La démolition de certains édifices publics en prélude aux préparatifs de la fête tournante de l’indépendance nationale a débuté hier mercredi, 20 mars 2019, à Kindia. La démarche vise à dégager les lieux pour permettre le démarrage des travaux de réalisation des infrastructures pour la fête tournante de 2019 dans la région, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Les opérations de démolition de certains édifices publics qui viennent d’être lancés se poursuivent à Kindia. Du commissariat de police à la gendarmerie départementale en passant par la sûreté et la gendarmerie régionale, tout a été détruit. Au commissariat central de police, par exemple où la plupart des bagages ont déjà été transportés du côté du nouveau commissariat situé à Damakania, c’est face à un capharnaüm qu’on se retrouve.

Kaba Konaté, chef section Architecture et Construction à la Direction Préfectorale de l’Urbanisme et Habitat de Kindia, interrogé par notre reporter, est revenu sur les raisons de la démolition des bâtiments. « Nous avons reçu une mission de la présidence le samedi passé, de la SONAPI. Ils sont venus nous informer de passer l’alerte au niveau des services concernés pour la reconstruction de leurs bureau set de leur logement. Cela a commencé par la gendarmerie départementale, le logement du commandant.

De là-bas, la gendarmerie régionale et le logement du commandant ; le commissariat central et le logement du commissaire central ; la maison des jeunes et le marché central de Kindia ; la direction de la sûreté et son logement. Ce sont les services des chantiers qui ont été visités pour les alerter afin qu’ils libèrent les coins pour que les travaux continuent. La machine qui est venue a commencé par le commissariat central de Kindia. Cela s’est très bien passé », a dit Kaba Konaté.

Le transport des engins sous scellés pose un sérieux problème. Des voitures en mauvais état sont garées sur les trottoirs, non loin du tribunal et de la gendarmerie. Des sources concordantes indiquent la détection de 26 grenades et de 19 chargeurs de fusils de guerre datant de l’époque coloniale.

Ce programme d’infrastructures, envisagé par l’Etat, est apprécié par la plupart des services concernés. Mais, les citoyens se trouvent être affectés dans leurs activités.

Kadiatou Touré, marchande en face de la résidence du commissaire central de la police à Caravansérail apprécie l’initiative mais invite le gouvernement à leur trouver d’autres places ailleurs. « Nous avons fait le commerce ici pendant plus de 20 ans. Dieu merci, le gouvernement a demandé de libérer ici aujourd’hui pour travailler. Nous avons accepté. Nous leur demandons de trouver des places pour travailler afin de nourrir nos familles. On n’a pas où aller », précise-t-elle.

Thierno Safayiou Sow, vendeur dans une boutique collée au commissariat, se dit surpris du programme de déménagement. « Nous sommes près de 5 boutiquiers touchés par cette opération. Ce matin, nous avons vue une équipe entrain de démolir le commissariat de police. Par surprise, ils nous disent qu’ils vont casser nos places collées dans les locaux dudit commissariat. Nous sommes dans ça. Il n’y a pas eu d’avertissement. Nous sommes entrain de sortir nos marchandises à la hâte. Des fois, on perd même certains biens. On se demande que faire », a dit le marchand.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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