L’association guinéenne pour la transparence (AGT) a procédé ce Samedi, 13 avril 2019, au lancement d’une plateforme numérique de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en présence du ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Elhadj Mamadou Taran Diallo, qui a présidé les travaux dudit lancement, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Financée par l’Union européenne et administrée par ‘’Transparency internationale’’, la plateforme numérique de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme regroupera en son sein, des informations de sept pays de l’Afrique de l’ouest. Mais, pour le moment, c’est seulement la Guinée et le Nigéria qui ont encore réussi à finaliser leurs plateformes.

Selon l’association guinéenne pour la transparence, le but de cette plateforme est de suivre le progrès des pays dans la mise en œuvre de standards internationaux et des engagements pris par les autorités nationales en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux ; mais aussi de permettre aux journalistes d’investigation d’avoir accès à des informations et analyses faites par les ONG ; et, enfin, de permettre au public de trouver les ressources nécessaires en un seul endroit.

« Dans cette plateforme, on trouve des normes et des recommandations cruciales obtenues à travers une enquête réalisée auprès des acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment des capitaux en Guinée », a indiqué Oumar Diallo le président de l’association guinéenne pour la transparence.

Pour le président de la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) de Guinée, Koly Mara, les pays sont actuellement sous la menace des criminels financiers. Et, soutient-il, « chaque pays doit prendre des dispositions pour être moins vulnérable. Et, lorsqu’un pays ne prend pas les mesures préventives, cela permet aux criminels financiers de venir investir de l’argent sale. Et, tout le monde sait que l’argent sale tue l’économie ».

Pour sa part, le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté a commencé par rappeler que la Guinée dispose déjà d’une loi anti-corruption. Mais, soutient-il, il va falloir se battre pour la mise en œuvre de toutes les réglementations.

Par ailleurs, le ministre Elhadj Mamadou Taran Diallo a présenté cette plateforme comme une source de sécurité pour les journalistes d’investigations.

« Le fait qui nous réunit aujourd’hui est un thème d’actualité et une préoccupation partagée… Il va falloir qu’on continue à créer, développer et renforcer une presse d’investigation dans notre pays. Parce qu’au lieu qu’il y ait de la calomnie, de la dénonciation simple, comme cette plateforme va être mise en place, nous avons des professionnels de médias capables de récolter des faits, de détenir ces faits et de les afficher quelque part. Quel que soit l’article qui est produit ou l’attaque qui aura été faite après, lorsque vous êtes motivés, ce sera d’abord la propre promotion du journaliste, sa sécurité et ça sera aussi une source d’information importante pour les utilisateurs que nous sommes », a dit Elhadj Mamadou Taran Diallo tout en invitant l’association guinéenne pour la transparence à faire vivre cette plateforme et d’en faire une source sure d’information.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin