PADES : Dr Ousmane Kaba tacle « les députés présidentiels qui ne représentent plus le peuple »

6 avril 2019 à 19 07 47 04474

L’Assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi, 06 avril 2019, a essentiellement tourné autour de la modification de la Constitution guinéenne, souhaitée par les partisans du président Alpha Condé. La rencontre a été dirigée par le président du parti, Dr Ousmane Kaba, entouré de ses collaborateurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux militants et sympathisants du PADES ont pris part à cette rencontre politique. Le président de séance, Dr Ousmane Kaba, s’est appesanti sur de nombreuses questions sociopolitiques nationales.

« Toutes les forces vives de la Guinée se sont retrouvées il y a quelques jours pour faire un front commun pour la défense de la constitution. De qui s’agit-il ? Pratiquement, de tous les partis politiques de la Guinée, à l’exception des partis du RPG Arc-en-ciel. Tous les partis politiques, la société civile, tous les syndicalistes de la Guinée sont parties prenantes de l’aventure.

Pour dire quoi ? Pour dire que nous sommes à un carrefour de notre pays. La question elle est simple. Est-ce que la Guinée va respecter la Loi, la Constitution ou bien la Guinée va entrer dans la tyrannie, dans l’anarchie ?

Vous savez, l’article 27 de la Constitution est très clair. Il est dit que le Président est élu au suffrage universel. Deuxièmement, il est éligible pour deux mandats. Et troisièmement, en aucun cas il ne peut faire un troisième mandat, consécutif ou pas. Et aujourd’hui, nous sommes vers la fin du deuxième et dernier mandat. La démocratie veut qu’à la fin du deuxième mandat, qu’un autre guinéen soit élu pour un autre mandat et qu’on rende au peuple sa souveraineté.

Maintenant, on dit non il faut modifier la Constitution. On se rend compte qu’au sein de cette Constitution il y a des intangibilités. Qu’on ne peut pas modifier la Constitution. Donc, on ne peut modifier ? Qu’est-ce qu’on va faire ? On veut changer la Constitution elle-même. Parce que, dit-on, cette Constitution n’est pas approuvée par le peuple de Guinée.

Si elle n’est pas suffisamment valable, comment se fait il qu’on ait élu le Président de la République deux fois sur la même Constitution ? Et sur la même Constitution, le Président de la République a dit je jure de défendre le peuple de Guinée. Je jure de respecter la Constitution et de faire respecter la Constitution. Quand on jure sur quelque chose et que l’on remet en cause, c’est que l’on appelle en français le parjure…

Le problème n’est pas ni de modifier la Constitution, ni de changer la Constitution. Le problème, c’est pourquoi on va le faire ? Est-ce qu’on modifie la Constitution pour améliorer la vie de la nation ou bien on veut ces changements ou ces modifications pour maintenir une seule personne au pouvoir ?

C’est ça la question de fond. Alors, si c’est pour maintenir quelqu’un en dehors de la Loi, ce n’est pas légitime et c’est là où il y a l’opposition. Donc, c’est pourquoi, toute la Guinée s’est réunie pour dire non au tripatouillage constitutionnel. La Guinée n’est pas bête pour accepter ce tripatouillage constitutionnel.

Il y a trois choses : on veut, soit modifier la Constitution, soit changer la Constitution, soit faire glisser le mandat. C’est l’ensemble de ces scénarios que nous appelons 3ème mandat. Que l’on modifie la constitution, que l’on change la Constitution, que l’on glisse son mandat, on appelle tout ça 3ème mandat.

Les premiers politiciens ont donné l’indépendance à la Guinée, est-ce que c’est nous qui l’avons fait ça ? On a rien foutu du tout. Nous, on était censé promouvoir le développement économique. Est-ce qu’aujourd’hui on a réussi le développement économique. Tous nos jeunes sont au chômage. Il n’y a pas suffisamment de routes, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas suffisamment d’électricité. Qu’est-ce qu’on a réussi ?

Et, ce n’est pas du tout une question de savoir si le travail gouvernemental est positif ou négatif. Ça n’a rien à voir avec l’alternance. Même si vous avez bien travaillé, vous devez partir. Vous avez mal travaillé, vous devez partir. Donc, ce n’est pas lié à la qualité de votre travail. Même si vous êtes le meilleur président, quand vous finissez votre mandat, vous devez partir. L’alternance n’est pas la totalité de la démocratie, mais c’est une partie intégrante de la démocratie. Autrement dit, l’alternance n’est pas la démocratie, mais il n’y a pas démocratie sans alternance…

On a parlé de glissement de mandat. C’est le fait de refuser d’organiser les élections à temps. Aujourd’hui, on a le glissement du mandat des députés et ils continuent à siéger. Non pas pour le compte du peuple, mais pour le compte de celui qui a donné un décret. Donc, ils ne sont plus les députés du peuple. Le peuple a donné une durée de 5 ans.

Au bout de 5 ans, vous venez, nous le peuple on va élire d’autres députés. Mais, si vous dites que nous ne voulons pas de l’alternance, vous restez à l’Assemblée nationale. Est-ce que c’est le peuple que vous représentez ou c’est celui qui a fait un décret ? Donc c’est des députés présidentiels. Ce ne sont plus des députés du peuple.

Maintenant eux ils ont glissé leur mandat. Est-ce qu’en 2020 ils pourront dire au président de la République de ne pas glisser son mandat ? Ça va être difficile parce qu’ils vont manquer totalement de crédibilité pour le dire. Alors, on dit non pour tous les députés, on peut glisser, mais pour le Chef de l’Etat, c’est autre chose. En quoi ce n’est pas la même chose ? C’est toujours le pouvoir. C’est usurper le pouvoir du peuple, c’est usurper la souveraineté du peuple.

C’est pourquoi nous dénonçons le fait que les députés de l’opposition aient accepté de siéger à l’Assemblée nationale, préférant leurs intérêts personnels et les salaires qui leur seront versés à la défense du peuple de Guinée. En tout cas, en ce qui concerne le PADES, on est à l’aise, on ne cherche pas le salaire de l’Assemblée nationale. Le PADES défend les intérêts de peuple ».

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Abidjan : Cellou Dalein plaide pour l’amélioration de la gouvernance en Afrique

6 avril 2019 à 19 07 27 04274

Comme annoncé précédemment, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, participe depuis hier, vendredi 05 avril 2019, au forum « Mo Ibrahim Gouvernance Weekend » qui se tient à Abidjan. Un rencontre de haut niveau qui réunit « la crème de l’élite africaine » sous le haut patronage du Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, en présence de personnalités politiques et de membres d’institutions internationales, du secteur privé et de la société civile de haut rang, a appris Guineematin.com d’un membre de sa délégation.

Les débats de ce samedi, 06 avril ont été consacrés aux solutions à mettre en œuvre pour le développement du continent africain. L’occasion pour le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, de réaffirmer ses convictions partagées avec la Fondation Mo Ibrahim ainsi que l’ensemble des participants, sur la nécessité d’améliorer la gouvernance et le leadership en Afrique. Toutes choses qui constituent, selon lui, des enjeux prioritaires pour le développement du continent.

Cellou Dalein Diallo a partagé aussi, avec les autres participants au forum, des valeurs de tolérance, de paix et de respect des droits de l’homme sur le continent africain. Le discours de l’opposant guinéen a été très apprécié et applaudi par l’ensemble des participants.

A rappeler que parmi les participants à cette rencontre, figurent le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, l’ancienne présidente de Libéria, Ellen Johnson Sirleaf (récipiendaire du du Prix de la Fondation Mo Ibrahim), le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina, Aranda Gonzales, Directrice Générale de International Trade Center, et Pascal Lamy, président de l’Institut Notre Europe Jacques Delors et ancien Directeur Générale de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le CPUG allume la mouvance et l’opposition

6 avril 2019 à 19 07 18 04184

Le parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG), dirigé par Dr Ibrahima Sakho, quoiqu’opposé à toute idée de modification de la Constitution, ne se montre pas tendre avec le front anti 3ème mandat. Cette formation politique, à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 06 juin 2019, a tiré à boulets rouges sur les politiciens qui composent le Front National pour la Défense de la Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant ses partisans, venus massivement, le secrétaire général du CPUG, Soumah Ange Mohamed s’est penché sur la situation socio politique actuelle de la Guinée. Dans son intervention, monsieur Soumah a taclé la mouvance présidentielle avant de demander le départ du président Alpha Condé en 2020. « En parlant des problèmes du pays aujourd’hui, il y a la naissance du Front Nationale de la Défense de la Constitution.

Un front dans lequel beaucoup de leaders politiques se sont réunis pour empêcher un troisième mandat de la mouvance présidentielle. Nous, on en fait pas d’obstacles, on ne supporte pas les uns et les autres. Si la Constitution devait être changée, pourquoi depuis 2010 la mouvance n’a pas pris la décision de changer la Constitution ? S’il faut changer la Constitution il le faut avec de nouvelles personnes. Alpha Condé doit partir », a-t-il laissé entendre.

Poursuivant son intervention, Soumah Ange Mohamed a également égratigné les membres du front anti 3ème mandat qui, selon lui, manipulent la population guinéenne. Un groupe qu’il qualifie d’anciens collaborateurs de la mouvance présidentielle. « Ces leaders politiques qui veulent aujourd’hui un changement, on suppose que c’est des personnes qui n’ont jamais été loin de la mouvance aussi.

Parce qu’ils ont directement ou indirectement travaillé avec la mouvance. Quelque part, je suppose qu’il y’a un hic. Ceux qui cherchent aujourd’hui à convaincre la population de ne pas accepter le changement de la Constitution, c’est pour quelle raison et pour qui ? Ces politiques aujourd’hui ont assez manipulé les populations. Il faut qu’il y ait un changement », lance le secrétaire général du CPUG.

De son côté, le contrôleur général du parti CPUG, Abel Saa Tonguino, s’est dit indigné face à la mauvaise gestion de l’’assainissement de la ville de Conakry. « La semaine dernière, nous avons observé la remise de matériels d’assainissement par la société Turc Albayrak pour assainir Conakry. Les 200 poubelles, je me demande si c’est pour Kaloum seule ou toute la ville de Conakry… Le ramassage des ordures, c’est un problème structurel et organisationnel.

Qu’on te dise que c’est un étranger qui vient balayer chez toi, la société turque désormais qui doit nettoyer les maisons des guinéens. On se sent insulté que c’est soit un étranger qui vienne nettoyer ta maison. Tout ça, c’est à cause de la mauvaise gestion du régime. Le CPUG est fort en gestion et nous sommes capable de la faire par ce que nous avons les moyens, » a-t-il conclu.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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AG de l’UFR : les « héros » anti 3ème mandat de Coyah racontent leur mésaventure

6 avril 2019 à 18 06 42 04424

L’arrestation des trois jeunes gens opposés au 3ème mandat dans la préfecture de Coyah et la naissance d’un Front National pour la Défense de la Constitution continuent d’alimenter les débats dans la cité. Ces deux sujets d’actualités ont été largement évoqués au siège de l’Union des Forces Républicaines(UFR) à l’occasion de son assemblée de ce samedi, 6 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre a été présidée par la députée Hadja Aissata Daffé. Elle a connu la présence des trois célèbres jeunes de Coyah, arrêtés et emprisonnés pendant 5 jours à Coyah pour s’être opposés au 3èmemandat. Ces trois jeunes militants de l’UFR sont : Aboubacar Sylla, Djibril Bangoura et Mamadou Conté.

Par la voix de Mamadou Conté, ils sont venus expliquer la mésaventure qu’ils ont subie. « Le dimanche 31 avril 2019, nous les jeunes leaders de Coyah, on s’est réuni lorsqu’ils ont passé l’information dans les radios, soi-disant qu’il y aura une rencontre au stade préfectoral de Coyah pour le soutien du RPG. Ce jour, le président de la République n’était pas présent. Mais, il y avait des ministres. Au stade, nous avons suivi les discours des ministres et d’autres personnes.

Ils ont dit dans leurs discours, je suis Coyaka, je m’engage pour une nouvelle Constitution. Le deuxième est venue dire, Je suis Coyaka, j’accepte le troisième mandat pour Alpha Condé. C’est en ce moment que nous aussi, on a installé nos banderoles autour du stade sur lesquels on a écrit : Non au 3ème mandat, oui à l’alternance », a expliqué Mamadou Conté, relaxé par le tribunal de Coyah, hier vendredi pour « délit d’entrave à la liberté de manifester non constitué », malgré les six mois de prison ferme requis par le procureur.

Poursuivant, Mamadou Conté a dit que « les force de l’ordre sont venues d’abord nous retirer les banderoles. Nous étions nombreux. Mais, ils n’ont interpellé que trois à savoir : Aboubacar Sylla, Djibril Bangoura et moi, Mamadou Conté. Ils nous ont fait monter dans les pick-up pour le commissariat central de Coyah où ils nous ont retiré tout ce qu’on avait. Nous sommes restés jusqu’à 21 heures. Après, ils nous ont envoyé au poste de police de Km36 où nous avons passé la nuit.

Le lendemain, à 7 heures, on nous a ramené au commissariat central de Coyah. De là, un commandant nous a conduit au tribunal de première instance de Coyah. Devant le procureur de Coyah, on nous a auditionnés. On s’est expliqué. Le procureur nous a dit que vous n’avez aucun problème, vous n’avez rien fait mes enfants. Rentrez chez vous. Dès que nous sommes sortis de la cour du tribunal, les forces de l’ordre nous ont interpellés encore.

Ils nous ont conduits devant le procureur. Mais cette fois-ci, le procureur a changé sa décision. Il dit que nous avons fait entrave au droit de manifester. C’est ainsi qu’ils nous ont envoyé à la prison civile de Coyah. Ça, c’était le lundi à 17 heures. Ils nous ont torturés, frappés par les bandits qui étaient dans la prison. Le mardi, ils nous ont envoyé au tribunal pour le jugement, le président du tribunal nous a ramenés en prison pour trois jours où nous sommes restés jusqu’au vendredi », a-t-il détaillé.

Après cette pathétique narration, Tidiane Sylla, chargé de la communication de l’UFR, a fait savoir aux militants que c’est le ministre d’Etat Kiridi Bangoura qui est en train d’instrumentaliser les citoyens par rapport à ce projet de 3ème mandat. Cependant, ajoute-t-il, « un front dénommé Front National pour la Défense de la Constitution, composé de plusieurs partis politiques, de la société civile, des syndicats, des artistes, et autres structures, est né pour s’opposer au 3ème mandat et défendre la Constitution »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Vers une nouvelle grève dans l’éducation ? « Si rien n’est fait d’ici mardi… »

6 avril 2019 à 18 06 11 04114

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG) agite une fois encore le chiffon rouge. A l’occasion de son assemblée générale, tenue ce samedi 06 avril 2019, les syndicalistes menacent de déclencher une grève générale et illimitée si le gouvernement ne respecte pas le contenu du protocole d’accord de janvier dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre du SLECG a eu lieu à son siège à Donka, avec la présence de nombreux enseignants venus des 5 communes de Conakry. Face à des enseignants déterminés à aller jusqu’à bout, Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, a dénoncé le refus du gouvernement d’honorer ses engagements contenus dans le protocole d’accord du 10 janvier 2019.

« Etant animé d’un esprit de patriotisme élevé, soucieux de l’avenir de notre pays, nous avions accepté de suspendre la grève. On a orienté les revendications vers l’assainissement du fichier général du système éducatif. Mais aujourd’hui, ce protocole n’est pas respecté par le ministre de l’enseignement supérieur qui n’entend pas respecter les trois points qui concernent son département », accuse-t-il.

Pour étayer ses accusations, Aboubacar Soumah va charger le ministre de l’enseignement supérieur. « Les point qui concernent le département : le rétablissement de nos camarades syndicalistes qui ont été mutés, demis de leurs fonctions et muté dans d’autres université. Notre Secrétaire général de Labé, Issa Soumaré, a été démis de ses fonctions et muté à N’zérékoré. Le ministre l’a même empêché de soutenir pour le Master. Tout cela, à cause de son appartenance au SLECG.

Notre secrétaire général qui est au niveau de l’ISSEG, également démis de ses fonctions et muté. Il a postulé pour le doctorat, on a annulé sa formation à cause de son appartenance au SLECG. A Kindia, depuis 2017, le bureau était là. Tous ont été démis de leurs fonctions, mutés et leurs motos retirées parce qu’ils sont du SLECG. Lorsque nous sommes venus à l’université Gamal pour valider le bureau, la salle où devait se tenir la rencontre a été barricadée et bouclée par les forces de l’ordre et, le responsable de cette salle a été démis de ses fonctions par Yéro Baldé.

Où se trouve la liberté syndicale ? Ils décapitent le SLECG au niveau de l’enseignement supérieur et ils mettent en place un autre syndicat qui parle au nom du ministre et non au nom des enseignants guinéens. C’est la raison qui nous a amené à suspendre les opérations d’assainissement du fichier parce qu’il faut que la liberté syndicale soit respectée selon les conventions internationales et selon notre Constitution », a dit Aboubacar Soumah.

Dans sa communication, le secrétaire général du SLECG a lancé un ultimatum aux autorités du pays, plus particulièrement au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé. « Toujours, pour faire preuve de notre esprit patriotique, avant de déclencher quoi que ça soit, nous sommes allés rencontrer le ministre du Travail pour lui dire que le ministre de l’Enseignement Supérieur ne veut pas respecter le protocole d’accord et s’il ne le fait pas, nous nous retirerons et nous allons déclencher une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national.

Il nous a dit d’attendre jusqu’à l’arrivée du Premier ministre. Mais, comment se fait t-il depuis la signature du 10 janvier, un seul ministre refuse de respecter le protocole d’accord malgré toutes les instructions, il est qui ? Il est soutenu par qui ? Le ministre Yéro n’entend pas respecter le protocole d’accord.

Pour nous, tant que les actes ne sont pas signés nous considérons que rien n’est fait et si rien n’est fait d’ici mardi à 0 heure, à partir du mercredi nous déclencherons une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national », a prévenu Aboubacar Soumah.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: 00224 623 53 25 04

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Manifestation de reconnaissance à Alpha Condé à Pita : les regrets du député Aliou Condé

6 avril 2019 à 17 05 48 04484

Le démarrage d’une série de manifestations de reconnaissance au président Alpha Condé au Fouta passe mal à l’UFDG, principal parti d’opposition en Guinée. C’est Aliou Condé, vice-président par intérim chargé des affaires politiques du parti qui a exprimé sa révulsion devant ces manifestations. C’était à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG, tenue ce samedi 6 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir expliqué aux militants les raisons de la présence de Cellou Dalein en Côte d’Ivoire depuis trois jours, Aliou Condé, est revenu sur l’organisation d’un mois de manifestation de reconnaissance aux actions du président Alpha Condé à Pita. « Nous avons des frères à nous qui vont en Moyenne Guinée, notamment à Pita, pour dire qu’ils vont faire des manifestations pour remercier le Pr Alpha Condé pour les bienfaits qu’il a faits pour le Fouta.

Après avoir massacré beaucoup de nos jeunes, détruit la plus part des maisons de leurs parents, comment voulez-vous qu’on remercie le Pr Alpha Condé ? Nous sommes dans un deuil, nous ne pouvons pas magnifier celui qui est la cause de ce deuil. Il y a eu de mort d’hommes à cause de ceux-là. Vous avez vu la fille qui a été défigurée. On ne peut pas passer cela sous silence.

Chaque fois que je regarde ces images, j’ai les larmes aux yeux. On ne peut pas l’accepter et on ne peut pas le faire. Il faudrait qu’on passe le message de bouche en bouche, de maison en maison, de quartier en quartier, de ville en ville et de préfecture en préfecture. Nous ne sommes pas pour la violence ; mais, on ne peut plus accepter qu’on soit toujours piétiné », a-t-il dit.

Concernant l’arrestation de Dr Faya Millimouno et quelques uns de ses partisans hier vendredi, le vice-président de l’UFDG a, au nom de son parti, condamné « fermement » l’acte qui viole un droit constitutionnel qui est celui de manifester.

Quant à l’éventuelle modification de la Constitution à partir d’un vote à l’Assemblée nationale, le député a rassuré les militants qu’il n’en sera pas question. « Notre groupe parlementaire a 39 personnes. En plus de Kouyaté du PEDN qui ne siège pas, ça fait 40 voix. La loi est claire, s’il y a plus de 38 députés qui sont contre la loi, elle ne passera pas. Donc, restez tranquille, la modification n’aura pas lieu », rassure-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Risques de conflits en Guinée : la CPI accuse réception de la lettre des Forces Sociales

6 avril 2019 à 17 05 27 04274

On vous l’annonçait il quelques jours, les Forces Sociales de Guinée ont écrit à la Procureure de la CPI pour l’alerter sur des risques de conflits qui minent la Guinée. Des risques liés, selon les FSG, aux velléités du président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. La Cour Pénale Internationale vient de réagir à ce courrier en accusant réception de la lettre.

Communiqué de presse N°021/CN/FSG

Accusé de réception du courrier des FSG adressé à la CPI

La Cour Pénale Internationale a accusé réception de la lettre d’information N°004/CN/FSG/19 des Forces Sociales de Guinée en date du 27 mars 2019 sur les risques de conflits qui minent la Guinée du fait des velléités du Président de la République M. Alpha CONDE à briguer un troisième mandat et ses propos demandant aux militants de son parti à se tenir « prêts pour l’affrontement ».  

C’est Monsieur Franco Matillana, du bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale qui a accusé réception de la lettre d’information des Forces Sociales de Guinée.

  Ensemble, Unis et Solidaires, nous vaincrons !

                                                        Conakry, le 06 avril 2019

                                                      La Coordination Nationale

                                                       Le Chargé des Operations                                                           Ibrahima Diallo

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Tournoi de reconnaissance à Alpha Condé à Pita : y a-t-il un risque d’affrontements à Timbi Madina ?

6 avril 2019 à 16 04 58 04584

A l’initiative du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, un tournoi inter sous-préfectoral de football se joue à Pita. Le coup d’envoi a été donné à Timbi-Madina, ce samedi, 6 avril 2019. Si le projet est intitulé reconnaissance des populations du Fouta au président Alpha Condé, de nombreux observateurs y voient une manière d’inviter les citoyens à soutenir le projet de révision de la Constitution, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon une source bien informée qui a joint notre reporter, les citoyens de cette localité, située à 34 kilomètres de Pita, voient derrière ce tournoi une manière déguisée de soutenir la nouvelle Constitution. La source qui a joint Guineematin.com au téléphone a exprimé son inquiétude devant la « militarisation » de Timbi Madina ce samedi après midi. «Le tournoi doit opposer les sous-préfectures de Pita. Mais, Mouctar Diallo s’est rendu compte qu’il ne peut pas avoir des gens.

Parce que les citoyens ont compris que les initiateurs de ce tournoi, dont le match d’ouverture est prévu aujourd’hui, veulent profiter de cet instant pour lancer la campagne du 3ème mandat. Puisque Mouctar a compris que les gens veulent s’opposer à l’organisation de ce tournoi, il peut y avoir un risque d’affrontement, il a fait a fait venir au moins cinq camions et des pick-up composés de gendarmes, de policiers et de militaires. Ces agents viennent d’arriver à Timbi-Madina », a dit notre interlocuteur.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Mamadou Diao Doumba Bah, maire de la commune de Timbi Madina, a démenti tout risque d’affrontement. « Ce sont des rumeurs, tout se passe bien ici à Timbi-Madina », a-t-il répondu.

Toutefois, une source indépendante présente au terrain de football de Timbi Madina a confirmé la présence massive des forces de l’ordre. « Ils sont très nombreux et quadrillent les lieux, munis de tout l’équipement habituel pour le maintien d’ordre. On voit aussi beaucoup de gens qui portent des T-shirts et casquettes de couleur blanche avec les photos du président Alpha Condé. Les slogans c’est Alpha le bâtisseur. Mouctar Diallo vient d’arriver au stade (16 h 42 mn) avec les sous-préfets et une forte délégation », a dit notre interlocuteur.

En outre, notre informateur a dit n’avoir pas vu une image ou un slogan portant sur le 3ème mandat.

A noter que le match d’ouverture doit opposer Timbi-Madina à Ningélandé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621 09 08 18

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Kassory Fofana au siège du RPG : voici l’intégralité de son discours

6 avril 2019 à 16 04 36 04364

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre guinéen a présidé l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 6 avril 2019.
Ibrahima Kassory Fofana a tenu un discours dans lequel il a prédit l’échec du front contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé lancé cette semaine à Conakry. Le chef du gouvernement guinéen a vanté aussi les acquis du régime en place avant d’appeler les militants du RPG Arc-en-ciel à la mobilisation et à ne pas se laisser divertir par discours des opposants.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité du discours que Kassory Fofana a prononcé devant les militants du parti au pouvoir.

« Vous devez rester mobilisés parce que notre parti est le plus grand parti du pays. Vous devez rester mobilisés parce que notre champion est de loin le meilleur des acteurs dans ce pays. Je vais vous dire une chose, ceux qui prétendent le pouvoir, je voudrais les soumettre à l’épreuve d’endurance de marcher de Sékhoutouréyah à Coyah. Aucun d’eux, en dehors du professeur Alpha Condé, ne pourrait passer cette épreuve d’endurance. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Dieu a donné la santé à notre Chef, Dieu lui a donné les moyens d’aider à continuer à supporter, à pousser la Guinée vers le bonheur …

Ne faites pas attention aux sirènes d’illusion qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle. Nous saluons le retour dans l’alliance de Papa Koly. Il a compris, comme beaucoup avant lui, que la vérité, c’est au sein du RPG, la vérité et l’avenir, c’est avec le professeur Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité, n’écoutons pas les histoires qu’on raconte ici et là dans les réseaux sociaux.

La vérité c’est quoi ? La vérité est que le professeur Alpha Condé a tiré la Guinée des difficultés et est en train de donner à ce pays, de donner à ce peuple ce qu’il mérite. Je ne vais pas énumérer les acquis, tout le monde le sait. Mais, pour ceux qui prétendent qu’on n’a rien fait, je leur demanderais de se souvenir d’où nous venons. Parce que l’évaluation correcte des situations suppose que vous partiez d’un point de départ, que vous évaluez en un point d’arrivée. Nous ne sommes pas à un point d’arrivée, nous sommes à un point de temps. Mais, on est heureux de pouvoir constater que tous les clignotants sont au vert…

Le professeur Alpha Condé a délivré ses promesses par rapport à la Guinée. Il a délivré sur ces promesses par rapport à ses engagements panafricanistes. Ce n’est pas sans raison que nous accueillerons demain le président élu de l’Union africaine. Ce n’est pas sans raison qu’il vient en Guinée pour présenter ses hommages et ses respects au professeur Alpha Condé, parce que le professeur Alpha Condé est un grand homme. (…)

J’ai vu dans l’ordre du jour, la vigilance a été inscrite comme point crucial. Quand vous écoutez les radios, vous lisez les réseaux sociaux, vous vous demandez si vous êtes en Guinée. Ceux qui parlent et ceux qui écrivent, rendent compte de ce qui n’est pas, pour faire des contre-vérités. Mais nous, en tant que militants convaincus, cela ne doit pas nous perturber.

Nous ne provoquerons personne. Mais, nous ne laisserons personne mettre le feu à la Guinée. Ce pays, est ce qui nous est cher à tous. Nous avons aujourd’hui un calme relatif, une sécurité garantie. Je puis vous dire, au nom du professeur Alpha Condé, que cette sécurité sera renforcée pour que les Guinéens et les Guinéennes vaquent à leurs affaires sans que personne ne les dérange ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : un affrontement fait deux morts et plusieurs blessés à Toukounou

6 avril 2019 à 16 04 06 04064
Image d’archives

Un violent affrontement a éclaté ce samedi, 06 avril 2019 à Toukounou, dans la préfecture de Kankan. Selon les informations confiées à Guineematin.com, ce sont les partisans du nouveau maire de la commune rurale et ceux du patriarche de la localité qui se sont affrontés autour du contrôle de la mairie. Le bilan provisoire fait état de 2 morts et plusieurs blessés.

Depuis son élection à la tête de la mairie de Toukounou, commune rurale située à 125 km de la ville de Kankan, Sékouba Kamissoko n’a toujours pas pris fonction. Il avait même fui la localité juste après son installation par les autorités de tutelle. De retour dans la localité, le maire a décidé d’aller ouvrir les locaux de la mairie pour commencer à travailler.

Mais, c’était compter sans la détermination de ses opposants emmenés par le patriarche de Toukounou. Les deux camps se sont violemment affrontés ce samedi, notamment à l’aide de fusils de chasse. Cet affrontement a fait deux morts et de nombreux blessés, selon un premier bilan fourni à Guineematin.com par des sources locales.

Les mêmes sources précisent que des forces de l’ordre venues de Kankan sont arrivées dans la localité pour calmer la situation, et mener une enquête sur l’origine de ces violences meurtrières. Et, l’arrivée de ces agents a poussé certains à fuir la localité et d’autres à s’enfermer dans leurs maisons par peur d’être arrêtés.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : un candidat meurt à l’échauffement à Kankan

6 avril 2019 à 15 03 06 04064

A peine commencé, le recrutement au sein de l’armée guinéenne a fait une première victime dans la région de Kankan. Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019, un candidat est décédé à l’hôpital régional de Kankan après avoir fait un malaise à l’échauffement rapporte le correspondant de Guineemmatin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Bakary Laye Keïta, âgé de 23 ans, originaire de la préfecture de Macenta. Selon nos informations, le jeune Laye Keïta était peintre de profession, marié à une femme et père de deux enfants.

Notre source précise que c’est dans la soirée du vendredi 5 Avril 2019, que Bakary Laye Keïta a eu un malaise pendant l’échauffement. Transporté d’urgence à l’hôpital, il est décédé aux environs de 3 h du matin.

« Il était venu à Kankan dans le cadre du recrutement. Il ne souffrait de rien. Ce samedi matin, j’avais accompagné un parent à l’hôpital. C’est là-bas que j’ai vu deux policiers qui cherchaient le président des ressortissants de Macenta.

Ils ont commencé à montrer l’image, disant qu’il y a un jeune qui est décédé dont on ne connait pas les parents. Par curiosité, je me suis approché, j’ai vu la photo. Directement, j’ai dit que c’est mon cousin », a expliqué au micro de Guineematin.com, Lanciné Camara, cousin du défunt.

Toutes nos tentatives pour rencontrer le médecin de garde au service des urgences pour savoir de quoi est mort Bakary Laye Keita sont restées vaines.

A noter que ce samedi, 6 avril 2019, la première vague de candidats au recrutement dans l’armée a couru sur une distance de 6 km pour les filles et 8 km pour les hommes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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CO Coyah-ASK : les entraîneurs des deux équipes affichent leurs ambitions

6 avril 2019 à 14 02 11 04114

Entamés hier vendredi, les matches de la dix-septième (17ème) journée du championnat national de ligue 1 de football se poursuivent ce weekend. Le Club Olympique de Coyah reçoit demain dimanche, 07 Avril 2019, l’Association Sportive de Kaloum. En prélude à cette confrontation, les entraîneurs des deux clubs ont animé une conférence de presse d’avant match, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La ligue 1 guinéenne de football en est aux phases retour. Au compte de la 17ème journée, en levée de rideau, le surprenant leader, le Santoba FC de Conakry (30 points) s’est imposé devant le Club Industriel de Kamsar (4ème avec 23 points) sur le score de 3 à 2.

Au compte de cette même journée, le Club Olympique de Coyah (6ème avec 22 points) reçoit ce dimanche l’AS Kaloum au stade du 28 septembre de Conakry.

Au cours de la conférence de ce samedi, l’entraîneur adjoint du CO de Coyah a dit que son équipe tient à remporter cette confrontation. Selon Seydou Dabo, « Ce genre de match se joue sur l’aspect mental. Donc, toute la semaine, nous avons travaillé dans ce sens. Les joueurs, le staff, bref tout le monde est préparé pour ce match. Nous souhaitons gagner ce match pour se repositionner au classement ».

Pour sa part, l’entraîneur assistant de l’AS Kaloum mise sur la détermination pour sortir victorieux de ce duel. Pour Sékouba Camara, « le CO de Coyah et l’AS Kaloum sont deux équipes qui jouent le même football et qui ont des jeunes joueurs. Nous avons à cœur de gagner ce match. Et pour ça, il nous faut être très concentrés et déterminés, parce que chaque détail compte ».

Il faut rappeler qu’au match aller, les deux clubs s’étaient neutralisés sur le score de 1 but partout.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Promotion d’un 3ème mandat pour Alpha Condé : Jamal Bangoura, Makanera, Taliby Sylla à Dubreka

6 avril 2019 à 14 02 00 04004

Comme annoncé dans un précédent article, un meeting de promotion d’une nouvelle Constitution qui permettra au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat se tient ce samedi, 06 avril 2019, à Dubreka. Selon un reporter de Guineematin.com, une forte délégation du gouvernement est arrivée tout à l’heure sur place.

Cette délégation est composée notamment du ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, de la ministre de l’Action sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance Mariama Sylla, du secrétaire général des Affaires Religieuses Aly Jamal Bangoura et de l’ancien ministre de la Communication Alhoussény Makanéra Kaké.

Une foule en liesse est également mobilisée sur les lieux de la manifestation. En attendant les discours, plusieurs femmes ont défilé avec des banderoles et des pancartes appelant à une nouvelle Constitution.

Cette mobilisation est la deuxième du genre après celle du dimanche dernier à Coyah.

Nous y reviendrons !

De Dubreka, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

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Dubreka : mobilisation en faveur d’un 3ème mandat pour Alpha Condé

6 avril 2019 à 13 01 07 04074

Les promoteurs d’une nouvelle Constitution pour permettre à Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée se sont donné rendez-vous à Dubréka, ce samedi 6 avril 2019. Avant l’arrivée des têtes pensantes de cette idée, plusieurs affiches appellent clairement à poursuite des « œuvres » de l’opposant historique, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Après Coyah, les promoteurs d’une nouvelle Constitution ont mis le cap sur Dubréka ce samedi. Banderoles et pancartes sont mises à contribution. Plusieurs citoyens, habillés en T-shirt blancs sont visibles sur les lieux. On peut lire sur ces uniformes : Dubréka dit Oui à la nouvelle Constitution

Au niveau du bloc administratif, de nombreuses banderoles vont dans le même sens. Pour empêcher les opposants à ce projet d’accéder sur les lieux, les forces de l’ordre sont postées à la rentrée principale pour contrôler les différents T-shirt.

Toutefois, comme ce fut le cas à Coyah, cette idée n’est pas partagée à Dubréka. En effet, on peut remarquer sur les artères de la ville des écrits hostiles au 3ème mandat : « Amoulanfé, Non au troisième mandat ».

A suivre !

De Dubréka, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620213977

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Kassory Fofana prédit l’échec du front anti 3ème mandat : « c’est une union qui n’ira nulle part »

6 avril 2019 à 12 12 51 04514

Quelques jours après le lancement du Front National pour la Défense de la Constitution, un mouvement composé d’acteurs politiques, de la société civile, de syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme et qui entend s’opposer à toute modification de la Constitution visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, le Premier ministre guinéen s’est exprimé sur le sujet.

Ibrahima Kassory Fofana s’est rendu au siège du RPG Arc-en-ciel où se tenait l’assemblée générale du parti au pouvoir, pour se prononcer sur la question, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le chef du gouvernement guinéen a invité les responsables et les militants de la mouvance présidentielle à ne pas se préoccuper de cette « union qui n’ira nulle part. « Ne faites pas attention aux sirènes d’illusion qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle ; nous saluons le retour à la mouvance de Papa Koly.

Il a compris, comme beaucoup avant lui, que la vérité c’est au sein du RPG. La vérité et l’avenir, c’est avec le Professeur Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité, n’écoutons pas les histoires, ici et là, qu’on raconte. La vérité est que le Professeur Alpha Condé est en train de donner à ce pays, de donner à ce peuple ce qu’il mérite », a déclaré Kassory Fofana, sous les applaudissements des militants du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia: 35 acteurs politiques et sociaux à l’école de la loi sur la Cybercriminalité

6 avril 2019 à 12 12 03 04034

La Cellule Balai Citoyen de Guinée s’implique dans la vulgarisation de la Loi 037 relative à la Cybercriminalité et la protection des données à caractère personnel. C’est dans cette dynamique que cette structure de la société civile organise à Kindia un atelier de renforcement des capacités de représentants de la société civile, des partis politiques et des médias. Cette formation de deux jours, ouverte hier vendredi 5 avril 2019, regroupe 35 participants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouvernorat de la ville de Kindia. Selon lui, « cet atelier est vraiment d’actualité. Il revêt, à mon humble avis, une grande importance par la qualité de l’auditoire, des représentants des partis politiques, des medias et de la société civile ».

Pour sa part, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, est revenu sur les thèmes à débattre. « Vous savez les défis auxquels sont confrontés nos sociétés au 20ème siècle avec l’usage très abusif des Smartphones et de l’internet qui pose de véritables questionnements à nos Etats et à nos sociétés qui ont des valeurs coutumières et traditionnelles.

Cela impose à la fois la connaissance de ses outils, mais leur utilisation et les limites circonscrites par les textes qui gouvernent un peu nos sociétés. Dans cet ordre d’idées, nous avons jugé nécessaire, avec l’accompagnement du partenaire, la fondation OSIWA, d’organiser cet atelier qui regroupe les acteurs de la société civile, des partis politiques venus à la fois de la mouvance et de l’opposition mais aussi des organes des médias afin qu’ils s’approprient de cette loi L037 dans son utilisation et dans l’exercice des libertés mais aussi des limites », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Sékou Koundouno estime que la connaissance de cette loi peut être d’une grande importance dans l’enracinement de la démocratie en Guinée. « Vous avez remarqué sans doute sur les réseaux sociaux, sur les médias, les dérives verbales, les discours va-t-en guerre, les discours de haine, de violence. C’est parce que les gens ne connaissent pas la loi organique qui encadre la parole publique.

Nous sommes convaincus que les acteurs des médias, les acteurs de la société civile, des partis politiques, que chacun s’appropriera des connaissances qui seront véhiculées ici afin qu’au retour, vous puissiez faire la restitution. Les thématiques qui sont envisagées, c’est la connaissance et l’appropriation de la loi L037, c’est la protection des données à caractère individuel et personnel, c’est aussi les techniques de communication sur les réseaux sociaux et sur les medias ».

Pour sa part, Mamadou Diallo, chargé de programmes à la fondation OSIWA, est revenu sur les raisons de l’accompagnement du Balai Citoyen. « Le Balai Citoyen est un partenaire de longue date. Pour ce qui concerne le cas spécifique de la loi sur la cybercriminalité, vous n’êtes pas sans savoir que récemment, sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, il y a un laisser-aller. Chacun disait ce qu’il voulait.

Il y a eu des messages qui appelaient beaucoup à la confrontation, qui distillaient des messages haineux, des messages à caractère ethnique. C’était beaucoup plus fait par des communicants des partis politiques. Donc, on se dit avec le Balai Citoyen pourquoi ne pas former ces gens, leur faire savoir ce que la loi accepte, disons cette liberté d’expression là ; mais aussi, il ya une loi qui est là qui essaye de cadrer cette liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

C’est dans ce cadre qu’on a décidé de justifier ce projet pour essayer vraiment d’apporter le contenu de cette loi là à ces communicants des partis politiques pour qu’ils puissent prendre plus de responsabilité dans les messages qui passent dans les réseaux sociaux », a dit monsieur Diallo.

Souleymane Konaté, un des participants à cet atelier a dit l’importance de prendre part à une telle session. « Nous participons à l’atelier de vulgarisation de la loi sur la Cybercriminalité. Il est aussi important pour la vie de notre nation parce que vous n’êtes pas sans savoir que, depuis certain temps, sur les réseaux sociaux, les messages de haine, appelant à la violence, surtout à l’orée des élections, cela crée des situations méfiance, de tension.

Le Balai Citoyen a jugé utile de réunir l’ensemble des forces vives de la nation pour deux jours d’échanges. Après la formation, une fois dans notre zone, c’est de partager la formation avec tous ceux qui communiquent. Parce que, cela met à l’abri les acteurs que nous sommes », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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L’OGDH en deuil : Amadou Sara Bah n’est plus !

6 avril 2019 à 11 11 33 04334

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne Guinée, Idrissa Sampiring DIALLO, a regret d’informer l’ensemble des responsables et militants de l’OGDH, du décès de Monsieur Amadou Sara Bah, communément appelé Monsieur Sernass, président de l’antenne préfectorale de l’OGDH de Pita, dans la Région Administrative (RA) de Mamou. Décès survenu le vendredi, 05 avril 2019, à Conakry des suites de maladie, à l’âge de 65 ans.

L’enterrement de monsieur Amadou Sara Bah Sernass aura lieu ce dimanche, 7 avril 2019, dans son village natal à Donghol-Touma Centre, dans la préfecture de Pita, après la prière de 14 heures.

Qu’en soient particulièrement informés :

–         Le président du bureau exécutif national de l’OGDH, en mission à Bujumbura, au Burundi.

–          Les membres du bureau exécutif national de l’OGDH à Conakry ;

–         Les coordinateur régionaux de l’OGDH de Kindia, Kankan et N’Zérékoré ;

–         Les présidents des Sections OGDH de Kindia, Boké, Mamou, Faranah, Kankan et N’Zérékoré ;

–         Les présidents des antennes préfectorales de l’OGDH de Dalaba, Lélouma, Koubia, Tougué, Mali, Gaoual et Koundara ;

–         Le président de la cellule OGDH des commerçants de Labé ;

–         Les autres acteurs de la société civile de la région.

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne saisi cette douloureuse occasion pour présenter à la famille éplorée et à l’ensemble des militants de l’OGDH ses condoléances les plus attristées.

Prions pour le repos de son âme ! Amine.

Labé, le 05 avril 2019

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne Guinée

Idrissa Sampiring DIALLO, journaliste.

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Les responsables du RPG à Banankoro très furieux : « nous allons démanteler le réseau de Damaro »

6 avril 2019 à 11 11 02 04024

Les réactions courroucées se multiplient suite au passage de l’honorable Amadou Damaro Camara dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace, avant-hier jeudi, 04 avril 2019. Après la sortie des magistrats qui ont dénoncé des propos « séditieux » et « très graves » de la part du chef de la majorité présidentielle au Parlement, c’est au tour des responsables du RPG Arc-en-ciel à Banankoro de se faire entendre. Et ces derniers n’ont pas fait de cadeau à Amadou Damaro Camara, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A l’origine de la colère de ces cadres du parti au pouvoir, les propos du député Damaro Camara, les accusant d’être derrière des « arrestations arbitraires » enregistrées à Banankoro après l’attaque des installations de Guiter S.A dans la sous-préfecture. Parmi les personnes interpellées suite à ces dégâts, figurent le Sotikèmo de Banankoro et Sékouba Cissé alias « Armée », qui dirige une faction du RPG Arc-en-ciel opposée au comité directeur du parti au pouvoir dans la localité.

Les membres de ce comité directeur dénoncent une calomnie de la part du président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale, et promettent de régler les comptes de l’honorable Amadou Damaro Camara. Ils l’ont dit au cours d’une réunion tenue hier, vendredi 05 avril 2019, à Banankoro.

« Nous allons démanteler le réseau de Damaro ici, et le président saura ce que Damaro est en train de mener dans la sous-préfecture. Moi, je ne voulais pas parler de lui et de ses jeux ambigus aux côtés du président. Il estime qu’il est le député de la préfecture de Kérouané, donc tout problème de Kérouané, il doit s’en mêler et jouer un rôle.On a été frappé ici par les jeunes et expropriés de nos véhicules et motos il y a un an 3 mois, qu’est-ce Damaro a fait ?

La sortie de Damaro nous a montrés que c’est lui qui est derrière toute la déstabilisation ici. La preuve, une mission de la présidence est venue ici il y a plus d’un mois pour installer les bureaux des sections et sous-sections mais malheureusement, cette équipe reste bloquée à Kérouané par des inconnus. Et la main noire qui est derrière ça, c’est celle de Damaro », a déclaré Elhadj Djomba Mory Traoré, secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel de Banankoro.

Abondant dans le même sens, Balla Moussa Dioubaté, le président du bureau des cadres, a tiré à boulets rouges sur le Damaro Camara, l’accusant de manigances douteuses. « Nous allons montrer la vraie face de Damaro au monde entier. L’ambition de Damaro, c’est de déstabiliser le RPG Arc-en-ciel ici.
La preuve, lors de sa dernière tournée il y a juste quelques mois, il est venu dire ici que le président est trop vieux maintenant, qu’il faut faire confiance aux fils du territoire au détriment du président, j’ai tous les audio de Damaro avec moi ici dans mon ordinateur.

Pire, il avait distribué des motos aux jeunes de Gbenko, Banankoro et Sibiribaro. Tenez-vous bien ! Ce n’est pas les jeunes du parti mais son clan, et il y avait même des T-Shirt de Damaro ici. Comme nous n’avons pas accepté, c’est pourquoi il nous calomnie. Nous Devons nous mobiliser contre cette calomnie de Damaro à notre endroit en disant que nous sommes derrière les affaires judiciaires », a-t-il dit.

Ces cadres décident d’envoyer un message au président de la République au sujet de l’honorable Damaro Camara.

Moussa Oulén Traoré pour Guineematin.com

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Papa Koly après sa nomination : « je ferai en sorte de mériter cette confiance »

6 avril 2019 à 8 08 52 04524

Au lendemain de sa nomination à la tête du nouveau ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement, Papa Koly Kourouma s’est confié à Guineematin.com, ce samedi matin. L’ancien ministre devenu opposant, salue son retour aux affaires et se dit prêt à faire en sorte de mériter la confiance du président Alpha Condé.

« C’est un sentiment de réelle satisfaction qui m’anime aujourd’hui. Nous sommes près de 15 millions de guinéens. Si parmi tout ce beau monde le chef de l’Etat vous fait confiance et qu’il vous renouvelle sa confiance, vous ne pouvez qu’être satisfait. Parce que la première fois on peut dire qu’il s’est trompé, mais la seconde fois c’est muri. Donc, c’est ce sentiment-là qui m’anime aujourd’hui.

Et surtout la tâche qu’il m’a confiée, qui est celle de de donner de l’eau aux Guinéens et d’assainir le cadre de vie des Guinéens. J’estime que le défi est grand mais si parmi tous les Guinéens c’est moi qu’il a choisi pour faire ce travail, je me dis que je bénéficie de toute sa confiance, et je ferai en sorte de mériter cette confiance ».

Papa Koly Kourouma retrouve ainsi un pouvoir qu’il a vigoureusement dénoncé depuis qu’il a rejoint l’opposition, après son départ du gouvernement. Aujourd’hui, il dit assumer ses critiques et promet de travailler de manière à changer ce qu’il a dénoncé hier. « Quand on est dans l’opposition, c’est pour critiquer le gouvernement. On ne va pas dans l’opposition pour saluer les bienfaits du gouvernement.

Et quand on est dans l’opposition, on assume. Donc, ce que j’ai fait comme critiques, je l’assume. Maintenant, quand vous critiquez quelque chose et qu’on vous dise de venir faire cette chose, il est hypocrite de refuser d’y aller. Donc, quand je serai à la tâche, les gens auront l’occasion d’apprécier ces critiques pour savoir si c’était fondé ou pas », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le nouveau ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement a déjà été ministre de l’Energie et de l’Hydraulique avant d’être nommé ministre conseiller à la présidence de la République sous l’ère Alpha Condé. C’est ce poste qu’il avait quitté (même s’il n’a jamais démissionné) pour rejoindre l’opposition, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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