, vu la foule, on a décidé de les ramener ici à Boké.

C’est ainsi que nous avons fait bouger une équipe qui les a amenés. Mais, même à notre niveau ici, il y a trop de monde. On ne pouvait pas faire leur audition ici. On les a envoyé directement à la justice pour faire leur mandat de dépôt ».

Ousmane Camara, chauffeur de taxi sur le tronçon Kamsar-Conakry, victime de braquage, fait partie de ceux qui ont identifié les deux compagnons d’infortune à partir de Kamsar. Il est sûr d’avoir reconnu ses agresseurs. «Moi, j’ai été victime, ils nous on attaqués plus de 4 fois. Ils ont même tué une femme parmi nous. J’ai bien reconnu les gens qui nous ont attaqués. Et à Kamsar, ils ont reconnu les faits ».

Interrogés par notre reporter au commissariat de police de Boké, les présumés bandits ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Selon Boubacar Barry, un des mis en cause, « moi, je n’ai rien fait. J’étais au marché à faire des achats quand les gens sont venus m’arrêter. Moi, je ne peux pas faire de tels actes », a-t-il dit.

Derrière la cour du commissariat de police, la tension était palpable. Là aussi, les citoyens voulaient se rendre justice. Pour éviter le pire, les policiers ont fait sortir les deux jeunes pour les déposer à la maison centrale.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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