Violences post-électorales à Kalinko : un des accusés meurt en prison à Faranah

Un des huit accusés dans les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a rendu l’âme ce mardi, 09 avril 2019, à la prison civile de Faranah. Selon nos informations, la victime se nomme Abdoulaye Diallo, secrétaire Générale de la jeunesse de Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2019, des violences meurtrières accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. Sur la soixantaine de personnes mises en cause, huit ont été inculpés et accusés d’assassinat, d’incendie volontaire, de destruction d’édifices publics et privés. Leur procès a démarré il ya une dizaine de jours.

C’est un de ses détenus qui a perdu la vie en prison à Faranah. Il s’agit d’un certain Abdoulaye Diallo, âgé de 68 ans, né à Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, cultivateur de profession.

Maître Salifou Béavogui, avocat du défunt, joint au téléphone, a confirmé la nouvelle et s’est dit très attristé. « Je ne sais quoi dire. J’avais demandé une mise en liberté pour mes clients détenus à Faranah dans l’affaire de Kalinko. Ils étaient en très mauvais état de santé. Sur les huit, on a mis en liberté qu’un seul vieillard de 77 ans, également très souffrant.

C’est vraiment un sentiment de désolation qui m’anime. Abdoulaye Diallo est décédé ce mardi en prison à Faranah sans qu’il n’ait pu se défende et prouver son innocence dans ce dossier. Je suis vraiment peiné », a fait savoir l’avocat.

Par ailleurs, maitre Béa a dit que le vieil homme de 77 ans, Alpha Oumar Bagou Bah, qui a récemment bénéficié d’une mise en liberté, est gravement malade. « Son cas est très grave et il mérite qu’on le transfère à Conakry pour des soins appropriés. Malheureusement, il ya une main invisible à la justice qui refuse son évacuation vers Conakry », accuse maître Salifou Béavogui.

Joint au téléphone, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, a confirmé ces informations. « Oui, c’est un vieux, un agriculteur, né en 1951, originaire de Kansato. Il était détenu. Quand je quittais, on m’avait appelé pour me dire qu’il était malade là-bas.

Mais vous savez, en la matière, si une décision n’a pas été prise à l’audience publique, il n’y aura plus un acte légal à poser pour sa mise en liberté. On m’a dit qu’il était malade et j’ai demandé à ce qu’on l’envoi à l’hôpital. Malheureusement, il était souffrant et un peu âgé, on m’a appelé pour me dire qu’il est décédé. Son décès est survenu à la maison centrale ».

Cependant, le procurer nie un quelconque refus de la justice de permettre l’évacuation sanitaire du vieil homme, Alpha Oumar Bagou Bah. « Pour ce qui est du vieux de 77 ans, il avait bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Il avait été confié à un de ses parents du nom d’Elhadj Boubacar. L’autre fois, ils sont venus me trouver au bureau pour me dire que le vieux est malade et qu’ils auraient souhaité qu’il soit évacué sur Conakry.

Je leur ai dit de repartir à l’hôpital régional de Faranah pour nous donner un acte. Si les médecins disent qu’ils ne peuvent pas le traiter, on pourra l’évacuer sur Conakry. Quand je quittais, puisque je ne suis pas sur place, ils n’avaient pas produit un acte allant dans ce sens », a dit Mamoudou Lébéré Baldé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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