Meeting géant de l’UFDG à Pita : le député uninominal satisfait de la qualité de la mobilisation populaire


19 avril 2019 à 18 06 55 04554

Trois jours après avoir réussi son coup politique en organisant un grand meeting au siège de son parti à Pita, le député uninominal, honorable Mamadou Diouldé Sow, ne cache pas ses sentiments de satisfaction autour de la qualité de la mobilisation populaire des responsables, militants et sympathisants de l’UFDG qui ont massivement répondu à son invitation, le mercredi, 17 avril 2019, dernier, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.



Selon le député uninominal de Pita, honorable Mamadou Diouldé Sow, la qualité de la mobilisation populaire enregistrée le mercredi dernier au siège de la fédération UFDG prouve à suffisance l’engagement de ces concitoyens à demeurer ce qu’ils ont toujours été comme rempart dans la lutte pour la démocratie et la justice en République de Guinée. «Des centaines et des centaines de personnes sont venues assister à ce meeting en provenance de toutes les sous-préfectures de Pita. Nous avons reçu tous les maires et leurs conseillers élus sous la bannière de l’UFDG venus réaffirmer leur engagement et leur appartenance à notre parti et à lutter contre toutes formes de violation de la loi dans notre pays. Je suis d’autant plus satisfait que l’engagement que j’ai eu des populations est sans équivoque » a noté avec satisfaction le parlementaire de l’UFDG. A quelques heures de la finale du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé prévue demain, samedi, 20 avril 2019, l’honorable Mamadou Diouldé Sow a fait d’autres révélations sur les manœuvres du pouvoir qui est confronté, dit-il, à des difficultés de mobilisation depuis le meeting réussi de l’UFDG.

« Demain, il y aura la finale. Nous savons ce qui se trame, parce que nous sommes avec les gens. Tous les élèves vont obligatoirement sortir pour une parade en ville et des bus sont affrétés pour transporter tous les fonctionnaires de l’éducation en provenance des sous-préfectures. Les gens sont obligés de venir répondre à la maison des jeunes de Pita où une liste des présences sera élaborée. Il semble que le contrôle sera fait par la plus haute autorité de l’éducation de la préfecture de Pita. Ce qui veut dire qu’on est en train de faire de la mascarade, de se tromper parce que Pita n’a pas le cœur à la fête. Nous avons d’autres préoccupations et la population a montré toute sa désapprobation par rapport à cet évènement. A Bantiguel, par exemple, les gens sont venus avec 512 personnes et ils sont repartis avec eux. Bantiguel était là. La réponse de Bantiguel au moment de notre meeting à Pita, c’est de faire venir des centaines de personnes pour dire non, qu’ils sont toujours avec l’UFDG et son président » insiste le député de Pita.Plus grave, il semble que le pouvoir s’apprête à faire venir des gens même de la capitale Conakry pour faire le plein du stade préfectoral de Pita, à l’occasion de cette finale et en réponse au meeting réussi de l’UFDG. L’opinion nationale et internationale a suivi notre meeting et nos positions sont sans équivoque, Pita reste et demeure UFDG. Le meeting que nous avons organisé a encore davantage fait comprendre aux populations qu’on était en train de les tromper, les jeunes qui étaient dans ce tournoi sont pour la plupart venu soit de Kindia, de Conakry ou de l’université Hafia. Alors je dis c’est une cause perdue. L’idée derrière cet évènement, c’est de dire qu’on pérennise le régime et on fait un changement de la constitution » a-t-il ajouté. Parlant du message du ministre Mouctar Diallo de la jeunesse, le député uninominal de Labé estime qu’il aurait pu commencer par Mali où il y a 6 ans on a posé la première pierre de la voirie urbaine ou faire visiter l’usine de pomme de terre de Timbi-Madina après le match. Qu’il pouvait aussi commencer par chez lui à Maci pour montrer la mosquée, parce que là aussi on a promis 150 millions pour réaliser cette maison de Dieu.C’est pourquoi, le parlementaire invite ses concitoyens à rester serein : « ils ne doivent pas succomber aux sirènes révisionnistes. Ils n’ont qu’à prendre l’argent qu’ils vont envoyer, parce ce sont des fonds publics » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : Alpha Condé inaugure le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie

19 avril 2019 à 18 06 51 04514

Le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG), construit sur le campus universitaire Hadja Mafory Bangoura de Donka, a été inauguré ce vendredi, 19 avril 2019. La cérémonie a été présidée par le professeur Alpha Condé, en présence de nombreux cadres et des partenaires de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Dr Doussou Lanciné Traoré, recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a dit sa joie quant à la construction de ce centre « qui favorisera la vulgarisation de nombreux travaux pratiques qui y seront menés d’une part, et d’autre part, pour apporter un grand plus au capital crédibilité de notre institution.

En effet, Excellence monsieur le président de la République, chers invités, l’enseignement, la recherche, l’enseignement par la recherche, constituent des éléments indispensables pour l’évolution d’une université vers l’excellence. Notre objectif aujourd’hui est d’atteindre cet idéal », a-t-il indiqué.

De son côté, professeur Eric Delaporte, porte-parole du CERFIG Montpellier, a indiqué que la construction de ce centre s’inscrit dans le cadre de la lutte post-Ebola. « C’est-à-dire dans la capacité à pouvoir répondre à de nouvelles épidémies à travers le renforcement des structures : la formation, la recherche. A peine né, ce centre a déjà eu un impact, puisque c’est ici qu’il y a eu, entre-autres, le suivi des gerris d’Ebola.

Si en Guinée on parle de post-Ebola, Ebola reste une réalité dans le monde et en particulier au Congo où sévie la plus importante épidémie que ce pays n’ait jamais connue, plus de 1500 cas, soit une quinzaine de cas tous les jours. C’est l’occasion de le rappeler, puisque les stratégies déployées au Congo sont directement issues des leçons apprises en Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement en Guinée.

Le vaccin par exemple qui est utilisé au Congo, a été validé en Guinée ; la prise en charge des survivants réalisés ici à travers le projet post-Ebogui a permis de définir le standard des soins et des préventions réalisées en Guinée ; la liste des acquis est longue, qui illustre l’importance de la recherche pour la santé publique et le rôle du CERFIG dans ce contexte », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France en Guinée, a rappelé l’engagement de son pays à accompagner la Guinée. « Ce projet atteste de manière remarquable l’engagement de l’équipe France en faveur du développement de la Guinée, de la recherche scientifique et de l’amélioration du système de santé du pays. Conçu dans le contexte dramatique de l’épidémie à virus Ebola, le CERFIG qui nous rassemble aujourd’hui est désormais bien ancré dans le paysage universitaire et dans l’environnement de la recherche scientifique guinéen.

Et à cet égard, l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) n’ont pas attendu la fin des travaux du bâtiment et la cérémonie officielle d’aujourd’hui pour lancer rapidement les premiers projets dont celui du post-Ebogui qui touche à sa fin, les projets contact Ebogui et Contrôle Ebogui qui eux étaient consacrés au suivi des personnes qui ont été en contact avec le malade d’Ebola ».

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a, quant à lui, rappelé que l’épidémie d’Ebola qui a frappé la Guinée entre 2013 et 2016 « a mis en évidence le besoin de construire en Guinée des centres de recherche et de formation pérennes à même de répondre efficacement et rapidement à toutes sortes d’épidémies. C’est dans cette dynamique que des chercheurs guinéens et français ont développé des projets de recherche structurant dans le but de comprendre l’émergence, la dissémination et les conséquences d’Ebola et d’autres maladies émergentes.

Ces projets qui tournent autour de l’enseignement, de la recherche ont permis la création du Centre de recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG) que le président va inaugurer tout à l’heure. Ce centre, à vocation sous régionale, favorisera une recherche pluridisciplinaire par la conception et la mise en œuvre des projets de recherche clinique dans le domaine des maladies infectieuses et facilitera également la formation par la recherche et l’accueil des chercheurs guinéens et étrangers », a dit le ministre Yéro Baldé.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit sa reconnaissance à la France qui a permis de doter la Guinée de ce centre. « J’avais dit qu’Ebola nous a beaucoup fatigués, avait mis notre économie à terre, mais qu’Ebola peut être une chance pour nous. Car, en tirant la situation de nos hôpitaux et surtout nos laboratoires, nous avions pu aujourd’hui faire en sorte que nous soyons capables de faire face à une autre épidémie.

Je ne souhaite pas qu’il y ait autre épidémie en Guinée, qu’aujourd’hui, nous sommes en mesure de faire face et cela, grâce à nos partenaires français. Je sais que la France nous a accompagnés à lutter contre Ebola. Je n’oublierai pas que le président français est venu lui-même visiter l’hôpital Donka et aller saluer les malades. Ce qui était d’un courage exceptionnel. Et, nous savons aussi la contribution de l’Institut Pasteur. Nous espérons aussi inaugurer bientôt le bâtiment de l’Institut Pasteur », a indiqué le numéro un guinéen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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L’énergie en Guinée : Qui veut abattre Mori Diané par un article anonyme ?

19 avril 2019 à 18 06 30 04304

Un article anonyme et diffamatoire à l’encontre de l’opérateur économique guinéen Mori Diané a été mis en ligne et partagé inconsidérément sur Facebook par une personne qui s’expose ainsi à une procédure judiciaire imminente, d’après nos renseignements. Nous souhaitons toutefois qu’il y échappe, car la diffamation et la calomnie sont des faits prévus et punis par la loi guinéenne. Mais il faut bien qu’une personne calomniée lave son honneur.  

C’est le énième rebondissement de l’affaire K-Énergie aux avatars aussi nombreux que les métamorphoses de l’indécrottable Docteur Kassus et Mister Dioubaté. L’art de l’arnaque est protéiforme, mais l’esprit exercé le reconnaît sous tous ses déguisements. Comme un plat réchauffé et peu ragoutant, on nous bassine à nouveau avec le feuilleton médiatico-judiciaire qui a saturé l’espace public. L’affaire a déjà été portée devant les tribunaux et tranchée définitivement. Elle a épuisé tous les recours possibles, elle a force de chose jugée en Guinée et aux États-Unis. Kassus Dioubaté, débouté dans les deux pays sur la propriété des machines de la feue société K-Énergie, essaie de réveiller l’affaire par un artifice cousu de fil blanc : faire croire à un différend mortel entre sa victime Sam Zormati, son ancien directeur général, et Mori Diané, le patron de la Guinéenne d’électricité (GDE) qui a loué les turbines que lui Kassus n’est pas parvenu à ratiboiser. Mais ce n’est que peine perdue, les deux hommes ne se sont pas tressé des cottes de mailles, leur partenariat n’est point entamé.

Gare à Barbe-Bleue

Le sujet a été trop traité par la presse pour qu’on le ressasse ici. Un petit rappel ne serait cependant pas superflu pour bien comprendre la suite. La société K-Énergie fournissait de l’électricité à EDG grâce à des turbines louées à la compagnie émiratie Mobile Power System. Le Franco-tunisien Sam Alexandre Zormati, principal actionnaire, établi à l’étranger, avait été aidé par Kassus Dioubaté à démarcher l’administration guinéenne. Tout son apport s’arrêtait là. Zormati, le couteau sous la gorge, lui donna 7 millions de dollars. Il dut aussi nommer Kassus directeur général adjoint. Celui-ci lui avait fait croire que cette nomination était nécessaire pour sécuriser le contrat qui lie la société à l’État. Cependant, dans les statuts harmonisés, Zormati ne lui accorda que 1% des actions de K-Énergie. Sage précaution, puisque l’actionnaire lilliputien avait formé le plan de le dépouiller complètement  grâce à des montages judiciaires dont il est coutumier.

Les 50 mégawatts fournis à EDG étaient essentiels. Ils prévenaient bien des émeutes dans les quartiers de la capitale pour cause de délestages. Aussi l’État payait-il régulièrement les prestations de la société mais Kassus détournait une bonne partie de l’argent. Las de ne pouvoir payer régulièrement la location des machines au propriétaire des turbines, Sam Zormati a préféré saborder sa société. K-Énergie mourut ainsi par la faute du DGA embarqué dans l’aventure comme un dangereux parasite. C’était, en fait, l’acte premier d’un drame à l’intrigue rondement menée par Kassus. L’acte suivant devait être l’accaparement des machines d’une valeur totale de 150 millions de dollars US grâce à une cabale judiciaire. Puisque leur propriétaire se montrait décidé à les rapatrier, le gouvernement demanda à Mori Diané de négocier pour que les machines restent à la centrale de Coronthie et continuent à fournir de l’électricité d’appoint à EDG. Ainsi naquit la Guinéenne d’électricité (GDE). La nouvelle société n’a donc rien à voir avec K-Énergie, morte et enterrée, et encore moins avec Kassus Dioubaté. Cela n’empêchera pas ce saprophyte d’employer la force pour perturber le fonctionnement de la GDE, puis de l’ester en justice. Une procédure qui ne prospérera pas, comme la précédente contre son ancien partenaire.

Un article anonyme, malveillant et mensonger

L’article prétend que Sam Zormati menace Mori Diané et l’État guinéen de poursuites judiciaires en Guinée et aux États-Unis pour non paiement de la location des machines exploitées par la GDE. Mais selon la procédure, la GDE ne paye à Miami Holding Group que l’énergie effectivement produite par ses turbines. Elle n’a jamais failli en cela. Or, la fourniture d’énergie est intermittente puisque l’État a souvent des retards de paiements, accroissant ainsi sa dette intérieure. Ce n’est un secret pour personne. Par une décision commerciale appropriée, la GDE a dû procéder à un arrêt intentionnel de la production jusqu’à la période critique de baisse d’étiage dans les barrages hydroélectriques du pays.

S’il est vrai que, comme l’affirme l’article, Sam Zormati s’impatiente, il n’y a touteffois pas un problème de fond entre lui et Mori Diané. On ne peut payer qu’un service fait.

Il faut signaler que, malgré les difficultés financières rencontrées dans le secteur énergétique, la centrale thermique privée qui fournit le plus ses quotas d’électricité en Guinée est bien la GDM. Les autres fonctionnent de façon erratique ou sont à l’arrêt total. C’est tout dire.

L’auteur de l’article dit que le contrat de deux ans liant l’État à la GDE a expiré le 12 janvier 2019. Mais ce contrat n’est pas péremptoire sur la durée, il est assorti d’un nombre de kilowattheures à fournir et l’État continue à en demander, malgré les retards de paiements de l’énergie déjà fournie, car la production de la GDE est essentielle tant par sa quantité que par son faible coût par rapport à la concurrence dans le parc thermique guinéen. Donc l’État n’a pas rompu le contrat. L’affirmation de l’article est sans portée juridique.

Au demeurant, la position de la GDE est assez inconfortable. Elle a, d’une part, un contrat avec la compagnie propriétaire des turbines, Mobile Power System, à laquelle elle doit payer des loyers de machines, et, d’autre part, un contrat avec l’État, qui doit lui payer l’énergie fournie pour qu’elle s’acquitte desdits loyers. Tout retard en amont se répercute en aval. Mori Diané est lassé par la situation. Seuls le patriotisme et la peur de voir les turbines démontées et rapatriées par Mobile Power System, au grand dam de son pays, la Guinée, le dissuade de saborder la GDE devenue un panier à crabes, dans lequel se dissimule un caïman méchant comme une teigne. Il a bien d’autres sociétés en Guinée et aux États-Unis qui lui assurent prospérité et quiétude.  Ces deux biens sont inestimables.

L’auteur de l’article anonyme publie au bas de son salmigondis un soi-disant mail capturé en screen shot. Le mail serait adressé par Sam Zormati à un ministre guinéen non nommé et contiendrait des menaces à l’encontre de Mori Diané et d’agents de l’État.

Un mail indique toujours les adresses électroniques de l’expéditeur et du destinataire. Ici l’on ne voit que celle de Sam suivie directement du texte commençant par « Cher ministre ». Outre cette anomalie, une question demeure : comment l’auteur de l’article a-t-il pu avoir accès à un mail confidentiel ? À l’évidence, il ne peut lui avoir été copié par l’expéditeur Sam Zormati puisque celui-ci est nommément mis en cause dans l’article, encore moins par le destinataire, persiflé lui aussi par des épithètes vulgaires dans le même article.

La réponse est claire quand on sait que la personne présentée dans le brûlot comme une victime d’escroquerie de la part de Mori Diané, Sam Zormati et quelques ministres guinéens est un contrefacteur invétéré. Dès lors, une suspicion légitime pèse sur l’authenticité du mail. On peut aussi révoquer en doute celle de tous les autres documents annexés. La pertinence de l’article est donc ruinée par une relation de principe à conséquence. On ne doit accorder aucun crédit à ce torchon qui traîne dans la boue un homme inscrit à l’excellence américaine. L’article est un ramassis de contrevérités. Il diffame un entrepreneur moulé dans un pays aux lois rigides, les USA, et prend fait et cause pour un arnaqueur de renommée internationale, d’ailleurs fiché par le FBI et interdit de séjour aux États-Unis, sous peine d’être arrêté, sans même le Miranda Warning, et mis au frais sur l’heure.

L’auteur publie également de prétendus bordereaux bancaires pour étayer ses allégations. Ce genre de document est hautement confidentiel. Aucune banque, aucun banquier ne se risquerait à les dévoiler. C’est une question de confiance pour la banque et de sécurité de carrière pour le banquier. Ni Arsène Lupin ni un passe-muraille ne pourrait non plus y accéder. Ils ont donc été montés de toutes pièces pour fausser les données de l’intelligence du lecteur. Peut-être sont-ils du cru de notre grand contrefacteur national !

L’auteur anonyme est un coutumier du fait

Malgré son lâche anonymat, l’auteur du torchon a été percé à jour. C’est un avocat radié du barreau sénégalais et banni des prétoires guinéens. Privé de viatique sur route sinueuse, il s’improvise mercenaire de la plume loin de son terroir pour gagner sa pitance avec un chenapan. Faute de grives on mange des merles !

L’avocat, frappé d’opprobre par les siens et tout penaud, s’exile. La Guinée lui semble un havre de paix. C’est à ses yeux le Temple de l’Enclos, où parias, brigands et autres gibiers de potence sont accueillis avec l’inscription de l’abbaye de Thélème « Fais ce que voudras ». L’indulgence des Guinéens lui fait bomber le torse, il confond hospitalité avec permissivité. Comme un roquet il se met à japper aux chausses de gloires guinéennes, il débagoule des insanités sur leur figure. Et ensuite il fait le beau devant son maître et attrape dans sa gueule baveuse le sucre qu’il lui lance en étrenne.

Mori Diané, un entrepreneur visionnaire, bâtisseur et humble

Mori Diané et un partenaire national ont créé la Guinéenne de mines (GDM), la première et unique société minière 100% guinéenne, en termes de capitaux, infrastructures, direction, personnel technique, administratif et subalterne, opérations minières, transports, port, exportation, etc.

Il est également lancé dans l’industrie agro-alimentaire à Kindia, région fruitière par excellence qui a donné le label « fruits de Guinée » très prisé par les gourmets de tous pays.

Mori Diané a vécu une quarantaine d’années aux États-Unis et y a bâti une fortune sans jamais avoir eu le moindre ennui avec la justice ni avec le patronat de de ce pays qui ne transige pas avec les principes. C’est assurément un entrepreneur clean sous tous les rapports. Ni ses nombreux partenaires, ni le fisc américain, ni un quelconque de ses centaines d’employés aux USA n’ont eu à se plaindre de lui pour quelque motif ni à quelque niveau que ce soit. Ce statut est une vignette d’affranchissement qui lui ouvre bien des portes sur les cinq continents. Il est tout propre en affaires, blanc comme neige, immaculé. On peut traiter avec lui en toute confiance. Ses hautes compétences managériales et sa connaissance approfondie de l’économie lui assurent le succès dans ses entreprises. L’honnêteté et l’humilité ne sont pas ses moindres  qualités.

On ne  pourrait en dire autant de la fripouille qui lui cherche noise par tous les moyens possibles et imaginables. Ce parfait illettré est un aspic cauteleux. Il a à sa dévotion un avocaillon tapi dans l’ombre. Auteur anonyme de l’article diffamatoire, il le défend et le cajole tout en vitupérant le Guinéen Mori Diané, le Franco-tunisien Sam Alexandre Zormati et des membres de l’exécutif guinéen qu’il injurie mais n’ose nommer. Lâche procédé.

Il n’y a pas de doute, à travers l’article anonyme, le gentleman cambrioleur a encore frappé dans le dos et caché sa main. N’ayant plus Sam Zormati dans son viseur – l’homme qu’il avait grugé vit à l’étranger et échappe à sa fureur –, il déblatère sur Mori Diané, parce qu’il s’est juré de s’approprier les machines louées par la Guinéenne d’énergie après l’avoir tuée comme la société K-Énergie. C’est du moins son fantasme. Mais il a à faire à un homme au cuir tanné, il se cassera les dents. Quand c’est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent, a dit Kennedy.

Quant à l’auteur anonyme, il finit son article par cette litote journalistique : « Nous avons tenté sans succès de joindre Mori Diané pour recueillir sa version des faits. » Comble de malhonnêteté intellectuelle ! Mais qui va écouter les borborygmes d’un avocasson mis au ban de sa corporation pour ses coups tordus ?

El Béchir

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Réunion du comité de suivi de l’accord politique : l’audit du fichier électoral au centre des travaux

19 avril 2019 à 18 06 01 04014

La 27ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 s’est tenue ce vendredi, 19 avril 2019, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. La rencontre a tourné autour de la présentation de l’avis de tous les acteurs sur le résultat de l’audit du fichier électoral.

Elle a été présidée par le ministre de tutelle, Bouréma Condé, en présence de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de la Société Civile, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), maître Amadou Salif Kébé, a promis que son institution prendra en compte toutes les recommandations afin d’organiser les élections législatives le plus tôt que possible. « Chacun a pu poser des questions et faire des recommandations sur leurs mises en application. Il est ressorti que, unanimement, nous sommes d’accord que les recommandations doivent être appliquées pour l’amélioration de notre fichier électoral.

Il y a 77 recommandations qui ne sont pas toutes applicables dès maintenant. Il y a des recommandations à court terme, moins terme et à long terme. Nous nous voulons aller techniquement voir quelles sont les recommandations à mettre en œuvre immédiatement pour aller aux élections le plus rapidement possible.

Nous sommes entrain de préparer les élections législatives. Nous voulions savoir quel est l’avis des acteurs politiques en ce qui concerne le résultat de l’audit et nous intégrerons ces avis dans notre démarche », a indiqué maître Kébé.

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, par ailleurs président du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, s’est réjoui de la tournure qu’ont pris les choses. « Nous nous réjouissons de la qualité de travail abattu. Aujourd’hui, les guinéens attendent de tout leurs vœux que la classe politique se retrouve dans ce genre de climat d’apaisement ».

Le député Cellou Baldé, membre du bureau politique de l’UFDG, est revenu sur les points touchés lors de la rencontre et souhaite que toutes les recommandations soient prises en compte. « La CENI nous a fait une présentation synthétisée et bien consolidée du rapport d’audit. Il a été décidé aujourd’hui que les parties prenantes qui sont au tour de la table, notamment les acteurs politiques, vont faire parvenir par écrit au comité de suivi leurs observations.

Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne sommes pas réunis ici pour refaire l’audit du fichier électoral. L’audit a déjà été fait et puis les experts internationaux ont fait des recommandations hiérarchisées. Donc, il s’agit pour la CENI de faire en sorte que ces recommandations soient prises en compte dans le cadre de la révision du fichier électoral avec des indications claires de la part du comité de suivi…

Vous avez par exemple une recommandation forte, qui est la première déclinée, qui dit qu’au vu du nombre de doublons persistants que les électeurs dans leur totalité doivent repasser devant la machine pour être confirmés. Que cela s’impose. Ça, c’est un avis d’auditeur, un avis d’expert », a-t-il expliqué.

De son côté, le député Boubacar Barry, un des vices présidents de l’UFR, a dit son souhait de voir les recommandations soient mises en œuvre. « En ce qui concerne l’UFR, ces recommandations ont été endossées et ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est qu’elles soient mises en œuvre rapidement dans le cadre du recrutement d’un opérateur chargé de la révision du fichier électoral et que ces recommandant soient intégrées dans le cahier de charges. Les résultats de cet audit sont satisfaisants. Nous pensons que c’est ce qui nous permettra de continuer ce travail de la révision et des élections apaisées », a t-il laissé entendre.

De son côté, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, a saisi l’occasion pour répondre aux détracteurs. « On a eu une excellente présentation par la CENI des forces et faiblesses et des recommandations sur le fichier. Ce qui est important et qui a été relayé dans la presse, c’est qu’il y aurait eu 1 million 500 mille personnes qui sont des fictifs et qu’on a qualifié même comme souvent étant des réserves pour le pouvoir dans le fichier électoral.

On a clairement posé la question et ça a été démontré que ça a commencé depuis 2002; 2005; 2008 quand le président de la République rêvait encore d’être président. C’est plutôt parce qu’on n’arrive pas à transférer toutes les données d’un opérateur à un autre, nous sommes arrivés à des cumuls d’électeurs qui n’ont pas d’empruntes dans le fichier. Et un autre a posé la question pourquoi toujours nous changeons d’opérateur ?

C’est parce que l’opposition, à son accoutumée, de demander à ce qu’on change d’opérateur quand ils n’ont plus confiance ou parce que l’opérateur a un prénom qui ne rassure pas souvent. C’est les seuls motifs pour dire changeons d’opérateur. C’était ce qui est important. Mais globalement, nous sommes d’accord que les recommandations soient mises en place dans les meilleures des conditions ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
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Le préfet de Siguiri met en garde : « à ceux qui tuent ou blessent, rien ne sera comme avant »

19 avril 2019 à 16 04 19 04194

Le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri et préfet par intérim, Siné Magassouba, a passé le témoin au colonel Moussa Condé. La cérémonie a eu lieu hier jeudi, 18 avril 2019. Le colonel Condé a fait savoir que la recréation est terminée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à cette cérémonie de passation de service. Elle a réuni tous les cadres préfectoraux, les sous-préfets en présence du général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de Kankan.

Dans son discours, le préfet par intérim, Siné Magassouba a démenti le nombre élevé de conflits relayé par un rapport montré au préfet entrant. « Il y a un rapport qui parle de 77 conflits à Siguiri, je m’inscris en faux contre cette affirmation. Il y a bien des conflits à Siguiri, des conflits miniers liés aux limites. Mais, la plupart est résolue. Quand je prenais fonction, j’ai trouvé 44 conflits », a tenu à souligner Siné Magassouba.

Par ailleurs, monsieur Magassouba a regretté la dégradation de l’environnement que connait la préfecture de Siguiri. « En dépit des mesures adéquates monsieur le préfet, nos cours d’eau ont disparu par l’utilisation des concasseurs ainsi que la coupe abusive du bois le long desdits cours d’eaux, la pollution et la disparition de faune ».

En outre, Siné Magassouba va conseiller son successeur de se pencher sur le budget préfectoral qui est loin d’être une réalité. « Monsieur le préfet, la tâche principale qui vous attend, c’est l’organisation d’un conseil administratifs préfectoral pour doter la préfecture de Siguiri d’un budget. Cela fait trois ans qu’il n’y a pas de budget. Le budget est sur papier, mais le conseil ne se tient pas », a dévoilé le préfet par intérim.

Pour sa part, le préfet entrant, le colonel Moussa Condé, a dit quelles vont être ses priorités. « Mes priorités seront la consolidation de la paix, le développement de Siguiri. J’exhorte à œuvrer pour amener la paix dans les multiples zones de conflits. Jadis, la population qui partageait tout ce qu’elle gagnait se tourne le dos, s’entre-tue aujourd’hui à cause de l’or ».

Pour finir, le colonel Condé a mis en garde les fauteurs de troubles. « A ceux qui ont l’habitude de perturber la quiétude des paisibles populations en volant les biens, en tuant ou en blessant, qu’ils cessent, car rien ne sera comme avant ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Oustaz Ramadan sur le Hajj : « il ne faut pas envoyer quelqu’un à la Mecque alors que toi-même tu n’as pas été »

19 avril 2019 à 15 03 40 04404
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, imam et chroniqueur islamique

Après la fixation du tarif du hajj 2019, les inscriptions des pèlerins ont été lancées officiellement le mercredi dernier, 18 avril 2019, en Guinée. A cette occasion, Guineematin.com a donné la parole à l’imam et chroniqueur islamique, Oustaz Mohamed Ramadan Bah, pour parler de quelques points liés à ce pèlerinage musulman. Qui doit effectuer le hajj et comment doit-il se préparer ? Ce sont là entre autres les questions que nous avons évoquées dans cet entretien.

Décryptage !

Guineematin.com : les inscriptions des candidats au hajj 2019 viennent d’être officiellement lancées en Guinée. Dites-nous, qui doit effectuer le pèlerinage ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : c’est le musulman qui doit effectuer le pèlerinage à la Mecque et le Oumra. Donc tout musulman qui en en a les moyens, qui remplit aussi les conditions, doit aller à la Mecque pour effectuer le pèlerinage. C’est ce qui est demandé par Dieu, et par le Saint Coran. Les versets nous disent que chaque musulman qui en a les moyens, doit effectuer le pèlerinage à la Mecque une fois dans la vie. Pour ceux qui n’ont pas les moyens, ce n’est pas vraiment obligatoire qu’ils forcent la situation pour faire le pèlerinage. C’est seulement pour ceux qui en ont les moyens. Parce que souvent, il y a des personnes qui dérangent les gens, qui demandent partout en disant il faut m’emmener à la Mecque.

Il se trouve que parfois même ceux-là à qui on demande de l’aide n’ont pas les moyens. Donc ce genre de situation, il faut l’éviter. C’est si on a les moyens. Même si on est âgé, si on n’a pas les moyens où par plaisir quelqu’un ne t’inscrit pas pour le pèlerinage, Dieu ne va te reprocher. Donc, il ne faut pas mendier, il ne faut pas déranger les gens pour ça, même à ses propres enfants il ne faut pas leur demander. Si par volonté, il vous inscrit pour le pèlerinage, tant mieux. Dans le cas contraire, ne vous reprochez de rien, car Dieu sait que vous n’avez pas les moyens.

Guineematin.com : à part les moyens financiers, y a-t-il d’autres critères qu’il faut remplir pour le pèlerinage ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : bien sûr ! Il faut être en bonne santé, ça c’est très important. Il faut être aussi en possession de toutes ses facultés mentales. Parce que celui qui n’est pas en bonne santé ne peut pas effectuer le pèlerinage. Il faut avoir la dépense demandée après avoir obtenu le billet d’avion. Il faut avoir la dépense qu’on doit effectuer lors pèlerinage. Il y a beaucoup de dépenses à faire là-bas, car c’est pendant un mois voire plus. Donc, ça demande un peu de moyens. Aller sans ces moyens, cela va causer beaucoup de problèmes.

Guineematin.com : maintenant, pour quelqu’un qui a les moyens les financiers et qui est en bonne, bref qui remplit toutes les conditions, mais dont les parents n’ont pas été à la Mecque. Doit-il aller lui-même ou envoyer ses parents d’abord ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : il ne faut pas envoyer quelqu’un à la Mecque alors que toi-même tu n’as pas été. C’est vrai, c’est une bonne chose d’envoyer les gens à la Mecque, mais il faut commencer par soi-même. Parce que c’est à celui qui a les moyens que Dieu demande d’y aller. Même entre le père et le fils, si c’est le fils qui a les moyens c’est lui d’abord qui doit aller parce que le père ne sera pas reproché mais le fils qui a les moyens sera reproché par Allah. Donc c’est le fils qui doit effectuer en premier le pèlerinage et si les moyens sont toujours là, il envoie son papa ou bien ils effectuent ensemble le pèlerinage si les moyens sont disponibles.

Le prophète Mohamed (PSL) dit que celui qui a les moyens d’effectuer le pèlerinage et qu’il refuse de le faire, s’il meurt, ce n’est pas un musulman qui est mort. Donc, ça c’est très dangereux surtout en ce qui concerne les jeunes. Il y a beaucoup de jeunes qui en ont les moyens et qui refusent d’effectuer le pèlerinage. Certains disent qu’il faut attendre l’âge de la vieillesse pour faire le pèlerinage. Et souvent, on n’atteint pas l’âge de la vieillesse parce que personne ne connait son destin. On peut mourir à mi-chemin. Une fois qu’on a atteint l’âge de la puberté et qu’on a les moyens, il faut aller automatiquement effectuer le pèlerinage. Donc si on a les moyens, il ne faut pas retarder, il faut s’inscrire pour le faire aussitôt.

Guineematin.com : comment le candidat au pèlerinage doit se préparer ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : là, il faut aller d’abord à l’hôpital pour faire des consultations, voir si on n’est pas malade. Ça, c’est très important. Il faut avoir l’avis des médecins, prendre les médicaments s’il y a lieu de prendre et aller se faire vacciner. Ensuite, il faut approcher les érudits pour leur demander conseils. Parce que le pèlerinage c’est quelque chose qu’il faut apprendre au préalable. Il y a beaucoup d’enseignements dans le pèlerinage. Il faut apprendre cela avant d’effectuer le pèlerinage, sinon on risque de se tromper. Parce qu’il s’agit d’aller dans des endroits différents, où on doit faire des invocations. Donc il faut apprendre, toutes ces invocations avant d’effectuer le pèlerinage.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Politique : Lettre d’un Guinéen inquiet aux Militants du Parti au Pouvoir

19 avril 2019 à 15 03 26 04264

Chers militants et militantes du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) !

Permettez-moi de m’adresser à vous en cette période de grande incertitude que traverse notre pays !

En effet, nous sommes en passe de vivre un événement politique qu’aucun de nous n’aurait imaginé si le RPG parvenait à conquérir le pouvoir, il y a juste quelques années. Il s’agit bien de l’adoption d’une nouvelle constitution, qui permettra probablement au président en exercice de briguer un troisième mandat. Des velléités de mettre le compteur à zéro.

Pour la petite histoire, le 2 octobre 1958, notre pays a accédé à l’indépendance sous le leadership de son Excellence Ahmed Sekou Touré. Mais très tôt, des voix s’élevèrent pour dénoncer le système de gouvernance que celui-ci avait mis en place. Il régna 26 ans sur le pays, que ses détracteurs qualifièrent selon leur propre expression de « règne sans partage ». Le 26 mars 1984, il s’éteignit brusquement aux États-Unis et le 3 avril, de la même année, un groupe de militaires avec à sa tête le colonel Lansana Conté, prit le pouvoir.

Devenu général suite au coup d’État manqué de juillet 1985, Conté fera 24 ans au pouvoir à son tour, avant de s’éteindre le 22 décembre 2008, à la suite d’une longue maladie. Comme en 1984, dès l’annonce de sa mort par le President de l’Assemblee nationale, aussitôt un groupe de militaires avec à sa tête le Capitaine Moussa Dadis Camara, s’accapara du pouvoir.

Bref, le PDG-RDA qui porta le President Ahmed Sékou Touré au pouvoir en 1958, tout comme le PUP (Parti de l’Unité et du Progrès), créé dans la foulée avec l’avènement du multipartisme et qui permit au Président Conté de briguer plusieurs mandats successivement, n’ont réussi à garder le pouvoir après la disparition de leurs leaders respectifs.

Ainsi, l’indépendance a été acquise, mais au fil des années le clivage social s’est approfondi avec les crimes politiques commis, que les citoyens évoquent toujours comme prétexte pour justifier leur adhésion à tel ou tel parti politique.

C’est dans ce contexte que le RPG gagna au second tour de l’élection présidentielle de 2010, organisé plusieurs mois après le premier tour. Ce fut, il faut le rappeler, entre les deux tours de cette élection, qu’est né le fameux RPG-Arc-en-ciel. Il peut y avoir une nation Arc-en-ciel, mais un parti politique Arc-en-ciel, si ce n’est le premier du genre dans le monde entier.

Des politiciens véreux ou multicolores dans un pays majoritairement analphabète, c’est une malédiction pour le peuple de ce pays. Le peuple est souverain, mais il peut compromettre sa propre souveraineté s’il est manipulé.

Si en 2001 on n’avait pas modifié la constitution pour permettre au Général Conté de mourir au pouvoir, aujourd’hui nul n’oserait le faire. Hélas ! Et si encore on la réadapte à nos souhaits, on ira indéfiniment de modification constitutionnelle en modification pour n’instituer que ce qui arrange le Président en exercice. Et c’est bien dommage !

Pour qu’un pays soit démocratique, il faudrait d’abord que la démocratie règne au sein même du parti qui le dirige. Tout est incertain pour une succession si un président meurt au pouvoir. Surtout dans un pays où les lois sont bâclées par ceux-là mêmes qui devaient veiller sur son application scrupuleusement !

On aurait pu s’atteler tôt à réformer ce parti, voire le paysage politique du pays pour un lendemain meilleur, stable, sociologiquement, politiquement et économiquement, non plus pour nous-mêmes, mais pour nos fils et petits-fils.

N’oubliez jamais que, tout système de gouvernance fondé sur l’injustice, la ségrégation raciale ou ethnique ou régionale, est condamné à l’effondrement. Tôt ou tard. Le péché finit toujours par avoir raison de la force. Donc, vaut mieux œuvrer au renforcement de l’État de droit. C’est-à-dire, le respect scrupuleux des lois, qui doivent s’appliquer pour tous et sur tous équitablement.

C’est le fait de se dire que sans moi ou sans lui, il n’y a personne d’autre qui peut faire mieux, qui hypothèque l’avenir d’un parti ou d’un pays.

La victoire a beaucoup de parrains, la défaite est orpheline. Aujourd’hui, on dira que ce monsieur n’est pas des nôtres ou qu’il est un frustré ou un rancunier. Je n’en disconviens pas. Je suis, en effet, le neveu de feu Dr Laye Diakité, que tous les anciens militants et militantes du RPG connaissent et qui retiennent de lui un brave combattant de premières heures.

En somme, je suis pour toute modification constitutionnelle, à condition qu’elle ne touche pas la limitation du mandat présidentiel en vigueur. En d’autres termes, je soutiendrai tout projet de modification constitutionnelle s’il vise à redessiner l’échiquier politique du pays pour basculer dans le bipartisme, avec des élections primaires pour le choix des candidats de chaque parti aux postes éligibles.

Espérant une compréhension de mon inquiétude, je vous prie, chers militants et militantes, d’exiger le respect des textes régissant le fonctionnement du parti, surtout lorsqu’il s’agit de prendre des décisions majeures devant affecter l’avenir des générations.

Dr Mory Mandiana Diakité
Ingénieur agronome
Enseignant-chercheur-Écrivain
Email : pendamo@hotmail.fr

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Université de Kankan : il n’y a pas eu cours malgré la suspension de la grève par le SNAESURS

19 avril 2019 à 13 01 53 04534

Comme annoncé sur Guineematin.com, le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a décidé hier jeudi de suspendre le mot d’ordre de grève générale et illimitée. Mais, faute de communication, les enseignants-chercheurs ne sont pas allés donner cours ce vendredi, 19 avril 2019, à l’université Julius Nyéréré de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tôt ce vendredi, étudiants et responsables se sont présentés dans l’enceinte de l’université de Kankan. Ils ont pris part à la montée des couleurs. Les étudiants sont allés dans les salles de classe. Malheureusement, aucun professeur ne s’est présenté.

Selon nos informations, ce n’est que ce vendredi matin que le bureau local du SNAESURS a été informé de la suspension de la grève par l’intermédiaire du secrétaire général de l’Université, Ansoumane Traoré. Monsieur Traoré n’aurait reçu la note de suspension de la grève que vers 22h dans la nuit d’hier.

Approché par notre reporter, le secrétaire général de l’Université Julius Nyerere de Kankan n’a ni confirmé, ni infirmé cette information. Il a plutôt suggéré d’aller rencontrer les syndicalistes.

Le secrétaire général adjoint du bureau local du SNAESURS, Sékou Fatoumata Condé, a préféré posé un lapin à notre reporter. Après avoir donné rendez-vous à notre reporter, monsieur Condé à préféré s’éclipser, tout en fermant son téléphone.

A rappeler que certains enseignants ont qualifié de trahison « la suspension d’une grève qui n’a même pas commencé ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Préfecture de Télimélé : Lamine Soumah passe le témoin à Sadio Diallo

19 avril 2019 à 13 01 07 04074

Après 4 ans et 7 mois passés à la tête de la préfecture de Télimélé, Amara Lamine Soumah a cédé la place à Amadou Sadio Diallo, nouveau préfet de Télimélé. La cérémonie de passation de service entre les deux hommes a eu lieu hier, jeudi 18 avril 2019, dans la salle de conférence de la préfecture, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de Kindia, Doman Traoré, cette cérémonie a mobilisé les autorités administratives, communales et religieuses de Télimélé, ainsi qu’une importante délégation des ressortissants de la préfecture à Conakry. A cette occasion, monsieur Doman Traoré a présenté les deux hommes : le préfet sortant et celui entrant, avant de saluer le travail fourni par Amara Lamine Soumah à la tête de la préfecture de Télimélé.

Doman Traoré

« Aujourd’hui, monsieur Amara Lamine Soumah quitte à la tête de la préfecture de Télimélé après de loyaux services. Au cours de son séjour, la commune urbaine a vu son réseau d’adduction d’eau, Télimélé a connu son premier kilométrage de bitume », a rappelé Doman Traoré.

En souhaitant la bienvenue à son successeur, le préfet sortant a remercié le président de la République, pour la confiance qu’il a placée en lui pendant toutes ces années.

Amara Lamine Soumah

« C’est le lieu et le moment de formuler ma reconnaissance et traduire ma profonde gratitude au chef de l’État, Professeur Alpha Condé. En ce sens que, mon séjour à Télimélé m’a permis d’élargir grandement l’éventail de mes relations humaines … dont je suis en train de bénéficier des fruits. On dit souvent que lorsque les relations naissent, il faut savoir les enrichir et les entretenir. Certes, je vous quitte physiquement mais de cœur, je suis et je serai toujours avec vous », a dit Amara Lamine Soumah.

Monsieur Soumah a remercié aussi les autorités régionales de Kindia, ses collaborateurs et l’ensemble des populations de Télimélé. « Dans le frottement, il pourrait se produire beaucoup de choses. C’est en cela que je voudrais présenter mes excuses envers tous ceux-là auxquels j’ai eu à faire de frustrations. Croyez-moi, je n’ai pas quelque chose par-dessus la tête, si ce n’est le combat pour la réussite de ma mission. En ce qui me consterne, je pardonne tout », a-t-il dit.

De son côté, le nouveau préfet de Télimélé a rendu grâce à Dieu avant de remercier le président de la République qui lui a confié la responsabilité de gérer la préfecture de Télimélé. « Mon premier propos à l’occasion de cette cérémonie de passation de service, est tout d’abord de rendre grâce à Allah, le Tout Puissant, le maître absolu du destin individuel et collectif des êtres. Je voudrais saisir cette opportunité pour remercier son excellence le président de la République, Professeur Alpha Condé qui a bien voulu placer cette grande confiance en ma personne qui me permet aujourd’hui d’être avec vous cadres de Télimélé, populations de Télimélé pour travailler ensemble dans une parfaite synergie d’actions pour plus de paix dans notre préfecture, condition indispensable pour un développement équilibré et harmonieux de notre préfecture », a-t-il déclaré.

Amadou Sadio Diallo a, ensuite, rendu hommage à ses prédécesseurs dont Amara Lamine Soumah, pour le travail qu’ils ont réalisé à la tête de la préfecture de Télimélé. Il s’est engagé, pour ce qui le concerne, à se battre pour la réussite de la mission qui lui est confiée. « En prenant fonction à Télimélé, je réalise effectivement les charges qui m’attendent face à notre jeunesse, à nos mamans, à nos épouses et à l’ensemble de la population, en majoritaire agriculteurs et éleveurs.

Comment pourrais-je m’engager à relever les défis qui interpellent nos responsabilités communes sans marquer une pause pour saluer ici mes prédécesseurs, en particulier monsieur le préfet sortant, mon frère et ami, je vais nommer Amara Lamine Soumah, pour le travail accompli et les résultats auxquels il est parvenu durant son séjour à Télimélé ? Pour ma part, je m’inscris dans un chronogramme de travail qui se veut ambitieux et objectif, afin de traduire toute ma disponibilité et mon engagement à travailler activement pour sauvegarder la paix, la liberté, la démocratie et le développement si chers au professeur Alpha Condé », a promis le nouveau préfet.

A signaler que les populations de Télimélé ont réservé un accueil chaleureux à leur nouveau préfet qui est un fils de la préfecture.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Trafic de drogue : Momo Kourouma condamné à un an de prison et la confiscation de son véhicule

19 avril 2019 à 12 12 13 04134

Le trafic de drogue est une réalité tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée, malgré la répression qui s’abat sur les auteurs de telles infractions. C’est dans le cadre de ladite répression que Momo Kourouma, arrêté au marché de Madina avec une importante quantité de chanvre indien, a été reconnu coupable hier, jeudi 18 avril 2019. Il a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Momo Kourouma, chauffeur de profession, a été arrêté à Conakry, plus précisément au grand marché de Madina, et placé sous mandat de dépôt le 3 décembre 2018.

Au cours de son audition à la barre du tribunal de Dixinn, le prévenu a nié les faits articulés contre lui. Selon le prévenu, il ne savait pas que les sacs qu’il transportait dans son véhicule contenaient de la drogue. Il a fait comprendre au tribunal que ce sont deux dames, qu’il a prises en déplacement depuis Forécariah, qui possédaient la drogue. « Elles m’ont envoyé dans un village se trouvant hors de la ville de Forécariah. Elles m’ont dit c’est des feuilles de patate. On a conclu le transport de Forécariah-Conakry à 150 mille francs guinéens. Je n’ai pas pu vérifier le contenu. Et, elles ont embarqué les sacs dans le véhicule. Une d’entre-elle est montée avec moi dans le minibus et l’autre est restée sur place », a-t-il dit.

Poursuivant ses explications, Momo Kourouma a expliqué que la femme qui était avec lui dans le véhicule est descendue au marché de Matoto, le laissant continuer à Madina pour débarquer le colis. « Au moment du débarquement, deux agents sont venus pour faire le contrôle de routine. Ils ont déchiré les sacs et ont fait sortir le chanvre indien. Cela m’a surpris, parce que je n’imaginais pas que les sacs contenaient du chanvre indien. Pour moi, je transportais des feuilles de patate. J’ai appelé les dames pour leur expliquer mon arrestation. Mais, elles ont coupé leurs téléphones. C’est ainsi que les gendarmes m’ont arrêté et déposé à la maison centrale ».

De son côté, le procureur fera comprendre dans ses réquisitions que le prévenu n’a pas nié les faits de transporter cette substance de Forécariah à Conakry. Selon Daouda Diomandé, cette grande quantité de chanvre indien était destinée aux gens qui fument cette substance à Madina. « Je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité des faits de détention et de transport de chanvre indien. Pour la répression, vous le condamnerez à 2 ans d’emprisonnement et à un million de francs guinéens d’amende ainsi que la confiscation du véhicule qui servait ce transport » a requis le procureur.

Finalement, Momo Kourouma a été condamné à un an d’emprisonnement plus la confiscation du véhicule ainsi que la quantité de drogue saisie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kindia : les handicapés en colère suite à la démolition de leur centre

19 avril 2019 à 12 12 08 04084

Les occupants du centre de formation et de réinsertion des personnes handicapées de Kindia sont obligés désormais de quitter les lieux. Après la méthode pacifique qui n’a pas porté fruit, les autorités ont décidé de les déguerpir de force. C’est ainsi qu’une équipe d’agents de sécurité est allée démolir le centre dans la nuit du lundi au mardi, 16 avril 2019. Une décision qui irrite les personnes handicapées qui vivaient et travaillaient sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Surprise et colère, ce sont les sentiments qu’exprime Fodé Bakary Camara, le président de l’association guinéenne pour la formation et la réinsertion des personnes handicapées, suite à la démolition de ce centre. Il dénonce un véritable auquel se seraient livrés les agents qui ont mené l’opération sur le terrain.

« C’est aux environs de 3 heures du matin que mon secrétaire m’a informé qu’ils ont trouvé notre centre détruit. Je lui ai demandé par qui, il m’a répondu qu’il ne sait pas. Arrivé sur les lieux, j’ai demandé aux policiers qui étaient sur place mais ils n’ont donné aucune réponse, et ils m’ont empêché d’entrer. Ils ont embarqué tous nos objets dans quatre camions pour les envoyer. Ils ont emporté également les commandes de nos clients et une somme de 137 millions de francs qu’on gardait dans le centre.

D’après certains de nos amis, c’est le commerçant Ly qui est derrière tout ça, et ce monsieur nous suit depuis 10 ans. Pourtant, toutes les autorités sont au courant de notre situation dans ce centre. Donc là où nous sommes aujourd’hui, nous voulons qu’on tue tous les handicapés de Kindia. Sinon, on ne va pas quitter », a martelé Fodé Bakary Camara.

Interrogé sur la question, Elhadj Alpha Oumar Ly, l’opérateur économique accusé d’être à l’origine de la démolition de ce centre, a indiqué que ce sont les autorités qui ont mené cette opération. Mais, il précise que c’est à lui que l’endroit revient parce qu’il l’a acquis sous forme de bail avec le gouvernement. « Le gouvernement nous a octroyé ici sous forme de bail depuis plusieurs années. Les handicapés avaient, alors, demandé à ce qu’on leur trouve une place où ils vont s’installer. On leur a trouvé une place à Sarakolléah.

Nous avons rencontré le ministère de l’action sociale pour verser une somme de 224 millions de francs pour construire les lieux. Ils ont trouvé un ingénieur à Conakry pour venir travailler le bâtiment et la cour, puis mettre des dallettes. Nous avons respecté tous nos engagements vis à vis du gouvernement. Et, tout ce que les handicapés ont demandé, on l’a respecté.

Les documents signés par toutes les parties existent. Tout cela a été validé par la préfecture, le gouvernorat, le département, le patrimoine bâti public et le gouvernement. Par après, on leur a dit de déménager là bas. Entretemps, je crois que quelqu’un les a manipulés afin de refuser catégoriquement les lieux pour aller là où on a construit pour eux.

En ce qui concerne la démolition, je n’en suis pas du tout responsable. C’est un travail de l’huissier. Même le Premier ministre, Kassory Fofana, a été saisi de cette affaire. J’ai toujours eu raison. Donc, l’huissier est passé d’abord par la sensibilisation. Il a rencontré toutes les autorités, à savoir le préfet, la mairie, le tribunal, le chef de quartier et le chef secteur, mais aussi les occupants des places pour qu’ils libèrent les lieux. Ils ont réfusé en disant qu’ils ont un appui.

Donc cette fois encore, l’huissier est venu, il leur a demandé de sortir, mais ils ont refusé. C’est ainsi qu’il a pris les agents pour aller les déguerpir de force. Suite à cela, les handicapés et d’autres loubards se sont associés pour aller piller et brûler nos magasins et boutiques qui sont à côté du centre », a expliqué l’opérateur économique.

Une version corroborée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia. Selon Mamadou Dian Bora Diallo, « quand j’ai pris fonction au mois d’août dernier, j’ai trouvé ce dossier sur la table. Donc je tiens à informer la population de Kindia que c’est une décision qui a été signée par monsieur le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, et à tous les niveaux, les gens ont été sensibilisés.

Ce sont ces handicapés qui ont été porteurs d’un projet de construction d’une maison pour eux, pour qu’ils puissent déménager et quitter ce centre. Ils ont reçu même des satisfecits. Donc, c’est l’exécution de ces différentes décisions qui a eu lieu.

A noter que plusieurs commerces appartenant à Elhadj Alpha Oumar Ly ont été pillés et incendiés par des personnes handicapées, appuyées par d’autres jeunes. On ne signale, pour l’heure, aucune arrestation.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Conakry : inauguration d’un centre de transit, d’écoute et d’orientation pour les migrants retournés

19 avril 2019 à 11 11 57 04574

Un centre de transit, d’écoute et d’orientation pour les migrants retournés en Guinée a été inauguré hier jeudi, 18 avril 2019, au quartier Jean Paul II, dans la commune de Ratoma. La démarche s’inscrit dans le cadre du programme d’aide humanitaire au retour volontaire et à la réintégration des migrants. Une initiative de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), des autorités guinéennes, de l’Union Européenne ainsi que de leurs partenaires, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avec une possibilité d’accueil de 300 personnes, ce centre est composé de quatre dortoirs, de plusieurs latrines, d’un réfectoire, d’une cuisine, d’une Salle TV et d’un bloc administratif entièrement équipé, qui va accueillir les migrants retournés de façon transitoire durant 48 h. C’est une initiative du Fonds Fiduciaire d’Urgence de l’Afrique avec l’appui technique et financier de l’OIM-Guinée, l’Union Européenne, la Grande-Bretagne afin d’adopter une politique de retour volontaire axé sur la réintégration, apprend-on.

Hadja Mariama Sylla

La ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Hadja Mariama Sylla, s’est réjouit de la mise en place de ce centre avant de lancer un appel au gouvernement. « Récemment, nous avons eu la politique de protection sociale. Donc, ce centre rentre dans ce cadre là, pour prendre en charge les migrants qui reviennent, qui sont démunis et choqués, pour les soigner et les prendre en charge socialement, mais également les aider à leur réinsertion sociale. De nos jours, les enjeux de l’immigration exigent de tous les intervenants des dispositions appropriées pour dissuader ceux d’entre nos concitoyennes et concitoyens qui, illicitement, empruntent les voies d’exil aux contours indéfinis et aux conséquences imprévisibles. Vous avez l’exemple sur des guinéennes qui sont au Koweït, qui se plaignent de la maltraitance dont elles sont victimes. Dès lors, vous comprendrez notre satisfaction de voir des structures mises en place à l’image de celles que nous inaugurons aujourd’hui, chargé d’accueillir des migrants qui ont fait le sens inverse de leur parcours. Je voudrais inviter les membres du gouvernement à mieux s’investir au service de nos compatriotes désespérés à retrouver un élan de départ pour leur retour… ».

Patrice Vahard

Dans son allocution, le coordinateur résidant du Système des Nations Unies en Guinée, Patrice Vahard, a dit que ce centre représente un grand pas en avant pour la réintégration des migrants guinéens. « Le cri du cœur de la ministre de l’action sociale n’interpelle pas que le gouvernement guinéen, il interpelle tout le monde. Nous sommes tous conscients de l’ampleur prise par le phénomène de la migration irrégulière en Afrique, notamment en Guinée. Ce centre symbolise la synergie d’actions entre le gouvernement de la République de Guinée et les bailleurs de fonds internationaux et les Nations Unies à travers l’OIM. Ce centre représente un pas très important dans la réalisation des recommandations du pacte mondial sur la migration récemment adopté par les autorités guinéennes. Cela prouve qu’ensemble nous pouvons faire la différence et les Nations Unies sont prêtes à accompagner ce projet », a dit le diplomate onusien.

Josep COLL

De son côté, le représentant de la délégation de l’Union Européenne en Guinée, Josep COLL, s’est félicité de la réalisation de ce centre et a remercié les autorités guinéennes qui ont permis son obtention. « Le plus important, ce sont les migrants qui peuvent se retrouver dans des situations difficiles et que maintenant, on peut aider à revenir au pays. C’est l’importance de ce centre que nous avons. Ce centre d’accueil et de transit est le point d’arrivée des migrants avant de retourner dans leurs familles. Moi, je me félicite du fait qu’on a pu trouver ce centre grâce à une action très ferme de la ministre de l’Action Sociale de mettre à la disposition ce centre qui est vraiment magnifique », a dit Josep Coll.

Mamady Touré

C’est le ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger qui a représenté le Premier ministre à cette cérémonie. Mamady Touré a saisi l’occasion pour s’engager à faire revenir les guinéennes coincées au Koweït. « Le gouvernement de la République de Guinée ne ménagera aucun effort pour sauvegarder cet acquis qui vient résoudre le manque criard de centres d’accueil en faveur de nos compatriotes retournés des routes migratoires avec beaucoup de difficultés. Cette situation dont on parle au Koweït, elle n’est pas nouvelle. Depuis quelques temps, la situation est préoccupante et avec les moyens de bord, notre ambassade au Koweït a déjà fait des efforts avec les autorités koweïtiennes. Ils ont rapatrié beaucoup de nos compatriotes. Mais, ce que je vais vous dire, ce n’est pas une situation simple, parce que nous travaillons avec les autorités koweïtiennes qui ont des législations qu’il faut respecter. Nous allons faire tout ce qui est possible, avec les moyens de bord, pour que nos sœurs et nos filles puissent retourner très rapidement en Guinée et dans la dignité », a promis le ministre des Affaires Etrangères.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Doko (Siguiri) : un conducteur de taxi moto tué, sa moto emportée

19 avril 2019 à 10 10 53 04534

Un jeune conducteur de taxi moto a été retrouvé mort en brousse hier, jeudi 18 avril 2019, dans le district de Bembèta, relevant de la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). Il a été mortellement poignardé par des inconnus qui ont emporté sa moto, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

La victime, Mamoudou Diallo, est originaire de la préfecture de Mamou. Il était marié et était père d’un enfant. Il a été déplacé par un inconnu dans la nuit du mercredi au jeudi, 18 avril. Son client a attendu qu’ils arrivent en brousse pour le poignarder. Le jeune homme est décédé, et son meurtrier s’est enfui avec sa moto, explique le Capitaine Mory Condé de la police de Bembèta.

« D’après les informations que nous avons reçues, un jeune non identifié est venu déplacer la victime à la sortie du village. Quand ils sont arrivés en brousse, il l’a poignardé trois fois. Au niveau du ventre, au cou et sur la tête. Selon notre constat sur le terrain, la victime s’est déplacée à quelques mètres de là où elle a été poignardée avant de tomber et rendre l’âme. Parce qu’on a vu les traces de sang sur son chemin », explique-t-il.

A noter qu’avant de tuer Mamoudou Diallo, son meurtrier l’a laissé appeler sa mère qui se trouve à Mamou, au téléphone, pour l’informer de sa situation. La maman de la victime a joint aussi ses connaissances à Bembèta pour les informer. Le téléphone du jeune homme a été retrouvé à côté de son corps. Un corps qui a été ramené à Mamou où il sera inhumé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Médias : Alpha Condé fait un important geste en faveur du journal Horoya et de l’AGP

19 avril 2019 à 9 09 36 04364

Le quotidien national Horoya a célébré hier, jeudi 18 avril 2019, le 58ème anniversaire de sa création. Organisée au siège du journal, à Kaloum, la cérémonie a été présidée par Alpha Condé. Et à cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a annoncé un important geste qu’il a fait en faveur du Horoya et de l’AGP, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Mamady Wasco Keïta

Dans son discours de bienvenue, Mamady Wasco Keïta, directeur général du journal Horoya, a dit être animé de deux sentiments en ce 58ème anniversaire de la création du quotidien national. « Le premier sentiment, c’est celui de la joie qui accompagne cette célébration. De l’autre côté, le journal Horoya bat de l’aile. Pour avoir passé toute ma vie professionnelle pour la plupart ici à Horoya, j’ai connu Horoya par le passé. Mais aujourd’hui, son état actuel ne peut pas honorer quelqu’un.

C’est pourquoi, je me dis que nous avons beaucoup de défis devant nous, pour vraiment mettre Horoya en orbite. Ces défis, c’est régler la question d’imprimerie, régler la question d’intrants, régler la question de parution pour que Horoya soit un quotidien au sens réel du terme », a-t-il fait remarquer.

De son côté, le ministre de l’Information et de la Communication a salué la présence du chef de l’Etat à cette cérémonie. « La présence du président de la République dans nos murs, témoigne à suffisance son attachement au patrimoine culturel et historique de la République de Guinée. Parce qu’il est vrai que le quotidien national Horoya fait partie du patrimoine culturel et historique de la Guinée.

En témoignent à suffisance les différentes Unes qui constituent les archives qui sont aujourd’hui disposées dans des conditions assez précaires et qui ont aussi fait échos à l’ensemble des installations du quotidien national Horoya, qui se trouve malheureusement dans une situation de parfaite déliquescence.

Et, nous avons bon espoir grâce à son leadership et à son soutien indéfectible, que la nouvelle équipe qui a été installée à la tête de ce journal, quotidien national, à la suite de ses devanciers, ne ménagera aucun effort pour remettre ce quotidien national et historique sur pied », a-t-il espéré, promettant l’appui de son département audit journal.

Dans son discours réponse, le président de la République, a commencé par saluer le travail de ce journal qui a su résister, malgré les maigres moyens mis à sa disposition. Ainsi donc, pour encourager la nouvelle direction du Horoya et celle de l’AGP (Agence Guinéenne de Presse) à travailler davantage, il a annoncé la mise à leur disposition de moyens financiers et techniques, nécessaires à leur bon fonctionnement.

Alpha Condé

« Nous allons donner un milliard et une pick-up à Horoya et un milliard et une pick-up à l’AGP. Mais, il y a une condition : il faut que désormais ils soient à la hauteur et qu’ils ne me disent pas qu’il n’y a pas d’argent. S’ils remplissent les conditions, il y aura d’autres choses qui viendront dans le panier. Mais, il faut qu’ils montrent d’abord qu’ils méritent ce qu’on leur a donné.

Il faut qu’on donne quand même les moyens à la presse nationale pour être à la hauteur de son rôle, d’informer les populations de façon objective, sans parti pris, mais de façon objective, en disant la vérité. C’est ça leur rôle parce que les journalistes doivent servir à l’éducation des populations, surtout que 70% de la population est jeune, elle ne connait pas l’histoire de la Guinée, elle ne connait pas le passé ».

Enfin, le Professeur Alpha Condé a demandé aux promoteurs du journal Horoya de bien tenir « vos archives pour que les étudiants qui veulent faire des tests puissent les consulter sans aucune difficulté. Mais le mieux, c’est les numériser. Parce que nous sommes à l’époque des nouvelles technologies », a-t-il dit.

A noter que cette cérémonie a été marquée par la remise de satisfécits aux cadres qui se sont illustrés lors de leur passage au journal Horoya.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pita : 35 millions pour saboter le tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé

19 avril 2019 à 6 06 50 04504

Le député uninominal de Pita, honorable Mamadou Diouldé Sow, initiateur du rassemblement des militants et responsables de son parti organisé mercredi, 17 avril 2019, au siège de la fédération UFDG de la préfecture a déclaré à la presse locale avoir investi près de 35 millions de francs guinéens sur fonds propres dans les préparatifs de ce meeting d’information et de sensibilisation des populations locales. Cette rencontre politique vise exclusivement à obtenir un boycott du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, piloté par le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’honorable Mamadou Diouldé Sow est resté longtemps absent de sa circonscription électorale. Il aurait fallu le battage médiatique autour du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, organisé par le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) pour que le parlementaire rentre en catastrophe à Pita, motivé par une ferme volonté de démontrer que sa préfecture reste et demeure un bastion imprenable de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

« La vérité est facile à dire. Il y a une seule vérité et plusieurs mensonges. Pita reste toujours un bastion imprenable de l’UFDG ! Pita est de l’opposition républicaine et Pita a toujours été un rempart pour tout ce qui est lutte pour l’instauration de la démocratie en Guinée. Et, Pita vient de le prouver encore. Mouctar est venu à Pita avec des personnes pour faire de la mamaya dans les terrains ; et, il repartira avec ses gens et laisser Pita tranquille. Toutes les sous-préfectures sont là, les notables, tout le monde est là, on dit non à Mouctar, non à son initiative et non à tout ce qui est 3ème mandat ou changement de la constitution. Je vous rassure qu’aucun élu de l’UFDG dans les collectivités n’est monté dans le bateau de Mouctar. C’est pourquoi, tous les maires et l’ensemble des élus sont là. À Maci par exemple, Mouctar est allé avec 512 personnes ; et, il a quitté avec les 512, laissant Maci tranquille. Tout le monde est venu pour dire  »c’est faux, nous ne sommes pas dedans » », a rassuré le député uninominal de Pita.

En sa qualité d’organisateur de la rencontre, honorable Mamadou Diouldé Sow estime avoir réussi à mobiliser entre 800 et 1000 personnes venues de toutes les collectivités de la préfecture pour écouter les différents discours caustiques prononcés contre l’initiative de Mouctar Diallo par les cadres de l’UFDG.

A rappeler que la grande finale de ce tournoi de football en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé est prévue demain, samedi 20 avril 2019, au stade préfectoral de Pita. Reste à savoir si le meeting de l’UFDG va être suffisant pour éloigner effectivement les citoyens et le public de cet évènement sportif doublé d’une grande portée politique.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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