En visite dans les institutions d’enseignement supérieur de l’intérieur de la Guinée, Abdoulaye Yéro Baldé, a dressé le bilan de sa tournée après la rencontre de Kankan. Le ministre de tutelle a saisi l’occasion pour s’exprimer sur le recensement des enseignants guinéens qui devrait toucher ceux de l’enseignement supérieur. C’était à l’occasion d’une rencontre avec les médias locaux dans un réceptif hôtelier de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé a fait cette tournée la semaine dernière dans trois (3) universités : Faranah, Nzérékoré et Kankan. Si l’objectif principal était de sensibiliser les étudiants à faire volontairement le don du sang, le ministre en a également profité pour toucher du doigt les réalités qui prévalent dans ces institutions.

Selon Abdoulaye Yéro Baldé, « le constat qu’on a fait d’abord, il y a eu un dialogue franc. Nous nous sommes exprimés de façon directe avec chaque partie. Ce qui m’a beaucoup impressionné, c’est le niveau de maturité des uns et des autres. Ça c’est fait dans la discipline et dans la courtoisie. De façon très directe, les problèmes ont été posés ; et de façon très directe, nous avons essayé de répondre au mieux de ce que nous pouvons faire et de ce que nous ne pouvons pas faire.

Actuellement, compte tenu de plusieurs éléments dans le budget, parce qu’il s’agissait de bourse, des dortoirs, d’équipements de laboratoire et d’infrastructure… mais, comme eux-mêmes ils sentent que sur le terrain il y a des avancées dans tous ces domaines, ils comprennent que c’est une question de temps », pense-t-il.

Parlant du cas des enseignants chercheurs de l’université de Kankan, inscrits au programme du Master depuis six ans maintenant et qui tardent à finir, Yéro Baldé a promis de revoir la situation. « Avant mon arrivée, chaque institution avait ses fonds. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui fait que nous avons décidé de mettre en commun tous ces fonds pour éviter ce type de situation où les gens passent plus de 5 ans à faire un Master.

Ce qui n’est pas normal. Sur ça, on a été très clair. Les Masters, ça sera deux ans. Donc, ceux qui sont en retard, nous allons faire le rattrapage rapidement pour qu’ils puissent reprendre les cours et finir leur Master…»

En outre, le ministre de l’enseignement supérieur est revenu sur le cas des enseignants homologues, recrutés en 2012 mais pas encore engagés à la fonction publique. « Lors de la présentation du budget du ministère, j’ai fait mention de leurs cas. Ils sont pris en compte cette année dans notre budget.

Les ministères du budget et de la fonction publique ont donné leur aval. Donc, on peut considérer qu’ils sont recrutés, c’est seulement une question de procédure parce que, les dossiers que nous avons envoyés, on a retrouvé des faux diplômes. Mais, c’est en bonne voie », a-t-il rassuré.

Pour finir, Abdoulaye Yéro Baldé s’est prononcé sur l’épineuse question du recensement en cours dans l’éducation. Contrairement aux déclarations du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) qui parle de blocage, le ministre de l’enseignement supérieur a donné son avis là-dessus. « Il n’y a pas de blocage, sauf ceux qui veulent l’entendre comme ça. Il faut qu’on soit très clair.

D’abord, on n’est pas contre le recensement, bien qu’il y a eu récemment encore un recensement réalisé par l’inspection d’Etat, dont les membres sont assermentés. Le résultat provisoire vient de sortir. C’est à notre disposition. Avant cela, il y a eu un recensement qui avait fait des vagues dans les universités, parce que des salaires avaient été bloqués. Avant cela, il y a eu des biométries, sans compter le processus de biométrisation des fonctionnaires par la fonction publique.

Donc, cela fait 4 recensements, dont le dernier est très récent, en moins de 3 mois. Nous ne sommes pas contre le recensement, mais à condition que ça soit une entité neutre, pas par les syndicats, parce que nous ne somme signataires d’aucun protocole d’accord. C’est comme si on vous demandait d’exécuter un contrat que vous n’avez pas signés », soutient-il.

A retenir que l’ultime étape de cette tournée du ministre Yéro Baldé dans les universités de l’intérieur du pays a pris fin par la visite du musée du camp Soundiata Keïta et du centre de recherche environnementale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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