Mesdames et Messieurs, acteurs du secteur de l’eau

La célébration de la journée mondiale de l’eau m’offre l’occasion de souhaiter joyeuse fête à tous les acteurs du secteur de l’eau et du développement de manière globale.

A titre de rappel, permettez moi d’indiquer que la Journée mondiale de l’eau a pour objectif d’attirer l’attention de tous, décideurs et acteurs, sur l’importance de l’eau et de promouvoir la gestion durable des ressources en eau douce.

L’origine de cette journée remonte en 1992 lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) qui a recommandé qu’une journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce.

Pour mettre en oeuvre cette décision, l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie le 22 décembre 1992 a adopté la résolution A/RES/47/193 déclarant le 22 mars 1993 première journée mondiale de l’eau.

La résolution a recommandé aux Etats membres de consacrer cette journée à des activités de sensibilisation et d’information du public sur les enjeux du secteur de l’eau et la nécessité de sa promotion et de sa protection. Les activités concernent notamment l’organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires ou expositions.

Cette journée est également une occasion d’apprendre davantage, de disséminer l’information en vue de contribuer au changement attendu dans la gestion des ressources en eau.

Le thème de cette année 2019 est : « Ne laisser personne de côté ». Son choix repose sur un contexte marqué par l’adoption en septembre 2015, à l’unanimité par les 193 États Membres de l’Assemblée générale des Nations Unies y compris la Guinée du document intitulé Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ».

Au travers de ce plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité, les États Membres ont résolu d’« éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », de prendre des mesures audacieuses et porteuses de transformation pour « engager le monde sur une voie durable, marquée par la résilience » et de veiller à « ne laisser personne de côté ».

Mesdames et Messieurs, acteurs du secteur de l’eau,

La célébration de cette fête intervient à un moment où le secteur des ressources en eau de la Guinée est confronté à d’énormes défis. Il s’agit par exemple de la pollution des eaux, l’agression des cours d’eau et surtout des têtes de source, la déforestation à grande échelle, la faible coordination de la gestion du secteur, et la faiblesse des investissements.

S’agissant de l’accès à l’eau potable, les populations de certains quartiers de Conakry et de l’intérieur du pays font face à d’énormes difficultés. Par exemple, les femmes et les enfants sont obligés de passer des heures à la recherche de l’eau au niveau des quelques forages et des bornes fontaines existants dans leurs quartiers.

Cette situation est préjudiciable au développement économique et social de notre pays. C’est pourquoi, le gouvernement doit intensifier ses efforts pour améliorer la desserte en eau de la population.

De même, la situation des têtes de source des principaux cours du pays notamment le Konkouré, le Niger et le Sénégal est très inquiétante en raison des actions de l’homme. Une mission déployée au Fouta Djallon par le Partenariat National de l’Eau de Guinée a permis de relever la nécessité de mener des actions fortes pour la protection de la tête de source du fleuve Konkouré, et cela eu égard à son importance dans la production d’électricité en Guinée.

En ce qui concerne la déforestation, le Partenariat National de l’Eau invite les principaux acteurs de prendre des initiatives solides et urgentes pour endiguer ce phénomène. En effet, il n’est pas rare de constater sur nos principaux axes routiers de nombreux camions chargés de charbon, souvent en provenance des principaux bassins versants du pays.

Cette situation, si elle n’est pas corrigée, pourrait négativement impacter les ressources en eau. C’est pourquoi, j’en appelle à la mobilisation de tous pour inverser la tendance.

Un autre défi à relever reste la mobilisation de tous pour une gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Comme vous le savez, plusieurs acteurs interviennent en ce qui concerne l’eau, il s’agit par exemple des ministères de l’hydraulique, de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage, … D’où la nécessité de mettre tous autour de la table pour améliorer la gestion de l’eau.

A ce jour, et fort heureusement la politique nationale de l’eau a été adoptée. Sa vulgarisation doit être faite dans l’ensemble du pays pour faire comprendre à tous les orientations nouvelles en matière de gestion des ressources en eau.

Pour sa part, le PNEGUI demeure engagé à contribuer largement à ce travail aux côtés de son partenaire stratégique, le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique. Il demeure aussi déterminé à poursuivre la promotion de la GIRE afin que tous profitent de nos ressources en eau et qu’on parvienne à booster le développement économique et social de notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer mon intervention sans appeler les acteurs du secteur de l’eau à resserer les rangs autour du PNEGUI pour promouvoir le débat et les actions autour des ressources en eau guinéennes.

J’appelle également les partenaires techniques et financiers à accompagner davantage le secteur de l’eau et surtout le PNEGUI en vue de favoriser son développement pour le bien de la Guinée.

Vive le PNEGUI!
Vive la coopération Internationale!
Vive la Guinée!
Ensemble pour une gestion intégrée et durable des ressources en eau

Je vous remercie

Facebook Comments

Commentaires

Alpha Guineematin.com