N’zérékoré : des élèves manifestent pour exiger la libération d’un enseignant incarcéré

Les élèves du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut le tribunal de première instance et la place des martyrs ce jeudi, 04 avril 2019. La contestation visait à demander la libération de leur principal pour certains, chargé des cours de Maths-Physique-Chimie et formateur pour d’autres, détenu à la maison centrale de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux élèves, composés de collégiens et de lycéens, du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, accompagnés d’élèves venus d’autres écoles ont manifesté devant le tribunal local et à la place des martyrs. Ils réclamaient ainsi la libération de l’enseignant Aboubacar Chérif. Ce dernier est détenu à la prison civile de N’zérékoré suite à une plainte pour détournement de fonds au préjudice de l’école.

Selon Mory Saran Condé, porte-parole des protestataires, « nous sommes là pour demander la libération de notre professeur qui nous donne trois matières : Maths Physique et Chimie. Depuis avant-hier, mardi, il a quitté l’école pour aller à la gendarmerie. Aux environs de 17 heures, il m’envoi un SMS pour dire qu’il est à la prison civile.

Hier, nous avons fait une lettre qu’on a adressée au procureur. Mais, il n’a pas pris la lettre en compte. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour solliciter la mise en liberté de notre professeur. Et, la prise des photos pour le brevet a commencé, mais jusqu’à présent on ne s’est pas photographié », a fait savoir le jeune élève.

À la question de savoir jusqu’où ils iront, Mory Saran Condé a laissé entendre qu’au cas où le professeur n’est remis en liberté, « il n’y aura pas cours et ils verront des choses inattendues ».

Interrogé par le correspondant de Guineemati.com à N’zérékoré, le fondateur de l’école en question, Ibrahima Kalil Diabaté, accuse le principal de son école d’avoir détourné une forte somme d’argent. « On lui a confié la gestion de l’école et le recouvrement des paiements de la scolarité. Mais, quand j’ai demandé à connaître la situation générale après la grève du SLECG, rien. Dans les plus de 60 millions de francs guinéens qui ont été recouvrés, je n’ai retrouvé que 7 millions 350 mille francs guinéens. Les 55 millions 160 mille francs guinéens, je ne sais pas où il les a envoyés.

Et, après être passé par les autorités compétentes, comme la gendarmerie où il avait pris des engagements, il n’y a rien eu, aucun de ses engagements n’a été respecté. C’est pour cela que j’ai saisi la justice pour que la loi soit dite dans cette affaire et que je récupère mon argent. Mais, en ce qui concerne les élèves, ils sont dans leurs droits. Mais, j’ai déjà eu quelqu’un qui va le remplacer », a dit le fondateur.

Aux dernières nouvelles, les autorités éducatives de la ville ont déjà engagé des procédures pour désamorcer la tension afin que les cours puissent reprendre demain.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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