Ramadan et prix des denrées alimentaires : voici une déclaration du GOHA

17 avril 2019 à 20 08 56 04564
Chérif Mohamed Abdallah, président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) remercie les opérateurs économiques guinées et étrangers évoluant sur le territoire national pour leur esprit de patriotisme et pour leur implication dans la résolution des différents problèmes que le monde des affaires traverse depuis un certain temps.

Le GOHA rappelle aux uns et aux autres que bientôt les fidèles musulmans seront appelés à entrer dans le mois saint de Ramadan.

A cette occasion si important car constituant l’un des piliers de l’islam, le GOHA sollicite la bienveillance de tous les opérateurs économiques, afin que nos frères musulmans puissent s’acquitter dignement et convenablement de leur obligation de jeun et de pénitence.

A cet effet, le GOHA les invite tous à maintenir des prix accessibles à tous, et à éviter les hausses injustifiées, surtout en ce qui concerne les denrées de première nécessité.

Le GOHA souhaite, qu’à l’instar des pays frères qui nous entourent, nos opérateurs économiques sauront extérioriser leur générosité en facilitant l’accomplissement du mois de ramadan aux fidèles musulmans guinéens et ceux étrangers qui vivent parmi nous.

Le GOHA sait compter sur la compréhension de tous et de chacun.

Le Président

Chérif Mohamed Abdallah

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Recensement des enseignants : « il y a encore des bisbilles »

17 avril 2019 à 20 08 30 04304

Une semaine après le déclenchement de la dernière grève des enseignants par le SLECG, l’USTG, centrale dont est membre le syndicat des enseignants, a organisé une conférence de presse ce mercredi, 17 avril 2019, à son siège, situé à Kaloum. C’était pour expliquer les raisons qui ont conduit au déclenchement de cette autre grève et sa suspension, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

Contrairement à la grève des enseignants qui a eu lieu en début, cette dernière n’aura duré qu’un seul jour. Elle a été suspendue au lendemain de son déclenchement par le SLECG. S’exprimant sur la question, Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’USTG, a rappelé que c’est le refus du ministre de l’enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, d’appliquer le protocole d’accord signé en janvier dernier entre les syndicats et le gouvernement, qui a poussé le SLECG, appuyé par l’USTG, à déclencher cette nouvelle grève.

Mais, souligne-t-il, le ministre a finalement accepté d’appliquer les points de l’accord qui concernent son département. Et, c’est pourquoi, cette dernière grève a été aussitôt suspendue. « Je puis vous rassurer que c’est à la suite de cette grève que le ministre de l’enseignement supérieur nous a envoyés un courrier en bonne et due forme pour demander à ces démembrements d’accepter le recensement (des enseignants, ndlr) au sein de son département. Et, un autre courrier rétablissant ceux (les enseignants) qui ont été mutés arbitrairement pour faits de grève à leurs postes initiaux (…) Nous l’avons accepté et nous avons suspendu la grève» a-t-il indiqué.

Abdoulaye Sow

Abdoulaye Sow ajoute que malgré ces décisions du ministre Yéro Baldé, quelques problèmes sont enregistrés encore dans le recensement des enseignants du supérieur. Toutefois, il espère que l’opération se passera dans les meilleures conditions. « Il y a encore des bisbilles au niveau du recensement dans l’enseignement supérieur. Mais, nous estimons que ça va se régler. Nous estimons que le président de la commission en charge de cet assainissement, monsieur Bano Barry, est à la hauteur de la tâche qui lui est confiée. Et nous estimons qu’il va persévérer pour nous donner un document assaini dans l’intérêt de toutes les parties », a-t-il dit.

Le camp Abdoulaye Sow a profité aussi de l’occasion pour évoquer la cacophonie à la tête de la centrale syndicale, avec deux bureaux rivaux se réclamant tous de l’USTG. Pour Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et secrétaire général adjoint de l’USTG, il n’y a qu’un seul bureau légal et légitime de l’USTG. C’est pourquoi, il menace de porter plainte contre le camp d’en face s’il continue à parler au nom de l’USTG. « L’USTG dissidente, ce sont des syndicats fantômes créés par le pouvoir rien que pour se dresser devant nous au cas où on se lèverait pour des revendications telles que nous le vivons aujourd’hui.

Cette dissidente, si toutefois, elle ne change pas le label USTG et elle continue à parler au nom de l’USTG, nous porterons plainte au niveau du BIT, de l’OIT, de la CSI et de toutes les institutions nationales et internationales qui sont capables d’apporter leur contribution. Nous possédons le siège, nous avons le logo, notre compte est débloqué, nous possédons notre adresse mail, tout est à notre niveau. On ne sait pas qu’est-ce qui fait que ces dissidents continuent à se faire appeler USTG », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Saidou Hady Diallo et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 927

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Alpha Condé avertit les enseignants : « je n’ai pas peur des grèves, des manifestations »

17 avril 2019 à 20 08 22 04224

Présidant l’ouverture des travaux de la troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen (FEG) ce mercredi, 17 avril 2019, à Conakry, Alpha Condé a remué le couteau dans la plaie des enseignants. Le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, dénoncé vigoureusement le faible niveau de certains formateurs. Le président de la République a promis donc l’assainissement du secteur, annonçant qu’il n’a peur ni des grèves ni des manifestations qui peuvent en résulter, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous avons fait une dictée au niveau des enseignants, dictée du niveau de CE2. On a mis 20 fautes. Sur 700 enseignants, 70% n’ont pas trouvé les 20 fautes. Et sur les 70 %, 25 ont ajouté des fautes. Alors, comment peut-on enseigner quelqu’un qui est au CM2 quand on ne peut même pas corriger une dictée de CE2 ? Voilà le véritable problème. Donc, la formation des formateurs est un problème fondamental. On doit avoir le courage, dire que ne pourrons enseigner, que des gens qui sont sortis des Ecoles Normales d’Instituteurs, des gens qui sont sortis des écoles professionnelles. Il faut avoir ce courage.

Un gouvernement n’est pas à la traîne de l’opinion, mais il doit orienter l’opinion. On ne doit pas avoir peur de l’opinion, il faut qu’on se dise la vérité. Il y a beaucoup d’enseignants qui n’ont pas le niveau. Il faut que désormais les gens qui doivent enseigner à l’école primaire, soient des gens qui sont sortis de l’école des instituteurs. Même si c’est la bagarre ou les grèves on fera face. On ne veut plus d’un enseignement au rabais. Un gouvernement doit avoir le courage de se battre pour son pays. Tant que moi je serai président, je n’ai pas peur des grèves, je n’ai pas peur des manifestations. On fera ce qui est dans l’intérêt de la Guinée, c’est-à-dire, donner aux élèves, aux étudiants, des enseignants qui ont le niveau »

Ensuite, Alpha Condé a reconnu que le gouvernement doit construire des écoles à l’intérieur du pays pour que les enfants puissent bénéficier de la même éducation que ceux de la capitale. Mais à ce niveau aussi, il fustige l’attitude de certains enseignants mutés à l’intérieur et qui refusent de s’y rendre. « Il ne s’agit pas de construire des écoles s’il n’y a pas d’enseignants. Or, les enseignants doivent signer un engagement pour dire que dans les 5 et les 10 premières années, ils vont servir à l’intérieur du pays, non pas à Conakry. Il faut qu’on ait le courage de prendre à bras le corps le système éducatif sans avoir peur ni des étudiants, ni des enseignants, ni des syndicats, ni de personne. Mais faire ce qui est dans l’intérêt de ce pays à travers une jeunesse qui sera à la hauteur demain ».

Enfin, le professeur Alpha Condé a encouragé le développement de l’enseignement technique dans notre pays. « Il est extrêmement important que nous développions l’enseignement technique. Parce que l’économie n’a pas besoin que seulement des ingénieurs mais elle a besoin des gens qualifiés dans tous les secteurs. Et ensuite, à côté des métiers traditionnels, nous avons ce vous appelez aujourd’hui les nouveaux métiers. C’est l’avantage des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM). Donc, nous devons qualifier l’enseignement professionnel pour ne laisser aucun enfant de la Guinée au bord de la route parce que tout le monde ne peut pas aller à l’université. Au lieu qu’ils n’arrêtent les cours parce qu’ils ne peuvent pas aller à l’université, il faut qu’ils aient des écoles professionnelles, des centres d’apprentissage qui leur permettent d’être utiles à eux, à leurs familles mais aussi à la nation ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Siguiri : accusé de complicité de détournement, le préfet par intérim se défend

17 avril 2019 à 19 07 53 04534
Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités de Siguiri
Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri

Le secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri a animé un point de presse ce mercredi, 17 avril 2019, dans les locaux de la préfecture. Siné Magassouba a réagi aux accusations de détournement de fonds qui pèsent contre lui. Des accusations que le responsable a balayées d’un revers de la main, menaçant de porter plainte contre celui qui citera désormais son nom dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis quelques temps, une rumeur relative à un détournement de fonds, impliquant le préfet par intérim de Siguiri circule dans la préfecture. Selon cette rumeur persistante, la commission de soutien au Manden FC, club de football soutenu actuellement par la préfecture, a détourné une partie de l’argent mobilisé pour l’achat d’un bus pour l’équipe. Et, les membres de cette commission auraient agi en complicité avec le secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba.

Cette commission qui a fait une collecte de fonds à Siguiri et auprès des ressortissants de la préfecture, auraient mobilisé, selon certaines informations, un montant de 220 millions de francs. Ses membres, en complicité avec Siné Magassouba, auraient ensuite utilisé une partie de ce montant pour acheter un bus moins cher et pas confortable, puis détourné le reste de l’argent pour des fins personnelles.

Face à cette rumeur, le préfet par intérim a décidé de sortir pour s’expliquer, assurant qu’il n’a nullement été impliqué dans l’achat de ce bus ni dans un quelconque détournement de fonds. « Je n’ai pas participé à l’achat du bus ni à la négociation pendant l’achat. D’ailleurs, j’ai pris du risque dans cette affaire, j’ai signé un ordre de mission sans l’aval préalable de mes collaborateurs. Maintenant, j’entends un certain Soul dire que la commission est en complicité avec moi et qu’elle m’a donné de l’argent. Que ça soit sa dernière fois ! Si j’entends mon nom désormais dans cette affaire, je porterai plainte contre la personne », a prévenu Siné Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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FEG 2019 : Alpha Condé appelle à une « orientation autoritaire » des bacheliers

17 avril 2019 à 18 06 12 04124

Le président Alpha Condé a procédé, ce mercredi 17 avril 2019, à l’ouverture officielle de la troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen (FEG). A cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a appelé, au cas échéant, à une « orientation autoritaire » des bacheliers, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La cérémonie d’ouverture officielle de ce forum a réuni, au Palais du peuple de Conakry, des responsables des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées du pays, des membres du gouvernement, des ambassadeurs ainsi que de nombreux élèves et étudiants.

Abdoulaye Yéro Baldé

Une occasion mise à profit par Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, pour rappeler la genèse de cet événement. « L’idée du Forum de l’Etudiant Guinéen émane d’un constat simple : nos élèves et étudiants ont très souvent des difficultés à s’orienter dans les institutions d’enseignement supérieur, technique et professionnel, une fois le Bac obtenu. C’est pourquoi, les ministères en charge du système éducatif de notre pays ont conjointement porté cette initiative. Le Forum de l’Etudiant Guinéen est un donc un espace unique, une plateforme destinée à fournir aux futurs bacheliers et étudiants guinéens, plus d’informations sur les programmes de formation, les conditions d’orientation, les cursus, les filières porteuses, les diplômes et les débouchés en termes d’emploi et d’auto-emploi. Le Forum s’inscrit donc dans le cadre de la qualification, de la formation des élèves et étudiants guinéens dans un monde ouvert et en perpétuel mutation », a-t-il dit.

Le ministre a, ensuite, annoncé le programme de cette troisième édition. « Vous aurez cette année, en plus des traditionnels panels, ateliers de formation, prestations scéniques pour ne citer que ceux-là, de Masters Class dont l’un sera animé, avec sa permission, par le monsieur le président de la République. Au cours de ce Master Class en présence de 150 à 200 élèves et étudiants, dont certains sont venus de l’intérieur du pays, il parlera de son parcours et leur prodiguera des conseils. C’est dans ce cadre que nous avons invité également, l’honorable Charles Fall (député américain) dont les parents sont d’origine guinéenne. Nous souhaitons qu’il partage avec les élèves et étudiants son parcours très particulier. En plus du concours de Mathématiques entre lycées et universités, le concours d’éloquence entre les établissements d’enseignement secondaire des cinq communes de la capitale, les ateliers de codage dans le domaine informatique et la remise du prix de l’excellence aux filles, femmes qui excellent dans le domaine des sciences et la technologie, dans l’ingénierie et les mathématiques, seront les nouveautés dans ce forum », a fait savoir Abdoulaye Yéro Baldé.

Djalikatou Diallo

Représentant les élèves et étudiants de la République de Guinée à cette cérémonie, Djalikatou Diallo, élève en classe de 11ème année Sciences Mathématiques au lycée des Jeunes Filles, a formulé des doléances à l’endroit du président de la République. Il s’agit entre autres de : « l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants, la création de bibliothèques modernes nous permettant de faire des recherches à caractère scientifique, l’octroi des bourses d’étude aux meilleurs sortants de chaque université pour la poursuite de leurs études en Master et la formation continue de nos formateurs ».

Prenant la parole, le président Alpha Condé a salué le thème de ce forum qui est « Choisir sa filière ». Pour le chef de l’Etat guinéen, il est très important d’éclairer la lanterne des étudiants sur la question, et au cas échéant, les obliger à choisir des filières qui correspondent à leur profil.

« L’Etat doit prendre la responsabilité d’accompagner les élèves sortis du secondaire pour leur orientation. C’est très bien ce que vous faites, de les informer sur les différentes possibilités. Cette action pédagogique est extrêmement importante. Mais aussi, il y a une deuxième action pédagogique, c’est de rencontrer des étudiants, leur expliquer en fonction de leurs capacités dans telle ou telle matière, quel est leur intérêt.C’est-à-dire, s’ils sont très forts en physique ou autre, vous pouvez leur dire d’aller dans tel secteur. Il y a une troisième phase qui est de la responsabilité de l’Etat. Lorsque l’action pédagogique ne réussit pas, l’Etat doit prendre la responsabilité d’une orientation autoritaire. C’est-à-dire, orienter de façon autoritaire dans tel secteur parce que c’est ce qui correspond à leur profil. Ça, il faut que le gouvernement ait le courage de le faire. Ça ne plaira pas aux étudiants mais c’est notre devoir de le faire », a lancé Alpha Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pita: un carnaval de l’UFDG non autorisé par les autorités locales

17 avril 2019 à 17 05 48 04484

Les autorités préfectorales de Pita n’ont pas permis à la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) d’organiser un carnaval dans le cadre d’une manifestation de l’opposition prévue ce mercredi, 17 avril 2019, contre un troisième mandat pour Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Pita, Khalidou Keïta confirme avoir reçu, sous le couvert du maire de la commune urbaine, Mamadou Oury DIALLO, une lettre d’information des responsables de l’UFDG qui voulaient organiser cette manifestation politique ce mercredi. La préfecture a été saisie de ce programme de l’UFDG avant hier lundi, 15 avril 2019.

Mais, les autorités préfectorales ont finalement expliqué au maire de la commune urbaine de Pita, Mamadou Oury Diallo en présence du député uninominal, Honorable Mamadou Diouldé Sow que la date choisie par l’UFDG coïncide avec la demi-finale du tournoi de football organisé dans le cadre du mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé. Le parti de Cellou Dalein DIALLO a alors accepté de sursoir au carnaval pour éviter tout risque de débordement ou de clash avec le public mobilisé pour le tournoi.

En lieu et place du carnaval, l’UFDG organise actuellement un meeting d’information et de sensibilisation contre le troisième mandat pour Alpha Condé. C’est le siège du parti qui sert de cadre à cette rencontre qui mobilise beaucoup de responsables, militants et sympathisants de l’UFDG de la région.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Desserte en électricité : de nouveaux équipements pour le centre de dispatching de Matoto

17 avril 2019 à 16 04 44 04444

Dans le but de gérer correctement les flux d’énergie entre les différentes centrales et les postes énergétiques, les autorités guinéennes et leur partenaire viennent de doter le centre de dispatching de Matoto, en chantier, de nouveaux équipements. Ces appareils ont été présentés à l’occasion d’une visite que l’administrateur général d’EDG a effectuée sur le terrain, ce mercredi 17 avril 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Boubacar Rafiou Diallo

Selon Boubacar Rafiou Diallo, chef du projet dispatching, ces équipements sont de trois ordres : des Scada, des équipements télécoms et des équipements RTE. « C’est des termes techniques qui ne sont pas bien compris par la population. Mais, il y a une partie des équipements qui va être dans la salle de contrôle et les équipements qui seront installés dans les différents postes à haute tension. Les armoires télécoms quant à eux, serviront de liaison entre le centre de dispatching et les différents postes et centrales », a-t-il expliqué.

Selon lui, ce sont des équipements qui aideront à gérer correctement les flux d’énergie entre les différentes centrales et les postes. « Ils gèrent le niveau des postes de haute tension, au niveau des centrales, et les lignes haute tension. L’opérateur qui est là, a la vue sur toutes les installations et en temps réel. S’il y a des problèmes sur le réseau, il les voit à l’avance et il a tout le temps pour prendre les dispositions nécessaires pour éviter qu’il y ait des coupures d’électricité dans les foyers », a-t-il rassuré.

Daniel D. GUERIN

De son côté, le conseil technique d’EDG, Daniel D. GUERIN a souligné que sur le plan technique, chaque incident qui survient sur le réseau va pouvoir être analysé immédiatement et va trouver des solutions pour réalimenter le client dans un bref délai. « Toutes les centrales de production vont être centralisées ici, les postes de distribution et de transformation seront vus ici et télécommandés, et nous pourrons réagir immédiatement. L’objectif est de donner une qualité à la distribution de l’énergie », dit-il.

Quant à l’administrateur général d’EDG, il a expliqué tout d’abord que le but de sa visite sur le centre de dispatching de Matoto est de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux en cours sur le terrain. Abdendi Attou s’est réjoui de l’arrivée de tous les équipements et de l’état d’avancement des travaux. « L’ensemble des équipements vient d’arriver : l’équipement télécommunication, l’équipement télé conduite qui vont être installés dans les centrales. Ils vont être déployés sur l’ensemble des ouvrages concernés et en termes de planification des travaux. La cadence est assez soutenue, mis à part certains problèmes que nous sommes en train de régler. Mais, la fin des travaux est prévue vers le mois de septembre 2019. Et on pourra le mettre en service au plus tard en fin septembre », a annoncé le responsable français.

Abdendi Attou

A en croire l’administrateur général d’EDG, ce centre va jouer plusieurs rôles pour permettre l’amélioration de la stabilité du réseau. « Avec ce centre, tout sera télécommandé à cet endroit avec des opérateurs qualifiés qui auront une vision globale de l’ensemble du réseau. Et toutes les mesures seront rapatriées ici. Ils pourront commander les organes de coupure des disjoncteurs ; ils pourront ouvrir des lignes, isoler un poste et ils auront une vision sur la stabilité du réseau. Et comme le réseau guinéen va être connecté au réseau de la sous-région, ils pourront communiquer toutes ces informations au centre de contrôle à Cotonou qui gère l’ensemble du réseau interconnecté.

Rappelons que la construction de ce centre a été financée en partie par la Guinée à travers le budget national de développement, et l’autre partie par les fonds d’Abou Dabi pour un montant de plus de 14 millions d’euros. Le taux d’exécution global des travaux se situe entre 70 et 75%.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Banque : les travailleurs de la BICIGUI seront en grève à partir de demain, jeudi

17 avril 2019 à 16 04 08 04084

Les agences de la BICIGUI devraient être fermées à partir de demain, jeudi 18 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire guinéen, et ce, pour une durée indéterminée.

En effet, les travailleurs de cette multinationale bancaire ont décidé de partir en grève à compter de cette date. Ils protestent contre ainsi contre le refus de leur Direction Générale de négocier « les revendications légitimes » des travailleurs au titre de l’année 2019. La délégation syndicale de la BICIGUI a publié son avis de grève ce mercredi, 17 avril, soit un peu plus d’un mois après le préavis de grève qu’ils ont adressé à leur Direction le 14 mars dernier.

Guineematin.com vous livre ci-dessous leur avis de grève :

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Enseignement Supérieur : le SNAESURS annonce une grève à partir du 19 avril

17 avril 2019 à 15 03 05 04054
Baaba Mansaré, Secrétaire général du SNAESURS

Le secteur de l’Enseignement Supérieur guinéen risque d’être paralysé dans les prochains jours. Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) décide de déclencher une grève générale et illimitée à partir du vendredi, 19 avril prochain. Il l’a annoncé ce mercredi 17 avril devant la presse.

Le syndicat justifie sa décision de paralyser l’ensemble des institutions d’enseignement supérieur et de recherche du pays par la non-obtention d’un dialogue avec l’inspection générale du travail, autour des 14 points de revendications contenus dans son préavis de grève adressé récemment aux autorités.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’avis de grève du SNAESURS

AVIS DE GREVE

Baaba Mansaré

Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,

  • Vu le congrès constitutif du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique du 09 Mai 2018 ;
  • Vu la feuille de route assignée au Bureau Exécutif National en date du 09 Mai 2018 par les congressistes;
  • Vu la lettre N0044/METFP-ET/CAB/18 en date du 18 janvier 2019 portant assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants ;
  • Vu la lettre N0004 en date du 16 Mars 2019 adressée au président de la commission du recensement du personnel enseignant de l’Education relative à la position du Syndicat National Autonome de I ‘Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique •
  • Vu la non-participation du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique à la grève et à la signature du protocole d’accord du SLECG- USTG-

GOUVERNEMENT ;

  • Vu la non-conformité de la liste des agents recenseurs indépendants fournie par le président de la commission de recensement des enseignants au SNAESURS avec celle des agents déployés sur le terrain;
  • Vu la présence des agents recenseurs non indépendants dans IES et CRS

Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique exige :

1- Le retour, l’amendement (par l’insertion des assistants / attachés de recherche) et l’application de l’arrêté conjoint NO 2356 MERS/MEF/CAB la 04/08/2017 portant revalorisation des primes, indemnités et avantages spéciaux accordés aux enseignants- chercheurs et chercheurs (Professeurs et Directeurs de Recherche / Maîtres de Conférences et Maîtres de Recherche, Maîtres Assistants et Chargés de Recherche) ;

2-Le recensement dans les IES et CRS avec des agents indépendants sous la supervision du SNAESURS •

  • La publication immédiate de l’arrêté d’engagement des 451 homologues avec une prise en charge à partir de Janvier 2019;
  • La publication immédiate de l’arrêté d’abrogation du licenciement les 7 enseignants chercheurs de l’Université de Kindia ,
  • Le relèvement de l’âge de la retraite de 65 à 70 ans de tous les enseignants chercheurs et chercheurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ;
  • L’augmentation de deux grades pour les détenteurs de Master, de DEA et trois grades pour les Doctorats ou tous autres diplômes équivalents en plus des trois et cinq grades respectivement accordés par le décret N0044 du 1 er avril 1996 ;
  • Le déblocage des avancements annuels et la correction des erreurs de la transposition de 2016 en tenant compte de l’ancienneté ;
  • Le non-retour des enseignants mutés par nécessité de service qui ont refusé de rejoindre leurs postes ;
  • Le retour de la ligne investissement dans les IES et les CRS ;
  • Le retour de la ligne de recherche dans les Institutions pour faciliter les activités de recherche ;
  • Le paiement de l’assistance aux enseignants- chercheurs en formation sur place
  • L’amélioration du traitement salarial des contractuels à 150%, leur immatriculation à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), puis rendre permanant le contrat de tous ceux qui ont fait plus de deux (02) ans dans les IES et CRS ;
  • La mise en place d’une commission tripartite composée de la CRDG, du Syndicat SNAESURS et du Département pour rendre plus efficace la gestion du fond de formation des formateurs.

Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) décide de déclencher une grève générale et illimitée dans toutes les Institutions d’Enseignement Supérieur et les Centres de Recherches Scientifiques à compter du Vendredi, 19 avril 2019.

Le SNAESURS invite tous les travailleurs des IES et CRS à observer ce mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction effective des différents points de revendication.

NB : Le mot d’ordre de grève ne sera suspendu ou levé qu’après consultation des différentes structures de base du SNAESURS.

AMPLIATIONS

MESRS : 01

METFP-ET : 01

NENA : 01

MFP : 01

IGT:OI

PRIMATURE : 01

PRG : 01

CRDG : 01

CDGIRSD : 01

CES : 01

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Après la présidence soudanaise, El-Béchir va en prison : que fera Alpha Condé de la Guinée ?

17 avril 2019 à 14 02 14 04144

L’ancien président soudanais, Oumar El-Béchir, renversé par l’armée, a été transféré dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 17 avril 2019, dans une prison de Khartoum, a appris Guineematin.com d’une dépêche de l’agence France presse, qui a cité un proche de l’ancien chef de l’État.

Âgé de 75 ans (Alpha Condé en a 81, officiellement), Oumar El-Béchir a été renversé par l’Armée le 11 avril dernier sous la pression de la rue, après trente années à la tête de l’Etat soudanais.

Quid de la Guinée d’Alpha Condé ?

En République de Guinée, aucun ancien président n’a été interpellé. Pas puisqu’ils n’ont jamais commis de crimes… Les deux premiers à diriger le pays (Sékou Touré, de 1958 à 1984 et Lansana Conté, de 1984 à 2008) sont morts au pouvoir. Et, les deux autres (Moussa Dadis Camara et Sékouba Konaté) qui se sont succédé au cours de la transition militaire (entre 2008 et 2010) sont exilés.

A la tête de la République de Guinée depuis 2010, le cinquième dirigeant de notre pays a été le seul à avoir le pouvoir suite à une compétition électorale. Et, c’est aussi le seul à trouver une Constitution qui avait préalablement verrouillé le mandat pour tout chef d’Etat de la Guinée à cinq ans renouvelable une seule fois (donc à un maximum de dix ans).

Après la mort du premier dictateur de la Guinée, Sékou Touré à Cleveland (aux Etats-Unis), le 26 mars 1984, l’armée guinéenne avait attendu une semaine pour décider de faire son coup d’Etat. Lansana Conté qui avait ainsi ramassé le pouvoir dans la rue, le 03 avril 1984, avait lui-même impulsé et fait voter une nouvelle constitution en 1990, légalisant ainsi le multipartisme intégral. C’est cette Loi Fondamentale que le deuxième dictateur de la Guinée avait fait modifier en organisant un référendum contesté le 11 novembre 2001. Cette situation est donc totalement différente de celle actuelle où Sékouba Konaté a « volontairement » remis les armoiries de la République à un nouveau président « démocratiquement élu »…

Pourtant, depuis quelques temps, le président Alpha Condé fait penser qu’il ne quittera pas à l’issue de ses deux mandats légaux, malgré le verrou constitutionnel, qui ne visait pas sa personne… Aujourd’hui, si la majorité du peuple de Guinée lui demande de respecter la Constitution en quittant le pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020, quelques proches du pouvoir ne souhaitent surtout pas perdre les opportunités qu’ils ont actuellement de sucer les maigres économies du pays.

A coût de plusieurs millions détournés des caisses de l’Etat, ces anticonstitutionnels manipulent certains citoyens pour faire passer une possibilité de changer (ou modifier) la Constitution afin de laisser le président Alpha Condé au pouvoir jusqu’à la fin de ses jours. On doit le laisser, lui aussi, mourir au pouvoir comme Sékou Touré et Lansana Conté, avait dit à N’zérékoré Bangaly Kourouma, ancien Directeur Général de la police, qui a finalement été promu conseiller à la présidence de la République avec rang de ministre…

D’autres promoteurs d’un troisième mandat ou de la présidence à vie pour Alpha Condé ont leurs arguments pour se faire nommer ou simplement dans l’espoir de continuer à tirer profit de leur proximité avec Sékhoutouréya. Mais, le peuple de Guinée les laissera-t-il faire ?

Comme dirait l’autre, refusant même de regarder ce qui se passe à côté, ceux qui veulent violer la Constitution guinéenne et imposer une troisième dictature dans notre cher pays vont droit dans le mur ; et, en plus, ils klaxonnent…

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Labé : le parti de Baadicko en ordre de bataille contre le 3ème mandat pour Alpha Condé

17 avril 2019 à 13 01 45 04454
Mamadou Saïdou Baldé, coordinateur régional de l’UFD à Labé

La coordination régionale de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadicko à Labé est farouchement opposée à toute idée de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé, a fait connaitre cette position de son parti à l’occasion d’un entretien exclusif qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 17 avril 2019.

« Depuis la création de notre parti, en 1992, nous défendons les valeurs démocratiques et les principes universels des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Nous avons toujours prôné l’alternance démocratique. Nous ne pouvons donc jamais être associés à toute forme de confiscation ou de tentative de confiscation du pouvoir par qui que ce soit. Nous comptons donc nous investir pour empêcher le président Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir » a expliqué le militant de l’UFD de Mamadou Bah Baadicko.

Abordant la question de l’appartenance de son parti à la mouvance présidentielle, le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé précise que « tout observateur doté de bon sens est conscient que ce partenariat entre notre formation politique et le RPG Arc-en-ciel n’est pas solide.»

« Nous ne nous retrouvons pas dans plusieurs orientations de la gouvernance actuelle qui est en train de dévier les objectifs de consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République de Guinée » a-t-il poursuivi.

Notre interlocuteur rassure que son organisme est en harmonie avec la direction nationale du parti sur cette question de 3ème mandat ou de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Parlant de l’absence de l’UFD au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Mamadou Saïdou Baldé parle de divergence d’approches entre son parti et les autres acteurs concernés par ce débat au sein de l’opposition républicaine et des organisations de la société civile.

« Nous avons notre propre stratégie à ce sujet. Le président du parti et les membres du bureau exécutif national vont dérouler notre agenda dans les prochains jours pour que l’opinion soit située sur la démarche appropriée que nous proposons aux défenseurs éclairés de la constitution guinéenne » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kankan : le corps d’une femme exhumé par des inconnus

17 avril 2019 à 13 01 37 04374

Des individus non identifiés ont ouvert une tombe et exhumé le corps d’une femme qui se trouvait à l’intérieur. L’acte s’est passé dans la nuit d’hier à ce mercredi, 17 avril 2019, au cimetière du quartier Météo, dans la commune urbaine de Kankan. Ni les auteurs de cet acte encore moins leurs motivations ne sont, pour l’heure, connus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon nos informations, le corps en question a été enterré le lundi dernier. Deux jours après, sa tombe a été retrouvée complètement ouverte, ce mercredi matin. La nouvelle a fait le tour du quartier et de nombreuses personnes se sont rendues au cimetière pour constater les faits.

Elhadj Moussa Condé

Le chef de quartier, Elhadj Moussa Condé, condamne un acte regrettable. « Nous assistons à un acte très regrettable ce matin, au grand cimetière de Sinkèfara dans le quartier Météo. Nous avons été informés qu’il y a une tombe qui a été ouverte hier nuit par des individus mal intentionnés, qui ont déterré le corps se trouvant à l’intérieur. Le corps a été enterré avant-hier, ce matin nous sommes venus trouver que la tombe est ouverte. Mais, on n’a pas pu constater si une partie du corps a été emportée, ni celle du linceul. Pour le moment, on n’a pas cette confirmation », indique le chef du quartier Météo.

Informé de l’acte, le commissaire central de la police de Kankan, Abdoulaye Sanoh, s’est également rendu sur les lieux. Après son constat, l’officier n’a pas souhaité se prêter à nos questions. Il a tout de même annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette situation.

Mohamed Doumbouya

De leur côté, les jeunes du quartier Météo ont envisagé des mesures visant à sécuriser davantage ce cimetière, afin d’éviter ce genre d’acte à l’avenir. « La mesure que nous avons prise pour le moment, c’est d’appeler tous les jeunes de Kankan de venir nous rencontrer chaque dimanche pour qu’on puisse assainir le cimetière. Parce que s’il est débarrassé des mauvaises herbes, on pourra appréhender toute personne qui s’y introduira », a annoncé Mohamed Doumbouya, le président de l’équipe en charge de l’assainissement dudit cimetière.

A noter que c’est la première fois qu’un tel acte est enregistré dans ce cimetière, considéré comme étant le plus grand de la commune urbaine de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Evasion d’un présumé criminel à Kollangui (Tougué) : les autorités locales attendues chez le juge

17 avril 2019 à 11 11 57 04574

Le sous-préfet de Kollangui, Rémy Péguita Soaromou, le maire de la commune rurale, Elhadj Lamine Diallo, le chef du poste de la police de la zone, Lieutenant Kamano, et deux autres agents de la Garde Communale sont attendus aujourd’hui par le juge de paix de Tougué. Ces autorités locales devraient expliquer les circonstances de l’évasion du jeune Ousmane Barry du village de Lâbha qui est accusé d’avoir violé une fillette de 14 ans, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ce cas de viol, qui a été confirmé par les services de santé, a été perpétré le samedi dernier, 13 avril 2019, au chef-lieu de la commune rurale de Kollangui, dans la préfecture de Tougué, relevant de la Région Administrative de Labé. C’était à l’occasion d’une soirée dansante organisée dans la localité.

Après cet acte criminel, les parents de la victime ont saisi les autorités de Kollangui qui ont dépêché les agents de la garde communale sur le terrain pour interpeller le résumé violeur, Ousmane Barry, conducteur de taxi-moto dans la zone.

Le prévenu a immédiatement été confié par les autorités locales au chef du poste de la police de la zone, le lieutenant Kamano, basé à Koïn.

Malheureusement, l’accusé a traîné avec ces services de police de la localité pendant plusieurs jours avant de s’échapper.

Informé de la situation, le juge de paix de Tougué, Souleymane Kouyaté, a invité le sous-préfet de Kollangui, Rémy Péguita Soaromou, à se rendre à son bureau avec le maire de la commune rurale, Elhadj Lamine Diallo, le policier, lieutenant Kamano, et les deux agents de la Garde communale pour éclairer sa lanterne sur les circonstances de cette évasion suspecte qui éclabousse les autorités locales.

En attendant, le sous-préfet de Kollangui, Remy Péguita, interrogé dans la matinée de ce mercredi, 17 avril 2019, par Guineematin.com, a dénoncé ce qu’il qualifie de négligence coupable du lieutenant Kamano à qui il aurait demandé de transférer à temps le dossier à Tougué.

L’autorité locale ajoute que c’est le sixième (6ème) cas de viol signalé dans la zone à l’actif de ce jeune Ousmane Barry.

Dossier à suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Condamnation de Paul Moussa : ce qu’en dit le RPG-AEC

17 avril 2019 à 11 11 01 04014
Souleymane Keïta, Conseiller à la présidence et Coordinateur de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel

La condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’OGP et allié de la mouvance présidentielle, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Le RPG Arc-en-ciel, par la voix de Souleymane Keïta, le responsable de la cellule de communication du parti s’est prononcé sur la question hier, mardi 16 avril 2019. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, le conseiller du président de la République, chargé de mission, a évoqué le sujet avec beaucoup de réserves.

Décryptage !

Guineematin.com : l’ancien Directeur Général de l’Office Guinéen de Publicité, Paul Moussa Diawara, et son comptable, Inza Bayo, ont été condamnés à cinq (5) ans de prison ferme pour détournement de deniers publics. On sait que Paul Moussa est un grand allié du RPG Arc-en-ciel, comment votre parti réagit à votre condamnation ?

Souleymane Keïta : nous sommes dans un Etat de droit. Et si vous vous souvenez bien, le professeur Alpha Condé, dès qu’il est arrivé à la magistrature suprême, un des piliers de ses reformes phares, fût la réforme de la justice avec notamment : la revalorisation du traitement des magistrats, avec la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature, la formation continue des professionnels de droit à tous les niveaux. Et aujourd’hui, nous pensons que cette réforme est en train de faire ses fruits.

Pour ce qui nous concerne par rapport au sujet de la condamnation de monsieur Paul Moussa Diawara, nous sommes légalistes, on se réserve le droit de commenter une décision de justice. Pour nous, le processus continue, et il appartiendra bien entendu aux juges de trancher cette affaire.

Guineematin.com : mais, le juge a déjà tranché. Paul Moussa Diawara a été reconnu coupable de détournement de près de 40 milliards de francs et il est déjà en prison. Est-ce que vous saluez cette décision ?

Souleymane Keïta : non, je ne la salue pas. Cependant, nous ne commentons pas parce que nous pensons que la procédure s’est passée comme cela se devait. Bien entendu, nous allons user, si les lois nous permettent, de tous les recours pour que monsieur Paul Moussa puisse bénéficier des largesses que prévoit la loi dans ce cas de figure. De toutes les façons, c’est un responsable du parti. Peut-être qu’on peut s’en réjouir à cause du fait que c’est une avancée significative.

Ça signifie que n’importe qui peut être amené à comparaître et à subir la rigueur de la loi, quelque que soit son rang social ou quel que soit son positionnement politique. Nous souhaitons que le processus-là continue et que ça s’élargisse à tout le monde. Du reste, on ne peut pas non plus nous réjouir parce que c’est un responsable du parti. Encore une fois, nous ne voulons pas commenter cette décision.

Guineematin.com : vous pensez tout de même que l’inspection d’Etat doit continuer son travail, c’est-à-dire continuer à traquer les personnes qui se rendraient coupables de détournement de deniers publics ?

Souleymane Keïta : l’inspection générale a toujours fait son travail, le professeur Alpha Condé a toujours dit, depuis l’opposition, que nous nous battons pour gouverner le pays, et cette gouvernance doit se faire dans les règles de l’art. Il s’agira en premier de servir le peuple et non de nous servir du peuple. Donc, l’inspection a toujours travaillé. Nous avons des réserves par rapport à cette situation.

Mais encore une fois, il y a des procédures en la matière qui vont être utilisées pour arriver à ces objectifs mais pour lesquels nous pensons pouvoir tirer au clair tous les contours liés à ces problèmes. Mais pour le moment, encore une fois, la justice est indépendante, c’est ce que nous avons voulu et on s’en tient à cela.

A suivre la deuxième partie de cette interview dans laquelle nous avons parlé notamment de la campagne en cours en faveur d’une nouvelle Constitution et des protestations contre ce projet.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Incendie mystérieux à Siguiri : 9 cases et leurs contenus partis en fumée à Siguirini

17 avril 2019 à 9 09 49 04494

Un incendie d’origine mystérieuse s’est produit hier, mardi 16 avril 2019, à Amina Boufè, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirini (Préfecture de Siguiri). Neuf (9) cases et leurs contenus ont été consumés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Bakary Traoré est la plus grande victime de cet incendie. Selon lui, seul Dieu sait d’où provient ce feu. « On ne sait pas comment l’incendie s’est produit, seul Dieu le sait. Nous étions tous assis quand on a vu le feu sur le toit des cases. Moi personnellement, j’ai perdu 5 cases dans ma famille. Il y a eu 4 autres cases qui ont été brûlées chez nos voisins », explique cette victime.

Cet incendie est le deuxième du genre à Amina Boufè. L’année dernière, une dizaine de cases avaient été consumées par un feu mystérieux dans cette localité de la commune rurale de Siguirini.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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“Fria, ville du livre” forme 60 femmes en Entrepreneuriat et Leadership Féminin

17 avril 2019 à 9 09 42 04424

Communiqué : En prélude au lancement officiel de l’événement éducatif et culturel “ Fria, ville du livre”, soixante femmes et jeunes filles ont bénéficié d’une formation “gratuite” en Entrepreneuriat et Leadership Féminin dans la journée du mardi 16 avril dernier, à Fria.

Initié par le site d’informations culturelles et sportives Generations224.com en partenariat avec l’harmattan-Guinée et l’AFAF (Amicale des Fils et Amis de Fria), ce renforcement de capacité dirigée par Mme Bah Kadija a permis à des femmes venues des ONG, des associations, de l’administration locale et des jeunes élèves et diplômées, d’acquérir des notions sur le leadership féminin et sur comment se lancer dans l’entrepreneuriat en partant de 0 franc.

Pour Alpha Camara (le sérum) initiateur et Administrateur général de Generations224.com, “cette formation permettra de réveiller chez chacune des participantes, l’instinct d’entreprendre et leur donnera des outils qui vont les permettre à la longue, de vivre autonome et de prendre en charge une partie des charges quotidiennes”.

S’adressant aux bénéficiaires, Mme Bah Kadija insisté sur le fait que se victimiser n’est pas une attitude d’une femme leader mais que dorénavant, “la femme doit par son potentiel, se faire respecter et mériter des postes de responsabilité par sa vision et son savoir-faire. Aujourd’hui, vous bénéficiez de cette formation et sachez que vous devez mettre en application son contenu pour devenir, leader dans votre domaine et aux yeux de la société”

Les autorités préfectorales en la personne de Hadja Gnalen Condé Préfète de Fria et M. Lansana Boffa Camara Maire de la commune, ont procédé au lancement de la formation tout en prodiguant de sages et utiles conseils, aux participantes.

Premier volet de l’ambitieux projet “Fria, ville du livre” qui sera lancé le jeudi 18 avril prochain, cette formation est comme l’a indiqué Alpha Camara, “le départ d’une aventure dont l’ambition est de faire vivre les friakas dans d’autres secteurs d’activité qui n’ont rien à à voir avec l’usine”.

Communiqué par la Cellule de Communication de l’événement “ Fria, ville du livre”

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Procès : Jean Donzo, l’eau de la mer rouge et les 57 millions de francs

17 avril 2019 à 6 06 57 04574

De nos jours, plusieurs citoyens qui ont des ambitions démesurées se font arnaquer par des marabouts et autres féticheurs, détenteurs des pouvoirs surnaturels. Les victimes de ce genre d’arnaques saisissent souvent les tribunaux de la place pour réclamer les biens que leur ont extorqués par leurs arnaqueurs.

C’est le cas de Fabrice Tonguino et Josephine Haba qui poursuivent Jean Donzo et Laye Djiba Kourouma pour escroquerie et blanchiment d’argent, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces deux plaignants disent avoir été victimes de la magie de Jean Donzo et de Laye Djiba Kourouma à qui ils ont remis un montant de plus de 57 millions de francs guinéens, dans l’objectif de devenir riches. Aujourd’hui, cette affaire est pendante au niveau du tribunal de première instance de Kaloum où le dossier a été requis et plaidé hier, mardi 16 avril 2019, après plusieurs audiences tenues à cet effet.

Prenant la parole pour ses plaidoiries, le conseil de la partie civile maître Bernard Saa Dissi Millimono, a longuement narré les faits de cette procédure.

« Dans cette affaire c’est Fabrice Tonguino qui est tombé malade. Et, dame Joséphine Haba l’a accompagné chez Jean Donzo pour se soigner. Ce dernier a réussi à le guérir et le patient a payé 200 mille francs guinéens. Quelques mois après, c’est Jean Donzo qui appelle Fabrice Tonguino pour lui dire qu’il a fait un rêve pour sa réussite. C’est ainsi que Fabrice Tonguino est revenu le voir.

Jean Donzo lui a demandé d’envoyer une valise, il a envoyé. Il a demandé à Fabrice Tonguino de rester dehors un instant. Après, il lui demande de rentrer. Et dès qu’il est rentré, il a trouvé que la valise est remplie de billets de banque composés de dollars, euros et du franc guinéen. Jean Donzo lui a dit que pour être en possession définitive de ces billets, il y a des sacrifices à faire. Pour ce sacrifice, il demande à Fabrice d’envoyer entre autres : un mouton, de l’or, l’eau de la mer rouge, un parfum de marque loura, et 7 colas blancs.

Ainsi, Fabrice a sillonné tout le marché de Madina pour chercher l’eau de la mer rouge. Il n’a pas trouvé. C’est ainsi que Jean Donzo lui a dit que c’est seulement le surnommé « Big » qui est Laye Djiba Kourouma qui détient cette eau de la mer rouge. Et Fabrice Tonguino est allé acheter cette eau à 40 millions de francs guinéens. En tout, il a dépensé plus de 57 millions de francs guinéens pour ces sacrifices. Et depuis qu’il a remis ça à Jean Donzo, ce dernier est devenu introuvable. Il dit qu’il a perdu l’eau de mer rouge achetée à 40 millions, et depuis, il a coupé tous ses contacts », a relaté l’avocat.

Quant à madame Joséphine, poursuit-il, « c’est un montant d’un million de franc guinéen qui a été volé chez elle. Elle est allé chez le Donzo pour découvrir le voleur et le Donzo l’a mis dans les mêmes conditions que Fabrice Tonguino. Et, elle a dépensé plus de 10 millions de francs guinéens. Heureusement, Jean Donzo et Laye Djiba Kourouma ont été arrêtés et placés respectivement sous mandat le 28 février 2017 et le 17 mars 2017 », a-t-il précisé.

Après cette longue narration, Bernard Saa Dissi Millimono a demandé au tribunal de se déclarer incompétent de juger cette affaire en renvoyant le dossier au niveau du tribunal criminel. « L’ordonnance de renvoi de cette affaire demande à ce que ce dossier soit renvoyé devant le tribunal criminel. Je ne sais pas par quelle erreur ce dossier s’est retrouvé au correctionnel. Donc je vous demande de vous déclarer incompétent et renvoyer l’affaire au criminel » a-t-il plaidé.

Pour sa part, le ministère public, par la voix de monsieur Ousmane Sankon, a dit qu’il n’y a pas d’infraction à la loi pénale à l’égard des prévenus. Par conséquent, il a demandé au tribunal de les renvoyer des fins de la poursuite.

« C’est une escroquerie du genre surnaturel. Cette somme a été mise à leur disposition par les plaignants non seulement pour se faire guérir, mais aussi pour se faire de l’argent, devenir riche.

Si les victimes sont parties donner leur argent à des marabouts, des fétiches et des charlatans sans reçu, ni écrit, c’est à leurs risques et péril. Là, il n’y a pas infraction à la loi pénale à l’encontre des prévenus. Et, comme l’ordonnance de renvoi de ce dossier c’est au tribunal criminel, je vous demande de vous déclarer incompétent et renvoyer les prévenus des fins de poursuite », a requis le procureur.

La défense aussi a demandé au tribunal d’agir dans le sens des réquisitions du procureur.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 30 avril 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kankan : le grand marché « Loféba » enfin remis aux commerçants

17 avril 2019 à 5 05 59 04594

C’est un ouf de soulagement pour de nombreux commerçants de la ville de Kankan. Plus d’un an après son inauguration par le chef de l’Etat, le grand marché « Loféba » situé en plein cœur de la ville, a ouvert ses portes. Les nouvelles autorités de la commune urbaine ont décidé de remettre les lieux aux ayants droit, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Finie la longue attente des commerçants qui occupaient le grand marché de Kankan avant sa rénovation a pris fin. Deux jours après la réouverture officielle, plusieurs d’entre eux ont commencé à s’installer dans ce nouveau marché hier, mardi 16 avril 2019.

N’Faly Dioubaté

Un motif de joie pour N’Faly Dioubaté, administrateur de ce marché. « C’est une suite de joie qu’on est en train de manifester à travers des actions telles que : les numéros de tables affectés aux ayants droit, nous sommes en train de les équiper, demain ou après-demain, ils vont mettre des marchandises. Toute action sociale a besoin d’un temps, c’est ce temps-là qui a poussé l’autorité attendre jusqu’au 14 avril pour faire la remise officielle du marché. Maintenant, tous ceux qui sont à l’intérieur ont eu leur place et sont en train d’aménager », a-t-il dit.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo est l’un des commerçants qui ont pu retrouver ce marché entièrement rénové. Aujourd’hui, il est tout heureux. « Je suis content parce que cela fait presque 4 ans depuis que j’ai quitté ici. Aujourd’hui, tout le monde est venu récupérer sa place d’antan. On n’est tous conscients que ça a beaucoup retardé mais nous ne sommes pas fâchés. C’est vrai qu’on a eu des difficultés, parce que beaucoup d’entre nous ont mangé leur argent après qu’on ait quitté ici. Il est donc évident que beaucoup d’entre nous vont s’endetter pour revenir », a-t-il dit.

A rappeler que beaucoup d’autres infrastructures réalisées dans le cadre de la fête de l’indépendance guinéenne célébrée à Kankan, attendent encore d’être ouvertes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Chute de Bouteflika et El-Béchir : la Guinée doit s’inspirer des exemples algérien et soudanais

17 avril 2019 à 5 05 34 04344

Libre Opinion : Le soulèvement des peuples algérien et soudanais contre leurs gouvernants doit être une source d’inspiration pour le peuple de Guinée pour empêcher Alpha Condé de tripatouiller la constitution de notre cher pays.

Comme tout le monde le sait, le régime Condé ne cherche qu’à se maintenir au pouvoir pour continuer à profiter indûment des richesses de a Guinée, alors que le peuple continue de souffrir. Ce système puant n’est pas ce qu’il prétend être (au service du peuple) ; mais, il est ce qu’il refuse d’être (un régime corrompu et anti démocratique). Ceci étant, les Guinéens doivent s’unir pour dire non à Alpha Condé dans volonté de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième mandat. Si les Guinéens ne s’entendent pas sur l’essentiel, il ne pourra jamais sortir de la pauvreté.

Alpha Baldé

Alors, si Alpha Condé tente de modifier la constitution, cela constitue une tentative de franchir le Rubicon. Alpha Condé a déjà montré ses limites, qu’il parte au terme de de son second et dernier mandat et le peuple doit œuvrer pour cela, vaille que vaille pour son SALUT.

Par Alpha Baldé, depuis Nouadhibou en Mauritanie pour Guineematin.com 

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