La 27ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 s’est tenue ce vendredi, 19 avril 2019, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. La rencontre a tourné autour de la présentation de l’avis de tous les acteurs sur le résultat de l’audit du fichier électoral.

Elle a été présidée par le ministre de tutelle, Bouréma Condé, en présence de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de la Société Civile, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), maître Amadou Salif Kébé, a promis que son institution prendra en compte toutes les recommandations afin d’organiser les élections législatives le plus tôt que possible. « Chacun a pu poser des questions et faire des recommandations sur leurs mises en application. Il est ressorti que, unanimement, nous sommes d’accord que les recommandations doivent être appliquées pour l’amélioration de notre fichier électoral.

Il y a 77 recommandations qui ne sont pas toutes applicables dès maintenant. Il y a des recommandations à court terme, moins terme et à long terme. Nous nous voulons aller techniquement voir quelles sont les recommandations à mettre en œuvre immédiatement pour aller aux élections le plus rapidement possible.

Nous sommes entrain de préparer les élections législatives. Nous voulions savoir quel est l’avis des acteurs politiques en ce qui concerne le résultat de l’audit et nous intégrerons ces avis dans notre démarche », a indiqué maître Kébé.

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, par ailleurs président du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, s’est réjoui de la tournure qu’ont pris les choses. « Nous nous réjouissons de la qualité de travail abattu. Aujourd’hui, les guinéens attendent de tout leurs vœux que la classe politique se retrouve dans ce genre de climat d’apaisement ».

Le député Cellou Baldé, membre du bureau politique de l’UFDG, est revenu sur les points touchés lors de la rencontre et souhaite que toutes les recommandations soient prises en compte. « La CENI nous a fait une présentation synthétisée et bien consolidée du rapport d’audit. Il a été décidé aujourd’hui que les parties prenantes qui sont au tour de la table, notamment les acteurs politiques, vont faire parvenir par écrit au comité de suivi leurs observations.

Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne sommes pas réunis ici pour refaire l’audit du fichier électoral. L’audit a déjà été fait et puis les experts internationaux ont fait des recommandations hiérarchisées. Donc, il s’agit pour la CENI de faire en sorte que ces recommandations soient prises en compte dans le cadre de la révision du fichier électoral avec des indications claires de la part du comité de suivi…

Vous avez par exemple une recommandation forte, qui est la première déclinée, qui dit qu’au vu du nombre de doublons persistants que les électeurs dans leur totalité doivent repasser devant la machine pour être confirmés. Que cela s’impose. Ça, c’est un avis d’auditeur, un avis d’expert », a-t-il expliqué.

De son côté, le député Boubacar Barry, un des vices présidents de l’UFR, a dit son souhait de voir les recommandations soient mises en œuvre. « En ce qui concerne l’UFR, ces recommandations ont été endossées et ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est qu’elles soient mises en œuvre rapidement dans le cadre du recrutement d’un opérateur chargé de la révision du fichier électoral et que ces recommandant soient intégrées dans le cahier de charges. Les résultats de cet audit sont satisfaisants. Nous pensons que c’est ce qui nous permettra de continuer ce travail de la révision et des élections apaisées », a t-il laissé entendre.

De son côté, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, a saisi l’occasion pour répondre aux détracteurs. « On a eu une excellente présentation par la CENI des forces et faiblesses et des recommandations sur le fichier. Ce qui est important et qui a été relayé dans la presse, c’est qu’il y aurait eu 1 million 500 mille personnes qui sont des fictifs et qu’on a qualifié même comme souvent étant des réserves pour le pouvoir dans le fichier électoral.

On a clairement posé la question et ça a été démontré que ça a commencé depuis 2002; 2005; 2008 quand le président de la République rêvait encore d’être président. C’est plutôt parce qu’on n’arrive pas à transférer toutes les données d’un opérateur à un autre, nous sommes arrivés à des cumuls d’électeurs qui n’ont pas d’empruntes dans le fichier. Et un autre a posé la question pourquoi toujours nous changeons d’opérateur ?

C’est parce que l’opposition, à son accoutumée, de demander à ce qu’on change d’opérateur quand ils n’ont plus confiance ou parce que l’opérateur a un prénom qui ne rassure pas souvent. C’est les seuls motifs pour dire changeons d’opérateur. C’était ce qui est important. Mais globalement, nous sommes d’accord que les recommandations soient mises en place dans les meilleures des conditions ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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