Décrets : un nouveau ministère créé, Papa Koly revient aux affaires

5 avril 2019 à 21 09 53 04534

Dans une série de décrets lue ce vendredi, 05 avril 2019, sur les ondes de la télévision nationale, le président Alpha Condé a nommé plusieurs cadres au sein du gouvernement et à la présidence de la république.

Dans le premier décret, l’ancien ministre devenu opposant, Elhadj Papa Koly Kourouma est nommé ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. L’ancien ministre, devenu opposant, signe son retour au sein du gouvernement d’Alpha Condé qu’il a longtemps critiqué avec sa fameuse phrase « C’est le Système ».

Dans le deuxième décret, c’est monsieur Cheick Taliby Sylla, précédemment ministre de l’Energie et de l’Hydraulique qui est nommé ministre de l’Energie.

Dans le troisième décret, le président Alpha Condé a nommé monsieur Mamadou Diouldé Diallo, précédemment Directeur général de la société des eaux de Guinée (SEG) secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Enfin, Docteur Ibrahima Sory Sow, précédemment ambassadeur de la République de Guinée en République populaire de Chine, a été nommé ministre conseiller chargé de mission à la présidence de la République.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél: 622680041

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TPI de Kaloum : Faya Millimono et ses militants libérés !

5 avril 2019 à 19 07 35 04354

Le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono et ses militants, arrêtés dans la matinée de ce vendredi, 05 avril 2019 à Conakry, ont été remis en liberté. Après avoir été entendus par la DPJ, les opposants ont été déférés au TPI de Kaloum, qui a décidé de les remettre en liberté en attendant la fin de l’enquête, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après avoir passé plusieurs heures dans les locaux de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), Dr Faya Millimono et la dizaine de ses partisans ont été déférés au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum pour « attroupement et trouble à l’ordre public ».

Avec les 5 cabinets d’avocats constitués pour leur défense, ils se sont rendu devant le Procureur de la République près le TPI de Kaloum. Sur les lieux, les avocats ont sollicité la mise en liberté de leurs clients en attendant la fin de l’enquête. Le Procureur a accédé à cette demande en remettant les opposants à la disposition de leurs avocats, tout en leur demandant de se présenter à nouveau le lundi prochain.

« Je prends la parole au nom du collectif des avocats avec leur permission pour dire que Dr Faya Milimono et les autres ont été déférés au parquet pour attroupement et trouble à l’ordre public. Nous avons trouvé monsieur le procureur qui a été très réceptif et qui a accepté de mettre nos clients à notre disposition pour qu’on revienne le lundi matin. Ils sont poursuivis mais pas inculpés. Nous serons là le lundi à 8 heures », a déclaré Me Salifou Salifou Béavogui, l’un des avocats des opposants.

En attendant, Dr Faya Millomono et ses partisans sont libres et ils ont pu regagner leurs domiciles.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Guinée : 2 mandats et c’est tout ! (Par Billo Ly)

5 avril 2019 à 18 06 03 04034

Depuis quelques mois la situation politique est obscurcie par une équivoque troublante.
Ira, n’ira pas. Changera, ne changera pas. Modifiera, ne modifiera pas.

        J’ai décidé pour la première fois et sans doute pas la dernière fois de m’exprimer sur la situation de notre pays la Guinée.

L’heure est à mon sens, trop grave pour que je me taise. Pour que nous nous taisions.

        Un ancien président Français disait « Il n’est rien de plus beau en démocratie que l’amour de son pays ».

        Je voudrais à travers ces lignes, crier mon amour pour ma terre natale et en même temps mon attachement profond à la démocratie.

La démocratie doit tendre vers son plein accomplissement. Elle est débat (intelligent) et non mise à mort, elle est alternance. Elle est règle de droit pour la nation comme pour l’individu.

        Très justement, s’agissant du débat et de l’alternance, nous devons tous nous accorder.

Non pas que nous devons tous dire la même chose, mais nous devons débattre intelligemment, tout en nous accordant quoi qu’il arrive sur ce qui nous unis, sur nos fondamentaux.

Sur nos fondamentaux, nous devons être intransigeants. Hors de question de remettre en doute l’alternance du pouvoir dans notre pays.

        Alors, que le bilan du président soit positif, mitigé ou négatif, que le président et la majorité dirigeante appartiennent à la communauté dont nous faisons partie, que nous soyons femme ou homme, jeune ou plus ancien, que nous soyons intellectuel ou pas, que nous soyons citadins ou du monde rural, salarié du secteur privé ou du public, que nous soyons en activité, que nous vivions en Guinée ou à l’étranger, nous devons tous nous soulever contre l’idée d’un éventuel troisième mandat de notre président.

Il ne peut y avoir de gouvernants suffisamment compétent pour être au-dessus des lois. Nous devons, nous allons protéger notre constitution des modifications de circonstances, des modifications faites en fonction des intérêts fluctuants et de la violation des principes qu’elle définit.

Chers amis, j’en appelle à votre citoyenneté, j’en appelle à votre sens des responsabilités, j’en appelle à votre amour profond pour notre nation, j’en appelle en fin à votre vigilance particulière, que vous souteniez le pouvoir en place ou l’opposition ou encore que vous soyez dans une totale neutralité, à me rejoindre dans ce combat pour que seule la Guinée gagne.
Barrack Obama, tout Obama qu’il est, n’a fait que 2 mandats et malgré sa popularité, il a respecté les lois de son pays sans chercher à les manipuler.
Plus près de nous, nous pouvons également citer Jerry Rawlings du Ghana, ATT du Mali qui sont profondément entrés dans l’histoire africaine.

James Freeman Clarke disait « Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’Etat à la prochaine génération ».
Mr le président, entrez dans l’histoire africaine, soyez ce grand homme dont la Guinée a besoin. Soyez éternel.
Nous ne pourrons vous regarder faire que si vous allez dans le sens de l’histoire.
Si vous décidez d’aller à contre sens de l’histoire en envisageant un mandat supplémentaire, vous ouvrirez ainsi une voie royale à vos successeurs.

Le peuple dans tous les cas n’aura d’autre choix que de se soulever.
Nous allons nous lever comme à chaque fois que notre nation a été attaquée ou méprisée, nous lever comme un seul homme. Exactement comme nous l’avons fait en 1958, comme nous l’avons fait en 1970 ou plus récemment le 22 janvier 2007.

Et pardon Mr le président vous ne pouvez pas vous considérer comme un simple militant d’un parti politique aussi grand soit-il, vous êtes le président de tous les guinéens aussi bien ceux qui ont toujours votés pour vous que ceux qui ont toujours votés contre vous.

Qui d’autre que vous est mieux placé pour veiller au respect de nos lois ? C’est une banalité que de rappeler que vous êtes le personnage central de notre Etat, celui dont le rôle principal est de veiller au respect de notre constitution.

        Pardonnez-moi Monsieur le président mais on a l’obligation morale, impérieuse, de respecter les lois du pays. C’est une règle qui s’impose à tous les citoyens guinéens et d’abord, et surtout, au premier d’entre eux, celui qui a la charge de veiller à l’intangibilité de la Constitution.

Cette constitution dont vous êtes le gardien, vous dit clairement que vous ne pouvez pas briguer plus de deux mandats.

Et vous avez raison Mr le président. Personne ne prendra la Guinée en otage et avec tout le respect que je vous dois, même pas vous Mr le président.

Sachez que quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des droits. Quel gâchis cela serait d’en arriver là !

        Mes chers compatriotes aujourd’hui il faut que nous élevions la voix, que nous fassions du bruit tel le peuple algérien ou d’autres peuples avant lui.

Faisons-nous entendre ! Prenons la parole sur les réseaux sociaux, intervenons dans les émissions de radios, publions des articles dans la presse, organisons des réunions publiques, parlons à notre entourage, expliquons pourquoi 2 mandats et c’est tout.
Nous ne pouvons pas prendre les armes, nous ne devons pas prendre les armes mais nous pouvons prendre la parole.

        Il est plus que jamais temps que les intellectuels guinéens se fassent aussi entendre, ils n’ont plus le choix, ils doivent prendre la parole. Le rôle des penseurs n’est pas de garder leur silence dans pareil circonstance. Nous sommes en droit de vous entendre en tant que maître de justice et de vérité.

Edward Said disait « L’intellectuel, au sens où je l’entends, n’est ni un pacificateur ni un bâtisseur de consensus, mais quelqu’un qui engage et qui risque tout son être sur la base d’un sens constamment critique, quelqu’un qui refuse quel qu’en soit le prix les formules faciles, les idées toutes faites, les confirmations complaisantes des propos et des actions des gens de pouvoir et autres esprits conventionnels. Non pas seulement qui, passivement, les refuse, mais qui, activement, s’engage à le dire en public».

        Jeunesse guinéenne, c’est notre avenir qui est en jeu, indignons nous, refusons l’inaction, l’immobilisme, la passivité. Montrons comme nous savons si bien le faire, notre courage et notre dynamisme. Aujourd’hui partout dans le monde la jeunesse a un rôle capital dans la politique. Nous devons être le principal moteur de notre histoire. La jeunesse est la condition indispensable de tout progrès politique ou social, or ce qu’on semble nous proposer est tout sauf un progrès.

Churchill avait raison, quand il disait, il ne sert à rien de dire, nous avons fait de notre mieux. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire.

        Vous aurez compris le sens de mon propos ici, il ne s’agit nullement d’un plaidoyer contre la personne du président de la république, qui ma foi, peut être fort sympathique. Il s’agit simplement d’un appel au respect de notre pays, de ses institutions et de ses textes de loi.

Par Billo LY

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Abidjan : Cellou Dalein Diallo invité au Forum Mo Ibrahim

5 avril 2019 à 17 05 38 04384

Le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, est en séjour à Abidjan depuis hier jeudi, 03 avril 2019, pour assister au forum Mo Ibrahim. Cette rencontre, qui réunit une brochette de personnalités, sera l’occasion d’échanger sur la problématique des migrations qui affecte la jeunesse africaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Axé cette année à la question de la jeunesse africaine et des migrations , le forum Mo Ibrahim, s’est ouvert ce vendredi, 05 avril 2019, et se poursuivra jusqu’au dimanche, 07 avril dans la capitale ivoirienne. Il a pour objectif de mettre en lumière les causes profondes de ce phénomène en vue de proposer des pistes de solutions pour le juguler.

Selons nos informations, les débats tourneront autour des thématiques comme les réalités des migrations africaines, la bombe à retardement d’une croissance sans emploi et le renforcement de la mobilité ; l’actualisation des compétences ainsi que le partage des responsabilités.

Des thématiques qui collent bien à la réalité guinéenne, d’autant plus que notre pays est fortement touché par le départ massif des jeunes. Un départ causé par le fait de la situation économique du pays et du chômage chronique qui frappe de plein fouet la jeunesse. Un fait que de nombreux observateurs attribuent à la mauvaise gouvernance d’un pays immensément doté en ressources minières et énergétiques, mais appauvri par les gouvernants.

Selon l’UFDG, « Cellou Dalein Diallo, qui a mis la bonne gouvernance et le développement de la Guinée au cœur de son programme, a été un invité de choix. Et, pour la Fondation Mo Ibrahim comme pour Cellou Dalein Diallo, l’amélioration de la gouvernance et du leadership en Afrique constituent des enjeux prioritaires pour le développement du continent ».

Il faut rappeler que ce forum réuni des dirigeants politiques et des chefs d’entreprises de premier plan opérant sur le continent, des représentants de la société civile, des institutions multilatérales et régionales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les principaux partenaires internationaux de l’Afrique.

Parmi les hautes personnalités qui prennent part à ce forum, figurent le Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ; le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina ; le ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé ; l’homme d’affaires le plus riche du continent et patron de Dangoté Group, Aliko Dangoté ; l’entrepreneur milliardaire Mo Ibrahim ; l’ancienne présidente du Libéria et lauréate du prix Mo Ibrahim, Ellen Johnson Sirleaf ; l’ex premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalagn.

A ceux-là, s’ajoutent la Secrétaire Générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed ; la Secrétaire Exécutive de la Commission Economique pour l’Afrique, Vera Songwe ; le vice-président d’Open Society Foundations, Alexander Soros, ainsi que des dizaines de ministres et chefs d’entreprises africains et internationaux.

Ce gotha venu d’horizons divers aura pour mission d’identifier les enjeux politiques clés du continent et les priorités à mettre en œuvre.

Quoi de plus naturel pour le président de l’UFDG, vice-président de l’International Libéral, que de participer à un tel forum, dénommé l’Ibrahim Governance Week-end ?

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Dubreka : un jeune retrouvé pendu dans sa chambre à Bailobayah

5 avril 2019 à 17 05 06 04064

Un jeune conducteur de taxi, âgé d’une vingtaine d’années, a été retrouvé pendu dans sa chambre, dans la soirée d’hier jeudi, 04 avril 2019, au quartier Bailobayah, dans la préfecture de Dubreka. Mamadou Yéro Bah, c’est son nom, est originaire de Pellal, dans la commune rurale de Mâci (Préfecture de Pita), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les raisons qui ont poussé Mamadou Yéro Bah à se donner la mort ne sont pas connues.

Selon Amadou Koulibaly, représentant du propriétaire de la maison où logeait la victime, « c’est hier à 20 heures qu’un de ses colocataires est venu me dire que ces jours-ci, il n’a pas vu Mamadou Yéro. Et puisqu’il ne l’a pas vu, il est allé vérifier chez lui. Il dit qu’il a regardé par la fenêtre qui était entrouverte, il a trouvé qu’il est arrêté dedans.

Immédiatement, nous sommes allés vérifier. On a trouvé qu’il était dedans, une corde au cou. Après, on a informé le quartier qui, à son tour, a alerté la gendarmerie. C’est ainsi que les gendarmes sont venus faire le constat et donner l’ordre au quartier de s’occuper du corps ».

N’ayant les moyens requis pour s’occuper d’un corps en état de putréfaction, les autorités du quartier ont saisi les autorités compétentes de la question. Mais, Elhadj Souleymane Diallo, membre du bureau du Conseil de quartier de Bailobayah, déplore l’indifférence des autorités compétentes face à cette situation. « C’est hier, vers 20 heures 40 min, que deux de mes collègues sont venus à moto me chercher. Nous sommes allés voir. Mais on a trouvé que c’est vraiment déplorable.

La chambre dans laquelle il loge était vraiment inaccessible, comme vous l’avez vu. C’est quelque chose qui s’est passé trois jours avant, et le corps avait déjà commencé à se décomposer. Ensuite, on s’est battu, on a appelé les autorités pour qu’on nous amène au moins la Croix-Rouge pour nous aider à prendre le corps. Un corps décomposé ne doit pas être abandonné à la portée des civils, qui n’ont pas la formation requise. Mais, les autorités nous ont abandonnés avec le corps, et chacun a dégagé sa responsabilité.

C’est pourquoi, on a pris l’engagement d’acheter des caoutchoucs, des gants, des manteaux et des cache-nez, puisqu’il fallait le dégager de là. Pour des problèmes comme ça, nous ne pouvons qu’appeler la Direction Préfectorale de la Santé ou le procureur, pour leur demander de nous venir en aide. Malheureusement, on constate qu’on n’est pas toujours prêt », a-t-il regretté.

Mamadou Yéro Bah a été inhumé ce vendredi, au cimetière du quartier.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Arrestation de Faya Millimono : le FNDC « exige sa libération immédiate »

5 avril 2019 à 16 04 19 04194

Déclaration /N°002 /FNDC. 2019

Soutien au parti Bloc Libéral dont le président et certains militants qui ont été illégalement arrêtés par les unités des forces de sécurité.

Le Front National pour la Défense de la Constitution vient d’apprendre l’arrestation de Dr. Lansana Faya Millimono, président du Bloc Libéral et certains citoyens pour avoir librement exprimé leurs droits de manifester conformément à l’article 10 de la constitution Guinéenne.

La manifestation est un droit constitutionnel dont nul n’a le droit d’empêcher l’exercice dans notre pays, à moins que ça ne soit un abus d’autorité.

Le Front National pour la Défense de la Constitution condamne fermement cette habitude irresponsable.

Le Front National pour la Défense de la Constitution exige la libération immédiate et sans conditions de Dr. Lansana Faya Millimono et de ses compagnons.

Le Front National pour la Défense de la Constitution exprime sa solidarité à l’égard des personnes interpellées.

Ensemble Unis et Solidaire, nous vaincrons.

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Coyah : trois opposants à un 3ème mandat pour Alpha Condé relaxés par la justice

5 avril 2019 à 15 03 56 04564

Le tribunal correctionnel de Coyah a rendu, ce vendredi 05 avril 2019, sa décision dans le procès des trois jeunes opposants à un troisième mandat, jugés en début de semaine pour « atteinte à la liberté de manifester ». La juridiction a estimé que les prévenus ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés et les a relaxés pour « délit non constitué », a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après quelques jours de détention, Aboubacar Sylla, Mamadou Conté et Djibril Kany Bangoura ont recouvré leur liberté ce vendredi. Les trois jeunes ont été arrêtés le dimanche 31 mars dernier lors d’un meeting des partisans du pouvoir à Coyah. Ils sont venus sur les lieux avec des pancartes disant « non à un troisième mandat ».

Inculpés pour « atteinte à la liberté de manifester », ils ont été jugés le mardi, 02 avril dernier, et le procureur avait requis une peine de 6 mois de prison assortie de sursis contre eux. Mais après son délibéré, le tribunal, par la voix de son président, Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a renvoyé les prévenus des fins de poursuite « pour délit non constitué, conformément à l’article 7 de la Constitution, les articles 625 du code pénal et 544 du code de procédure pénale ».

Un ouf de soulagement pour les trois jeunes, célébrés en héros à Coyah. Un collectif de jeunes avait été constitué dans la préfecture, avec comme slogan : « Libérez les trois jeunes patriotes de Coyah ». Les membres de ce collectif étaient venus au tribunal pour apporter leur soutien à leurs amis. Ils ont pu rentrer avec eux ce vendredi, dans une ambiance toute festive.

De Coyah, Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Damaro Camara bientôt devant la justice ? Les magistrats annoncent une assemblée pour statuer

5 avril 2019 à 14 02 38 04384

Le ministère de la Justice et l’association des magistrats de Guinée ont organisé une conférence de presse commune, ce vendredi 05 avril 2019, dans les locaux du département. La démarche vise à dénoncer les propos « malveillants » tenus dans les médias par l’honorable Amadou Damara Camara, président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale à l’endroit des magistrats et de l’appareil judiciaire de notre pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’honorable Amadou Damaro Camara, tout puissant chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a choqué les responsables de l’appareil judiciaire guinéen lors de sa sortie dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace d’hier, jeudi 04 avril 2019. Au lendemain de cette sortie au cours de laquelle le député du RPG Arc-en-ciel s’en est pris à la justice guinéenne, les magistrats et leur département de tutelle se sont montrés très en colère contre lui.

Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats de Guinée, dénonce des déclarations « outrageantes » face auxquelles son camp ne peut pas rester silencieux. « C’est d’autant insupportable que l’honorable député Amadou Damaro Camara se prête à ce jeu. Or, il est trop bien placé pour savoir que contre un magistrat indélicat, il y a un organe de sanction et des procédures de sanction.

Il n’a donc pas besoin d’aller à la radio pour jeter l’anathème sur l’ensemble de la justice. Il aurait pu très bien faire actionner contre le magistrat ou les magistrats indélicats, les processus prévues par la loi, pour mettre fin à de tels manquements », a-t-il dit.

Pour les magistrats, en allant dénigrer et même accuser des magistrats d’avoir pris de l’argent dans un dossier, l’honorable Damaro Camara ouvre une boite à pandore » et encourage même les citoyens à se révolter contre les magistrats. « Les propos de l’honorable Damaro sont séditieux. C’est des propos qui incitent les citoyens à se révolter contre les magistrats.

Ce sont des propos qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité des magistrats et de la magistrature. Or, ces magistrats sont des pères et des mères de familles qui ont des enfants, qui ont des petits enfants, aujourd’hui pour lesquels, la dignité du père, la dignité du grand père est un certain joyau auquel il ne faut pas toucher (…)

Aujourd’hui, nous sommes préoccupés par la sécurité des magistrats à l’intérieur du pays. Premièrement, aucun Palais de justice, en dehors de la Coup d’Appel de Conakry, n’est protégé par un service de sécurité. Aucun magistrat n’est protégé par les services de sécurité. Ils sont facilement accessibles, ils sont soumis à tous les risques.

Et quand donc, on peut tenir des propos qui peuvent inciter des personnes à avoir une attitude de violence, à avoir des propos injurieux, diffamatoires, outrageux contre les magistrats, nous sommes préoccupés ».

Et, face à cette situation, ils n’excluent pas d’engager des poursuites judiciaires pour outrage, diffamation, et injures à l’encontre du député. « Qu’il (Damaro) n’oublie pas, qu’il l’a fait hors session. Sa protection, c’est en session, sa protection, ce n’est pas hors session. Je crois qu’à ce niveau, il y a lieu d’apprendre la loi.

L’immunité parlementaire a deux volets : en session et hors session. Et, il devrait faire très attention parce que le 12 avril prochain, je vais faire convoquer une assemblée générale des magistrats pour que nous statuons sur les différentes déclarations qu’il a faites dont nous avons les copies, afin de voir dans quelle mesure nous allons engager une poursuite contre lui en commençant par demander la levée de son immunité parlementaire », a annoncé Mohamed Aly Thiam.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Damaro Camara salue l’arrestation de Faya Millimono : « je crois qu’il est à sa bonne place »

5 avril 2019 à 13 01 41 04414

Comme annoncé précédemment, l’opposant Faya Millimono a été arrêté ce matin et conduit avec plusieurs de ses partisans à la DPJ. Le président du Bloc Libéral et ses militants ont été interpelés par des agents des forces de l’ordre alors qu’ils se rendaient au Palais du peuple où siège l’Assemblée nationale, pour protester contre la prorogation du mandat des députés et réclamer l’organisation des élections législatives.

Au sortir de la cérémonie d’ouverture de la première session parlementaire de l’année qui a eu lieu ce vendredi, 05 avril 2019, l’honorable Amadou Damaro Camara s’est exprimé sur l’arrestation de l’opposant. Pour le chef de la majorité présidentielle au Parlement, cette arrestation est tout à fait normale. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était à l’hémicycle.

« Nous avons demandé à ce qu’on accepte plus finalement la pagaille dans ce pays. Ce n’est pas n’importe qui, qui peut se lever juste pour pouvoir troubler la paix des citoyens. Il y a des gens qui se sont dit qu’ils vont venir pour empêcher les députés de siéger parce que tout simplement le mandat est arrivé à expiration. C’est ridicule.

Quand le mandat a expiré et qu’avec l’avis de la Cour constitutionnelle qui autorise le président de la République de demander aux députés de faire office de députés pour éviter le vide juridique et continuer leur travail, si un monsieur croit qu’il est plus intelligent que toute la République, il veut nous empêcher de venir, je crois qu’il est à sa bonne place », a dit le député du RPG Arc-en-ciel.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, Dr Faya Millimono et ses partisans sont en audition dans les locaux de la DPJ, à Kaloum.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Rentrée parlementaire : voici le discours d’ouverture du président de l’Assemblée nationale

5 avril 2019 à 13 01 13 04134

Comme annoncé précédemment, la première session parlementaire de l’année 2019 s’est ouverte ce vendredi, 05 avril 2019 à Conakry. Cette session des Lois revêt un caractère particulier parce qu’elle est la première après la prorogation, par le président de la République, du mandat des députés qui était arrivé à expiration le 14 février dernier.

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué donc d’évoquer, dans son discours d’ouverture, cette question de prorogation du mandat des députés qui continue de faire du bruit dans le pays. Claude Kory Kondiano a indiqué cette législature est « légalement voire légitimement » fondée à poursuivre ses activités jusqu’à l’installation de la nouvelle Assemblée qui sera élue au cours  des élections législatives à venir.

Pour lui, « les commentaires personnalisés » faits sur cette question sont dus à la méconnaissance, de la part de leurs auteurs, des procédures et des textes juridiques qui régissent le fonctionnement régulier de l’État et de la notion de continuité du service public. C’est pourquoi, il a appelé ses collègues députés à ne pas se préoccuper de ces comportements.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de son discours.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef  du Gouvernement,

Excellence Monsieur le Ministre Conseiller du Président de la République Chargé des Relations avec les Institutions Républicaines,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Républicaines,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Excellence Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Internationales,

Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée,

Révérends Représentants des Confessions Religieuses,

Monsieur le Chef d’État Major Général des Armées,

Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire,

Messieurs les Chefs d’État Major des Armées de terre, Mer et Air,

Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry,

Mesdames et Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

Conformément à l’Article 68 de la Constitution de notre pays, nous nous retrouvons aujourd’hui Chers Collègues, pour l’ouverture de cette première Session Parlementaire ordinaire de l’année 2019 dite Session des Lois.

Permettez-moi de remercier, en votre nom et en mon nom propre, toutes les personnalités qui, en dépit de leurs calendriers très chargés, ont accepté de rehausser par leur présence, le niveau de cette cérémonie d’ouverture.

La présente session a été convoquée comme vous le savez pour l’examen et l’adoption d’un certain nombre de projets et propositions de textes à nous soumis pour être transformés en lois.

A ce jour, nous avons reçu neuf (09) textes desquels le bureau de l’Assemblée Nationale va se saisir afin d’élaborer un avant projet de chronogramme à soumettre à la conférence des présidents à l’attention de la plénière pour adoption. Il s’agit:

1- de l’Accord International sur le café adopté par la Résolution  N°431 du Conseil International du café le 28 septembre 2007 à Londres;

2- de la loi portant prévention et répression du terrorisme en Guinée;

3-du projet de loi portant code de l’enfant en République de Guinée;

4-de l’Accord de prêt signé entre la Guinée et la BADEA en octobre 2018 à Bali;

5-du code civil renvoyé pour deuxième lecture;

6-de l’Accord entre la République de Guinée et la Banque Européenne d’investissement;

7-de l’Accord de prêt entre la Guinée et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDIC);

8-du projet de loi portant Statut Général des Agents de l’État;

9-de la proposition de loi sur la parité.

Nous voilà donc  encore sollicités dans le cadre de l’exercice du pouvoir législatif qui nous est conféré par la loi fondamentale et par ricochet le peuple. Cela parce que, une fois encore, le pays a été empêché,  par un certain nombre de comportements délibérés des acteurs politiques et sociaux du pays d’organiser les élections législatives avant l’expiration du mandat de la législature  actuelle.

Aussi, en possession de l’avis juridique de la cour constitutionnelle et au vu des articles 45 et 60 alinéa 2 de la constitution, au vu de l’article 2 alinéa 5 et de l’article 125 du code électoral,  au vu de l’article 2 alinéa 5 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale adopté le 04 juillet 2017,  le Président de la République a-t-il habilité par décret du 11 janvier 2019, l’Assemblée Nationale à continuer à assumer les fonctions législatives jusqu’a l’installation de la nouvelle Institution Parlementaire.

C’est donc dire que nous sommes légalement voire légitimement fondés à poursuivre nos  activités jusqu’à l’installation de la nouvelle Assemblée qui sera élue au cours  des élections législatives à venir. Les commentaires personnalisés faits par certains d’entre nous et par certains acteurs politiques et sociaux de l’avis juridique de la cour constitutionnelle ainsi que du décret d’habilitation du Président de la République procède clairement de la méconnaissance, de la part de leurs auteurs, des procédures et des textes juridiques qui régissent le fonctionnement régulier de l’État et de la notion de continuité du service public. Ce sont donc là des comportements qui ne doivent pas nous préoccuper. Nous devons plutôt, pendant la durée de cette session, créer toutes les conditions et déployer  les efforts qui s’imposent à nous pour produire des bonnes lois, c’est-à-dire des lois aux dispositions dépersonnalisées et applicables dans la durée.

Honorables Députés,

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

Il faut reconnaître que s’il est vrai que notre pays dispose des lois dans pratiquement tous les domaines d’activités, il ne fait pas de doute que les dispositions de beaucoup de ces textes sont aujourd’hui devenues inapplicables, compte tenu des nombreux changements que le pays a connus, mais aussi de la mauvaise qualité de certaines d’entre elles dont les dispositions ont été taillées sur mesure par leurs auteurs et le législateur de l’époque.

C’est donc un travail de fond qui s’impose aujourd’hui à nous  en vue, entre autres raisons, d’accompagner le pouvoir exécutif dans ses efforts d’assainissement de l’environnement judiciaire pour la promotion du secteur privé et pour l’équilibre politique et social du pays.

Ainsi que j’ai eu à vous le dire dans mon discours de clôture de la dernière session budgétaire, malgré que l’opposition dispose d’une minorité de blocage dans notre Assemblée, son fonctionnement normal n’a jamais été bloqué tout au long de la législature parce que, pour mettre la Guinée au dessus de tout, opposition et mouvance ont pû s’entendre, chaque fois qu’il le fallait, pour obtenir la majorité des deux tiers (2/3) que nécessitait l’adoption de chacune des six (6) lois organiques.

Ce travail de fond qui s’impose à nous au cours de la présente session est donc à notre portée, chers Collègues, si nous continuons à privilégier les intérêts du pays par rapport aux considérations de politique politicienne.

Je ne doute pas un seul instant de l’engagement de chacun et de chacune de vous à œuvrer  positivement pour un bon déroulement de cette session dont l’importance n’est plus à démontrer. Je sens donc que nous allons pouvoir créer un cadre idéal pour travailler ensemble afin de doter notre pays des textes de lois fiables. Tout cela est possible si nos travaux se déroulent dans une atmosphère de courtoisie, de respect mutuel et surtout, d’esprit de  responsabilité.

En tout cas, cette Guinée heureuse, prospère et unie que nous nous souhaitons tous ne se fera que si les Guinéens acceptent de se tolérer, de vivre ensemble dans la paix et de travailler durement pour la création de la richesse indispensable au bien- être de la population. Le pouvoir exécutif, à travers Monsieur le Président de la République, qui déploie d’importants efforts pour rassembler les cinq cinquièmes (5/5èmes) des Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur du pays, travaille dans ce sens. Nous devons donc jouer notre partition en l’accompagnant avec un travail législatif de qualité.

Honorables Députés, Chers Collègues

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs.

Nous devons nous réjouir du fait que notre pays soit aujourd’hui devenu très attrayant tant sur le plan diplomatique que sur le plan de l’environnement des affaires qui participe à l’amélioration de la situation économique.

Sur le plan diplomatique, on a assisté ces derniers temps à la relance très importante des relations du pays au rang d’Ambassadeurs avec le reste du monde , ce qui présage de plus en plus un grand intérêt de l’extérieur pour la Guinée.

Sur le plan économique, les réformes avancent normalement dans le cadre du programme d’ajustement appuyé par la facilité élargie de crédit dont s’est doté le pays.

Cela pourrait donc permettre au Gouvernement d’atteindre, voire de dépasser, au terme de l’année en cours, l’objectif de 6% de croissance économique qu’il s’est assigné dans la Loi de Finances Initiale pour 2019.

Ce taux pourrait être dépassé parce que le programme avec la facilité élargie de crédit va jouer un puissant rôle de catalyseur pour permettre au pays d’accéder à davantage de prêts concessionnels des institutions financières bilatérales et multilatérales (Banque Mondiale, AFD, Banque de l’Union Européenne, BAD, BID, BADEA, la société Financière Internationale etc.) à l’effet de financer les infrastructures et l’appui au secteur privé. Encore une fois, permettez-moi d’insister sur l’importance du rôle du secteur privé pour le développement et la croissance économique d’un pays, d’où la nécessité de n’exclure aucune des entreprises de ce secteur dans l’allocution des ressources pour l’accès aux marchés publics. Ensuite, l’État doit créer toutes les conditions pour encourager la société Financière Internationale à s’engager plus intensément dans le financement du secteur privé qui souffre du manque de financement, en donnant la priorité au développement rural en général et agricole en particulier. C’est ce message que j’ai livré, en votre nom et en mon nom propre, au Président Directeur Général de cette agence, filiale de la Banque Mondiale, qui a séjourné tout dernièrement dans notre pays.

Honorables Députés, Cher Collègues,

Mesdames et Messieurs les Agents de l’Administration Parlementaire,

Honorables Invités,

Mesdames, Messieurs,

Je vous ai rappelé dans mon discours de clôture de la deuxième session budgétaire pour l’exercice budgétaire 2019 que dès notre installation le 13 janvier 2014, nous avons identifié un certain de nombre de domaines confrontés à des problèmes auxquels il fallait trouver des solutions pour un meilleur fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Le personnel de l’Administration Parlementaire est l’un de ces domaines et je vous ai dit que le bureau avait mis en place une commission de réflexion et de travail sous le nom de  »Commission de Restructuration du Personnel de l’Assemblée Nationale », présidée par le deuxième Vice président.

L’excellent et l’important  travail abattu par cette commission nous a permis    d’augmenter très fortement les salaires et les avantages du personnel de l’Administration Parlementaire ce qui va avoir pour conséquences de mieux stabiliser chaque agent à son poste de travail.

Ensuite, la Commission a eu des discussions très positives avec la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, pour l’immatriculation du personnel du Parlement, qui viennent d’aboutir.

La décision d’immatriculation des agents à la caisse Nationale de sécurité sociale est donc maintenant effective et le taux de cotisation est de 23% dont 18% pour l’employeur (l’Assemblée Nationale) et 5% pour le salarié.

Il reste bien entendu que l’employeur (l’Assemblée Nationale) doit racheter des parts de cotisations au profit de tous les salariés mis à la retraite ou encore en activités pour leur permettre de pouvoir bénéficier des avantages et des pensions pleins.

C’est sur ces mots que je déclare ouverts les travaux de la session ordinaire dite session des lois de l’année 2019.

Je vous remercie

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Fodé Oussou répond à Damaro : « personne n’est contre une modification de la Constitution, mais… »

5 avril 2019 à 12 12 32 04324

Alors que débat autour d’une éventuelle modification de la Constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fait rage, le député Amadou Damaro Camara tente de relativiser cette situation. Le député et chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a déclaré que même en France la Constitution a été modifiée.

Et, ces propos ne laissent bien évidemment pas Dr Fodé Oussou Fofana indifférent. Le vice-président de l’UFDG et président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates au Parlement répond à son collègue en lui disant de bien faire la différence modification de la Constitution et proposition d’une nouvelle Constitution. Il a contacté Guineematin.com pour se prononcer sur la question.

Décryptage !

« J’ai suivi Damaro qui, pour justifier leur projet de nouvelle Constitution, dit que même en France, on a modifié la Constitution. Je vais lui dire que personne n’est contre une modification de la Constitution parce qu’une modification d’une Constitution est tout à fait normal. Dans tous les pays, il peut arriver qu’on modifie la Constitution. Mais, je précise que c’est seulement certains articles qu’on modifie. Il ne faut cependant pas faire l’amalgame entre modification de la Constitution et proposition d’une nouvelle Constitution.

En Guinée, ce qu’ils sont en train de proposer, ce n’est pas une modification mais c’est une nouvelle Constitution. Et c’est là qu’on a dit que nous ne sommes pas d’accord. Nous ne sommes prêts à accepter cela. Et puis, on n’est pas en France, on n’est pas aux Etats-Unis, on est en Guinée. Nous avons une Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Il faut respecter cela.

Pourquoi monsieur Alpha Condé attend à une année de la fin de son second mandat pour proposer une nouvelle Constitution ? Il veut proposer une nouvelle Constitution, passer à une quatrième République pour s’offrir un nouveau mandat. Est-ce que tous les chefs d’Etat qui vont arriver en Guinée vont proposer une nouvelle Constitution ? Nous disons non ! Donc ce n’est pas la peine que les Damaro se mettent à créer une confusion, parce que ça ne va pas marcher ».

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 62812462

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Conakry : un léonais risque un an de prison pour trafic d’êtres humains

5 avril 2019 à 11 11 34 04344

L’immigration illégale et le trafic des êtres humains ont pris de l’ampleur ces dernières années en Guinée avec des ramifications dans de nombreux pays voisins.  C’est dans le cadre de la lutte contre ces « infractions nouvelles », qu’un ressortissant Léonais, répondant au nom de Santigui Djibril Kourouma, a comparu hier jeudi, 04 avril 2019, au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Il est poursuivi pour trafic des êtres humains vers le Koweït, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le trafic des êtres humains vers le Koweït a pris de l’ampleur ces dernières années. De nombreux réseaux évoluent sur le terrain, faisant miroiter monts et merveilles à leurs victimes. Santigui Djibril Kourouma est accusé d’avoir envoyé en Guinée quatre (4) jeunes femmes en vue de les aider à rejoindre le Koweït. Ces jeunes femmes, de nationalité léonaise et gambienne, sont : Diaraye Diallo, Fatoumata Bangoura, Salématou Sylla et Hadja Hawa Camara.

Le prévenu, âgé de 30 ans, est accusé d’avoir soutiré des montants de trois à quatre millions de francs guinéens à chacune des victimes. 

À la barre, Santigui Djibril Kourouma a nié les faits qui lui sont reprochés, arguant ne pas connaitre les personnes citées dans ce dossier. « Je ne connais rien dans cette affaire, ni les personnes dont on me parle. Je suis pêcheur de profession et je résidais à Dixinn. Depuis la Sierra Léone, je sais qu’à la Belle Vue, il y avait un coin où beaucoup de léonais habitent. Donc, au lendemain de mon arrivée, j’ai décidé d’aller à la Belle Vue pour voir mes concitoyens.

À 11 h, je me suis rendu là-bas et vers la soirée, j’ai vu des gens fuir dans tous les sens. Puis, des gendarmes m’ont arrêté ainsi que d’autres personnes. Mais, ceux-ci ont été relâchés après avoir payé de l’argent. Mais, je n’ai jamais été frappé ni torturé, d’ailleurs ils me donnaient à manger quand j’avais faim », indique-t-il. 

Le substitut du procureur, Boubacar 1 Bah, va demander au prévenu de quelle manière il s’est retrouvé à la maison centrale de Conakry. En guise de réponse, le prévenu dira : « ils m’ont demandé si je connais Ousmane, Diaraye Diallo, Fatoumata Bangoura, Salématou Sylla et Hadja Hawa Camara. Je leur ai dit que je ne connais aucune de ces personnes.

C’est ainsi qu’ils m’ont dit que j’aurais récupérer de l’argent dans les mains des femmes qui sont venues de la Sierra Leone, que je les aurais hébergé chez mon ami, le nommé Ousmane à la Belle vue. Je leur ai dit que je ne connaissais rien dans cette affaire. J’ai quitté mon pays pour la Guinée afin d’effectuer la pêche et rien d’autre. Mais, ils m’ont conduit à la maison centrale et aujourd’hui je suis devant vous ».

Prenant la parole, l’avocat de la défense, maître Abou Camara, a souligné que sans la présence de la partie Civile le procès ne peut être équitable. « Monsieur le président, on aurait voulu qu’il y ait confrontation dans ce dossier. C’est bien beau de porter plainte contre des personnes et les accuser. Mais, il faudrait venir à la barre dire ce qui s’est réellement passé. Nous déplorons l’absence des parties civiles dans ce dossier.

Donc, nous sollicitons leur présence ainsi que les reçus de payement qui prouvent qu’elles ont réellement versé de l’argent à mon client, parce qu’on ne peut pas donner de l’argent à une personne pour un voyage sans qu’il n’y ait de traces de ce payement. Donc, nous sollicitons la comparution de ces femmes, ainsi que le nommé Ousmane pour la manifestation de la vérité », a dit l’avocat de la défense.

Le juge, Thierno Souleymane Barry, a fait comprendre à Maître Abou que les plaignantes sont de nationalité léonaise et gambienne, et qu’elles sont déjà reparties dans leurs pays respectifs.

Au terme de ces échanges, les parties au procès vont passer aux réquisitions et plaidoiries.

Le ministère public, par la voix du procureur Boubacar 1 Bah, va estimer que le prévenu a raconté des contre-vérités surtout qu’il a reconnu n’avoir pas été violenté. « Il a tenté de nier les faits pour empêcher la justice de faire son travail alors qu’à l’enquête préliminaire, il avait reconnu les faits. Il avait même dit connaître le nommé Ousmane comme étant son contact en Guinée chez qui les victimes auraient versé des sommes d’argent variant entre trois millions cinq cent milles à quatre millions de francs guinéens ».

Ainsi, le procureur va requérir de retenir Santigui Djibril Kourouma dans les liens de la culpabilité et de le condamner à un (1) an de prison ferme.

De son coté, Maître Abou Camara,  l’avocat de la défense, plaide la relaxe de son client. « Monsieur le président, vous constaterez qu’ici l’infraction est loin d’être établie à l’égard de Mr Santigui Djibril Kourouma, c’est parce que tout simplement il n’a pas eu les moyens de payer pour être libre comme ceux avec qui il a été arrêté, que mon client a été déféré par devant vous.

Je vous prie de constater qu’il y a défaillance dans ce dossier où aucun plaignant ne comparaît par devant vous afin de défendre ses prétentions, pour les confronter aux propos de mon client. Mais, s’ils abandonnent leurs prétentions, ce n’est pas à Santigui de les faire venir. Vous constaterez aussi qu’il n’y a pas de témoins dans cette affaire. Je vous prie de le relaxer purement et simplement, faute de preuves », a plaidé l’avocat de la défense. 

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 18 avril 2019.

Santigui Djibril Kourouma poursuit son séjour à la maison centrale où il est sous mandat de dépôt depuis le 15 mai 2018.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: 224623532504

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Urgent : l’opposant Faya Millimono arrêté à Conakry

5 avril 2019 à 11 11 21 04214

Le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, a été arrêté ce vendredi, 05 avril 2019, et conduit à la DPJ, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Selon nos informations, l’opposant se rendait, avec certains de ses partisans, au Palais du peuple de Conakry où siège l’Assemblée nationale, pour protester contre la prorogation du mandat des députés.

En effet, le Parlement ouvre aujourd’hui sa première session dite session des Lois après la prorogation du mandat de cette législature, décidée par le président de la République. Dr Faya Millimono qui exige la tenue des élections législatives, voulait profiter de l’occasion pour aller exprimer son opposition au travail d’une Assemblée nationale « périmée ».

Mais, il a été intercepté à quelques mètres du Palais du peuple par un groupe de policiers qui l’ont arrêté pour le conduire, avec certains de ses militants, à la Direction de la Police Judiciaire de Conakry.

Nous y reviendrons !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Du rififi au SLECG : Oumar Tounkara interdit de communiquer au nom du mouvement

5 avril 2019 à 9 09 52 04524

L’assainissement du fichier des enseignants entraine des frictions au sein du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée). A cause de certaines de ses prises de position, Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général adjoint du SLECG, est désormais interdit de communiquer au nom du mouvement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Joint au téléphone dans la matinée de ce vendredi 5 avril 2019, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, a confirmé l’information. « Oui, il a été suspendu, parce qu’il prend des décisions contraires à celles du bureau exécutif. Il s’oppose à une décision consensuelle qui est prise par le bureau exécutif et de façon récurrente », a fait savoir monsieur Soumah.

Mais, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’opposition d’Oumar Tounkara à la décision du SLECG de suspendre sa participation aux travaux d’assainissement du fichier des enseignants. Selon Aboubacar Soumah, « nous avons pris la décision de suspendre notre participation à l’assainissement du fichier à cause du fait que le ministre de l’enseignement supérieur ne veuille pas respecter les points concernant son département. Lui (Oumar Tounkara, ndlr) prend une autre décision, il s’oppose à ça.

Comme c’est de façon récurrente, à chaque fois il s’oppose à une décision consensuelle du bureau exécutif, il veut personnaliser le SLECG en faisant croire que c’est moi qui m’impose aux autres, il a été décidé par le bureau exécutif de le suspendre de communiquer au nom du SLECG à partir de maintenant. Il n’est pas suspendu du bureau exécutif, mais il est suspendu pour toute communication, il ne doit plus parler au nom du SLECG ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Kindia : 3 morts et 5 blessés dans un accident de la circulation

5 avril 2019 à 9 09 30 04304

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 04 avril 2019, dans la sous-préfecture de Linsan (Préfecture de Kindia). C’est un camion transportant des personnes et des marchandises qui s’est renversé sur une colline, faisant trois morts et cinq blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kindia.

L’accident s’est produit au niveau de la colline de Yombo Khouré, dans le district de Baminaya, relevant de la sous-préfecture de Linsan. Le camion qui transportait des personnes et des sacs de riz a reculé avant de se renverser. Trois personnes ont été tuées sur place et autres ont été blessées dont certains grièvement. « Juste après l’accident, on a retrouvé deux morts sur place. On les a transportés à l’hôpital régional de Kindia.

Nous sommes repartis sur les lieux pour dégager les sacs de riz et on a retrouvé le corps de la troisième victime. Il y a eu aussi 5 blessés. Quatre ont été transportés à l’hôpital de Kindia et le cinquième qui avait juste un pied fracturé a été conduit au centre de santé de Linsan. Il y a également d’importants dégâts matériels », explique Hamidou Bah, secrétaire général du syndicat des transporteurs de Linsan.

Monsieur Bah précise que parmi les victimes, deux sont des chauffeurs et le troisième était un apprenti-chauffeur. Selon lui, l’accident au dû au fait que le conducteur et les autres qui étaient à côté de lui se sont tous endormis.

A l’hôpital régional de Kindia, Dr Haba Marcelin, médecin chef adjoint de la chirurgie confirme avoir reçu trois des cinq blessés dans cet accident. Mais, après les premiers soins, dit-il, ils ont été évacués à Conakry. « Nous avons reçu trois accidentés, notamment Mamadou Barry, Mamadou Baïlo Bah et Souleymane Bano Diallo par suite d’un accident d’automobile…

Par rapport au diagnostic que nous avons posé, ce sont des malades polytraumatisés. L’un d’entre eux a un pronostic un peu réservé. Après quelques soins à notre niveau, ils ont été évacués à Conakry », a-t-il indiqué.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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