Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kankan. Parmi les nombreux dossiers inscrits au rôle du ce lundi, 11 mars 2019, figurait le viol collectif sur une mineure en septembre dernier. Les trois accusés, dont un militaire, ont répondu de leurs actes devant le juge. Le procureur a requis contre eux une peine de 20 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au banc des accusés on retrouve Daye Chérif, Mamady Kanté et le sergent chef Sékou Traoré, en service à la troisième région militaire de Kankan.

Selon nos informations, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Aussitôt, les trois individus vont appréhender la victime, en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Finalement, les trois compagnons d’infortune vont se réfugier dans un bâtiment en chantier où ils auraient violé la jeune fille à tour de rôle.

Le lendemain matin, c’est le nommé Daye Chérif qui va se charger de déposer la victime au quartier. Il sera aussitôt mis aux arrêts. Puis, Daye Chérif va dénoncer ses présumés complices. Ils seront à leur tour mis aux arrêts.

Pour l’audience de ce lundi 11 mars 2019, Daye Chérif et le sergent Sékou Traoré ont reconnu les faits de viol pour lesquels ils sont poursuivis. Quant à Mamady Kanté, le troisième accusé, il a catégoriquement nié les faits. Selon lui, il n’a jamais violé la fille, même s’il a participé à la mission.

Dans ses réquisitions, le Ministère Public va demander au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, le procureur va requérir une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des trois accusés.

Dans ses plaidoiries, la défense a voulu faire savoir au tribunal que la victime n’était pas mineure, soutenant que c’est un faux acte de naissance qui a été produit, un acte monté de toutes pièces. En outre, la défense va solliciter des circonstances atténuantes pour Daye Chérif et le sergent, Sékou Traoré. Puis, elle va demander l’acquittement de Mamady Kanté qui a toujours nié avoir participé au viol.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 mars prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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