Le PADES met en garde : « ceux qui soutiennent le 3ème mandat seront tous jugés »

20 avril 2019 à 19 07 41 04414

La lancinante question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir delà de 2020 polarise toutes les attentions dans les états major des partis politiques. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a réaffirmé son opposition à cette velléité entretenue par la mouvance présidentielle. C’était à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 20 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de cette rencontre politique, les responsables du PADES ont une novelle fois dénoncé la campagne en cour en faveur d’une modification de la Constitution guinéenne. Pour Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du parti, « quelque soit les formes utilisées ou qu’ils vont nous présenter, que ce soit la modification de la Constitution, qui est d’ailleurs barricadée par certains points par rapport à l’article 27, nous disons non au troisième mandat.

Qu’il s’agisse d’élaborer une nouvelle Constitution, nous disons non au troisième mandat. Qu’il s’agisse par superflu de glisser le mandat comme on l’a fait avec les députés, nous disons non au troisième mandat. Il faut qu’on soit sérieux dans ce pays. Il faut qu’on fasse attention. On ne peut pas sacrifier l’avenir de tout un peuple pour la volonté d’une seule personne. Quelque soit la volonté de cette personne, la vie de 12 ou 13 millions de guinéens que les desiderata d’une seule personne…

Les hommes passent, la nation demeure. Vous avez vue la sortie du Chef de l’Etat qui est allé jusqu’à demander à ce que ses militants soient prêts à l’affrontement pour lui garantir un troisième mandat. C’est extrêmement grave dans un pays où le tissu social est très fragilisé », a regretté Mohamed Kaba.

Par ailleurs, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES a dénoncé l’utilisation des fonds publics pour promouvoir le 3ème mandat. « Vous avez vu, malgré la situation économique difficile, on est en train d’utiliser l’argent public partout dans le pays pour faire la promotion d’un 3ème mandat. Dans une situation difficile, les services sociaux ne sont pas garantis aujourd’hui, nous n’avons pas d’eau, des femmes font des kilomètres pour trouver de l’eau.

Nous n’avons pas de routes. On trouve des occasions pour utiliser nos fonds pour faire la promotion d’un troisième mandat. Qu’est-ce qui est difficile ? On viole la loi. La Loi dit qu’il n’y pas de troisième mandat. Ceux qui se lèvent pour dire qu’il n’y a pas de troisième mandat sont arrêtés et emprisonnés et on laisse ceux qui soutiennent le troisième mandat faire leur promotion. Qui doit être arrêté ? Qui doit aller en prison ? C’est ceux qui violent la Loi. C’est ceux qui font la promotion du troisième mandat actuellement ».

Pour sa part, Ibrahima Camara, un des coordinateurs du PADES, a tiré à boulets rouges sur le président Alpha Condé qui n’a jamais réalisé ses promesses. « Alpha Condé a fait quoi ? Nous avons élu Alpha Condé pour un programme économique. Il a dit qu’il va faire le bonheur de la Guinée. Il a fait des promesses partout. Il a promis des marchés, il a promis l’électricité, il a promis des programmes qu’il n’a jamais respectés. Alpha Condé prend les guinéens pour des moutons, il fait ce qu’il veut.

C’est le seul président dans le monde qui s’arrête devant les médias étrangers pour critiquer le peuple de Guinée. Alpha Condé n’a aucun respect pour le peuple de Guinée. C’est pourquoi, j’ai pitié pour les cadres qui le suivent, parce qu’ils seront jugés ici en Guinée. On les amènera en justice comme au Burkina. Au Burkina, ceux qui ont cultivé le troisième mandat ont été jugés. En République de Guinée, nous les connaissons tous, nous allons les juger tous insha Allah », promet-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 666 91 92 25 / 622 91 92 25

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L’UFR sur le fichier électoral : « c’est le plus mauvais jamais fait dans un pays d’Afrique »

20 avril 2019 à 18 06 58 04584

L’assainissement du fichier électoral et la question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir ont été les points débattus ce samedi, 20 avril 2019, au siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR). La rencontre a été présidée par Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, entouré des membres du bureau politique national, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Evoquant l’état du fichier électoral, le responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidiane Sylla, dira que c’est le plus mauvais fichier électoral de tous les temps. « Il faut obligatoirement une révision sérieuse du fichier électoral. Le fichier que nous avons aujourd’hui, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. C’est un fichier qui est corrompu. C’est le plus mauvais fichier électoral jamais fait dans un pays d’Afrique. C’est le seul fichier où la moitié des électeurs sont des fictifs.

Vous avez 1 million 574 mille 388 électeurs qui n’ont pas d’empreinte digitale. Vous avez 522 électeurs qui sont sans père, 550 électeurs sans mères, 1 085 électeurs sans dates de naissance, 1 514 842 électeurs, sans information de leurs profession… Donc, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. Si nous voulons aller à des élections sérieuses, si nous voulons que les guinéens choisissent des élus qui les représentent, il faut que le fichier soit sérieusement revu », a indiqué Tidiane Sylla.

Par ailleurs, le responsable de la communication de l’UFR a laissé entendre que le gouvernement actuel a perdu toute crédibilité. « Après 9 ans de gestion catastrophique, après 9 ans d’échec, les guinéens ont compris qu’Alpha Condé ne peut pas. Ils savent qu’ils n’ont jamais gagné une élection dans ce pays. Ils n’ont aucun militant. Si le RPG avait des militants, les gens de Kaloum, de Coyah, de Tanènè, de Boffa, de Boké, n’allaient pas sortir pour dire non au 3ème mandat.

Face à ces contestations, ils ont compris que le peuple n’est pas avec eux. La seule chose sur laquelle ils comptent aujourd’hui, c’est le fichier électoral, parce qu’ils savent quel qu’en soit la détermination du peuple, c’est ce fichier là qui va aux élections…C’est à partir des bureaux de vote fictifs qu’ils volent les élections, parce qu’ils n’ont pas d’électeurs », a-t-il lancé.

Abondant dans le même sens, Fodé Baldé, membre de la cellule de communication de l’UFR, a dénoncé le mauvais bilan d’Alpha Condé qui ne peut militer en sa faveur. « La gouvernance d’Alpha Condé, depuis sa venue au pouvoir, s’exprime par les résultats suivants : En 2018, la Guinée fut le premier pays fournisseur de migrants, 13 068 migrants ont été fournis par le peuple de Guinée à l’étranger. Dans la même année, la Guinée vient juste derrière l’Afghanistan parmi les pays demandeurs d’asile en France : 8 433 guinéens sont demandeurs d’asile sur le territoire français.

Trois milliards de dollars américains ont été utilisés en vain pour l’électricité. Et le gouvernement n’a pas honte de nous dire que la Guinée a une couverture électrique de 18%…Donc, cela veut dire que l’objectif du 3ème mandat ne se tiendra pas, parce que tout simplement le bilan d’Alpha Condé est catastrophique, zéro, médiocre », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Aboubacar Soumah sur le recensement des enseignants : « ils sont en train de saboter pour voiler les fictifs »

20 avril 2019 à 18 06 31 04314

L’assainissement du fichier des enseignants et la prochaine fête internationale du travail, qui sera célébrée le 1er mai, ont dominé les débats à l’occasion de l’assemblée générale du SLECG (Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) de ce samedi 20 avril 2019. Aboubacar Soumah a mis l’occasion à profit pour informer les syndiqués de la suite du recensement et des dispositions à prendre pour que la fête du travail soit belle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, est revenu sur l’assainissement du fichier des enseignants. « Dans le cadre de l’application du protocole d’accord concernant nos 8 millions de FG, on est en train de poursuivre l’assainissement. Mais, comme l’administration scolaire est en train de prendre toutes les dispositions pour essayer de voiler les fictifs, nous allons voir. Parce que, à notre calcul, si on nous permettait de découvrir tous les fictifs, on serait parti au-delà des 8 millions.

Mais, comme ils sont en train de saboter pour essayer de voiler ces fictifs, parce qu’ils vivent de ça, c’est un réseau très fort une mafia puissante qui est entrain de se servir à travers les fictifs là. Si toute fois, suite à l’assainissement, on n’arrive pas à être satisfait et dans un délai de rigueur, nous allons déclencher la grève et cette fois-ci, elle ne s’arrêtera que lorsqu’on aura obtenu nos revendications », a martelé Aboubacar Soumah.

En outre, Aboubacar Soumah s’est penché sur l’organisation prochaine de la fête des travailleurs. Selon lui, elle sera une occasion pour eux de se mobiliser afin de prouver au monde qu’ils sont prêts à se battre ensemble pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « L’année passée, on n’était pas invités. Mais, par la force de notre mobilisation, on s’est fait inviter et on s’est imposé. Cette année, c’est nous qui organisons mais sur fond de crise. Cette fois-ci, la CNTG et l’USTG de Mamou sont entrain de préparer ces festivités ensemble.

Mais, le ministre du travail, qui a rencontré toutes les centrales, souhaite que toutes les centrales soient ensemble pour la célébration de cette fête. Ce que nous autre centrale avons accepté. L’USTG, plus les 11 autres centrales, nous avons mis en place une dynamique qu’on a dénommée Mouvement Syndical Guinéen. Nous avons envoyé une délégation vers la CNTG pour que soyons ensemble dans cette dynamique. Ils avaient dit qu’ils allaient nous revenir mais jusqu’à nos jours, ils ne sont pas revenus nous voir pour nous donner leur position par rapport au mouvement syndical que nous avons mis en place.

Donc, nous ne sommes pas certains que nous serons ensemble lors de la fête du 1er mai. On vous a invités pour vous rendre responsables, pour qu’au niveau de toutes les écoles, il y ait une grande mobilisation, pour qu’on prouve que nous sommes des travailleurs dignes de ce pays. Nous invitons tout le monde, à travers notre mobilisation, qu’on sache que nous sommes déterminés et que nous ne sommes pas prêts à reculer. Nous nous battrons toujours dans le cadre de l’amélioration de nos conditions de vie et de travail », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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L’UFDG ne décolère pas : « Mouctar est rentré dans l’histoire par la petite porte »

20 avril 2019 à 17 05 45 04454

C’est sur fond de deuil que le principal parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG, a tenu ce samedi, 20 avril 2019, son assemblée générale hebdomadaire. Les débats ont essentiellement tourné autour du tournoi de football organisé à Pita par le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, et la question de la nouvelle Constitution que le pouvoir s’apprête à soumettre aux guinéens pour prolonger le mandat d’Alpha Condé à la tête de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est par l’observation d’une minute de silence pour le repos de l’âme d’Elhadj Telly Bah, décédé ce samedi à Dakar, que Dr Fodé Oussou Fofana a entamé son discours. Selon lui, le défunt est le propriétaire du domaine où se trouve construit le siège de l’UFDG, à Commandayah.

En ce qui concerne le tournoi de football qui vise à reconnaitre les actions réalisées par Alpha Condé pour le Fouta, le vice-président de l’UFDG a demandé aux militants de clore le débat. Selon Dr Fodé Oussou, cette activité, conduite par Mouctar Diallo, n’est pas une préoccupation de son parti.

D’ailleurs, il a donné raison au ministre conseiller à la présidence, Elhadj Bah Ousmane, qui a justifié son absence du tournoi par des raisons de dignité. « Monsieur Bah Ousmane n’est pas de notre parti, il est de l’UPR, mais originaire de Pita. Quand on lui a parlé du tournoi, il a dit : non ! Je ne peux pas parce qu’il y a un problème de dignité. Le problème entre monsieur Alpha Condé et Pita, ce n’est pas un problème de ballon ; mais, un problème de justice. 103 jeunes ont été tués à balles réelles et parmi eux, 82 sont de Pita.

Comment voulez-vous que monsieur Bah Ousmane, qui a de la dignité, qui sait que des gens de Gongoré ont été tués et qu’il n’y a pas eu de justice, comment voulez-vous que cet homme accepte d’aller devant les gens de Gongoré pour dire, sortez et applaudissez pour celui qui a tué vos enfants ? C’est ce que Mouctar a fait. C’est terminé, Mouctar est rentré dans l’histoire de la Guinée par la petite porte et il n’en sortira jamais », soutient Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour prouver que Pita reste toujours sous le contrôle de son parti, Dr Fodé Oussou Fofana rappelle que le Président Alpha Condé avait déjà investi plusieurs milliards de francs guinéens dans son fameux projet de Manden Djallon. Mais, un projet qui avait échoué à l’époque parce que, dit-il, l’UFDG a remporté toutes élections dans la préfecture par après.

Quant au projet de changement de la Constitution, second sujet à l’ordre du jour, le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate demande aux militants de son parti de se mettre en rapport avec le Front National pour la Défense de la Constitution et d’éviter d’aller en solo. « Cette affaire de nouvelle constitution n’est pas une affaire de l’UFDG ou de l’opposition républicaine.

C’est problème du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Si vous devez faire des T-shirts, il faut que tout le monde se mette à la disposition du Front. Il ne s’agit pas de mettre des T-shirts et écrire derrière l’UFDG est contre le 3ème mandat », a-t-il conseillé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pita : la ville prend progressivement les couleurs du RPG Arc-en-ciel

20 avril 2019 à 16 04 59 04594

Depuis quelques heures, la ville de Pita est prise en otage par les propagandistes du RPG Arc-en-ciel qui paradent dans les principaux artères de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A quelques heures du coup d’envoi de la grande finale du tournoi de football organisé par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, la ville de Pita est déjà envahie par une marrée zone.

Des motards bardés de l’effigie du père fondateur du RPG Arc-en-ciel paradent dans commune urbaine où ils font des exhibitions sur la Nationale Pita-Labé.

A l’allure où vont les choses, les organisateurs n’auront aucune difficulté à remplir le stade préfectoral. Le public vient de toutes les préfectures, de la région et de Conakry. Comme pour dire que c’est tout le Fouta ou presque qui se mobilise pour apporter un témoignage de reconnaissance au président Alpha Condé. Pas moins de 15 bus sont attendus de Labé.

Sur place, on note déjà la présence des ministres Mouctar Diallo, Mory Sangaré, Moustapha Mamy Diaby, Boubacar Barry et Mme Assiatou Bah (ancienne de l’environnement).

C’est aux environs de 14 heures que le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy DIALLO est arrivé à la résidence du préfet de Pita, Khalidou Keïta, en compagnie des préfets Mory Diallo de Mamou et Alpha Boubacar Kaala de Dalaba.

Comme annoncé hier vendredi, 19 avril 2019 par le député uninominal de Pita, Honorable Mamadou Diouldé Sow, tous les inspecteurs régionaux et directeurs préfectoraux de l’éducation de Mamou et Labé sont déjà arrivés avec plusieurs proches collaborateurs.

Un carnaval est prévu de la maison des jeunes au Stade préfectoral de Pita.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Les femmes du RPG se font entendre : « nous disons oui à la nouvelle Constitution »

20 avril 2019 à 16 04 44 04444

Les femmes du RPG Arc-en-ciel se montrent favorables à une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième. Elles l’ont exprimé à l’occasion d’une cérémonie de reconnaissance au chef de l’Etat, organisée ce samedi, 20 avril 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. La rencontre a connu la présence de la première dame de la République, Djènè Kaba Condé, du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, et de plusieurs membres du gouvernement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, c’est une cérémonie de reconnaissance à l’endroit du président Alpha Condé qui a eu lieu au siège du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 20 avril 2019. Dans son discours, Hadja Mame Keïta, présidente du bureau national des femmes du RPG Arc-en-ciel, a annoncé que les femmes du parti au pouvoir sont favorables à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

« Excellence monsieur le président, nous les femmes, nous étions avec vous hier, nous sommes avec vous aujourd’hui et nous serons avec vous s’il plait à Dieu demain. Vous vous êtes engagé pour la Guinée. Guinéens et nous, affirmons sans ambages que votre bilan est un bilan positif et de réussite.

C’est pourquoi, nous disons oui à la nouvelle Constitution, oui au référendum. Vous pouvez compter sur nous en tout lieu et en toute circonstance. Pour ce faire, nous invitons toutes les femmes au travail, dans la paix, dans l’unité nationale, dans la solidarité, la cohésion et le rassemblement comme ça a toujours été au sein de notre grand parti le RPG arc-en-ciel ».

Au nom de la direction nationale du parti et au nom du président de la République, l’honorable Saloum Cissé, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel, a remercié les femmes pour l’organisation de cette grandiose manifestation. « Cette manifestation est un témoignage éloquent pour dire à nos détracteurs que le RPG se porte très bien et que les défis majeurs que le président a eu à mener ou qu’il est en train de mener, ces défis-là étaient des plaies inguérissables dans le temps. Aujourd’hui, quand nous prenons les routes, les infrastructures, l’énergie, tous ces secteurs-là sont abordés en même temps et avec la même abnégation », s’est-il félicité.

Le vice-président de l’Assemblée nationale a, ensuite, invité les militants du parti au pouvoir à ne pas écouter les discours des opposants au troisième mandat. « Ne vous laissez pas distraire parce que tous ceux qui sont en train de parler, nous connaissons leur passé. Nous connaissons qui ils sont, d’où ils viennent et où ils veulent nous envoyer. Soyons sereins pour que l’objectif qu’on s’est assigné pour tirer la Guinée de l’ornière soit une réalité. Soyez rassurés que le programme que le président de la République s’est fait, il ne sera pas distrait.

Il doit continuer son élan d’envol économique, il va continuer à faire de la Guinée un havre de paix, d’union et de solidarité. Il va continuer à unir les guinéens parce que très souvent quand nous écoutons certains, ils veulent mettre dans leurs stratégies l’ethnisation de la Guinée. Or, la Guinée est une famille. Cette famille, elle ne sera jamais divisée et c’est ensemble que nous devons réussir, c’est ensemble que nous devons bâtir la Guinée, c’est ensemble que nous allons prouver au monde entier que la Guinée est indivisible. Ce qui unit la Guinée est plus fort que ce qui la divise.

Nous allons continuer à prouver aux autres que cette Guinée était une vieille femme assise sur de l’or et en train de quémander. Et aujourd’hui, cette richesse est en train d’être valorisée dans tous les domaines. Alors, ne nous laissons pas distraire à travers des discours qui ne sont pas du tout appréciables pour des hommes politiques. Soyez rassurées que la direction nationale ne sera en reste pour vous accompagner les femmes », a promis l’honorable Saloum Cissé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Condamnation de Paul Moussa : le Balai Citoyen salue le « le fonctionnement exceptionnel » de la justice

20 avril 2019 à 14 02 20 04204

SOCIETE CIVILE GUINEENNE

Cellule Balai Citoyen (CBC)-Guinée
      Siège social :
Guinée-Conakry/Coleah-Lansebougni

E-mail : cellulebalaicitoyen@gmail.com Tel : (+224) 628 64 58 80/669 47 16 54

COMMUNIQUE DE PRESSE 020/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen salue le verdict prononcé dans le cadre du jugement de Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité, et se réjouit du plein fonctionnement exceptionnel de l’appareil judiciaire. Nous espérons que cette condamnation ne s’avérera pas n’être qu’un sursaut isolé et sera suivie par l’interpellation prochaine de l’ensemble des autres bandits à col blanc qui encrassent les rouages de notre nation à tous les niveaux.

Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité (OGP), ainsi que son comptable, Monsieur Inza Bayo, ont été condamnés le lundi 15 avril à cinq ans d’emprisonnement ferme. Ces deux commis de l’Etat étaient poursuivis pour des malversations financières portant sur un montant de plus de 39 milliards de GNF !

Le tribunal de première instance de Kaloum a déclaré Monsieur Diawara coupable de détournement de deniers publics et Monsieur Bayo de complicité. La justice a en outre ordonné la confiscation de leurs biens et les a condamné à payer une amende de 50 millions GNF et à 9 milliards GNF à titre de dommages et intérêts. Le Président du tribunal de Kaloum a décerné un mandat de dépôt immédiat contre les deux coupables.

La Cellule Balai Citoyen ne peut qu’applaudir cette décision qui matérialise de façon concrète la résolution du gouvernement à enrayer la mal gouvernance qui prolifère de façon endémique et maintien notre pays en arrière. Pour la Cellule Balai Citoyen, cette condamnation n’est en rien une fin en elle-même. Il est vital que la plus grande des rigueures devienne systématiquement la norme en la matière.

Si la condamnation de Monsieur Diawara est sans conteste à appréhender comme une victoire en matière de la lutte contre la corruption, ne perdons pas de vue que la bataille sera encore longue. La justice guinéenne demeure encore et toujours à deux vitesse. Sans parler de l’impunité générale qui caractérise le contexte guinéen, trop nombreux ont été les cas de condamnations excessivement clémentes à l’encontre de commis de l’État pourtant inculpés de fraudes en tous genres.

Nous nous permettons de faire remarquer que c’est dans le cadre d’une mission de vérification administrative et financière d’une série d’établissements publics et parapublics que les activités illicites de Monsieur Diawara furent dévoilées. En février dernier, le Premier Ministre avait écrit au Vérificateur Général pour lui demander d’étendre ces audits auprès d’un second lot de sept nouveaux établissements.

Malheureusement, des pressions internes d’ordre politique eurent raison de cette initiative qui visait cette fois la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Nationale des Impôts (DNI), l’Agence Nationale des Infrastructures Minières (ANAIM), la Société Navale Guinéenne (SNG), le Patrimoine Bâti Public (PBP), la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) et le Fonds National de Sauvegarde de l’Environnement.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Ces jeux d’influence et pressions qui entravent cette initiative indispensable de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus.

Il est inacceptable que ces audits ne se limitent qu’à une portion des régies financières. Cet état de fait nous laisse le goût amer d’une justice sélective. Nous demandons donc au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

La Cellule Balai Citoyen continuera à informer et mobiliser la population pour la lutte contre toutes formes de mal gouvernance afin d’assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

 

                                                                                           Conakry, le 20 avril 2019

                                                                                        Secrétariat Administratif

                                                                                             Aboubacar Diakité

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Dispatching d’interconnexion en énergie : Dr Taliby Sylla et les opérateurs du Secteur en Conclave

20 avril 2019 à 13 01 22 04224

Le Ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla a conféré cette semaine avec les opérateurs du secteur de l’électricité en Guinée, sur l’évolution des travaux de mise en place du Centre de Dispatching National et international d’électricité, reconnu sous le nom du centre d’interconnexion en énergie des pays de l’Afrique de l’Ouest.

Au premier abord, déclinant l’historique de ce projet qui fait partie d’une initiative Présidentielle, Docteur Cheik Taliby, mettra l’accent sur la nécessité impérieuse d’inverser la tendance des « petits pas » pour réaliser à temps ce projet indispensable pour la production, le transport électrique. Sa réalisation assurera la satisfaction de la demande électrique des usagers Guinéens et Africains dans les meilleures conditions et de qualité de service.

Toutefois, le Premier dirigeant du secteur de l’électricité a exprimé le souhait de son département et du gouvernement, de voir les techniciens et les opérateurs du secteur électrique, simplement, toutes les parties prenantes de ce projet, d’insuffler une véritable dynamique d‘actions réalistes pour atteindre l’objectif premier de réaliser ledit projet à temps.
Malgré quelques vicissitudes inhérentes pour sa mise en œuvre, Il a notamment, relevé les efforts déjà accomplis en vue d’améliorer les acquis de ce projet réalisé à 70%.

« Voyez-vous, Toutes ces actions que nous menons sur le terrain visent à favoriser l’accès constant à l’électricité pour nos populations, en adoptant, une politique active d’investissements propres pour développer la mise en place d’infrastructures électriques indispensables à l’épanouissement économique de notre pays mais aussi celle des autres pays interconnectés», dira-t-il en substance.

Quant aux opérateurs du secteur électrique, ils ont exprimé l’importance d’une telle structure, mais certains ont mis un accent particulier sur les causes qui ont entrainé un certain retard pour sa mise en œuvre. Toutes choses qui ont amené les uns et les autres à aplanir dans un consensus absolu les aléas susceptibles d’avoir raison sur les résultats attendus.
Revigoré de savoir que les techniciens des différentes parties prenantes continueront à travailler à travers des concertations constantes, Docteur Cheick Taliby Sylla eut raison de réunir tous ces opérateurs en vue d’un aboutissement heureux des sujets débattus.

Pour rappel le Dispatching national d’électricité, ou le centre d’interconnexion en énergie des pays de l’Afrique de l’Ouest, est un centre décisionnel national de l’électricité. Un véritable indicateur en temps réel du marché électrique. Il est aussi le principal centre de répartition de la charge en fonction des besoins.

La Cellule de Communication du Ministère de l’Energie

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : le collectif des victimes dément le CROSCC et met en garde !

20 avril 2019 à 12 12 46 04464

Les victimes du déguerpissement effectué récemment par le gouvernement guinéen à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma, viennent de réagir à la démarche du CROSCC visant, dit-on, à les soutenir. En effet, le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry a adressé récemment un mémorandum relatif à ce déguerpissement au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Le Collectif des déguerpis désapprouve la démarche de cette organisation de la société civile, dément ses chiffres et met en garde contre une récupération de leur situation pour d’autres fins. Les victimes se sont exprimées sur la question à travers une déclaration lue devant les médias, ce samedi 20 avril 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des déguerpis.

Collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Déclaration

Le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse a appris le dépôt d’un mémorandum au ministère de l’unité nationale par des acteurs de la société civile. Le document concerne les problèmes des domaines réservés en Guinée avec accent sur les cas de Kaporo-Rails et Kipé 2.

Le collectif a bien reçu une lettre le 8 avril 2019 l’invitant à participer à la cérémonie de remise dudit document prévue pour le jeudi 11 avril au ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté. Après consultation, le bureau a décidé de ne pas s’associer à cette démarche dont il ignore les tenants et les aboutissants.

Par voie de presse, le soir même de la rencontre nous avons appris que des soi-disant membres de notre structure ont été présentés dans la salle. Nous dénonçons cette manière de faire.  

Plus grave, à la page 5 du document, il est dit dans la méthodologie de travail qu’une équipe (d’enquêteurs) a été déployée auprès des déguerpis. Nous insistons sur le fait que les victimes n’ont été associées ni de près ni de loin à ce travail.

En outre, les chiffres fournis ne sont plus d’actualité. Bref, ils sont caducs, ce qui démontre que les rédacteurs du mémorandum n’ont pas travaillé avec les personnes concernées.

Par ailleurs, dans les recommandations,  le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry, soutenu par le Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne, exhorte le gouvernement à trouver de la nourriture et des centres d’accueil aux victimes avant le ramadan.

Nous voulons rappeler ici que nous ne voulons ni de centres d’accueil encore moins de nourritures venant d’un gouvernement qui a bafoué notre dignité tout simplement parce qu’il se sent fort.  Nous exigeons l’application des textes de lois de notre pays, c’est-à-dire le rétablissement des victimes dans leurs droits.

Au ministre de l’unité nationale qui s’engage à accompagner les victimes pour la procédure judicaire, nous lui demandons auprès de quelle juridiction du moment que l’Etat a coché les bâtiments le 22 février 2019 avant même la délibération du tribunal de Dixinn le 1er mars. Pire, la casse de Kipé 2 a eu lieu alors que les occupants avaient déjà interjeté appel de ce jugement. Certaines maisons ont été cochées à 10h et la casse a commencé à 10h30 en présence de plusieurs médias.

A la société civile et à l’ensemble des autres acteurs, nous rappelons que nous sommes ouverts à toute bonne collaboration mais nous mettons en garde tous ceux et toutes celles qui veulent se servir des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse pour  réaliser leurs affaires.

Nos maisons ont certes été détruites par la machine de la haine, mais nos cœurs et nos esprits restent encore intacts et nous mènerons le combat jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits! Je vous remercie !

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Rénovée à plus de 3 milliards GNF par Oyé Guilavogui, la mosquée centrale de Faranah inaugurée

20 avril 2019 à 12 12 06 04064

La mosquée centrale de Faranah a été inaugurée hier vendredi, 19 avril 2019, par le donateur en personne, Oyé Guilavogui, ministre d’État, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts. On notait la présence d’une forte délégation composée du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, du Secrétaire Général aux affaires religieuses, de la maire de commune de Kaloum et des autorités administratives et religieuses de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux fidèles musulmans de Faranah ont pris part à l’inauguration de cette mosquée, reconstruite grâce à l’implication d’Oyé Guilavogui. Elle est bâtie sur une superficie de 900 mètres carrés, avec une capacité d’accueil de 2500 fidèles, financée à hauteur de 3 milliards 500 millions de francs guinéens.

Selon Oyé Guilavogui, « la mosquée a été reconstruite depuis le soubassement jusque maintenant grâce à la bénédiction de l’association des jeunes de Faranah qu’on appel SYNADEF. C’est par leur canal que j’ai eu le courage de venir m’investir à Faranah. Faranah, c’est ma belle famille, je suis un des fils d’ici… Je suis très heureux aujourd’hui, la mosquée de Faranah ne fait qu’allonger la liste. Il y a bien d’autres qui ont été inaugurés il y a des années, on ne connaît pas le nombre…

Je suis très heureux avec cette mobilisation massive, la qualité de l’organisation. Il est très difficile d’inaugurer une telle infrastructure sans qu’il y ait des morts ou des blessés. Aujourd’hui, personne ne se plaint, tout le monde se déplace tranquillement et tout le monde s’est acquitté de son devoir religieux. Je leur demande de prendre soin de cette infrastructure qui a coûté très chère ».

Même son de cloche chez Alpha Ibrahima Keira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. « C’est des sentiments de réconfort et de fierté qui m’animent, mais aussi des sentiments d’espoir parce que les conseils qui ont été donnés par le secrétaire général de la ligue islamique cadrent parfaitement avec la vision politique du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, qui appelle tous les ressortissants de Faranah à l’unité d’action, au renforcement de l’unité nationale et surtout des liens de la fraternité entre les fils de Faranah pour que cesse définitivement les dissensions qu’il y a sur le terrain afin que les gens de Faranah puissent aller ensemble bâtir un Faranah prospère et émergent…

Nous avons noté avec satisfaction la présence de préfectures avoisinantes, qui ont cru envoyer des représentants communier avec nous pour célébrer ce geste magnanime de notre frère, de notre ami, Oyé Guilavogui, le ministre d’État, qui a bien voulu procéder à la reconstruction de cette grande mosquée de Faranah auquel nous disons merci et que tout Faranah lui soit reconnaissant », a dit le ministre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Guinée-Maroc : le Syli cadet travaille sur la finition pour remporter ce match

20 avril 2019 à 11 11 42 04424

La Guinée affronte le Maroc demain, dimanche 21 avril 2019, au compte de la troisième et dernière journée de la phase de groupes de la CAN U17 qui se joue en Tanzanie. A la veille de cette rencontre qui sera décisive pour l’avenir du Syli cadet dans cette compétition, l’équipe guinéenne se concentre sur les aspects pouvant lui permettre de l’emporter, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les moins de 17 ans guinéens ont effectué hier, vendredi, leur première séance d’entraînement, en prélude à ce match capital. Selon l’entraîneur guinéen, Mohamed Maléah Camara, les travaux ont porté notamment sur la finition. « Nous savons que nous avons un match décisif à jouer, une finale.

Donc nous avons travaillé un peu la conservation, la possession sans et avec adversaire. Nous avons aussi travaillé devant les buts, parce que pour gagner un match comme ça, il faut être réaliste. Nous allons continuer dans ce sens pour obtenir la qualification », a expliqué le technicien guinéen.

A rappeler que la Guinée, actuelle deuxième de son groupe avec 3 points, doit s’imposer devant le Maroc (1 point) pour se qualifier, sans calculs, en demi-finales.

Depuis Dar es-Salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Les civils interdits de porter du treillis à Labé : le député Cellou Baldé recadre le préfet

20 avril 2019 à 11 11 21 04214

Comme annoncé dans une précédente dépêche, lors de la cérémonie de mise en place de la police de proximité, le jeudi 18 avril, le préfet de Labé a émis l’idée d’interdire le port de treillis militaires par les civils. Elhadj Safioulaye Bah est allé plus loin en disant que les treillis saisis avec les civils pourraient être brûlés. Une sortie qui provoque la réaction du député uninominal de Labé, Cellou Baldé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette mesure envisagée par le préfet de Labé vise, selon lui, à lutter contre l’insécurité. Sur son compte Facebook, le député uninominal de Labé, a tenu à recadrer le préfet, précisant que la loi n’interdit à aucun citoyen de porter un treillis. « J’ai lu sur le site Guineematin.com la sortie médiatique du préfet sur l’insécurité. Je partage totalement son avis par rapport à la nécessité de lutter contre le grand banditisme et la recrudescence de la criminalité dans la préfecture de Labé.

C’est quand même une priorité, car il y a souvent des cas de viol, des cas d’attaques à main armée, il y a des cas de braquage. Mais de l’autre côté, je l’invite d’avoir un esprit de discernement, parce qu’une chose peut s’avérer utile et logique, mais qui ne soit pas prévue par les dispositions légales. Quand je prends le cas des treillis dont il fait allusion, il n’est pas interdit à un citoyen de porter une culotte aux couleurs militaires, de porter une tee-shirt aux couleurs militaires ou une casquette aux couleurs militaires, parce que cela ne fait pas de lui un bandit.

Ce qui est interdit, c’est que quelqu’un porte l’uniforme militaire, depuis la casquette, la chemise, le pantalon, le ceinturon et les chaussures. Il faut éviter de créer l’amalgame. Parce que nous connaissons le niveau de formation de nos forces de défense et de sécurité. Une fois qu’une décision comme ça est prise par une autorité administrative et qu’il faut l’appliquer en violation des dispositions légales, souvent, les forces de défense et de sécurité font des abus », a écrit le député.

Il faut rappeler que le Gouverneur de Labé, lui, a salué cette décision du préfet. Madifing Diané a félicité et encouragé Elhadj Safioulaye Bah, promettant de lui apporter tout son soutien dans cette démarche.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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FEG 2019 : Lansana Komara se félicite de la réussite de l’événement

20 avril 2019 à 10 10 55 04554

Les rideaux sont tombés sur la troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen (FEG). L’événement a été clôturé dans la soirée d’hier, vendredi 19 avril 2019, au Palais du peuple de Conakry. C’est le ministre de la Justice, maître Cheick Sako qui a représenté le chef de l’Etat à cette cérémonie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A cette occasion, le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a porté le message des trois ministres en charge du système éducatif guinéen, qui ont co-organisé ce forum. Lansana Komara a rappelé de quoi il a été question au cours de ses trois jours de travaux. « Le Forum de l’Etudiant Guinéen s’érige en véritable cadre de dialogue et de concertation autour des questions liées aux enjeux et aux défis du système éducatif.

Trois jours de rencontres, de conférence-débats, d’ateliers, de concours et d’expositions pour un même but : informer sur les profils du lycée et les métiers qui en découlent, informer sur les programmes de nos institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, informer sur les filières et métiers liés à l’enseignement technique et la formation professionnelle, informer sur les opportunités d’emploi et les offres des institutions partenaires en Guinée », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, « ce forum aura permis d’engager des réformes profondes sur les défis majeurs liés à la formation et à l’éducation de notre jeunesse, à l’amélioration des conditions de travail des apprenants, à la formation des formateurs, à l’innovation technique et technologique, à l’amélioration de l’accès à la formation, à l’équité ainsi qu’à l’entrepreneuriat jeune dans un contexte mondial de plus en plus exigeant.

La contribution des élèves et étudiants dans le processus de développement ainsi que celle des filles et femmes dans les sciences et techniques ont également été abordées comme un autre défi majeur à relever. La problématique de la nécessité d’ouvrir des lycées techniques a été posée comme un facteur important dans la préparation des apprenants, désireux d’aller vers la formation technique et professionnelle ».

Ensuite, Lansana Komara a fait savoir que les débats sont loin d’être clos après les trois jours consacrés au FEG. Car, dit-il, « les débats doivent se poursuivre dans les établissements de formation et dans les espaces dédiés à un esprit critique et constructif pour aboutir à des solutions idoines permettant à notre système éducatif d’être performant, d’offrir des meilleurs perspectives de métier, d’emploi et qui contribuent ainsi à un meilleur épanouissement des jeunes.

Tous les acteurs du système éducatif, en concertation avec les entreprises, doivent conjuguer leurs efforts pour la construction de programmes d’enseignement et de formation adaptés au besoin du marché. Nous devons tous ensemble nous atteler à relever ces grands défis en assurant une meilleure synergie de nos actions », a dit Lansana Komara.

Représentant le président de la République à cette rencontre, Me Cheick Sako, ministre de la Justice a félicité les organisateurs du Forum de l’Etudiant Guinéen. « Je voudrais d’ores déjà, exprimer ma profonde satisfaction et surtout féliciter les ministres Abdoulaye Yéro Baldé, Lansana Komara et Mory Sangaré pour la réussite sans surprise de cette troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen. Voyez-vous, aucun pays ne peut se développer à l’absence de ses propres fils. On l’habitude de dire souvent chez nous, un pays qui oublie ses enfants, qui oublie sa jeunesse, c’est un pays en perdition.

C’est pourquoi, il y a une nécessité absolue d’investir en vous jeunes gens afin de disposer d’une ressource humaine qualifiée et surtout diversifiée. Ce forum qui nous réunit s’inscrit dans ce noble objectif. Et c’est pourquoi, davantage d’attention devait être accordée à sa pérennisation. J’insiste sur le mot pérennisation messieurs les ministres qui sont là. Quand on utilise le vocable pérennisation, j’entends par là une habitude de faire des choses bien dans ce pays, de façon cyclique », a-t-il lancé.

Il faut rappeler que cette cérémonie de clôture du FEG 2019, a été marquée par la finale du concours d’éloquence remportée par la commune de Ratoma face à celle de Matam, la remise des prix aux lauréats du concours en Mathématiques mais aussi par une prestation époustouflante de l’artiste One Time et du groupe Banlieuzard. D’autres prix ont également été décernés aux trois ministres en charge de l’éducation mais aussi aux partenaires financiers qui ont accompagné ce forum.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Hajj 2019 : Elhadj Abdourahmane Diallo de l’agence Arrahma Voyage à Guineematin

20 avril 2019 à 7 07 19 04194
Elhadj Abdourahmane Diallo, Directeur Général Adjoint de l’agence Arrahma Voyage

Les inscriptions des candidats au hajj de cette année ont été officiellement ouvertes le mercredi, 17 avril 2019, en Guinée. Cela, suite à la fixation du tarif du pèlerinage par les autorités religieuses de notre pays. Ce tarif justement, fixé à 43 millions de francs guinéens, a suscité un débat à Conakry où certains ont dénoncé l’augmentation du coût du pèlerinage.

Mais, Elhadj Abdourahmane Diallo, le Directeur Général Adjoint de l’agence Arrahma Voyage qui évolue dans le transport des pèlerins à la Mecque, lui, dit comprendre cette augmentation. Pour lui, elle pourrait se justifier par la dévaluation du franc guinéen par rapport au dollar. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mercredi dernier, 17 avril. On a abordé aussi d’autres questions liées aux préparatifs et à l’organisation du hajj.

Décryptage !

Guineematin.com : les autorités religieuses de notre pays ont fixé le coût du hajj de cette année à 43 millions de francs, soit une augmentation de 1 million 700 mille francs par rapport à l’année dernière. Certains ont dénoncé ce tarif. Comment vous, vous l’avez accueilli ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : l’augmentation là, personnellement, j’ai fait un calcul et au bout du compte, je pense que c’est dû à la chute du franc guinéen par rapport au dollar. L’année dernière, avec les cambistes, 100 dollars s’échangeaient contre 930 mille francs guinéens, alors que cette année, les 100 dollars coûtent 950 mille francs guinéens. Donc, j’ai suivi les réactions par rapport à ça et je crois que cela est dû à un manque d’explications de la part du gouvernement. Le gouvernement devrait expliquer aux gens.

Guineematin.com : donc pour vous, ce tarif est raisonnable ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : Quand tu calcules, le coût du hajj n’a jamais dépassé les 4 500 dollars. Mais, s’il arrive que le franc guinéen chute par rapport au dollar, il va s’en dire que pour les Guinéens, les frais vont augmenter. Mais, le gouvernement devrait donner des explications là-dessus pour que les gens soient bien situés. Moi, j’ai fait les calculs hier, j’ai trouvé que c’est la montée du dollar par rapport à notre monnaie qui a fait que le tarif est allé jusqu’à 43 millions de francs guinéens.

Guineematin.com : les inscriptions ont été officiellement lancées. Est-ce qu’elles ont commencé chez vous ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : chez nous, bien avant qu’on ne fixe le tarif, on avait déjà des candidats au pèlerinage qui sont inscrits. On leur avait dit de payer l’ancien tarif en attendant. Le moment venu, on verra s’il y a diminution, on leur restitue et s’il y a augmentation, ils vont augmenter.

Guineematin.com : l’année dernière, il y a eu des dysfonctionnement dans l’organisation du hajj. Que comptez-vous faire cette année pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : vous savez, l’organisation du hajj, ce n’est pas au niveau des agences privées de voyage, c’est la ligue qui l’organise. Donc, les dysfonctionnements qu’on constate, ça incombe à la ligue. La ligue peut par exemple, programmer un avion de 288 pèlerins, les pèlerins de la ligue. On arrive dans la salle, on trouve qu’il n’y a pas plus de 100 pèlerins qui sont présents. Donc certains avions peuvent partir sans être remplis.

Le lendemain, il se trouve que ce sont les pèlerins d’une agence privée qui sont programmés. Mais, ceux qui devaient partir la veille au compte de la ligue et qui n’étaient pas venus, viennent s’ajouter à ceux qui sont programmés ce jour. La ligue décide donc de reporter le voyage des pèlerins de l’agence privée pour envoyer ses propres pèlerins. C’est comme ça que les perturbations commencent au niveau des voyages.

Guineematin.com : quel est le rapport qui existe entre vous agences privées et la ligue ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : le rapport entre les agences privées et la ligue, c’est que la ligue va aller négocier avec le gouvernement saoudien, ils décident du quota, le nombre de pèlerins que la Guinée doit envoyer. Après, la ligue revient repartir ce quota entre elle et les agences privées. Quand elle partage ça, il y a des frais qu’on doit calculer pour dire chaque pèlerin doit verser tel montant à la banque centrale. Donc, on travaille ensemble mais c’est elle qui contrôle le haj.

Guineematin.com : puisque nous sommes à la phase des inscriptions, dites aux candidats au pèlerinage pourquoi ils doivent choisir l’agence Arrahma Voyage, qu’est-ce que vous leur proposer ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : nous leur garantissons qu’ils ne regretteront de s’inscrire chez nous. Parce que nous allons les satisfaire non seulement ici mais aussi quand nous arriverons sur les lieux du pèlerinage. Ici d’abord, il y a des préparatifs à faire avant le départ, notamment des séances de formation sur ce qui va être dit et fait pendant le hajj. On leur apprend comment bien faire le hajj. Et quand nous serons là-bas, nous nous occuperons bien d’eux en les suivant et en les aidant partout où ils seront.

C’est pourquoi chez nous à l’agence Arrahma, on ne se préoccupe pas de si on va aller les premiers ou les derniers. Ce qui nous préoccupe, c’est comment bien faire le hajj. Ce qui préoccupe beaucoup d’autres, c’est comment aller au premier ou au deuxième convoi. Par contre, ce qui nous préoccupe nous, c’est comment aider le pèlerin à faire correctement son devoir, c’est-à-dire son hajj.

Guineematin.com : il y a un aspect important qui est celui du logement à la Mecque. Certains pèlerins se retrouvent logés à des endroits très distants de la Kaaba, et cela leur complique la tâche. A l’agence Arrahma, comment négociez-vous les logements des pèlerins ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : oui, cela compte beaucoup. Nous, l’année dernière, on était à 1 km de la Kaaba. Les pèlerins partaient donc à pieds. Je ne vais nommer personne ici, mais il y a certains qui étaient logés jusqu’à 7 km de la Kaaba. Mais nous, on était à 1 kilomètre de la Kaaba et on était dans des hôtels très propres. Cette année encore, notre directeur général, Barry Ahmadou, ira négocier les contrats de logements et de nourriture à l’approche du pèlerinage. Et nous comptons prendre des locaux vraiment appropriés et non distants de la Kaaba pour faciliter la tâche à nos pèlerins.

Guineematin.com : il y a aussi des personnes âgées qui peuvent être parmi les candidats. Est-ce que vous prenez des dispositions pour ces gens qui ne peuvent pas faire un certain nombre de choses ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : avec les personnes âgées, il y a des gens qui sont à la Mecque là-bas qui ont des fauteuils roulants. Quand tu leur donne 200 Rials, soit un peu plus de 50 dollars, on te fait faire les 7 tours entre Safa et Marwa. Ceux qui peuvent marcher, on va avec eux, et au retour, on prend des véhicules pour les personnes âgées.

Interview réalisée par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Restructuration du RPG à Banankoro : « nous nous sentions oubliés par Alpha Condé »

20 avril 2019 à 6 06 59 04594

La mission de restructuration du RPG Arc-en-ciel vient de boucler ses travaux à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Cette sous-préfecture qui n’avait qu’une section, se retrouve désormais avec une fédération, trois sections et 45 sous-sections. A l’issue de ce travail, la joie revient dans les rangs des responsables locaux du parti au pouvoir qui promettent la paix et l’unité dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé sur place.

La section de Banankoro 1, celle de Banankoro 2 et celle du district de Warrou Kondero, vont désormais fonctionner aux côtés du tout nouveau bureau fédéral du RPG Arc-en-ciel dans la sous-préfecture. Cette restructuration appelée par le président de la République est vivement saluée sur le terrain. Balla Mansaré, secrétaire administratif de l’ancienne section, devenu secrétaire général de la section de Banankoro 2, exprime sa satisfaction.

« Nous sommes ravis de ce découpage et le rajeunissement du parti. Les gens voulaient déstabiliser le parti ici et faire croire au président qu’ils sont du RPG Arc-en-ciel mais en réalité ils ont une idée derrière la tête. Notre bureau est un bureau d’union qui correspond à l’esprit du président, celui de rassembler tous les Guinéens. Même ceux qui nous font la guerre depuis 1 an et 4 mois et nous ont empêchés de travailler, on les a tous impliqués », a-t-il déclaré.

De son côté, Elhadj Djomba Mory Traoré, ex-secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel, devient secrétaire fédéral du parti à Banankoro. Lui qui se sentait oublié par le président Alpha Condé, ne cache pas sa joie aujourd’hui.

« C’est un sentiment de joie qui m’anime aujourd’hui, car la vérité a triomphé. Tous ces troubles qui étaient ici, c’était la manœuvre d’un seul homme. Mais Dieu merci, le parti que j’ai créé ici a pris une grande envergure. Au moment où je créais la section RPG à Banankoro, personne n’osait prendre ce parti ici.

Car, il y avait ici un sous-préfet du nom de Bouréma Condé, l’actuel ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Ce dernier a causé beaucoup d’atrocités ici. On perdu les Mamady Diané et Djasso Condé ; Dioga de Sibiribaro a perdu sa maman en plein meeting du parti, elle a reçu une balle dans la poitrine.

Mais, il faut dire que nous nous sentions oubliés par Alpha Condé, il faut se dire la vérité. Moi, le véhicule qu’il m’avait offert m’a été retiré de force par des gens soutenus par des groupes de pression. Que le président sache qu’avant aujourd’hui, hier est passé. Lui-même, je me rappelle d’un de ses propos en 1998. Il disait ceci : les RPGistes, unissez-vous, car vous du RPG si vous n’êtes pas unis, il y aura l’avènement des hommes qui viendront vous déstabiliser.

Mais, s’ils trouvent que vous êtes unis, ils ne pourront rien. C’est ce moment qu’on traverse comme ça. Je suis heureux de ma nouvelle fonction, celle du fédéral du RPG à Banankoro. Et, nous allons œuvrer pour le maintien de la paix et le rayonnement de notre parti à Banankoro », a promis le nouveau responsable du bureau fédéral du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Conflit domanial : la CMIS n°1 accusée d’avoir vandalisé une concession à Cameroun

20 avril 2019 à 6 06 54 04544
Fodé Bocar Kaba, représentant de la famille déguerpie

Un conflit domanial oppose depuis des années les membres d’une même famille au quartier Cameroun, dans la commune de Dixinn. La descente sur les lieux d’agents de la police pour décoiffer le bâtiment a créé la panique hier, vendredi 19 avril 2019. Selon nos informations, c’est une certaine Hadja Djelikhan Kaba, cohéritière du domaine, qui aurait envoyé les agents pour faire déguerpir les autres membres de la famille, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Tôt ce matin, des policiers de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) n° 1 de la Camayenne ont investi la concession pour déloger les occupants. Le toit a été décoiffé, les portes et fenêtre enlevées.

Fodé Bocar Kaba

Pour Fodé Bocar Kaba, un des occupants de la concession litigieuse, cette affaire date de plusieurs années. « Ça, c’est un conflit qui ne date pas d’aujourd’hui. Le quartier Cameroun que vous voyez là, c’est une cité de recasement. C’est les habitants de Coronthie qui sont recasés ici. C’est quand ils ont voulu l’extension de la ville de Conakry que ceux qui habitaient à Coronthie ont été recasés ici. Cameroun est une cité qui était déjà construite. Donc, le coin n’a été ni vendu, ni acheté. C’est un lieu de recasement. Mais, ceux dont les parents sont décédés, les premiers fils ont représenté la famille. Il y a les textes même, régis par les colons et il y a un plan cadastral pour l’ensemble de tout Cameroun. Il n’y a pas de titre foncier. Ainsi, tout le monde est resté en harmonie jusqu’à ces derniers temps. Puis, notre grande sœur, Hadja Djelikhan, dont le papa, Lansana Kaba, est le premier fils et représentant de la famille, a saisi l’occasion pour faire de la concession sa propriété alors que ce n’est pas pour elle. Elle a manigancé cette affaire là au niveau de la Cour Suprême à l’absence de notre avocat. Ils ont dit que nous on a tort parce qu’on n’a pas déposé le mémoire à temps. Nous avons fait un recours au niveau du ministre de la justice, Maitre Check Sacko, il a fait annuler la procédure comme quoi il y a un abus de jugement sur le dossier. Actuellement, le dossier est pendant au niveau de la Cour Suprême. Maintenant, comme elle a tiré des sous avec les nantis, elle ne peut pas s’expliquer, elle a bondi sur nous pour faire de la concession sa propriété. Moi, je préfère aujourd’hui que ce domaine soit saisi par l’Etat et qu’il y ait un jugement au fond. Parce que, c’est les colons qui ont octroyé ce terrain et une seule personne parmi nous veut faire de ça sa propriété. Les dossiers sont attribués à son papa alors que son papa et mon papa sont de même père, même mère. Où est la part de mon papa alors ? », s’interroge Fodé Bocar Kaba.

De son coté, la petite sœur de Hadja Djelikhan Kaba, qui s’occupe du dossier, dit n’avoir pas vendu le domaine. Mais, Kadiatou Camara confirme avoir envoyé la police pour dégager la famille. « La maison n’est pas vendue. Pourquoi la maison n’est pas vendue, on ne peut pas vendre une maison si les gens sont dedans. Cette famille dont il s’agit, ce sont nos petits frères. Mais, la maison là appartient à Djelikhan Kaba. Elle a appelé ses petits frères dans son salon ici. Il leur a dit, je ne peux pas vous faire du mal. Nous savons que vous et moi la concession appartient à mon père. Quittez là-bas, nous allons vendre, je vous donne votre part. Les enfants ont dit, si vous vendez, vous partagez en deux. La grande sœur a dit non, la concession appartient à mon père. Je vends et je vous donne de l’argent, vous allez acheter des domaines ailleurs. Ils n’ont pas accepté. Ils ont porté plainte contre leur sœur au tribunal de Conakry 1. Etant donné qu’elle ne peut pas marcher, elle est vieille, c’est moi sa petite sœur qui suis venue de Dakar avec mon avocat, maitre Dinah Sampil, on a fait le tribunal de Dixinn, on a gagné le procès. Ils nous ont encore à la cour d’appel. Il y avait Moundjour Cherif, là-bas aussi on a débattu et on a gagné. On a été à la Cour d’Appel, on a gagné le procès. Depuis 2017, ils refusent de quitter. On a amené une première fois l’escadron numéro 1 d’Hamdallaye, ils n’ont pas quitté. On a fait une exécution avec le même escadron, ils ont refusé. C’est pourquoi, cette fois-ci, on a pris le dossier de Dixinn, de la Cour d’Appel et de la Cour Suprême, on est allé voir le Procureur Général avec tous les documents. Il nous a donné feu vert en nous renvoyant au tribunal de Mafanco. C’est pourquoi, cette fois-ci, on a pris la CMIS de Camayenne pour aller les déguerpir », a fait savoir Kadiatou Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 666919225/ 622919225

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