Front anti 3ème mandat : la GéCi réclame le retrait de l’opposition de la CENI et du parlement

22 avril 2019 à 18 06 20 04204
Fodé Mohamed Soumah, président du parti GéCi

« Nous exigeons le retrait immédiat des membres du FNDC de l’Assemblée Nationale, et le refus de participation aux activités de la CENI des commissaires désignés par l’opposition. Nous voulons un chronogramme qui réunirait/concernerait l’ensemble de la classe politique »

Aux responsables du FNDC,

Suite à mon entretien d’adhésion au FNDC avec Abdourahmane Sanoh à mon domicile, la GéCi s’est engagée dans les 5 commissions en place, et lors de la manifestation du 21 avril 2019 à Paris.
Mais au vu de l’évolution de la situation, et malgré les points relevés par d’autres membres dudit Front, nous constatons que les revendications se limitent toujours au seul refus du 3ème mandat.
Si ce 1er point d’accord permettait de réunir la majorité des acteurs autour d’une plateforme commune, il devient évident, que c’est inadapté, insuffisant et décalé par rapport aux enjeux.
La GéCi estime que l’on ne peut pas défendre la Constitution, tout en acceptant de la violer en partie.
Suite à l’interview du Président de la République accordée à un média sénégalais, et dans laquelle il résume la révision constitutionnelle au seul 3ème mandat, et au vu des manœuvres dilatoires qui vont dans ce sens, il n’y a plus d’ambigüité.
Nous refusons de mettre les projecteurs sur décembre 2020, attendre une déclaration officielle et solennelle qui ne viendrait pas de sitôt, ou garder le statu quo.
La GéCi écarte le terme de 3ème mandat qui est inadapté. Ce serait un 1er mandat de 6 ans qui en appellerait un second, avec le même Chef de l’Etat à la tête du pays pendant 22 ans.
De ce fait, nous exigeons le retrait immédiat des membres du FNDC de l’Assemblée Nationale, et le refus de participation aux activités de la CENI des commissaires désignés par l’opposition.
Nous voulons un chronogramme qui réunirait/concernerait l’ensemble de la classe politique.
C’est la meilleure option pour amener les autorités à organiser les élections Législatives avant la fin de l’année 2019, afin de ne pas basculer en 2020, avec des Communales inachevées et 2 élections majeures à organiser en l’espace de quelques mois.
Nonobstant les désidératas et les rêves éveillés des partisans de la révision et/ou du glissement du calendrier électoral, le Président de la République serait la 1ère personne à ne pas souhaiter diriger une démocratie dans laquelle l’opposition serait absente de toutes les institutions.
Cette stratégie du Front ferait l’économie de désagréments inévitables et de manifestations anticipées, s’il ne comprenait que les seuls véritables défenseurs de la Constitution en son sein.
Dans le cas échéant, le risque serait de voir certains acteurs politiques et de la Société Civile aller vers une nouvelle coalition, qui respecterait les textes constitutionnels et le calendrier électoral.
Du reste, le Président de la CENI qui oublie qu’il a été reconduit, après avoir organisé les élections communales, vient de déclarer que toutes les anomalies relevées dans le fichier électoral, ne pourront pas être corrigées à temps pour les supposées Législatives. Le ton est donné !
Quant au pouvoir, il joue avec le calendrier scolaire, les ballons d’essais et la saison pluvieuse.
L’opposition se doit d’agir ici et maintenant, afin de ne pas avoir à réagir trop tard.

Fodé Mohamed SOUMAH

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Kouroussa : le bras de fer se poursuit entre RPGistes et indépendants à Koumana

22 avril 2019 à 17 05 56 04564

Malgré la médiation menée par le préfet de Kouroussa, le conflit opposant des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux d’un mouvement indépendant à Koumana, sous-préfecture située à 25 km de la ville de Kouroussa n’a pas encore trouvé son épilogue. Ce lundi, 22 avril 2019, la tension était toujours vive dans la localité, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Après l’affrontement évité de justesse samedi dernier, le préfet de Kouroussa a invité les deux camps opposés à une rencontre hier, dimanche 21 avril 2019, dans la commune urbaine. Mais, malgré la sensibilisation menée par l’autorité préfectorale, les choses ne semblent pas évoluer positivement. C’est en tout ce qu’a confié à Guineematin.com, Kémoko Camara, le sous-préfet de Koumana, joint au téléphone.

Il explique que les membres de l’ONG, venus aider à réparer le forage de la localité, et à cause desquels les RPGistes et les indépendants ont failli s’affronter samedi dernier, ont été chassés une nouvelle fois par des partisans du mouvement indépendant. « Au sortir de la réunion chez le préfet, les membres de cette ONG m’ont appelé pour me demander s’ils pouvaient venir travailler, je leur ai dit qu’ils pouvaient effectivement venir, parce qu’il n’y aura plus de problème. C’est ainsi que j’ai appelé le président de la jeunesse pour lui dire que le projet arrive, il m’a dit qu’il n’y a pas de problème.

Alors, quand ces gens-là sont revenus, on les a logés. Mais, au fur et à mesure, les extrémistes sont venus d’un peu partout pour envahir leur logement. Ils les ont menacés et ont dit du n’importe quoi. Ça leur a fait peur, ils ont décidé de rentrer. Avec le ton qui montait, moi je me suis référé à ma hiérarchie, qui m’a demandé de les laisser partir à Sandiana d’abord », a-t-il expliqué.

Le sous-préfet promet tout de même de sensibiliser davantage les habitants de Koumana pour permettre la réalisation de ce projet. « Ce matin j’ai fait convoquer une réunion de sensibilisation de la jeunesse et tous les sages, pour mieux leur expliquer le bien-fondé de ce projet, comment il est venu, comment il sera exécuté, et par qui. C’est dans ça que j’ai reçu un coup de fil, comme quoi, les membres de l’ONG vont être accompagnés par les militaires ici.

Malgré cette information, les sages et les jeunes ont encore réagi défavorablement à leur arrivée dans la localité. Mais, moi j’ai demandé à qu’on me donne un peu temps pour aplanir les divergences. Comme l’ONG est vers Sandiana, je vais continuer la sensibilisation. Avant qu’elle ne revienne, on aura mis de l’eau dans leur vin », a-t-il promis.

A rappeler que ce problème autour d’un projet d’adduction d’eau n’est que la conséquence de la division née à Koumana lors des élections locales du 04 février 2019. Les membres et les partisans de la liste indépendante qui se disputait cette mairie avec le RPG Arc-en-ciel, ne reconnaissent toujours pas le maire installé, qui est issu du parti au pouvoir. Ils considèrent ce dernier comme étant un maire imposé par le pouvoir et décident de maintenir le bras de fer avec lui.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Conakry : Love Hands For All Nations redonne le sourire à des enfants déshérités

22 avril 2019 à 17 05 24 04244

L’ONG Love Hands For All Nations (les mains d’amour pour toutes les nations) a organisé une cérémonie récréative pour des enfants orphelins de Conakry et Dubréka ce lundi, 22 avril 2019. La cérémonie, organisée à la maison des jeunes de Taouyah, dans la commune de Ratoma, vise à communier avec ces tout-petits en leur offrant de la nourriture, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs enfants de venus de certains orphelinats de Conakry et de Dubréka se sont massivement mobilisés ce lundi pour la circonstance. Ils étaient venus répondre à l’appel de l’ONG Love Hands For All Nations.

Elisabeth Onivogui

Selon Elisabeth Onivogui, présidente de l’ONG, « cette fondation a pour but de venir en aide aux plus vulnérables, les enfants démunis, les orphelins et les enfants. Donc, nous voulons donner un espoir pour les enfants qui sont un peu éparpillés, abandonnés et maltraités. Notre objectif, c’est de donner un coup de main à ces enfants dans le domaine de l’éducation. Parce que, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a beaucoup d’enfants qui trainent dans la rue et qui ne sont pas éduqués. Comme c’est le lundi de pâques, on avait déjà planifié un programme intitulé avec 35.000 francs guinéens, je peux nourrir un enfant. On s’est dit qu’il y a des enfants qui n’ont pas de parents et qui sont dans la rue. Comment faire pour donner de la joie à ces enfants ? On a décidé d’organiser uniquement cette journée pour les enfants de la rue, mais ceux issus de certains orphelinats ».

Mohamed Momo Sylla

Présent à cette cérémonie récréative, Mohamed Momo Sylla, directeur du centre d’accueil Tiabala de Guinée a dit sa joie devant ce geste de l’ONG Love Hands For All Nations. « Je perçois cette cérémonie comme une activité noble, une activité qui donne un espoir aux enfants pauvres, aux enfants déshérités pour réellement leur permettre à avoir une source de rebondissement dans leur vie. C’est très bon déjà pour les enfants de mon centre, cela a une portée réellement importante chez nous. Parce que, je sais que ce n’est pas facile d’encadrer les enfants, surtout les enfants en situation difficile. Si on voit cette ONG venir offrir de la nourriture et faire une activité de recréation, moi je pense que c’est quelque chose de très intéressant et c’est quelque chose qui peut nous réconforter aussi par rapport à ce que nous sommes en train de faire pour les enfants en situation difficile », estime monsieur Sylla.

Mme Fily Sylla

De son côté, madame Fily Sylla, chargée des questions de l’enfance dans la commune de Ratoma, trouve que « c’est une bonne initiative de la part de l’ONG Love Hands For All Nations. Puis que c’est l’approche du mois de l’enfant, qu’est le mois de juin, je pense que si déjà on commence par épanouir les enfants, c’est une bonne chose. En plus de ce que vient de faire cette ONG, si nous avons aussi d’autres ONG partenaires qui peuvent faire la même chose à l’endroit des enfants, ça sera un honneur ».

Pour joindre l’utile à l’agréable, des concours ont été organisés, comme le concours de danse et pleins d’autres jeux pour enfants.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Démêlés judiciaires de Paul Moussa et Damaro : l’opposant Abdoulaye Kourouma se prononce

22 avril 2019 à 17 05 08 04084

La condamnation par la justice de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, ainsi que la volonté des magistrats de trimballer devant la justice le député Amadou Damaro Camara, continuent d’alimenter les débats dans la cité. A l’occasion d’un point de presse tenu ce lundi, 22 avril 2019, le président du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), Abdoulaye Kourouma, s’est exprimé sur ces sujets. Il apporte son soutien à ces deux personnalités, membres de la mouvance présidentielle, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Contrairement à plusieurs de ses collègues de l’opposition qui ont salué la condamnation de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, le président du RRD, lui, prend position en faveur des deux responsables de l’Office Guinéen de Publicité, condamnés pour le détournement de près de 40 milliards de francs guinéens. Il dénonce une manipulation voire un acharnement contre les deux personnalités.

« Nous sommes d’accord que l’Etat continue à lutter contre la corruption, que le gouvernement aide à récupérer les biens détournés ou volés, mais que ça soit géré avec impartialité. Si ce n’est pas un acharnement, un règlement de compte, comment Paul Moussa Diawara et Inza Bayo peuvent se retrouver en prison pour 5 ans alors qu’il y a eu beaucoup d’autres cas avant eux ? Il faut que l’acharnement et l’instrumentalisation de la justice cesse dans notre pays », lance le leader du RRD.

L’opposant exprime aussi son soutien au président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, sous le collimateur des magistrats de Guinée, qui l’accusent d’outrage et diffamation. Abdoulaye Kourouma trouve normale la sortie médiatique du député qui a fustigé le fonctionnement de l’appareil judiciaire guinéen. Sortie pour laquelle les magistrats ont demandé la levée de son immunité parlementaire.

Abdoulaye Kourouma

« On ne peut pas comprendre qu’un magistrat traite un Sötikémö (Patriarche, ndlr) d’une personne vulgaire. Je pense que ce sont ces critiques que l’honorable Damaro Camara a essayé d’illustrer tout en montrant la valeur et l’importance des notables dans notre pays. On se demande même pourquoi cet acharnement contre ce député », s’interroge-t-il.

Le président du RRD estime que la sortie médiatique de Damaro Camara devait plutôt servir de leçon à nos magistrats. Il se demande d’ailleurs comment la justice fera pour juger le député, dans la mesure où c’est elle-même qui est la plaignante dans le dossier. « On ne peut pas être juge et partie à la fois. Qui parmi eux vont-ils choisir pour juger Damaro parce que c’est eux les plaignants ? C’est pourquoi, nous demandons aux magistrats de se ressaisir parce qu’à l’état actuel, ils ne peuvent pas le juger. Donc, qu’ils arrêtent de ridiculiser la justice guinéenne. Je pense que s’ils veulent juger Damaro, c’est au niveau d’une justice supranationale», estime Abdoulaye Kourouma.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pas de 3ème mandat pour Alpha Condé : Djani Alpha, Bill de Sam, Climpoko et Cie rejoignent le front

22 avril 2019 à 16 04 54 04544

Les rangs du Front National pour Défense de la Constitution (FNDC) s’agrandissent chaque jour davantage. Un groupe d’artistes, engagés dans la lutte contre le projet de modification de la Constitution guinéenne, a rejoint le FNDC ce lundi, 22 avril 2019. C’est le siège de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) qui a servi de cadre à cette cérémonie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces artistes qui font de la musique urbaine ont pour noms : Djani Alpha, Bill de Sam, Aldji Mamdi, Moula Thug, Climpoko, Djobala, Makovi, Capitaine Donkhodi, Mo Zion, Lord, Fadjidi.

Ce groupe d’artistes a mis l’occasion à profit pour présenter un single évocateur, intitulé « Atö, Akhadan firinma ». Ce qui signifie : « cesse, limite-toi à deux mandats ». Une manière de prendre le contre-pied des sirènes révisionnistes qui incitent Alpha Condé à violer la Constitution guinéenne.

Djani Alpha

C’est l’artiste Djani Alpha, porte-parole du mouvement, qui a planté le décor. « Les acquis de la Guinée, nous avons trop longtemps blagué avec. A quoi ça sert d’avoir dit NON le 28 septembre, si 60 ans plus tard, on doit encore tenir les mêmes débats. L’histoire retient que la vie, c’est un changement, c’est une évolution, soit tu évolues avec l’histoire où l’histoire évolue sans toi. Quand on parle de 3ème mandat, on n’est pas en train de parler de la personne directe du professeur Alpha Condé. Il faut comprendre aujourd’hui que réviser cette Constitution, gardez Alpha Condé au pouvoir, ça serait garder tout un système au pouvoir, ça serait garder les mêmes chefs de quartiers au même endroit, ça serait garder les mêmes têtes d’affiche au pouvoir. (…) Si ça passe avec lui, la personne qui viendra, fera exactement la même chose. Il ne s’agit pas là d’un parti politique, il s’agit du changement, il s’agit de dire qu’à partir de maintenant-là, qu’en 2020, on va aller à des élections après qu’un président démocratiquement élu ait fait deux mandats et qu’il a cédé le pouvoir ».

Poursuivant, Djani Alpha a indiqué que leur lutte ne se limitera pas à chanter une musique anti 3ème mandat et adhérer au FNDC. Mais, précise-t-il, ils seront sur le terrain pour l’aboutissement de ce combat. « Ce point de presse n’est pas de vous dire juste que nous, on a rejoint le front, ou qu’on a fait une chanson que vous allez écouter comme toutes les autres chansons. C’est de comprendre qu’il s’agit de chacun d’entre vous, individuellement pris : qui va prendre ses responsabilités face à son histoire ? En ce qui nous concerne, nous allons faire ce que nous avons toujours fait, l’éveil des consciences. Nous allons faire comprendre aux guinéens, en particulier à la jeunesse guinéenne, que dans un pays, c’est impossible qu’il y ait trois partis politiques, il y aura toujours deux partis politiques : ce sont les dirigeants et les dirigés. Nous allons faire comprendre aux dirigés qu’il est temps de prendre leur destin en main en refusant cette modification de la Constitution. Et ça, on le fera par le dialogue, les conférences. Aujourd’hui, à part le professeur Alpha Condé et les quelques rares personnes qui sont auprès de lui, qui n’atteignent pas 300 personnes, qui est d’accord avec ça ? Ça ne passera pas ».

Abdourahmane Sano

Dans son discours, Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD, a dit toute son admiration devant l’engagement de ces artistes à se joindre au mouvement anti 3ème mandat. « Chers frère du monde de l’art, nous sommes très honorés aujourd’hui. D’abord, d’avoir su que vous vous êtes mis en collectif « Atö » qui veut dire cesse. Comme un ultimatum et, qui par ironie ont bien voulu endosser l’image que certains ont voulu vous collez, en vous présentant comme de petits drogués. Vous qui portez la culture de ce pays, vous qui véhiculez une bonne partie de notre civilisation et de l’éducation de notre société, son histoire, ses valeurs, vous qui vous battez en tant que volontaires, pour faire rayonner tout cela dans le monde entier, on n’a pas trouvé d’autres mots que de vous qualifier de petits drogués. Et, nous sommes très heureux que vous ayez pris cela comme de petites ironies, et l’endosser dans le cadre de ce combat très long pour notre pays. Le collectif a sa place au sein du FNDC et nous sommes heureux de vous voir venir occuper cette place. En vous accueillant ici chers frère, vous montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il y a cette autre partie des artistes du monde des arts qui a le sens de la dignité, qui a le sens de l’honneur et qui ne peut pas vendre ou se laisser vendre à cause de miettes volées à notre dos pour soutenir un projet aussi dangereux et aussi humiliant, aussi insultant que celui de vouloir nous proposer une imposture à travers une fallacieuse nouvelle constitution», a martelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mamadou Thug : « je ne soutiendrai pas la modification de la Constitution »

22 avril 2019 à 16 04 29 04294
Mamadou Thug

La présence de Mamadou Thug à la finale du tournoi « de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé à Pita, a suscité une polémique. Plusieurs partisans de l’opposition ont dénoncé la participation du célèbre comédien guinéen à cette activité, initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo.

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce lundi 22 avril 2019, l’humoriste a réagi aux critiques qu’il a essuyées. Il est revenu dans le même temps sur les raisons de sa participation à cet événement avant de donner sa position sur un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Comme très souvent, c’est sur les réseaux sociaux que les réactions se sont fait entendre. Certains partisans de l’opposition qui désapprouvent le tournoi de football organisé à Pita en guise de soutien au président Alpha Condé, n’ont pas du tout apprécié la participation de Mamadou Lamine Diallo, connu sous le nom de Mamadou Thug, à la finale de ce tournoi. Ils assimilent cela à un soutien du célèbre comédien au projet de modification constitutionnel prôné par le pouvoir pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Interrogé par Guineematin.com, l’artiste a répondu à ces critiques, apportant des précisions sur sa participation à cette cérémonie. « Pourquoi je suis allé? Je suis un artiste indépendant, géré par une structure qui est Soudou Dardja Productions. Si on approche le label et on dit qu’on a besoin des services d’animation de son artiste, je viens.

Pendant toute la fête, personne n’a dit un mot allant à l’encontre de la Constitution, et c’est le plus important. Le Khalife du Fouta, Elhadj Bano, avait dit : ce que vous n’avez pas dit à Sékhoutouréyah, ce n’est pas à Pita que vous allez le dire. Si Mamadou Thug est parti à Pita, c’est pour pouvoir donner de la joie au public de Pita et à tous ceux qui sont venus », a-t-il expliqué.

L’humoriste indique qu’il n’appartient à aucun parti politique et qu’il ne participe jamais à un événement à cause de l’organisateur. « Ce que j’ai envie que les gens comprennent, est que quand je suis à un événement, je ne suis pas là pour les organisateurs de l’événement. Je suis là parce que parmi eux, j’ai de millions de fans qui m’aiment. J’ai des millions de fans dans l’UFR, le PEDN, l’UFDG, le RPG etc. donc j’ai le devoir d’aller les satisfaire.

Je m’en fous après de ce que pense un simple communicant d’un parti politique. J’ai du respect pour toutes ces personnalités politiques mais moi, je me suis engagé pour la culture, donc je reste dans ce cadre. Je suis mieux et très cadré dans ce sens. Quand on nous a arrêtés lors de la marche des forces sociales, il y a des communicants d’un autre parti politique qui ont dit ceci et cela, je n’ai pas répondu.

Le 8 mars, quand on a pris la photo avec le président de la République, il y a aussi d’autres communicants qui ont dit ceci et cela. Moi, je ne suis pas un partisan d’un parti politique. Je reste Mamadou Thug, artiste comédien de Guinée. Je m’en fous des hommes politiques ainsi que de la politique », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Thug en a profité aussi pour donner sa position sur le débat en cours autour d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Et, c’est une position bien tranchée. « Je ne soutiendrai pas la modification de la Constitution. Je soutiens la Guinée, je suis pour les deux mandats, pas plus. Comiquement parlé, je l’ai toujours dit que même le professeur (Alpha Condé, ndlr), il sait c’est jusqu’en 2020 qu’il est au pouvoir. C’est eux qui savent là-bas dans leur parti qui viendra en compétition après pour le remplacer.

Lui-même, il est conscient de cela. Mais, c’est les tambours qui sont à côté de lui qui sont en train de faire du bruit. Le professeur va se reposer après tout ce qu’il a fait. Il faut que les petits communicants de ces partis politiques comprennent une chose, quand quelqu’un fait du mauvais, il faut oser le dire. Et, quand il fait du bien, il faut le dire. Il faut être franc envers soi-même », a lancé l’artiste.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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3ème mandat à Boké : Makanéra, Amara Somparé et Mathurin essuient des jets de pierre

22 avril 2019 à 15 03 11 04114

Attendu à Boké ce lundi, 22 avril 2019, le président Alpha Condé a préféré se faire représenter. La rencontre, qui devait être festive, a connu une tournure inattendue avec des jets de cailloux sur l’assistance. Makanéra Kaké et compagnie ont essuyé un revers inattendu, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ces derniers jours, la tension était vive à Boké où le président Alpha Condé était attendu. Des manifestations liées au manque de courant électrique et à la question du 3ème mandat ont été signalées sur les lieux. Dans la ville, des rumeurs disaient que le président aurait profité de sa visite pour annoncer son intention de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Depuis le matin, la tension était palpable entre pro et anti 3ème mandat. Au lieu du président Alpha Condé, c’est des ressortissants de la région qui ont été aperçus sur le terrain : Alhoussény Makanéra Kaké, Amara Somparé et le général Mathurin Bangoura.

Dans la cour du centre culturel de Boké, plusieurs personnes avaient pris place pour ne pas se faire conter l’événement. Aucun « opposant » n’a pu avoir accès aux lieux, placés sous haute surveillance.

Aux environs de 12 h, des pierres sont jetés sur la foule à partir du marché. Aucun blessé n’a été enregistré.

Parmi les membres de la délégation, c’est seulement Makanéra Kaké qui a pris la parole pour critiquer la Constitution de mai 2010 que les partisans du pouvoir veulent aujourd’hui modifier. « Cette constitution a été faite par les militaires, après la mort de plus de 100 guinéens au stade du 28 septembre. Elle ne reflète donc pas la volonté du peuple de Guinée. Elle a été imposée sur nous. Maintenant, si nous trouvons quelqu’un pour nous aider à l’adapter à la volonté des jeunes, des femmes et du peuple de Guinée, je pense que c’est une occasion à ne pas rater, il faut soutenir », a laissé entendre l’ancien griot de Cellou Dalein.

La question qui se pose est de savoir quelles sont les raisons de l’absence du président Alpha Condé à cette rencontre. Une manière d’éviter des affrontements entre pro et anti 3ème mandat ? Le moment n’est pas encore opportun pour sortir du bois ?

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Bah Ousmane se fâche : « on veut nous manquer du respect… on ne l’acceptera pas »

22 avril 2019 à 14 02 11 04114

Le président de l’UPR, Elhadj Bah Ousmane n’est pas du tout content des réactions qui ont suivi sa récente sortie dans laquelle il a menacé de démissionner de son poste de ministre conseiller du président de la République, si son parti ne parvenait pas à récupérer la mairie de Leymiro, dans la préfecture de Pita.

Le président de l’Union pour le Progrès et Renouveau a répondu aux réactions de ses « détracteurs », tout en éclaircissant ses propos tenus une semaine auparavant. C’était à l’occasion de l’assemblée générale de son parti, le samedi 20 avril 2019, à Conakry.

Décryptage !

« Je constate que des stratégies sont développées par nos détracteurs pour nuire à ce parti. Je crois qu’ils doivent se tenir tranquille. Ils doivent arrêter maintenant. Puisqu’ils vont se fatiguer à cause de la sagesse qui va s’imposer en eux. Quoi qu’ils fassent, qu’ils le retiennent bien, l’UPR existe et il existera, ils n’y pourront rien malheureusement pour eux…

Aux journalistes ici présents, je vous demande de traduire exactement ce que je dis. Si vous ne le faites pas, nous vous ferons des reproches. En tant que responsable, j’assume tout ce je dis. Vous devez comprendre qu’on ne peut pas effrayer un BAH Ousmane qui a été dans l’opposition avec un pouvoir militaire des années durant. Ce n’est pas maintenant que je vais avoir peur d’exprimer mes opinions…Donc si je dis une chose, je suis capable de la répéter partout s’il le faut. J’assume ce que je dis mais ne me faites pas dire ce je n’ai pas dit.

Ce qui reste clair, le parti UPR est créé en tant qu’instrument de conquête du pouvoir à tous les niveaux. De la base au sommet. Personne ne peut me reprocher de cela. Nous sommes en démocratie. Personne ne peut me reprocher de nous allier à des entités politiques avec lesquelles nous partageons des points de vue. Personne aussi ne peut me reprocher de mettre fin à une alliance, si nos avis divergent. Voilà ce qu’on appelle un parti responsable. Et, tant que je serai président de ce parti, je proposerai une ligne de conduite au Bureau Exécutif. Si celle-ci est partagée, je la défendrai vaille que vaille.

Cette semaine, il a été dit partout que Bah Ousmane va démissionner…Je ne pense que ce soit ça que j’ai dit samedi dernier. Ce que j’ai dit, nous avons acquis un conseil communal, nous devons le défendre. Une mairie dirigée par l’UPR. Le maire de Leymiro est décédé. Nous avons dit que nous livrons combat pour qu’il soit remplacé par quelqu’un de l’UPR. J’avais dit que nous avons mené des démarches et celles-ci n’avaient pas abouti jusqu’au moment où je parlais mais que nous allions continuer.

J’ai dit quelque chose et je le répète : le maire de Leymiro qui est issu de l’UPR, le président de l’UPR que je suis sommes au même niveau. Parce que si je n’avais pas un Leymiro et d’autres localités comme ça, je n’allais pas avoir un parti qui s’appelle UPR. Je n’allais pas avoir un parti qui s’impose encore pour aller dans une alliance, et pour illustrer cette alliance, on donne des fonctions au président du parti et à d’autres responsables du parti. Donc, c’est vous qui avez donné cela, c’est vous qui avez engendré cela.

Donc on doit vous prioriser puisque vous aussi, votre parcelle de responsabilité, vous l’exercez au bas de l’échelle…c’est pourquoi, nous allons nous sentir au même niveau que vous. Parce que s’il n’y a pas un, il n’y a pas deux, il n’y a pas trois. Donc, c’est la base d’abord et ainsi de suite. Voilà ce que j’ai dit et je le répète : on va défendre ce qu’on a obtenu. Et c’est légitime de réclamer, on va réclamer et on va l’obtenir insha Allah.

Maintenant si certains, nos détracteurs, se saisissent de cela pour mélanger les pédales, ou alors nous faire remarquer peut-être que nous en faisons de trop, on commence à égrener, vous avez des ministres d’Etat, des gouverneurs, des préfets, …C’est vrai, on a deux ministres d’Etat, un gouverneur, des préfets. Mais comment on a eu cela ? On n’a insulté quelqu’un pour avoir cela ? Qu’est-ce qu’on a fait ? On a préféré aller avec quelqu’un, on nous a insultés, on nous a frappés et détruit nos maisons pour avoir ça.

On l’a mérité oui non ? On méritait plus, il faut égrener alors. S’il faut faire le décompte, on fait le décompte. Un parti comme le nôtre qui a pris cette décision historique comme celle que nous avons prise, on doit avoir un traitement privilégié. Qu’est-ce qu’on n’a pas dit du président du parti ? Qu’est-ce qu’on n’a pas dit de vous ? Mais ce sont ces gens-là qui nous insultaient hier, qui ont détruit nos maisons, nos véhicules et blessé certains parmi nous qui viennent faire je ne sais quoi pour obtenir des places et on nous insulte à cause de cela encore ?

On veut nous manquer du respect, mais jamais, on ne l’acceptera pas. J’affirme en toute liberté, que c’est sans condition aucune, que nous sommes allés avec notre allié. Si l’alliance nous rapporte des fonctions, c’est tout à fait normal à cela et on n’a pas de leçons à recevoir de qui que ce soit. A ceux qui ont écrit, je voudrais leur demander de mettre dans un plateau de la balance le nombre de postes qu’on nous a donnés et l’importance de la décision historique que nous avons prise ici en août 2010. On verra de quel côté ça va peser… ».

Propos recueillis par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : des jeunes en colère contre la SAG barricadent la route à Maleyah

22 avril 2019 à 13 01 55 04554

Des jeunes des districts de Foulata et Sarayah, relevant de la sous préfecture de Maleyah, dans préfecture de Siguiri, sont en colère contre la Société Aurifère de Guinée (SAG). Ils l’ont fait savoir ce lundi, 22 avril 2019, en érigeant des barricades sur les routes qui mènent sur le site de Soulouta, nouveau site d’exploitation de l’or par la SAG, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Un important groupe de jeunes des districts de Foulata et de Sarayah ont exprimé leur mécontentement face aux promesses non tenues par la SAG. Pour se faire entendre, ils ont barré la route qui mène sur le site de Foulata. Cette démarche est consécutive au refus de la SAG de donner de l’emploi aux jeunes de ces localités, contrairement à ses engagements, apprend-on.

Selon Sékou syndicat Camara, porte-parole des manifestants, la SAG n’a pas respecté ses engagements. « Nous sommes des orpailleurs. La SAG est venue demander à la communauté de déguerpir le lieu où on travaillait. En contrepartie, elle allait recruter les jeunes. Neuf (9) personnes ont eu le contrat. La SAG a résilié le contrat de ces 9 personnes. Après, la SAG a fait la promesse de recruter 21 jeunes. Mais jusqu’à présent, ceux-ci n’ont pas été recrutés. Actuellement, les jeunes ne travaillent pas. La SAG avait dit que seuls les jeunes de Foulata et Sarayah seraient recrutés comme surveillants sur le site. Aujourd’hui, c’est un autre groupe de jeunes qui travaille là-bas. Ils ne sont de Foulata et Sarayah. Nous sommes sortis aujourd’hui pour barricader la route », a expliqué notre reporter.

Après des négociations menées par les sages, les jeunes sont rentrés. Mais, ils ont donné un délai de 3 jours à la SAG pour faire face à leurs préoccupations.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Alpha Condé attendu à Boké : la ville sous haute tension

22 avril 2019 à 13 01 09 04094

Alors que le président Alpha Condé est attendu à Boké ce lundi, 22 avril 2019, la ville est sous tension depuis quelques jours. Des jeunes du quartier Yomboya, ont manifesté pendant les trois dernières nuits, érigeant des barricades sur la route. Officiellement, ces jeunes manifestent contre le manque de courant. Mais sur le terrain, les choses semblent être tout le contraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les manifestations ont commencé vendredi soir. Plusieurs habitants du quartier Yomboya, à la rentrée de la ville, sont sortis ériger des barricades pour empêcher la circulation. Les manifestants ont laissé entendre qu’ils protestent contre les délestages électriques qui frappent leur localité. Mais, après deux nuits de manifestations, le courant est revenu dans le quartier. Cela n’a pas empêché cependant les jeunes de se faire entendre dans la nuit du dimanche encore.

Ce qui pousse certains à penser que ces jeunes protestent plutôt contre la modification de la Constitution guinéenne envisagée par le pouvoir pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Un sujet qui semble bien diviser les habitants de la ville de Boké. Car, depuis hier, des écrits divergents sont visibles dans les rues et autres endroits publics de la commune urbaine.

Il y a d’un côté les opposants à un troisième mandat qui s’expriment à travers des écrits comme « Boké dit non au 3ème mandat » ou encore « 3ème mandat, Amoulanfé ». De l’autre, les partisans du pouvoir qui ont affiché des banderoles appelant à une modification de la Constitution et un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Une tension palpable règne actuellement entre ces deux camps. Les opposants ont voulu accéder au centre culturel où le président doit être accueilli, mais ils ont été bloqués à la porte. Un responsable local de l’UFDG et un autre de l’UFR ainsi que plusieurs de leurs partisans se sont vu refuser l’accès et ont dû rebrousser chemin.

Selon nos informations, les opposants pourraient aller mieux se préparer pour revenir en force sur les lieux.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Le député de N’zérékoré se dévoile : « nous disons Oui au référendum et au 3ème mandat »

22 avril 2019 à 13 01 02 04024

La finale du tournoi de football, doté du trophée Alpha Condé, s’est jouée hier, dimanche 21 avril 2019, à N’zérékoré. Au regard de la tension qu’il y avait dans la ville, les organisateurs ont voulu délocaliser le match pour le camp militaire, avant de le ramener finalement au stade du 3 avril, sous haute surveillance. Comme on pouvait s’y attendre, les cadres et militants du RPG Arc-en-ciel ont saisi l’occasion pour annoncer leur souhait de voir le président Alpha continuer l’aventure à la tête de notre pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Relocalisé à la dernière minute au stade du 3 avril de N’zérékoré et placé sous haute surveillance, le tournoi doté du trophée professeur Alpha Condé s’est achevé dans une ambiance festive. La finale a été présidée par la cheffe de cabinet du ministère du budget, accompagnée des cadres de son département, du ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

A la fin de la première mi-temps de ce match qui opposait Nakoyakpala et Wessoua, des affiches favorables à u n référendum pour une nouvelle Constitution ont été distribuées par les responsables du parti au pouvoir aux spectateurs qui les ont brandies en l’air.

Sory Haba

Dans son intervention, le député uninominal, Sory Haba, a annoncé publiquement que N’zérékoré soutient le projet du troisième mandat. « Le problème de troisième mandat dépend de tous les Guinéens. Tous les guinéens vont se prononcer et je suis convaincu que tous les guinéens sont pour, par rapport à l’effort que le chef de l’État est entrain de prouver. Donc, il est mieux de reconnaître le bien fait de quelqu’un. La préfecture de N’zérékoré, en 2013 ici, cette commune était considérée comme l’une des communes les plus poussiéreuses de la Guinée. Il a fallu l’arrivée du président Alpha Condé pour changer la donne. Les guinéens et la population de N’zérékoré sont tous convaincus de ça. Donc, je suis sûr qu’il n’y aura pas même d’hésitation de dire devant n’importe qui, que N’zérékoré est pour le référendum. Et, nous disons Oui au référendum et au troisième mandat », a lancé le député.

À noter que c’est le quartier Nakoyakpala qui a remporté le trophée face à Wessoua. Il a fallu recourir à la séance fatidique des penaltys pour départager les deux formations. Nakoyakpala a été plus adroit en s’imposant sur le score de 4 à 1 face à Wessoua.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Faranah : pose de la première pierre de la reconstruction de l’hôpital régional

22 avril 2019 à 11 11 23 04234

La pose de la première pierre pour la rénovation de l’hôpital régional de Faranah et la construction de nouveaux bâtiments a eu lieu hier, dimanche 21 avril 2019. La cérémonie, présidée par le gouverneur Sadou Kéita, a connu la présence des cadres du gouvernorat, de la préfecture, de la commune, du système sanitaire et les sages de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son discours, le gouverneur de Faranah, Sadou Kéita, a dit sa satisfaction avant d’inviter l’entreprise en charge des travaux à travailler dans les règles de l’art. « Dans 18 mois, on trouvera un autre hôpital à Faranah. Mes sentiments sont des sentiments de profonde satisfaction. Je voudrais très sincèrement remercier le président de la République et l’ensemble du gouvernement. Etant donné que l’entreprise a déjà l’avance du démarrage, je demanderai à ce que les travaux ne s’arrêtent pas. Je serai le premier contrôleur. J’ai demandé aux citoyens, aux notables et au personnel de l’hôpital, que chacun ait un œil critique sur l’exécution de ces travaux. Mais, que personne ne vienne demander un demi-sac de ciment ou un morceau de fer à l’entreprise, parce que dès que vous soustrayez un demi-sac de ciment, un morceau ou une barre de fer, vous contribuez à diminuer la qualité de l’infrastructure. Et mieux, l’entrepreneur lui-même sera trop pernicieux et voudra faire ce qu’il voudra parce qu’il comprendra qu’il est sans contrôle. Je crois savoir que tout le monde va partager ces démarches et que chacun va regarder comment ça se passe pour qu’on ait une infrastructure digne de Faranah », a laissé entendre le gouverneur.

Dr Diallo Mamadou

Pour sa part, Dr Diallo Mamadou, directeur général de l’hôpital régional de Faranah, a salué cette initiative du gouvernement. « C’est un sentiment de joie. Tout le personnel de l’hôpital Faranah, on est joyeux, tout heureux. Vous savez, avec la pression démographique, la population ne fait que s’accroître, les problèmes de santé sont là. Et, si le gouvernement décide de rapprocher les services de soins à la communauté, c’est une très bonne chose. C’est très soulageant pour nous, parce qu’on va ouvrir des nouveaux services, il y aura de nouveaux équipements. Le personnel sera davantage qualifié, la population trouvera la solution à la plupart de ses problème chez nous à l’hôpital de Faranah ici », a dit Dr Diallo.

Interrogé par notre reporter, l’ingénieur en charge du chantier, Nèné Mady Kaba est revenu en détails sur les particularités de l’hôpital régional de Faranah qui sera construit. « Nous devons faire la construction de 6 nouveaux bâtiments, dont 3 bâtiments à niveau R+1. Pour l’extension, 7 bâtiments dont 4 bâtiments à niveau R +1 et rénovation de 5 bâtiments. L’ensemble des ouvrages : contrôle accès, service urgences, bloc administratif, maternité, logement directeur et hôtes, toilettes, restaurant, pédiatrie malnutrition et jour, pédiatrie cas infectieux et général, morgue, château d’eau, bloc opératoire », a expliqué l’ingénieur Kaba.

À noter que le coût de réalisation de cette construction et rénovation de l’hôpital régional Faranah s’élève à vingt huit (28) milliards de francs guinéens, pour une durée de 18 mois. Les travaux sont financés par l’Etat guinéen.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Les ressortissants de Hérico offrent une ambulance à leur sous-préfecture

22 avril 2019 à 10 10 35 04354

La sous-préfecture de Hérico (Lélouma) dispose désormais d’une ambulance toute équipée, mise à la disposition de l’ensemble des districts de la sous-préfecture. Cette ambulance dont le financement a été entièrement assuré par les ressortissants de Hérico, a été officiellement remise aux autorités sanitaires et communales, le 05 avril 2019.

C’est grâce à une mobilisation sans précédent des fils et filles de Hérico que ce projet intitulé « une ambulance pour Hérico », sous le pilotage et la coordination de l’Union pour le Développement de Hérico (UDH), a pu voir le jour. À ce propos, il faut saluer l’engagement des membres du bureau de l’UDH qui se sont donné corps et âme, afin que ce projet puisse enfin se concrétiser.

Ce projet est parti d’un constat alarmant relativement à la situation sanitaire qui prévaut dans la sous-préfecture. À ce propos, ces dernières années, plusieurs personnes ont perdu la vie faute de structures sanitaires adéquates et de possibilité d’évacuation vers les centres urbains. C’est ce constat qui a amené l’UDH à décider de solliciter les ressortissants de Hérico pour l’acquisition d’une ambulance dont la remise officielle a connu une forte mobilisation des autorités sanitaires et communales. Soulignons notamment la présence du Directeur préfectoral de la santé (DPS), du Directeur de micro-réalisation (DMR) ainsi que des maires de Balaya, Korbé et Diountou. Il y avait également le député uninominal de Lélouma, le maire, ainsi que les sages de Hérico. Ce sont les représentants de l’UDH qui ont procédé à la remise officielle de l’ambulance.

De ce fait, cette ambulance sera disponible pour l’ensemble des districts de Hérico, afin de permettre l’évacuation des malades en toute sécurité. Le principal objectif est de sauver des vies notamment, celles des couches les plus vulnérables. Le bureau de l’UDH s’est dit très ravi de cet élan de générosité de la part des ressortissants de Hérico et remercie chaleureusement tous ceux qui se sont mobilisés pour la concrétisation de ce beau projet.

Par ailleurs, pour s’assurer d’une saine gestion de ce bien commun, les ressortissants de Hérico vivant à Conakry se sont réunis pour convenir d’un mode de fonctionnement tenant compte des besoins de tous les districts de la sous-préfecture. C’est dans ce cadre qu’il est prévu le recrutement d’un chauffeur sous la supervision d’une commission composée de deux personnes par district. De plus, les tarifs pour l’évacuation des malades ont été fixés en fonction de la distance de chaque district par rapport au centre de santé, tout en prenant en considération la ville vers laquelle le malade sera évacué.

PS : cette semaine, a eu lieu une première évacuation réussie d’une patiente vers Labé.

Par Faty Diallo

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Siguiri : 3 personnes tuées dans un éboulement à Doko

22 avril 2019 à 10 10 19 04194

Trois personnes ont péri dans un nouvel éboulement survenu hier, dimanche 21 avril 2019, dans une mine d’or de la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). Ces victimes portent à 9 le nombre de personnes tuées dans les mines d’or de cette localité en seulement une semaine, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

Ce nouvel éboulement s’est produit dans la mine d’or appelée Nakokönö. Naman Doumbouya, Bouréma Doumbouya et Moro Condé, tous originaires de Siguiri, se sont retrouvés coincés dans le trou. La Croix-Rouge locale est venue à leur secours, mais elle n’a pu sortir du trou que leurs corps.

« Nous ne pouvons pas dire comment cet éboulement s’est produit, le trou n’était pas profond. C’est au maximum 3 mètres de profondeur. Nous avons identifié les victimes et les corps ont été remis aux parents.

Les mines d’or ont fait assez de victimes ces derniers jours à Doko. Ça fait 9 morts en l’espace d’une semaine seulement. Le samedi passé, il y a eu trois morts à Nafadji ; le même jour, une personne a péri à Banakoro ; deux personnes ont trouvé la mort à Bourèfèn le dimanche et puis maintenant trois personnes à Kourako », témoigne Djanko Dansoko, membre de la Croix-Rouge de Doko.

A noter que les trois victimes de ce dernier éboulement ont regagné leur dernière demeure hier, dimanche 21 avril 2019, dans la localité de Kourako.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : l’AJDP organise la 3ème édition du concours des élèves de Palaga

22 avril 2019 à 10 10 13 04134

L’Association des Jeunes pour le Développement de Palaga (AJDP) a lancé hier, dimanche 21 avril 2019, la 3ème édition du concours des élèves de ce district relevant de la préfecture de Pita, qui étudient à Conakry. L’objectif est de tester le niveau de ces élèves mais aussi raffermir les liens d’amitié et de fraternité entre les fils de cette localité résidant à Conakry, a appris Guineematin.com auprès des organisateurs.

Organisé au groupe scolaire Hamdallaye secondaire, ce concours regroupe une centaine d’élèves venant des classes de la 5ème année en terminale, tous originaires du district de Palaga. Selon Thierno Souleymane Sadio Diallo, ancien président et actuel conseiller du bureau de l’AJDP, cette initiative est venu d’un constat fait par l’Association des Jeunes pour le Développement de Palaga.

« Je fais partie des initiateurs de ce concours. Nous avons fait un diagnostic, nous avons remarqué que le district de Palaga qui est dans la sous-préfecture de Maci, préfecture de Pita, a au-moins de 200 élèves qui évoluent à Conakry. Mais, il s’avère que ces élèves de la cinquième en terminale ne se connaissent pas. Il s’avère que parmi ces élèves, il y en a qui n’ont pas eu la chance d’aller même visiter le village.

Et, puisque notre association, AJDP, a pour objectif de regrouper tous les fils et les filles du district, c’est dans cet optique que nous avons pensé que c’est important de faire un concours pendant l’année scolaire entre ces différents élèves pour leur permettre de se connaître et pour leur montrer qu’ils viennent du même district et qu’ils doivent tous participer au développement de Palaga », a-t-il rappelé.

S’exprimant sur le présent concours, Alhassane Diallo, président de l’AJDP, a dit que l’objectif visé à travers ce concours, est de tester le niveau des élèves ressortissants de Palaga à Conakry. « Nous voulons tester le niveau de nos jeunes frères vivant à Conakry, de la 5ème à la terminale. Nous allons les évaluer sur trois matières. Les 5ème et 6ème années, nous allons les évaluer en Calcul écrit, Dictée et questions et Rédaction. Pour le lycée, nous allons les évaluer en Français, en Mathématiques et en culture générale », a-t-il expliqué.

Il ajoute qu’à l’issue du test, les meilleurs élèves seront récompensés. « Après le test, nous allons les classifier en deux (2) catégories : première catégorie, ceux qui auront la moyenne, vont être récompensés par d’autres formations. Par exemple, cette année, nous avons tissé des partenariats avec deux (2) cabinets de formation. Donc, tous les trois premiers de chaque classe seront automatiquement formés par ces cabinets en informatique. Il y aura aussi d’autres cadeaux, il y aura des sorties éducatives.

Maintenant, la deuxième catégorie, je veux parler de ceux qui n’auront pas eu la moyenne, eux, nous allons corriger les sujets avec eux, nous allons les accompagner, les suivre de près dans leurs différentes classes, s’il faut même exiger leurs bulletins dans leurs écoles. Et après, nous allons voir est-ce qu’ils ont eu la moyenne dans leurs différentes classes pour les élèves qui sont dans les classes intermédiaires et ceux qui font le Bac », a souligné le président de l’AJDP.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Faranah : mobilisation de soutien à Alpha Condé pour un 3ème mandat

22 avril 2019 à 9 09 48 04484

Les manifestations de soutien à une nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. Après Coyah, Tanènè, Boffa, N’zérékoré, Siguiri et Kankan, c’est la ville de Faranah qui a vibré au rythme d’une modification de la Constitution au profit du président Alpha Condé. La manifestation, initiée par le bureau préfectoral du RPG Arc-en-ciel, a eu lieu avant-hier, samedi 19 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers son correspondant local.

Le carnaval a connu une forte mobilisation. Après avoir marché pendant un moment, la foule a convergé vers à la place publique, située en face de la maison des jeunes de Faranah où les discours ont été tenus. De nombreux slogans, favorables à la continuité pour Alpha Condé, ont ponctué la manifestation : laisser Alpha Condé continuer ses œuvres de développement ! Nous soutenons Alpha Condé pour un troisième mandat ! Vive alpha Condé pour la présidence à vie.

Ces inconditionnels du parti au pouvoir étaient munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire : oui au Référendum, oui à la 4e république, alpha Condé à vie.

C’est Mohamed Lamine Keita, directeur du cabinet du gouvernorat de Faranah, qui a présidé l’événement. Parlant au nom des autorités, monsieur Kéita a justifié sa présence sur les lieux. « Je suis venu présider cette grande mobilisation des 30 sections de Faranah pour un soutien aux actions du président de la République… Au cours de cette grande mobilisation, nous pouvons retenir que la population de Faranah est pour une révision constitutionnelle en République de Guinée ou un référendum au niveau de la Guinée pour qu’il y ait une quatrième République, pour permettre au président de la République, Pr Alpha Condé, de continuer ses œuvres et de conduire le pays à un bonheur. Je demande à la population de Faranah la paix, la quiétude au niveau de la préfecture. Il ne peut pas y avoir de développement sans paix. Aujourd’hui, nous optons pour cette alternative, la paix à Faranah », a dit le directeur du cabinet du gouvernorat de Faranah.

De son côté, Abou Traoré, ex-président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Faranah, est allé en détails dans l’objectif recherché par cette mobilisation. « On a organisé ce grand carnaval pour soutenir notre président, le Pr Alpha Condé. Pourquoi nous soutenons Alpha Condé ? Depuis qu’il est venu en Guinée, les jalons qu’il a posés sur le plan de développement ont permis aujourd’hui de faire ce carnaval et pour dire qu’ils ne sont pas prêts à le lâcher. Donc, la population de Faranah veut que le Pr Alpha Condé aille jusqu’au bout de ses objectifs. Tout ce qu’il a préparé, tout ce qu’il a commencé, pour qu’il aboutisse à ses objectifs, c’est pour cela que Faranah est sorti aujourd’hui massivement, pour montrer à l’opinion nationale et internationale que c’est Alpha Condé qui est là, c’est lui qui est dans le cœur des Faranakas. Et, nous continuons à le soutenir pour une révision constitutionnelle, pour qu’on ait une quatrième République ; et, cette quatrième République sera toujours dirigée par le même Pr Alpha Condé. Finalement, il va terminer ses acquis », soutient Abou Traoré.

En outre, l’ex-président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel a invité les autres préfectures de la Guinée à s’inscrire dans la même dynamique pour réviser la Constitution. « À l’instar de Faranah, toutes les autres préfectures qui n’ont pas fait ce mouvement doivent prendre les initiatives pour faire le même mouvement, parce que pour nous, Alpha Condé est une chance pour la Guinée. Donc, on ne doit pas le perdre. Si on le perd, on va régresser. Donc, nous invitons toutes les préfectures de la Guinée, sans exception, à se mobiliser derrière cet homme, le soutenir pour qu’il termine ses œuvres », a lancé Abou Traoré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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Religion : l’association Ahlul Bayt inaugure une mosquée de plus de 1 000 places à la Cimenterie

22 avril 2019 à 9 09 31 04314

Après plusieurs années de travaux, sous l’égide de l’association « Ahlul Bayt », la grande mosquée « Almoustapha » sise à la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka, a été inaugurée hier, dimanche 21 avril 2019. La cérémonie inaugurale a mobilisé plusieurs personnalités du monde politique et des religieux de notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Hafiziou Diallo,

Selon le président de l’association « Ahlul Bayt », Dr Mohamed Hafiziou Diallo, cette mosquée accueille 1000 fidèles au rez-de-chaussée et 400 autres à l’étage. Elle possède 4 bureaux dont : le vestibule des imams, une bibliothèque, deux pièces servant de bureau et secrétariat à l’association. Au rez-de-chaussée et à l’avant-garde de la mosquée, on dénombre une salle de lecture-mémorisation du saint coran, un magasin, une petite pièce et une toilette. En plus, la mosquée Almoustapha compte également des dépendances dont : un forage pour la fourniture d’eau potable, 9 toilettes et salles de bain pour hommes et femmes, des postes d’ablution, une vaste cour, un garage pour les véhicules et un centre de santé.

D’après Dr Mohamed Hafiziou Diallo, les travaux ont coûté environ quatre milliards six cent cinquante-huit millions deux cent sept mille francs guinéens (4.658.207.000 GNF). Et, la construction de cette mosquée répond à l’appel du saint coran dans sa sourate « Attawba » (le repentir), verset 18, citation : « Ne construiront les mosquées de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au jour du jugement dernier, observent la prière, donnent l’aumône et ne craignent que Dieu. Peut-être, ceux-là seront-ils du nombre des bien guidés ».

Montrant le caractère unitaire et commun de l’édifice, le président de l’association «Ahlul Bayt » a précisé que c’est une mosquée appartenant aux musulmans de tout bord. « Je voudrais signaler et de façon solennelle que cette mosquée n’est ni une mosquée de secte, ni celle d’une ethnie, encore moins celle d’une région. Tous les musulmans, sans aucune distinction y sont les bienvenus », a-t-il dit.

Dr Mohamed Hafiziou Diallo a, par ailleurs, remercié toutes les autorités religieuses et politiques de notre pays ainsi que le Président de la République, Alpha Condé et l’ensemble des donateurs, notamment l’université Almoustapha internationale, la communauté libanaise de Guinée, l’ambassade de la République Islamique d’Iran en Guinée et les nombreux autres donateurs anonymes.

SE. Seyid Hamid Reza Vahid Kiani

Egalement présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani s’est réjoui d’être dans un pays où il y a l’unité entre toutes les écoles islamiques. « Nous espérons et nous souhaitons que cette maison de Dieu soit un centre de l’unité, un centre qui respecte le livre coranique qui nous appelle à tenir la corde de Dieu sans division, ni distinction. L’unité est la condition sine qua non pour la sécurité dans un pays. Je suis très heureux de participer à l’inauguration d’un centre de l’unité. Cette maison de Dieu doit être le rempart de tous les opprimés, être au service de tous les musulmans, de tous les pauvres et de tous les opprimés », a souhaité le diplomate iranien.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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