Cinq cases et tous leurs contenus sont partis en fumée au cours d’un incendie qui s’est produit hier, vendredi 12 avril 2019, dans la commune urbaine de Faranah. Le feu est parti d’un tas d’ordures brûlé par des enfants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Faranah.

C’est aux environs de 17 heures, que cet incendie s’est produit au secteur 4 du quartier Mosquée, dans la commune urbaine de Faranah. Après avoir balayé chez eux, des enfants ont brûlé les ordures. C’est ainsi que le vent a emporté le feu qui a touché la case la plus proche. Le feu s’est ensuite propagé pour toucher quatre autres cases et deux cuisines. Ibrahima Camara, l’une des victimes, déplore d’importants dégâts matériels.

« J’ai demandé aux enfants de balayer la concession. Quand ils ont fini, ils ont accumulé les ordures pour les brûler. C’est ainsi que le feu a pris la case qui était à côté, puis les toilettes et ça s’est propagé aux autres cases voisines parce que le vent soufflait. Au total, 5 cases et deux cuisines ont été consumées. On dénombre d’importantes pertes parce que tout le contenu des cases également est parti en fumée.

Moi par exemple, j’ai perdu mon lit, mes fauteuils et d’autres biens. J’ai perdu aussi une somme de 600.000 francs qui m’appartenait et une somme de 1.200.000 francs qu’on m’avait confiée. Les voisins également ont perdu beaucoup choses chez eux », explique ce sinistré.

Ibrahima Camara salue la mobilisation des habitants de la localité, qui a permis d’éviter une plus grande propagation du feu. Il déplore cependant le retard des sapeurs-pompiers. « Dès que l’incendie a commencé, on a appelé les sapeurs-pompiers à plusieurs reprises, le chef de quartier même les a appelés mais ils ne sont pas venus. S’ils venaient à ce moment-là, on aurait pu limiter les dégâts parce que c’est seulement une case qui avait pris feu. Ils ont attendu que 4 cases prennent feu pour venir maintenant. C’est pourquoi, la population s’est révoltée contre eux ».

De son côté, le chef de quartier, Mamoudou Kandé, regrette cette situation et appelle à l’aide en faveur des sinistrés. « Vraiment, les dégâts sont importants :

5 cases avec leurs contenus, tous complètement brûlés. Même une aiguille n’est pas sortie. Il y a certaines cases qui étaient remplies de denrées alimentaires comme le riz, le fonio, l’arachide en plus d’autres biens, tout a été consumé.

Vraiment, nous plaidons auprès des autorités, auprès de la population, des bonnes volontés, nous tendons la main à tout le monde pour assister ces sinistrés et leur remonter le moral. Donc, je demande l’assistance de la ville de Faranah, l’assistance des personnes de bonne volonté, l’assistance des autorités à mes citoyens qui sont aujourd’hui à la belle étoile », a-t-il lancé.

A rappeler que les incendies sont récurrents en saison sèche dans la préfecture de Faranah. Cette année, avant ce dernier cas, 60 cases et tous leurs contenus sont partis en fumée le 11 mars 2019 à Oussouyah, localité située à 27 km de la ville de Faranah, 56 cases ont été consumées avec leurs contenus le 23 février 2019 à Fantoumanya, localité située à 10 km de la ville, et 46 cases autres sont parties en fumée le 22 février 2019 à Cissiya, à 16 km du chef-lieu de la préfecture.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13

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