CAN U17 : la Guinée domine le Maroc et file en demi-finales

21 avril 2019 à 16 04 58 04584

La Guinée s’est qualifiée pour les demi-finales de la CAN U17 qui se joue en Tanzanie. Le Syli cadet a validé son ticket après sa victoire (1-0) ce dimanche, 21 avril 2019 sur le Maroc, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mission accomplie pour la Guinée. Le Syli cadet a entamé cette rencontre avec une obligation d’avoir au moins un match nul pour se qualifier pour le dernier carré de la compétition. Conscients de l’enjeu du match, les poulains de Mohamed Maléah Camara ont mis les pieds sur le ballon dès l’entame de la rencontre.

La Guinée trouve rapidement le chemin des filets adverses par l’intermédiaire de Aboubacar Conté « Montella », servi par son Capitaine du jour, Algassime Bah. Mais, le but est refusé pour une position de hors-jeu signalée par le deuxième assistant.

La Guinée continue à pousser et se procure de plusieurs occasions qu’elle n’arrive pas à concrétiser. Les deux équipes vont à la pause avec ce score de nul et vierge.

Au retour des vestiaires, les moins de 17 ans guinéens maintiennent leur domination mais ils ne parviennent toujours pas à marquer le but tant attendu. C’est ainsi que Maléah Camara décide de lancer Momo Fandjé Touré, laissé aujourd’hui encore sur le banc.

Et, comme lors du précédent match, ce fut un coaching gagnant pour l’entraîneur du Syli cadet. Car, l’attaquant guinéen a réussi à inscrire le seul but de la rencontre à la 63ème minute, soit 4 minutes seulement après son entrée en jeu.

Dans l’autre match du groupe B, le Cameroun et le Sénégal ont fait un nul (0-0). Le Cameroun termine donc à la première place du groupe avec 7 points, devant la Guinée (6 points). La Guinée qui se qualifie ainsi pour la troisième fois aux demi-finales de la CAN des moins de 17 ans après 2015 et 2017. Le Syli cadet affrontera le Nigeria, leader du groupe A, le 24 avril prochain pour une place en finale.

Depuis Dar es-Salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Macka Baldé des NFD : « Pita a déjà dit son mot… l’UFDG est en perte de vitesse »

21 avril 2019 à 14 02 43 04434

Au lendemain de la finale du tournoi de football organisé à Pita dans le cadre du mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, Macka Baldé, Directeur général adjoint de l’Agence Nationale du volontariat Jeunesse,  a accordé un entretien à Guineematin.com, ce dimanche 21 avril 2019. Le vice-président du parti NFD, dont le président Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, est l’initiateur de cette activité, tire un bilan satisfaisant de l’événement.

Monsieur Baldé salue la qualité de la mobilisation qui témoigne, selon lui, que les populations de Pita adhèrent aux idéaux et aux actions du président de la République, Professeur Alpha Condé. Il en a profité pour répondre à l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, qui a dénoncé l’initiative de Mouctar Diallo. Un parti qu’il dit être en perte de vitesse.

Décryptage !

Guineematin.com : le mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, organisé à Pita, s’est achevé par la finale du tournoi de football qui a eu lieu hier, samedi 20 avril 2019. Vous avez l’un des acteurs majeurs de cette activité initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et président des NFD, Mouctar Diallo, quel bilan en tirez-vous ?

Macka Baldé : c’est une réelle satisfaction qui nous anime aujourd’hui suite ce que les populations de Pita nous ont prouvé hier, et durant tout le temps qu’ont duré ces activités, à travers la grandiose mobilisation en faveur des actions du président de la République, le professeur Alpha Condé. Vous n’êtes pas sans savoir que le terrain n’était pas facile pour nous.

On a été victime de diffamation, de calomnie, de pas mal de choses à travers des médias, à travers des meetings  même qui ont été organisés contre la réussite de notre événement. Mais, malgré tout ça, les populations du Fouta, en particulier ceux de Pita, ont montré leur adhésion à l’initiative et aux actions du président de la République.

Guineematin.com : qui a mené cette campagne de diffamation dont vous parlez ?

Macka Baldé : vous savez que l’UFDG nous a attaqués ouvertement. C’est notamment Fodé Oussou et d’autres membres du parti dont le député périmé de Pita, Diouldé Sow, et celui de Labé, Cellou Baldé. Mais, ce sont des députés périmés qui ne peuvent plus parler au nom de leurs collectivités, au nom de leurs préfectures parce que leur mandat a expiré.

Ils sont venus dire où est Pita, et Pita a répondu. Pita a répondu par l’adhésion des populations en faveur des actions du président de la République. Et, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a eu le courage et l’audace d’initier ce tournoi à une période aussi qui est très difficile.

Vous n’êtes pas sans savoir que des gens sont venus dire qu’on est venu pour le troisième mandat, par rapport à la modification de la Constitution. Ils ont pris aussi le déguerpissement de Kaporo-Rails et l’ont mis sur le dos du président de la République pour dire qu’il déteste le Fouta, qu’il a chassé les populations du Fouta et qu’il ne fallait pas accueillir ce tournoi. Mais, malgré toute cette campagne de diffamation et de calomnie, les populations de Pita ont répondu par le Oui.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui a pesé en votre faveur, qu’est-ce qui a favorisé la mobilisation autour de ce tournoi ?

Macka Baldé : ce qui a pesé, c’est la clairvoyance, c’est la vision, c’est la stratégie, c’est les réalisations, les acquis. En effet, les populations n’ont plus besoin des paroles des politiques qui sont en quête du pouvoir, surtout que ce sont des gens qui ont géré pendant un moment ce pays, dont on connait le résultat.

Les gens ont vu que celui qui est là, malgré toutes les manifestations enregistrées depuis 2010, a réussi quand même à poser des actes concrets. Vous n’êtes pas sans savoir que les manifestations récurrentes découragent les investisseurs à aller dans un pays. Mais, malgré cela, malgré Ebola, le président Alpha Condé a réussi à poser des actes.

Il y a quelques années, lorsque certaines personnalités venaient en Guinée, les gens partaient dormir à Dakar ou Abidjan parce qu’il n’y avait pas d’hôtels dignes de ce nom. Mais aujourd’hui, grâce au président de la République, nous avons pas mal de grands hôtels à Conakry. Au Fouta aussi, le président est en train de réaliser plusieurs œuvres, notamment le bitumage des différentes routes de Pita ; il y a la fibre optique aussi qui est en phase d’être installée un peu partout à Pita, les travaux sont en cours.

Au niveau des collectivités locales, le président a donné 1 milliard et quelques à toutes les sous-préfectures. Quand vous prenez par exemple Timbi Madina qui a reçu pour la première fois 1 milliard 900 millions de francs dans le cadre du développement local, tout ça ce sont des actions qu’il faut saluer. Et quand nous avons été accueillis à Timbi Madina, Maci, Bantighel, Ley Miro, les maires même issus de l’UFDG, ont salué et encouragé les actions que le président est en train de mener sur le terrain.

Donc, les populations sont en train de comprendre que refuser le chef n’est pas en leur faveur, mais il faut plutôt adhérer aux idéaux du président, exprimer leur volonté, leurs besoins pour le président puisse les satisfaire.

Guineematin.com : il y en a quand même qui pensent que cette mobilisation qu’on a constatée à Pita est juste circonstancielle, et qu’elle ne va pas se traduire notamment dans les urnes.

Macka Baldé : si c’était circonstanciel, les gens allaient se mobiliser juste au début. Mais on a constaté que du 06 jusqu’au 20 avril, la mobilisation n’a pas baissé. Il y a eu même des sous-préfectures qui nous ont accueillis alors qu’on n’était pas annoncé. C’est-à-dire, à travers notre cortège, s’ils savent qu’on va dans une localité, ils forment des fils de façon spontanée pour nous attendre.

Il y a quelques années seulement, ce n’était pas du tout simple d’organiser un meeting en faveur du pouvoir au Fouta. Mais aujourd’hui, comme ce parti est en perte de vitesse, ils ont fait toute la campagne de manipulation qu’il y a eu lieu pour boycotter nos activités mais ça n’a pas fonctionné.

Guineematin.com : vous pensez donc que l’UFDG a perdu Pita ?

Macka Baldé : les populations de Pita ont montré qu’elles sont avec le ministre Mouctar Diallo, qu’elles sont avec le président Alpha Condé, et qu’elles sont avec les cadres qui ont accompagné cette initiative. Pita a déjà dit son mot. Ce qu’il faut surtout saluer, c’est que depuis qu’on a commencé ce tournoi, nous n’avons pas vu de banderoles où on insulte le président de la République, où on parle de sabotage, il n’y en a pas eu. Partout, ce qu’on a vu, c’est des banderoles où on parle de paix, d’unité nationale, de cohésion sociale, où on remercie le président de la République pour ses actions.

Cela veut dire simplement que les gens sont en train de prendre conscience surtout à Pita, qui est quand même le poumon de la contestation en Guinée. Quand on parle de l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbelen, la plupart ce sont des gens de Pita. Si aujourd’hui, tous ces gens se mobilisent en faveur du président Alpha Condé, je pense que ce sont les mentalités qui sont en train de changer.

Après avoir contesté contre le pouvoir de Lansana Conté, contre la junte militaire et contre le président Alpha Condé lui-même, ils ont compris que la solution se trouve dans les mains du président. Et donc, ils sont en train de rectifier le tir.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Conakry : CIMAF Guinée échange et communie avec ses meilleurs clients

21 avril 2019 à 13 01 09 04094

Le groupe CIMAF, leader dans le broyage et la vente du ciment en Guinée, a organisé une rencontre client dans un réceptif hôtelier de Conakry hier, samedi 20 avril 2019. La démarche vise à présenter les actions réalisées et les résultats obtenus par le groupe au compte de l’année 2018, mais aussi annoncer les perspectives pour l’année 2019.

Comme à ses habitudes, le groupe CIMAF a organisé cette rencontre d’échange avec ses meilleurs clients, pour d’abord leur remercier pour leur confiance et leur fidélité et aussi leur présenter le bilan et les perspectives du groupe, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Attigou Diallo

Dans son intervention de circonstance, monsieur Attigou Diallo, directeur commercial et markéting du groupe CIMAF en Guinée, a indiqué que l’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, « c’est d’être proche de nos clients au-moins une fois par an, pour partager avec eux un repas, échanger avec eux, connaître leurs préoccupations, surtout rappeler nos objectifs. Parce que ce sont nos clients qui nous supportent, ce sont nos clients et qui nous aident à vendre sur le marché.

Et donc, c’est important d’échanger avec eux par moments dans des situations conviviales. 2018 au compte du CIMAF, on a fait de belles réalisations. C’est-à-dire que nous avons une capacité de production de 500 mille tonnes de ciment, que nous avons dépassé. C’était un challenge à relever que nous avons honoré.

Nous avons l’habitude d’organiser des évènements auprès de nos communautés : Nous offrons en général du ciment et faisons des sacrifices. CIMAF est partout dans la communauté où l’usine est installée. Nous faisons des dons dans les mosquées, à travers des participations sociétales don celle de la commune de Dubreka », a-t-il expliqué.

Mamady Touré

De son côté, monsieur Mamady Touré, directeur administratif et financier du groupe CIMAF Guinée a exprimé sa reconnaissance aux clients et à ses collaborateurs pour le travail accompli au cours de l’année 2018. Selon lui, par leur constance et leur fidélité, CIMAF a été classé premier dans la vente de ciment en Guinée en 2018. « Nous sommes heureux de vous compter parmi nos meilleurs clients ; et ceci depuis de nombreuses années. Grâce à vos efforts, nous sommes fiers de vous annoncer que CIMAF Guinée a été leader des ventes sur toute l’année 2018.

Et dans la continuité de la confiance que vous nous avez accordée, nous avons d’ores et déjà amorcé l’extension de notre capacité de production. Pour vous chers clients, nous allons tripler la capacité et passer de 500 000 tonnes à 1.500 000 tonnes. C’est donc pour nous un challenge à relever à tous les niveaux », a fait remarquer monsieur Touré.

El Haimeur Ayyoub

Abondant dans le même sens, El Haimeur Ayyoub, responsable de la production du groupe CIMAF Guinée, a indiqué que plusieurs dispositions avaient été déjà prises par rapport à l’extension du projet. « Comme ça a été dit, on veut passer de 500 000 à 1.500 000 tonnes. Donc, on va rajouter une broyeuse d’une capacité d’un million avec deux silos de stockages de ciments de plus avec une capacité de 1200 tonnes par silo.

On va aussi ajouter un silo vertical de stockage d’une capacité de 37 000 tonnes. Cette extension va être faite avec une technologie allemande comme l’existant. On a commencé le génie civil depuis février 2018 et on va, insha Allah, démarrer le projet du nouveau broyeur au premier trimestre 2020. Donc, la capacité d’expédition va passer de 2400 maintenant à 4600 par jour », a-t-il annoncé.

Pour terminer la cérémonie en beauté, le groupe CIMAF a offert un don comprenant des climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, télévisions, et ordinateurs à cinq (5) clients tirés au sort. Le tout a été clôturé par un banquet offert par le groupe à ses invités.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Politique : N’zérékoré dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

21 avril 2019 à 12 12 31 04314

Jusque-là muette sur le débat en cours autour d’une éventuelle modification de l’actuelle Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, la ville de N’zérékoré se fait, enfin, entendre. Ce dimanche, 21 avril 2019, la capitale forestière est envahie d’affiches disant non à un nouveau mandat pour le locataire du Palais Sékhoutouréya, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est ce dimanche que se jouera la finale du tournoi de football doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré. Une compétition organisée par le député de la ville afin de remobiliser les militants du parti au pouvoir en prélude aux échéances électorales à venir. Mais, à quelques heures de ce match, la ville affiche une image défavorable à l’actuel président et à tous les promoteurs d’une modification constitutionnelle qui permettrait à Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Du rond-point Dorota, en passant par le stade du 3 avril, le grand rond-point du marché central, les quartiers Gbangana et Nakoyakpala jusqu’au niveau des routes nationales N’zérékoré-Beyla et N’zérékoré-Macenta, le constat reste de même. Partout, on voit des affiches disant non à une nouvelle Constitution et non à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Ces affiches ont, sans doute, été installées nuitamment par des personnes non encore identifiées.

Interrogé sur la question, un citoyen de la ville qui s’est exprimé sous anonymat, s’est prononcé clairement contre un troisième mandat en Guinée. « 3ème mandat dans quel Etat ? Ça ne doit pas se faire en Guinée ici. Le vieux (Alpha Condé, ndlr) est fatigué et il doit partir et laisser la place à d’autres guinéens. Nous les jeunes, nous sommes farouchement opposés à ça. La jeunesse de N’zérékoré n’acceptera pas un troisième mandat », a-t-il prévenu.

Aux dernières nouvelles, on apprend que la finale du tournoi doté du trophée Alpha Condé qui devait se jouer au stade du 03 avril de N’zérékoré a été délocalisée au camp Béhanzin. Cela, en raison des tensions qui sont palpables dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Koumana (Kouroussa) : un affrontement évité de justesse entre RPGistes et indépendants

21 avril 2019 à 12 12 03 04034

Les fissures créées par les dernières élections locales sont loin de finir dans la commune rurale de Koumana, située à 25 kilomètres de Kouroussa de la ville de Kouroussa. Des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante qui se sont disputés la mairie de cette localité ont failli en venir aux mains hier, samedi 20 avril 2019. Les deux camps se sont opposés autour d’un projet d’adduction d’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon le maire de Koumana, élu sous les couleurs du RPG Arc-en-ciel et non reconnu par le mouvement indépendant, tout est parti de l’arrivée dans la localité des membres d’une ONG, venus aider à réparer le forage de la localité pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable. Ce à quoi se seraient opposés les indépendants.

« C’est les membres d’une ONG qui sont venus voir si le forage qui est là peut donner de l’eau potable à toute la localité. Moi, je n’étais pas informé de leur arrivée. Quand ils m’ont informé, je suis parti les voir avec 4 de mes conseillers. Quand ils ont commencé le travail, des jeunes du mouvement indépendant sont venus dire pourquoi ils ne sont pas informés de l’arrivée de cette ONG, ils nous ont demandé d’arrêter le travail. C’est là que les esprits se sont échauffés, on a failli se battre », a expliqué, au téléphone de Guineematin.com, Mandjan Keïta.

Le maire ajoute avoir saisi le préfet de Kouroussa, qui s’est engagé à régler ce problème. « On a déjà informé le préfet, il nous a demandé de nous rendre tous à Kouroussa pour échanger avec lui sur ce problème », a-t-il annoncé.

Au moment où nous mettions cet article en ligne, les partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante étaient en route pour la vile de Kouroussa où ils sont conviés à une rencontre par le préfet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Bras Cassé dégaine : « c’est des artistes très maudits qui iront chanter pour Alpha Condé »

21 avril 2019 à 10 10 39 04394

Comme annoncé dans un précédent article, l’artiste Abdoulaye Sawpit Camara, plus connu sous le nom de Bras Cassé, a été agressé récemment par des hommes en uniforme à son domicile à Coyah. L’auteur du son fétiche « Alpha Banban Farî », en hommage au président Alpha Condé, et sa famille ont été molestés à Mengueta, relevant de la sous-préfecture de Wonkifong.

Dans une interview accordée à un reporter que Guineematin.com a dépêché à Mangata, Bras Cassé est revenu sur sa mésaventure, sur ses rapports avec le président Alpha Condé qui l’a « mal récompensé ». L’artiste dénonce également les promoteurs du 3ème mandat, notamment les artistes sur lesquels il tire à boulets rouges.

Guineematin.com : pourquoi vous appelle-t-on Bras cassé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : j’ai eu un choc et mon bras s’est cassé. Depuis, les gens m’ont surnommé Bras cassé pour se moquer de moi.

Guineematin.com : le lundi, 15 avril 2019, vous avez reçu la visite d’hommes en uniforme qui vous ont malmené avec votre famille. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : je n’en sais rien. J’ai vu seulement, vers 20 heures 28 minutes, des gens qui sont venus dans deux pick-up. Ils étaient 26 personnes (24 personnes, plus les 2 chauffeurs). C’est quand ils sont remontés dans leurs véhicules que j’ai pu les compter. Ils sont venus tout en me dépassant. D’autres sont allés derrière ma maison. Les voitures ont été garées à environs 400 mètres de ma maison. Il y avait coupure de courant et ils sont venus à pied. Ils sont rentrés, le chauffeur et le militaire qui gardait les véhicules sont sortis aussi et ont dégagé tous ceux qui étaient avec nous. Les gens ont couru pour alerter la population et demander aux gens de fuir. Tout le monde a fui. C’est ainsi qu’ils sont rentrés dans ma cour. J’ai salué deux d’entre eux et j’ai demandé où ils vont. Ils disent : on s’en fout de ça, pourquoi tu nous demande ? Et ils ont continué dans ma cour, dans ma maison. Il y a un de mes jeunes frères et mes petits fils qui sont venus en disant : Papa, il y a beaucoup de militaires qui sont venus derrière la cour. Qu’est-ce qui ne va pas ? Je me suis levé et je suis allé les voir. J’ai dis : qu’est-ce qu’il y a ? Ils ont dit : on s’en fou de toi. J’ai dit : C’est pour moi ici, c’est ma concession. Ils ont dit : on s’en fout de toi. Si c’est toi Bras cassé, on s’en fout de ça et on va casser l’autre bras aussi. Ils ont insulté ma mère. Ma femme aussi a répliqué. Un autre parmi mes proches est venu demander s’il n’y pas de responsable à Mengueta ? Pourquoi cette pagaille ? Est-ce que vous avez laissé une convocation ? Ils se sont attaqués à ce monsieur aussi. Ils l’ont terrassé. Ils m’ont mis à terre et ils ont déchiré nos chemises. C’est en ce moment qu’ils m’ont roué des coups au niveau du bras et au niveau des côtes. J’ai demandé pardon. Mais, comme j’étais mal habillé, pour eux, ce n’était pas moi Bras cassé. Si non, ils allaient me tuer là-bas. C’est ainsi qu’ils se sont attaqués aux autres membres de ma famille et il y a eu de la bagarre dans la cour. Il n’y avait pas de courant. J’avais un enfant très intelligent, celui-ci est parti photographier les plaques des deux véhicules. Dans cette pagaille, un jeune a dit : Allez-y amener de l’essence on va brûler leurs véhicules. C’est ainsi que leur chef de mission a dit : replions, replions. Ils sont tous montés dans les pick-up et je suis venu m’arrêter devant la voiture, ma famille est venue me récupérer. J’ai dit qu’ils vont me tuer ici parce qu’ils sont venus pour ça. L’un d’entre eux a dit : Tu vas nous trouver à la présidence, au palais. J’ai dit d’accord. Pendant tout ce temps, je ne savais pas qu’un de mes enfants avait pris le numéro des véhicules. Quand je suis revenu, il m’a dit : reste tranquille, voilà les numéros de leurs véhicules. J’ai appelé le préfet qui a envoyé des gens sur le pont de Coyah pour les intercepter. Ils les ont interceptés. Ils ont dit qu’ils sont venus chez moi et ils sont rentrés ; mais, qu’ils se sont trompés. Ce n’était pas chez moi qu’ils venaient. Mais, quitter le KM36, traverser des milliers de concessions pour venir rentrer chez Bras cassé ? Qui est en Guinée qui ne connait pas Bras cassé ? Ils sont venus du KM36. Nous avons identifié leurs voitures : pour la police, le numéro du véhicule c’est PN 600001 ; pour la gendarmerie, c’est GN 251547. Dès que j’ai dit ça, le lendemain, c’est général Bafoé qui m’a appelé pour me demander qu’est-ce qui ne va pas. Dès que je lui ai donné les numéros, il a automatiquement dit : l’un, c’est pour la gendarmerie, et l’autre, c’est mon département. Il dit : je vais les convoquer demain, ils vont me répondre. Mais, jusqu’à présent, je n’ai pas reçu un appel de lui. Le général Baldé aussi ne m’a pas appelé. C’est pourquoi j’ai dit : les militaires relèvent du gouvernement, les véhicules sont du gouvernement. Donc, c’est Alpha Condé qui a dit aux gens de venir me tuer, parce que c’est moi qui ai chanté Cowboy Mou Condoboy Domma. Ils allaient me tuer et repartir sans trace. Ils ont pris un journaliste, jusqu’à présent, il n’y aucune trace. Mais, comme j’ai eu les numéros des véhicules qui appartiennent au gouvernement, je me suis dis que c’est prémédité. C’est quelque chose qui a été organisée pour venir m’éliminer. C’est pourquoi les gens, quand tu les aides à être chef, après demain c’est toi qu’il va tuer le premier. Même son marabout qui a écrit pour lui afin qu’il soit chef, il va le tuer. J’ai dit que c’est ça. Donc, pour mon cas, c’est Alpha Condé. Les personnes qui l’entourent aujourd’hui sont des zéros. Ils sont venus chez Alpha pour de l’argent. Avant-hier, ils n’étaient pas pour Alpha. Aujourd’hui, ils sont pour lui parce qu’il y a l’argent.

Guineematin.com : nous avons appris qu’après l’incident, le préfet de Coyah est venu vous rendre visite. Est-ce qu’on peut savoir de quoi il a été question ?

Abdoulaye Sawpit Camara : il est venu avec le secrétaire général chargé de l’administration, le député de Coyah, Sékou Camara, le sous-préfet de Wonkifong et beaucoup d’autres. Mais, quand ils sont venus, ils ont parlé de l’affaire de Dieu. Ils m’ont dit que c’est un fait de Dieu. Donc, de pardonner. J’ai dit que j’ai pardonné, parce que je n’ai pas été tué.

Guineematin.com : on ne vous a toujours pas dit pourquoi ces gens sont venus vous agresser ?

Abdoulaye Sawpit Camara : c’est des menteurs. C’est eux qui ont fait. C’est eux qui ont organisé cela. Les membres du gouvernement. C’est eux. Comment ils peuvent venir me dire quelque chose ? Est-ce qu’un membre du gouvernement m’a même appelé pour me demander qu’est-ce qui s’est passé ? Ou bien qui d’entre eux m’a envoyé même 100 GNF ? Même le préfet qui est venu, il ne m’a pas donné, même 100 GNF. Il n’a pas dit : lève-toi on va aller à l’hôpital pour vérifier ton état de santé. Il ne l’a pas fait. Juste me dire : pardon à cause de Dieu. C’est Dieu qui me l’a fait ? Les gens qui m’ont agressé sont déjà identifiés. Comment ils peuvent rester comme ça sans réagir ?

Guineematin.com : on a appris que le Président Alpha Condé n’a pas pensé à vous malgré la nature de vos relations.

Abdoulaye Sawpit Camara : Mais, bien sûr. Il m’avait promis. Il a dit à son chargé de mission, à Ousmane Bangoura, communément Sossé Banna, à Mimy Coumbassa, l’ancienne femme du général Toto, qui s’est remarié avec monsieur Bernard, questeur à l’Assemblée nationale : Allez-y chercher une villa, je vais remettre à Bras cassé. Ils ne l’ont pas fait. Par après, il a dit à Kiridi Bangoura : Va chez madame Sultan, il va lui remettre un tracteur, après je vais le payer même si c’est en deux tranches. Il dit : comme il a aimé l’agriculture, on va l’aider dans ça pour qu’il nous laisse. Pourquoi ça aussi ? Des artistes ont été jusqu’au Brésil, mais, avant que je chante pour le Président, aucun autre artiste guinéen n’avait osé le faire avant qu’il ne soit Président. C’est après qu’il soit Président, ils ont commencé, sauf peut-être Zangué de Kindia qui a chanté : Alpha Condé, Woulè Baragnon. Mais, A Banban Farî, aucun artiste guinéen ne pouvait dire ce jour qu’il allait battre Lamah Sidibé avec sa musique : Cellou Laamikè. Personne, aucun chanteur malinké ne pouvait. C’est quand je suis venu avec A Banban Fari, c’est ce qui a terrassé Cellou Dalein et qui a transcendé tous les soussous, tous mes parents Bagas. Ils sont venus pour remplir le panier d’Alpha Condé. C’est ce qui fut fait, A Banban Fari ha Sékoutouréya’’.

Guineematin.com : est-ce que vous regrettez aujourd’hui d’avoir soutenu Alpha Condé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : non ! Je ne le regrette pas. Moi, c’est mon père, parce qu’il est le père de la nation. Je ne le regrette pas. Mon père m’avait dit qu’il faut aider tous les hommes qui vivent sur cette terre. S’ils te récompensent par le bien, tu dis Dieu merci et s’ils te récompensent mal, dis aussi Dieu merci, que c’est ça que Dieu a voulu pour toi. Mais, que tu continues toujours à aider. Moi, Alpha ne m’a rien fait. Il ne m’a rien dit de mal. Mais, c’est son entourage qui me fait mal. Ce n’est pas Alpha. Je n’accuse pas le Professeur Alpha Condé. Ici, je l’accuse seulement parce que c’est lui qui a intégré les militaires mal formés pour venir me faire du mal. Et, c’est dans les voitures gouvernementales. Si les responsables de ces voitures ne sont pas identifiés, je dirais que c’est le Président qui n’a pas manifesté son désir parce qu’eux, ils sont là-bas. Ils ne font rien pour ce pays. Ils ne cultivent rien pour cette nation. Ils sont là-bas et ils prennent des milliards appartenant aux guinéens. Ils achètent des véhicules PRADO et construisent des villas pour donner à des femmes. Les gens qui vous ont aidé à être dans cette situation, c’est eux que vous combattez. Je ne suis pas du tout d’accord. Je n’ai rien de mal contre Alpha Condé ; mais, comme je suis vieux, Alpha, qu’il le sache ou qu’il ne le sache pas, 1961 on était au lycée classique ensemble. C’est nous qui avions commandité la première grève des étudiants et Sékou Touré l’a transformé en un coup d’Etat. Si un vieux comme moi danse pour lui aujourd’hui dans toutes les préfectures ; mais, qu’il reconnaisse et qu’il me distingue parmi les artistes. S’il ne me distingue pas parmi les artistes, je dirais que c’est lui la cause. C’est lui qui les a envoyés et je peux jurer que c’est lui. Ceux qui combattaient Alpha Condé, ce sont eux aujourd’hui qui sont des ministres et qui ont tout. Ils sont ambassadeurs et c’est eux qui se fichent de moi. C’est pourquoi, je me fais rare à Conakry. Quand je viens, où je vais rentrer ? Je vais aller dans le bureau de qui ? Ils étaient anti Alpha Condé. Quand Lansana Conté était là, ils étaient anti Alpha Condé. C’est ceux-là qui envoient aujourd’hui des gendarmes contre moi pour me tuer. Qu’est-ce que j’ai dit ? Quelles sont les preuves ? Ils n’ont qu’à me monter les preuves palpables de ce que j’ai dit ou fait pour dire par exemple : tu as chanté ou tu as dis cela ou bien tu as manifesté dans tel endroit et on t’a vu dans tel ou tel groupe.

Guineematin.com : aujourd’hui, il y a une velléité de modifier la constitution pour permettre au Président Alpha Condé de continuer à diriger le pays. Il y a même certains artistes qui commencent à se mobiliser pour apporter leur soutien au projet. Est-ce que vous qui aviez chanté pour lui, vous êtes prêts à mouiller encore le maillot pour le soutenir ?

Abdoulaye Sawpit Camara : Non ! Même pas malgré ce qui m’est arrivé. Moi, j’aide quelqu’un à devenir président pour qu’il m’aide. S’il ne m’aide pas, je ne serais plus pour lui. Mais, je ne l’insulterais pas et je ne lui ferais pas du mal. Je m’assois chez moi. Je ne manifeste pas et je ne fais rien. Ces artistes maudits qui veulent partir là-bas, manifester pour Alpha Condé, ils n’ont qu’à partir parce que c’est des maudits. C’est des artistes très, très maudits. A cause de quoi ? Quand tu vas manifester là-bas, tu n’auras que 50.000 ou 100.000 GNF. On dit : c’est pour le parti. Mais, quel parti ? Moi, je ne suis pour personne. Je suis chez moi ici. J’ai alerté tout le monde entier sur mon sort. Même l’ambassade des Etats-Unis et celui de la France, tous sont informés. Ils veulent me tuer. Les gens qui veulent aller jouer demain samedi, ils n’ont qu’à aller, c’est leur affaire. Moi, j’ai été bastonné, j’ai mon corps qui me fait mal. Un vieux comme moi, qui a 72 ans, qui a été bastonné avec tous les membres de sa famille par 26 hommes armés jusqu’aux dents avec des pistolets et des PMAK, venus au bord de deux pick-up, je ne veux aller. Quel militaire dira en Guinée qu’il ne connait pas Bras cassé ? Mais, avant de quitter votre base, vous allez dire c’est où votre destination. Vous ne pouvez pas dire qu’on vient chez Momo et vous rentrez chez Bras Cassé.

Guineematin.com : onc, vous n’allez plus chanter pour Alpha Condé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : non ! Il n’en est plus question. Ce que j’ai chanté d’abord, je n’ai pas récolté. Ce que j’ai semé n’est pas encore récolté. Je te dis que le Président Alpha Condé doit me soutenir et me distinguer parmi les artistes. Mais, je sais qu’il ne va pas le faire parce qu’il a des escrocs Soussou qui l’entourent. Moi, je ne connais personne parmi ce groupe, si ce n’est que le Pr Alpha Condé. C’est lui que j’ai aidé. Même si tout le monde me donne ; mais, c’est Alpha que j’ai aidé, ce n’est ni Paul, ni Pierre. Ça aussi c’est pour deux causes. La première chose, c’est grâce à mon ami, Malik Sankhon. La deuxième cause, c’est grâce à sa sœur, Hadja N’Sira Condé. Pourquoi ? Hadja N’Sira Condé, son mari, Sékouba Bob Camara, fut le premier garçon d’Elhadj Bounia Sory Camara de Faranah. Et ma femme, Aldjinè Camara, fut la dernière fille d’Elhadj Bounia Sory Camara. Ma femme m’a dit : si tu es chanteur, fais tout pour aider Alpha Condé parce qu’il est mon beau frère. J’ai dit à ma femme que je suis d’accord, je vais l’aider. Si non, on était tous PUP. Il y a même des artistes malinkés qui ont refusé de chanter pour Alpha Condé. Ils disent qu’ils ne peuvent pas chanter pour deux présidents. Si nous, on a osé chanter pour Alpha Condé, vraiment, c’est à cause de ma femme et de mon ami. Les gens refusent même de venir s’entretenir avec le Président parce que les artistes eux, peuvent dire la vérité au Président ; mais, ils n’ont pas accès au Président. Ils sont bloqués par ceux qui sont autour d’Alpha Condé. Quand tu mets un menuisier comme ministre de la Culture ; ça veut dire quoi ? Tu l’as amené là-bas juste parce que vous êtes apparenté ou bien il a fait ceci ou cela pour toi. Mais, il ne connait pas l’affaire de la culture.

Guineematin.com : aujourd’hui, c’est Sanoussy Bantama Sow qui est le ministre de la Culture. Vous voulez dire qu’il ne connait pas le domaine ?

Abdoulaye Sawpit Camara : mais, est-ce que Bantama Sow a été artiste ? Est-ce qu’il connait quelque chose dans la musique ? Tu l’as vu danser ? Tu l’as vu taper le tam-tam ou le balafon ou la flûte ou bien la guitare? Non ! Il n’est pas un artiste. Il gère notre argent pour rien. Moi-même je devrais être aujourd’hui dans le ministère à défaut être au moins dans la fonction publique parce que depuis 1961 je suis artiste, au Collège Cour 2. Demandez au Bembeya Jazz quand ils sont venus.

Guineematin.com : vous avez parlé tout de suite de votre ami Malik Sankhon, est-ce qu’il vous a contacté depuis que cet incident s’est passé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : Non ! Il n’était pas là. Il était en voyage parce que lui aussi, il était malade. Si non, j’allais parler contre lui aussi. Mais, il n’était pas là et il ne connait pas ce qui s’est passé.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Abdoulaye Sawpit Camara : je dirais à tout le monde que je suis dans l’insécurité et je demande en même temps un SOS parce que je suis malade. Ma femme, mes enfants et moi sommes tous malades par suite de cette bastonnade que les policiers et gendarmes nous ont infligée. Ce n’est pas parce que je suis à mesure de vous parler ; mais, nous souffrons. Donc, je demande un SOS pour qu’on nous vienne en aide. Ils ont tapé ma femme et l’ont blessé au niveau de la tête, ils ont tapé sur les côtes. Ces agents m’ont beaucoup fatigué ce jour.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pita : Mouctar Diallo convaincu de l’adhésion des populations aux idéaux du Pr. Alpha Condé

21 avril 2019 à 10 10 09 04094

Après la cérémonie de remise de la coupe, des médailles et des différents prix du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, initiateur de l’activité a confié à la presse être désormais convaincu de l’adhésion des populations locales aux idéaux du président de la République, en raison de la forte mobilisation enregistrée ce samedi, 20 avril 2019, au Stade préfectoral, encore appelé Terrain de 6, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme annoncé dans nos précédente édition, la finale du tournoi de football de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé a connu une forte mobilisation populaire au Stade préfectoral de Pita où l’équipe de Bourouwal Tappé habillée aux couleurs zones du RPG Arc-en-ciel s’est adjugée le trophée contre son homologue de Sangaréah, à l’épreuve fatidique des tirs aux buts, parce que les 90 minutes du temps règlementaire se sont soldées par un score nul et vierge.

Immédiatement après la cérémonie de remise du trophée, des médailles et des différents prix aux ayants droits, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui a piloté à Pita ce mois de reconnaissance du Fouta aux président Alpha Condé s’est prêté aux questions de la presse. Guineematin.com vous livre ici l’intégralité de cet entretien réalisé à chaud.

Quel enseignement tirez-vous du déroulement de ce tournoi football dédié au président Alpha Condé ?

Mouctar DIALLO : La leçon que je tire est que les lignes ont bougé. Comme vous l’avez constaté. Certains avaient dit que Pita est la capitale de l’opposition et que c’était leur fief imprenable. Mais au regard de ce qui s’est passé depuis le 6 avril jusqu’à ce jour, nous constatons un changement. Les populations de Pita et du Fouta ont compris. Elles refusent maintenant la manipulation, la haine et la division. Elles refusent de tomber dans le piège de l’ethno stratégie orchestrée par des gens à la recherche de leur intérêt personnel et égoïste au détriment de l’intérêt des populations qui bénéficient aujourd’hui des acquis de la gouvernance actuelle.

Depuis le 6 avril jusqu’à présent, partout où nous sommes partis, notamment à Timbi-Madina, à Maci, à Bantiguel, à Ley-Miro et dans toutes les sous-préfectures, nous avons enregistré de fortes mobilisations des populations de tous les bords, de tous les âges, des jeunes, des femmes, des sages qui ont répondu à notre appel pour exprimer leur gratitude au président de la République, le professeur Alpha Condé.

Et partout, les maires en premier lieu ont égrené les réalisations faites par le président Alpha Condé dans tous les domaines. Partout, les maires et les populations ont dit que le président, depuis son arrivée, a posé beaucoup d’actes concrets qui transforment positivement leur vie et qui créent de meilleures conditions d’existence, dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures notamment routières et de la création de l’emploi pour les jeunes et pour les femmes ainsi que de l’entreprenariat. Dans tous les secteurs, les populations ont reconnu des acquis. C’est pour cela qu’elles étaient fortement mobilisées malgré l’intoxication, la manipulation, les mensonges savamment orchestrés par certains qui sont dépassés et qui constatent malheureusement pour eux aujourd’hui qu’ils sont dépassés.

Nous félicitons donc les populations pour leur bravoure, pour leur mobilisation. Et vous êtes témoins de ce qui s’est passé ici aujourd’hui. C’est sans commentaires. Il n’y a jamais eu une telle mobilisation à Pita. C’est donc pour dire que les populations ont compris. Elles adhèrent aux idéaux du président Alpha Condé. Elles le soutiennent et sont avec lui dans sa vision de développement de la Guinée, dans ses ambitions de faire de la Guinée un pays émergent, un pays uni, paisible, démocratique et prospère.

Quelle analyse faites-vous de la réaction de votre grand frère, Elhadj Bah Ousmane autour de cette initiative ?

Je ne voudrais pas faire de commentaires. D’abord pour le respect que j’ai pour lui en tant qu’ainé. Ensuite, je pense aussi que nous sommes tous dans le même camp. Nous sommes tous dans la même famille politique. Nous nous mettons donc au-dessus de cette considération pour voir l’essentiel, pour faire face aux défis et enjeux majeures qui nous interpellent aujourd’hui et qui doivent nous mobiliser autour du président visionnaire Alpha Condé. C’est pour cela que nous nous concentrons sur le terrain où nous travaillons et les populations répondent. Tout récemment, il y a quelques jours, quelqu’un qui appelait à la haine, à la division et même à la violence contre nous a même posé la question de savoir où est Pita. Et voici Pita. Les populations ont répondu de la plus belle façon. Pita s’est mobilisée. Pita s’est exprimée de façon éloquente.

Malgré ce devoir de réserve et de retenu que vous vous imposez, vous avez quand même notez que le président de l’UPR a été encensé il y a 72 heures au siège de l’UFDG pendant que les cadres de cette formation politique de l’opposition républicaine vous vilipendaient.

Ecoutez ! Tirez les leçons et que chacun se fasse l’interprétation qu’il souhaite. Mais, je pense que, encore une fois, en tant que membre du gouvernement et des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui est de la mouvance présidentielle, nous ne souhaitons pas aller sur ces détails. Nous voulons nous mobiliser autour de l’essentiel qui est aujourd’hui de faire face aux différents défis qui interpellent le gouvernement du premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, sous la clairvoyance direction du président Alpha Condé.

Quels sont les retombés auxquels le Fouta doit s’attendre de l’organisation réussie de ce tournoi de reconnaissance au président Alpha Condé ?

Il est évident que le président de la République va aussi comprendre que le Fouta est avec lui, que le Fouta l’aime, qu’il est chez lui Fouta. Conséquemment, je pense qu’il sera plus attentif aux préoccupations des braves populations de la région que nous félicitons. Nous sommes surs que le président de la République se considère comme le président de tous les guinéens et qu’il continuera à œuvrer pour le bonheur du Fouta et pour le bonheur de la Guinée. Nous sommes surs justement que les choses sont en train de changer et vont continuer à changer dans l’intérêt exclusif des populations du Fouta et des populations de la Guinée. Encore une fois dans la dynamique de construction d’une véritable nation qui est la Guinée, qui est une famille unie et indivisible qui a un destin commun.

Propos recueillis à Pita par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Avis de décès : Elhadj Telly BAH n’est plus

21 avril 2019 à 9 09 32 04324

La Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a la profonde douleur d’informer le peuple de Guinée, et plus particulièrement les militants et sympathisants du Parti, du décès d’El Hadj Telly BAH, militant de première heure, compagnon du doyen BA Mamadou.

El Hadj Telly BAH est décédé à Dakar ce samedi 20 avril 2019 des suites d’une courte maladie. Ce vaillant défenseur des valeurs du Parti a, depuis plus de 20 ans, mis à la disposition de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) son terrain qui abrite aujourd’hui le siège de notre formation politique.

En cette douloureuse circonstance, la Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) adresse ses plus sincères condoléances à la famille éplorée et prie pour le repos de l’âme du disparu. Que la terre de Guinée qu’il a tant chérie lui soit légère.

Conakry, le 20 Avril 2019

LA DIRECTION NATIONALE

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Kindia : les fidèles musulmans de Sambaya dotés d’une nouvelle mosquée

21 avril 2019 à 9 09 19 04194

La nouvelle mosquée de près de 1500 places, offerte à la population du secteur Souaréya, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia, a été inaugurée le vendredi dernier, 19 avril 2019. La cérémonie a regroupé les autorités administratives, religieuses et communales, ainsi que des personnalités venues de tous les horizons, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Une forte délégation, conduite par le conseiller juridique du secrétariat général des Affaires Religieuses, a été reçue dans le cadre de l’inauguration de cette maison de Dieu. La cérémonie a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans venus de divers horizons.

C’est Mohamed Sacko, membre du conseil de quartier de Sambaya et porte-parole des sages, qui a souhaité la bienvenue aux illustres invités. « Votre présence à cette cérémonie est le témoignage éloquent de votre attachement au rayonnement de l’islam. Cette maison de Dieu, que vous avez l’honneur d’inaugurer en ce jour de vendredi saint, a été financée par un ressortissant Saoudien et dont les travaux de construction ont été entièrement effectués par des ouvriers guinéens.

En effet, il convient de signaler qu’Elhadj Sadou Diallo a fait presque toutes ses études coraniques en Arabie Saoudite. C’est grâce à son bon comportement, assorti d’excellents rapports qu’il a tissés avec les donateurs, que cette mosquée a vu le jour. Il est à rappeler qu’à ce jour, l’islam a de grandes dimensions dans le monde et plus particulièrement en Guinée. Le quartier Sambaya s’inscrit dans la même dynamique au regard du nombre de mosquées construites dans la localité », a laissé entendre monsieur Sacko.

Cette nouvelle mosquée, bâtie sur une superficie de 1 800 mètres carrés, possède une bibliothèque, un magasin, des latrines, un forage et un bâtiment servant de logement à l’imam. Son obtention a été rendue possible grâce à l’imam Elhadj Sadou Diallo. « Sa capacité d’accueil est à peu près à 1500 fidèles.

Notre ambition, c’est de pouvoir regrouper les fidèles musulmans pour les enseigner afin qu’ils puissent connaître leur religion parfaitement ; enseigner les enfants, les femmes et les parents, pour qu’ils puissent suivre la voie du prophète Mahomet. C’est pourquoi nous avons fait une année sans inaugurer cette mosquée pour pouvoir instaurer des cours islamiques, Arabe, Théologie, pour attirer les fidèles vers la mosquée », a-t-il précisé.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses, a émis le souhait que cette mosquée serve à renforcer la foi religieuse et la fraternité des fidèles musulmans. « Le motif de notre présence ici, c’est l’inauguration de cette autre mosquée de Dieu qui a été construite par l’intermédiaire de notre frère, Elhadj Sadou Diallo. Nous remercions Dieu de nous donner cette autre chance.

Et, nous pensons que cette perle sera bien utilisée pour essayer non seulement d’adorer Allah et de raffermir les liens de fraternité entre tous les fidèles musulmans de Guinée. Cette ambiance religieuse que nous avons vue, c’est ce qu’il faut toujours chercher à renforcer à travers cette mosquée. Car, nous savons que les mosquées sont construites pour Dieu. Et Dieu nous appelle à nous unir, non seulement dans l’adoration, mais aussi dans notre vie quotidienne », a-t-il rappelé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Développement durable : « les Afters Work de Conakry » se poursuivent

21 avril 2019 à 7 07 32 04324
Souadou BALDE, initiatrice des afterworks de Conakry

Apprendre, échanger et se divertir aussi, tels sont les composantes de cette activité qui est à sa troisième édition. « Comment se fixer des objectifs et les atteindre efficacement? Tel était le thème de la troisième édition organisée ce week-end dans un somptueux hôtel de Conakry.

En plus des échanges, la rencontre visait à faire de nouvelles connaissances et permettre aux entrepreneurs de faire découvrir leurs produits et services.

Du social, il en a également été question avec la présentation de la fondation internationale Thierno et Mariam « FITIMA », une organisation qui œuvre à la prise en charge des enfants victimes de maladies rares et fatales, comme la myopathie.

Souadou Baldé

Le but des « Afterworks de Conakry », selon l’initiatrice, « est de réunir ensemble les cadres des entreprises, des sociétés publiques et privées pour échanger et faire découvrir leur services et produits. Souadou Baldé poursuit en disant que « Je suis ravie de la mobilisation, et surtout que les gens ont compris que l’Afterwork ce n’est seulement pas un divertissement après le travail. Cette période peut être surtout une opportunité de se retrouver pour échanger et/ ou partager des expériences ».

Suti NAHIM

Pour cette édition, le conférencier Suti NAHIM fort de près de 35 ans d’expériences, venu de la Cote d’Ivoire, a entamé son propos, par définir l’objectif de la rencontre, ses enjeux et méthodes pour diagnostiquer les forces et faiblesses en vue d’atteindre le but visé. « IL faut poser un bon diagnostic par rapport à ses compétences, disposer des ressources et faire une analyse individuelle pour connaitre ses forces et faiblesses. Après s’inscrire dans l’environnement pour savoir les opportunités possibles. .A partir de là, selon lui, on va poser un bon diagnostic et se fixer des objectifs en tenant compte des ambitions fixés ».

IL ajoute que le bon objectif, doit être spécifique et précis, mesurables, accessible (moyen) tout en déterminant la période d’exécution.

Aissatou Ousmane BALDE  »FITIMA »

La Fondation Internationale Thierno et Mariam Fitima, a saisie l’occasion pour présenter les actions et difficultés de l’organisation. La responsable des relations publiques et du partenariat, Aïssatou Ousmane Baldé a profité de cette occasion pour lancer un message de soutien à l’endroit des entreprises et de toute personne de bonne volonté pour aider la fondation à atteindre ses objectifs. Parmi les besoins, figurent l’obtention d’un siège signe de nom pour des besoins d’extension de son centre et le parrainage des enfants en situation difficile.

Dans les échanges, les participants ont prôné la confiance en soi, la persévérance et la détermination pour atteindre ses objectifs, notamment dans le domaine de l’entreprenariat.

Pour rappel, les précédentes éditions ont porté sur l’agriculture et la littérature.

Pour joindre l’utile à l’agréable, la soirée a été animée par le groupe ‘’Conakry cocktail’’ de Maitre BARRY et le jeune Jupiter Davibe, qui ont égayé le public.

La quatrième édition des Afterworks de Conakry est prévue en juin prochain avec pour thème, la fiscalité.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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