Siguiri: une policière tuée suite à un affrontement entre deux villages à Kourémalé

7 avril 2019 à 19 07 25 04254

Un nouvel affrontement autour d’un domaine minier appelé Fadanidadjan, dans la sous préfecture de Doko, à Siguiri, a coûté la vie à une policière et fait un blessé grave ce dimanche 7 avril 2019. L’incident mortel a opposé le district de Kourémalé et le secteur de Kolènda, du district de Gbèdègbè, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les habitants du district de Kourémalé, situé à la frontière guinéo-malienne, et ceux du secteur de Kolènda, relevant du district de Gbèdègbè, se sont affrontés autour d’un domaine minier dont chacun réclame la paternité. Sur place il y a eu un blessé grave. Devant la non-intervention des forces de l’ordre, les femmes de Kourémalé se sont attaquées au commissariat spécial local en le saccageant. Une attaque qui a coûté la vie à une policière, apprend-on.

Cette opposition date d’une dizaine d’années. Selon nos informations, le domaine litigieux est suspendu et interdit d’exploitation par le tribunal de Première Instance de Kankan depuis trois ans.

Selon Badamako Adama Keïta, président du district de Kourémalé, « depuis que nous sommes nés, ce lieu est exploité par Tonfra, un village de Kourémalé. Mais, en plein jour, les citoyens de Kolènda ont réclamé la paternité du lieu. Nous nous sommes rendus devant les tribunaux. Le juge a dit que la route est la limite pour leur rendre le domaine. Nous avons fait appel à Kankan. On nous a retourné le domaine. Ils se sont opposés au jugement. Le procureur de Kankan a suspendu le domaine. Depuis quelques mois, ils viennent exploiter le domaine. Hier, les jeunes se sont rendus sur le lieu pour demander de quitter. Ce matin, ils ont armé les chasseurs pour nous attaquer, blessant une personne. Comme tous ces événements se sont déroulés sans que les agents se lèvent, les femmes étaient mécontentes. Elles sont venues jeter des cailloux sur les locaux de la police. Un caillou a atteint la dame. Elle a été admise au centre de santé, mais elle a succombé à ses blessures ».

La victime se nomme capitaine Boh Saran Condé, en service au commissariat spécial de Kourémalé.

Le blessé a été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

A noter que le commissariat spécial de Kourémalé a été saccagé par les manifestantes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kaporo-rails : des compatriotes de la diaspora offrent des vivres à certains déguerpis

7 avril 2019 à 18 06 57 04574

Des ressortissants guinéens vivant aux Etats-Unis d’Amérique et en Europe ont offert des vivres à douze (12) familles victimes du déguerpissement de Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Ce geste humanitaire comprend du riz, de l’huile, du sucre et une somme d’argent symbolique. La remise a eu lieu sur le site de Kaporo rails, en présence des bénéficiaires et de nombreux sages, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour certaines familles déguerpies de Kaporo-rails qui vivent dans la plus grande misère depuis la démolition de leurs maisons par le gouvernement guinéen. Des Guinéens vivant aux Etats-Unis et en Europe leur ont apporté des vivres ce dimanche.

Selon les donateurs, ce don est composé de 12 sacs de riz, 12 bidons d’huiles de 10 litres, 60 kilogrammes de sucre (soit 12,5 kilogrammes de sucre par famille) et une somme de six (6) millions de francs guinéens (500 mille par famille).

Le porte-parole des donateurs, Alpha Ibrahima Barry, domicilié à Bambéto est revenu sur les raisons de ce geste. « C’est avec une grande tristesse que certains de nos compatriotes vivants aux Etats Unis et en Europe ont suivi dans les médias la démolition des maisons ici à Kaporo-rails. Ainsi donc, ils ont décidé de faire ce petit geste en faveur de ces familles. C’est vrai, ils ne sont pas là physiquement, mais moralement ils vous soutiennent.

Ils sont atteints dans le plus profond de leur être. N’étant pas là, ils m’ont dit de venir donner ce don en leur nom. Peut-être que c’est le début d’une aide qui va continuer. Prions Dieu qu’ils aient encore beaucoup de moyens pour vous assister davantage », a dit le porte-parole des donateurs.

Très heureux de ce geste humanitaire, Abdoulaye Barry, porte-parole des bénéficiaires, a remercié les bienfaiteurs. « Nous sommes plus qu’heureux de ce don. C’est seulement Dieu qui peut vous payer. Nous ne pouvons pas vous dire toutes les difficultés que nous traversons depuis la démolition de nos maisons. Nous prions Dieu qu’il vous récompense par le bien. S’il y avait un mot plus fort que merci, nous l’aurions prononcé».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : ambiance de fête et promotion d’une nouvelle Constitution ce dimanche

7 avril 2019 à 18 06 32 04324

Un mouvement de soutien à une nouvelle Constitution pour maintenir le professeur Alpha Condé au pouvoir a été organisé ce dimanche, 07 avril 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. Une initiative financée par madame Bangoura Gnalèn Condé, cheffe de cabinet à la Primature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’image de Coyah et Dubréka, la ville de Siguiri a vibré au rythme des promoteurs d’une nouvelle Constitution en vue de maintenir Alpha Condé au pouvoir. De nombreuses femmes ont pris part à cette manifestation. On notait la présence des associations de femmes de Siguiri.

Interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, Hawa Diakité, porte parole des femmes, a expliqué les motifs de cette manifestation. « Nous sommes très contentes. Grâce à notre grande sœur, Gnalèn Condé, les femmes de Siguiri se sont donné les mains. Les divisions et les haines qui étaient là sont toutes enterrées grâce à elle.

Elle a envoyé des habits en quantité pour soutenir Alpha Condé. On était frustré, mais tout est fini. Nous sommes pour Alpha Condé. Pas une question de troisième mandat, mais Alpha Condé jusqu’à son dernier jour », a lancé la dame.

Pour sa part, Moussa Philan Traoré, ex gouverneur de Faranah, ex conseiller au ministère de l’administration du territoire, a fait savoir que le référendum se tiendra en vue la Constitution au profit du président Alpha Condé et du parti présidentiel, le RPG Arc-en-ciel.

« Femmes de Siguiri, je suis venu vous rendre visite. L’ingratitude est un acte volontaire, le président Alpha Condé avait dit qu’il mourra pour la cause des femmes. Mais, les femmes de Siguiri sont l’épine dorsale des femmes guinéenne.

Les bêtises qu’on vous dit, ne les écoutez pas. Qu’ils le veulent ou pas, le référendum aura lieu, Dieu a décidé pour le référendum. Il y a 34 ans, le 4 juillet 85, qu’il y a eu le coup Diarra Traoré. Qui pensait qu’aujourd’hui arriverait ?

Celui qui est venu dire que la Guinée ne peut pas aller sans les Malinké, sans les Peuls, sans les Forestiers, c’est Alpha Condé. Celui qui ne veut pas ce dernier est contre Dieu. Je vous invite à voter oui à la nouvelle Constitution », a lancé monsieur Traoré.

Pour le préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba, le référendum pour une quatrième République est nécessaire.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Télimélé : une boutique dévalisée, tout son contenu emporté

7 avril 2019 à 18 06 05 04054

Une boutique a été vidée de son contenu dans la nuit du samedi à dimanche, 7 avril 2019, au quartier Kolly, dans la commune urbaine de Télimélé. Les malfaiteurs ont cassé la toiture pour accéder à l’intérieur des lieux. Les pertes sont énormes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans la matinée de ce dimanche que Mamadou Billo Bah, propriétaire de la boutique dévalisée, a constaté les dégâts. Interrogé par notre reporter, le marchand est revenu sur sa mésaventure. « Lorsque je suis venu le matin, j’ai ouvert la. J’ai aussitôt constaté l’éclat du soleil. À travers ça, j’ai vu que les tôles et le plafond ont été écartés.

Après, j’ai compris que ma boutique a été attaquée la nuit. Ainsi, j’ai pris la décision de partir faire ma déclaration à la police. Ils m’ont promis de faire des enquêtes pour retrouver ceux qui ont fait ça », a-t-il laissé entendre

Selon la victime, c’est la première fois qu’il subit un tel acte, même s’il n’exclut pas d’avoir été épié par les auteurs du vol. « C’est la première fois que je suis victime d’un tel acte. Les malfrats ont profité de mon retour de Conakry, comme ils savent que j’envoie des habits et des chaussures de qualité, pour faire cet acte ignoble.

Ils ont emporté toute ma marchandise. Le week-end passé, j’ai envoyé une marchandise de plus de 25 millions de GNF. A cela s’ajoute ce qu’il y avait dans ma boutique.

Malheureusement, tout est parti. Donc, beaucoup d’habits et de chaussures ont été emportés. Pour l’instant, je ne peux pas donner exactement ce que j’ai perdu », a-t-il dit.

Il est à rappeler que ces phénomènes sont récurrents dans la préfecture de Télimélé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622525250

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Recrutement dans l’armée : les épreuves font déjà trois morts à Kankan

7 avril 2019 à 11 11 00 04004

Le recrutement annoncé dans les rangs de l’armée guinéenne semble mal parti pour les candidats de la préfecture de Kankan. Après un premier cas de décès enregistré dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019 suite à un malaise, c’est deux autres qui ont rendu l’âme hier samedi 6 avril 2019, à la suite des premières épreuves, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

A peine entamées, les premières épreuves pour ce recrutement font des victimes dans les rangs des candidats de la préfecture de Kankan. Après avoir couru sur une distance de 8 kilomètres, la toute première épreuve, les deux candidats ont rendu l’âme respectivement dans les environs de 15h et 20h.

La première victime s’appelle Michel Pascal Pivi, étudiant en deuxième année à l’école de la santé de Kankan. Originaire de Macenta, le défunt était âgé de 28 ans. Selon nos informations, il était marié à une femme et était père d’un enfant.

« Il avait déposé ses dossiers pour être recruté dans l’armée. Depuis, il faisait des exercices physiques chaque matin et chaque soir. Et aujourd’hui, il était retenu parmi les 1000 qui devaient débuter. Selon ce que nous avons appris, après la course, il était parmi les 100 premiers. Quand il est arrivé au camp, il a pris place il a demandé à quelqu’un de venir verser de l’eau sur son corps.

Quelques temps après, étant assis, il a fait une crise, on l’a immédiatement envoyé à l’hôpital du camp. Mais malheureusement, il n’a pas pu supporter, il a trouvé la mort dans les environs de 15h. C’est un jeune que je connais, physiquement il est bien battu », a témoigné, au micro de Guineematin.com, Toupou Siba, directeur régional de la pêche et de l’aquiculture de Kankan, et beau frère du défunt.

La deuxième victime s’appelle Mamady Traoré, 32 ans. Il était prestataire de profession à l’université de Kankan. Lui aussi était marié à une femme et était père d’un enfant. « C’est dans les environs de 11h qu’un de mes amis militaire au camp m’a appelé pour me dire qu’il ne voit pas Mamady Traoré. Après, il m’a encore rappelé en me disant que Traoré fait partie de ceux qui sont tombés après la course, qu’il peine à se retrouver.

A 15h, il m’a encore appelé pour dire de venir évacuer Traoré à l’hôpital régional. C’est dans la salle de la réanimation qu’il est décédé dans les environs de 20h », a expliqué Dr Mamady Kourouma, assistant du directeur régional du dépôt pharmaceutique de Kankan, et oncle de la victime.

Selon lui, les autorités administratives qui supervisaient les épreuves, ont abandonné ceux qui sont tombés après la course dans la cour du camp « C’est un abandon total que l’autorité a fait aujourd’hui, ils sont laissé nos frères abandonnés à eux-mêmes. J’ai trouvé mon neveu abandonné à l’infirmerie du camp d’une manière révoltante.

Quand j’ai dit ça devant le garde du corps du gouverneur, il m’a dit de ne plus dire ça. Mais, même les militaires du camp étaient mécontents parce que le gouverneur et le Préfet ne font que des va-et-vient, au lieu d’évacuer les victimes à l’hôpital. Si ça continue comme ça, ce n’est pas bon. C’est un abandon total, l’autorité ne fait pas son travail », a-t-il dit.

Il faut signaler que ces cas de mort des candidats relance la question sur la fiabilité des documents que fournissent les candidats pour le dépôt des dossiers, puisqu’en principe, les certificats de visite et de contre visite doivent prévenir ces malaises.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

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Carnet rose : le journaliste Facely Konaté se marie le 14 avril à N’zérékoré

7 avril 2019 à 10 10 36 04364

Le journaliste et Directeur régional de radio Espace Forêt, Facely Konaté est heureux de vous convier à son mariage prévu le dimanche 14 avril 2019 à N’zérékoré. Notre confrère a choisi mademoiselle Maladho Diallo, étudiante à l’école de santé Elen Jonshon Sirleaf de N’zérékoré comme épouse. Le programme se déroulera comme suit :

Vendredi 12 Avril 2019 : Dembadon à partir de 15 heures chez la mariée ; Dimanche 14 Avril 2019 : cérémonie religieuse à 9h00 à la mosquée de Koléyéba à côté de « case idéale », Mariage civil à 15h00 à la mairie de N’zérékoré, puis une réception à l’hôtel le Prince. À l’issue de la cérémonie civile, les familles auront le plaisir de vous accueillir à 21 heures, pour le vin d’honneur qui sera servi dans la salle des banquets de l’hôtel le Prince.

Parrain : M. Lamine Guirassy, PDG de Hadafo Médias

Marraine : Mme Keïta Domani Doré, ancienne ministre des sports.

Avec vous, cette journée sera encore plus exceptionnelle.

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Kankan : à quand l’ouverture des infrastructures réalisées pour la fête de l’indépendance ?

7 avril 2019 à 9 09 47 04474

Plus d’une année après leur inauguration par le président de la République, certaines infrastructures réalisées dans le cadre des fêtes tournantes de l’indépendance guinéenne restent toujours fermées dans la ville de Kankan. Tout comme les citoyens, les autorités communales de la ville disent vouloir, enfin, rendre ces infrastructures fonctionnelles, mais rien n’en est encore, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces réalisations sont au nombre de six : le grand marché de Lofèba situé en plein cœur de la ville ; le marché et le Lycée d’Excellence, construits au quartier Kankan-Coura, le marché du quartier Bordo, qui est d’ailleurs inachevé. A ces infrastructures s’ajoutent le marché, le centre d’exposition et de vente des produits artisanaux et la gare routière régionale. Ces infrastructures tardent encore être mises à la disposition de la population de Kankan.

Plus d’un mois après l’installation de l’exécutif communal, bon nombre de citoyens se posent la question de savoir à quel moment ces infrastructures vont être rendues aux ayants droit.

Approché par le correspondant de Guineematin.com sur place, le secrétaire général de commune, Laye Camara, a fait savoir qu’une demande a été adressée au préfet de Kankan pour l’ouverture des infrastructures. Selon monsieur Camara, la balle est dans le camp d’Aziz Diop.

Interrogé à ce sujet, le préfet dit avoir pris acte de la demande qui lui a été adressée par la commune. « Effectivement, la nouvelle équipe communale, à travers le maire, m’a écrit pour dire qu’elle souhaite maintenant, très rapidement, satisfaire les femmes par rapport à l’ouverture du marché de Lofèba et de Kankan-Coura.

J’ai apprécié cette demande, j’ai pris acte, et je les encourage, parce que les marchés sont gérés par la commune, de prendre toutes les dispositions pour que ces marchés-là soient ouverts le plus rapidement possible. Il y a des détails qu’ils sont en train de voir pour que ces marchés-là soient prêts », a-t-il laissé entendre.

En attendant cette ouverture, ce sont des milliers de femmes qui souffrent du fait de la distance qui sépare les quartiers périphériques au centre-ville sans compter que les activités économique sont au ralenti.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Lélouma : une nouvelle mosquée de plus de 650 places inaugurée à Kokolou

7 avril 2019 à 9 09 09 04094

En chantier depuis 2015 pour sa réhabilitation et son extension, la mosquée de Kokolou dans la sous-préfecture de Linsan Saran (préfecture de Lélouma) a été inaugurée le jeudi, 04 avril 2019. Les travaux de rénovation de cette maison de Dieu dont l’histoire remonte à l’an 1777 (XVIIIe siècle) ont été entièrement financés par les fils résidents et les ressortissants du district de Kokolou (vivant en Guinée et dans le reste du monde) à hauteur d’un milliard 489 millions 631 mille 215 francs guinéens, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kokolou.

La mosquée de Kokolou est vieille de près de trois (III) siècles. Elle a été construite pour la première fois par les fondateurs de Kokolou (Mama Ibrahima Sambegou Diallo de la famille de Dickoyabhè et Mama Yaghouba Diallo de la famille de Koumba N’Dabbhel), tous venus de Koggui (Labé) pour le rayonnement de l’islam.

Tout d’abord, c’était une aire de prière, puis une construction en banco (en terre battu). Au fil des années, cette maison de Dieu a connu des rénovations (en 1940, 1972,…) dont la dernière a été entamée en 2015, par les fils résidents et les ressortissants de Kokolou vivant en Guinée et dans le reste du monde (tous réunis au sein d’une association dénommée URAK).

Pour cette dernière rénovation, la mosquée de Kokolou a connu une extension et une architecture moderne. Elle est bâtie sur une superficie de 240 m² (16,64 mètres de long et 14,44 mètres de large), avec des minarets hauts de 19,75 mètres. Elle a une capacité d’accueil de 680 fidèles. Les travaux de rénovation ont été entièrement financés par l’URAK (union des ressortissants et amis de Kokolou) à hauteur d’un milliard 489 millions 631 mille 215 francs guinéens.

Selon Mamadou Cherif Diallo, le président de l’URAK, la rénovation de cette mosquée bâtie sous le pied du mont Kokolou s’ajoute à une longue liste d’actions réalisées par l’association qu’il dirige actuellement, dans le cadre de la promotion du développement socioéconomique et culturel de Kokolou.

« Depuis sa création en 2003, l’URAK a pu réaliser les activités suivantes : la clôture du village avec 180 rouleaux de grillage pour une somme de 36 millions de francs, la rénovation de l’école de Kokolou pour une somme 39 millions 200 francs, la prise en charge de deux enseignants de 2010 à nos jours, l’adduction d’eau potable dans le village, l’envoie et l’appui de plusieurs missions de sensibilisation dans notre village sur la protection de l’environnement et la lutte contre le VIH/SIDA,… », a indiqué Mamadou Cherif Diallo, tout en réitérant l’engagement de l’URAK à s’unir et mettre tout en œuvre pour que la paix, le développement, l’entente et la solidarité élisent domicile à Kokolou, pour toujours.

« Grâce à Kokolou, nous sommes. Pour Kokolou, nous nous battons. Pour notre bonheur commun, nous nous engageons, afin que notre village devienne une cité religieuse très urbanisée », a-t-il conclu.

Le cordon inaugural de cette maison de Dieu qui force le regard et l’admiration a été coupé le jeudi dernier en présence, entre autres, des autorités administratives et religieuses sous-préfectorales de Linsan Saran, du chroniqueur islamique, Dr Mamadou Oury Barry et des députés uninominaux de Lélouma et Labé.

Dans une brève allocution pleine d’enseignement, le secrétaire général de la ligue islamique préfectorale de Lelouma, Elhadj Ibrahima Leyssarè Diallo, a remercié l’URAK pour le travail accompli, avant d’exhorter les populations de Kokolou à entretenir et préserver cette mosquée.

« Nous exhortons les bénéficiaires à prendre soin de cette mosquée, d’y être tous les jours pour accomplir la prière et enseigner les enfants qui sont la relève de demain… », a dit Elhadj Ibrahima Leyssarè Diallo, tout en formulant des bénédictions pour le rayonnement de l’islam en Guinée.

Pour sa part, Mamadou Aliou Camara, le sous-préfet de Linsan Saran a dit espérer que les ressortissants des autres villages de sa juridiction géopolitique prennent l’exemple sur ceux de Kokolou. Car, soutient-il, « l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut la participation des ressortissants. Et, pour construire un tel édifice, il faut la paix et la cohésion sociale ».

Au nom de la ligue islamique nationale et du conseil national de la Fatwa et de la recherche scientifique de Guinée, Dr Mamadou Oury Barry, a loué la solidarité, l’attente et l’unité d’action qui ont permis la rénovation de cette mosquée, avant de déclarer : « à partir d’aujourd’hui, il est autorisé d’accomplir toutes les prières (y compris celle de vendredi) dans cette mosquée. Que Dieu soit loué !

Car, cela vient s’ajouter aux autres patrimoines des musulmans dans cette localité. Ce que je demande aux habitants de Kokolou, c’est de faire de cette mosquée un lieu d’adoration par excellence. Qu’on prie ici, qu’on enseigne le coran ici, qu’on interdise ici le mal,…la mosquée a un rôle important dans l’éducation de l’âme du musulman. Et, la recherche de la connaissance est une obligation pour le musulman… ».

Par ailleurs, Dr Mamadou Oury Barry a invité les parents à s’employer davantage dans l’éducation des enfants qui, rappelle-t-il, ne font pas souvent ce que leur parents font (prier, lire le coran,…). « Aujourd’hui, la plus part de nos enfants ne font que danser, boire de l’alcool, fumer de la drogue,… Des vices que nos parents s’étaient éloignés », a-t-il rappelé.

A noter qu’au-delà des prières, des recueillements et bénédictions…qui ont ponctué cette cérémonie inaugurale, l’ouverture de la mosquée de Kokolou a été pour certains fils de ce district, une occasion de revenir à la source. Des fils de Kokolou dont certains ont fait une vingtaine d’années sans fouler du pied le sol de leur Kokolou natal.

De retour de Kokolou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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