Culture de la pastèque : comment l’urine humaine agrémente vos desserts…

23 avril 2019 à 19 07 05 04054

Dans le cadre de la promotion des engrais organiques, un enseignant-chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah, a fait des recherches sur l’effet de l’urine humaine sur la culture de la pastèque au district de Yatia, à 25 km de la commune urbaine. Mr Bandjou Samoura a partagé les résultats de sa recherche avec ses collègues, les étudiants et les groupements maraîchers de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après les différentes étapes de l’activité de recherche, la récolte de la pastèque au district de Yatia a finalement eu lieu, hier lundi 22 avril 2019. Les résultats obtenus sur le terrain ont été positivement appréciés par les bénéficiaires.

Dans son intervention, Bandjou Samoura, l’enseignants-chercheur, l’initiateur et coordinateur de cette recherche, a fait un rappel sur les recherches effectuées et leur impact. « Grâce à WAAP-Guinée (Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest), une équipe de recherche d’enseignants chercheurs de l’ISAV de Faranah, en collaboration avec des groupements maraîchers et d’étudiants, ont mené une recherche dans le cadre de la production agricole en utilisant l’urine humaine comme engrais dans la production de la pastèque. L’objectif de cette recherche est d’évaluer l’influence de l’urine sur le rendement de la pastèque en vue de promouvoir son utilisation dans la fertilisation organique des cultures. Elle renferme des éléments nutritifs directement utilisables pour les plantes pour leur croissance et leur développement, stimule l’activité biologique et accroît l’humus du sol. Son obtention, étant beaucoup plus facile, qui ne demande aucun coût, nécessite d’être valorisée. Son utilisation sur les cultures comme engrais permettra aux producteurs d’économiser de l’argent, d’obtenir un rendement élevé, la gestion durable des exploitations agricoles et pourra également diminuer la charge du gouvernement dans le cadre de la subvention du prix des engrais chimiques ».

Par ailleurs, monsieur Bandjou Samoura est revenu sur la récolte effectué ce lundi. « Nous avons mené les activités pratiques avec ces groupements et étudiants sur le terrain. Nous sommes là encore aujourd’hui pour la récolte. Ils ont observé les fruits par variante et tiré la conclusion avec joie en confirmant l’hypothèse de recherche, qu’effectivement l’utilisation de l’urine humaine améliore le rendement de la pastèque en obtenant des fruits en quantité et en qualité. Ils nous ont rassurés de leur motivation à démultiplier la technique acquise sur le terrain. Étant coordinateur de cette recherche, l’engagement de ces producteurs pour l’adoption de la technique me réjouis avec satisfaction. Je lance un appel à l’Etat de continuer toujours à accompagner les chercheurs sur tous les plans pour l’aboutissement des résultats concluants », a dit l’enseignant-chercheur.

Malal Baldé

Pour sa part, Mamadou Malal Baldé, membre de l’équipe, a dit ses impressions. « Nous avons réalisé les activités, et aujourd’hui, nous avons fini de collecter les résultats. Sur ce, nous remercions très sincèrement l’ISAV de Faranah pour nous avoir facilité le travail et nous remercions surtout notre coordinateur, Mr Bandjou Samoura, qui nous a permis de travailler dans un climat apaisé. Les résultats obtenus sont meilleurs, parce que sur le terrain les producteurs et les étudiants ont apprécié l’impact de l’urine humaine sur la croissance et le développement de la pastèque », estime monsieur Baldé.

Mamady Mariamne Camara

De son côté, Mamady Mariamne Camara, assistant, membre de l’équipe de Mr Bandjou Samoura, a lancé un appel à l’Etat guinéen. « Nous avons travaillé sur une recherche dont l’effet de l’urine humaine sur la culture de la pastèque à Yatia. Aujourd’hui, nous avons récolté. Je suis très satisfait du résultat de la récolte. Je profite de l’occasion pour remercier le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest qui n’a ménagé aucun effort pour appuyer cette recherche. Je lance un appel aux personnes de bonne volonté et plus particulièrement, à l’Etat guinéen de s’investir mieux dans la recherche agronomique, puisqu’il n’y a pas un développement sans recherche ».

Oumou Camara

Madame Oumou Camara, présidente des groupements maraichers à Faranah, n’a pas caché sa joie tout en s’engageant à démultiplier cette innovation. « Grâce à Mr Bandjou Samoura, nous avons connu des choses qu’on ne connaissait pas. On utilisait les engrais minéraux dans nos exploitations agricoles qui provoquaient la mort de certains plants. Donc aujourd’hui, grâce à l’appui de Mr Bandjou Samoura et à son équipe, nous ne payons plus d’engrais minéraux comme avant. Mais, nous utiliserons des engrais organiques se trouvant à proximité de nous, comme l’urine humaine.
Aujourd’hui, je suis très contente du rendement et de la qualité des fruits issus de l’utilisation de cette urine humaine sur la culture de la pastèque, le maintien exact du cycle de la culture. Donc, nous sommes prêtes à démultiplier cette technique », a laissé entendre Oumou Camara.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah, étudiant de la 3ème année Vulgarisation Agricole fait partie de ceux qui ont été impressionnés par la trouvaille de monsieur Samoura. « C’est encore une nouvelle expérience pour moi. Je remercie très sincèrement Mr Bandjou Samoura d’avoir accepté de partager sa recherche avec nous. Je ferai mon mieux aussi de sorte que cette innovation soit démultipliée. Je demande à l’Etat de faire de l’Agriculture sa priorité pour un développement durable, car un pays ne peut se développer sans assurer l’autosuffisance alimentaire. Pour cela, l’Etat doit accompagner les institutions agronomiques qui forment les ingénieurs agronomes, mais aussi les enseignant-chercheurs afin d’améliorer la qualité de l’enseignement. Je crois qu’avec l’expérimentation agricole, nous tous, étudiants et enseignants chercheurs, nous allons venir en aide aux communautés afin qu’elles puissent pratiquer ces expériences. Des choses qui vont nous aider dans l’avenir ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Gaoual : l’association des jeunes espoirs de Koumbia organise la 1ère édition de leur Ziarra

23 avril 2019 à 18 06 53 04534

Organisée par l’association des jeunes espoirs de Koumbia (AJEK), la première édition de la ‘’Ziarra’’ de Koumbia (préfecture de Gaoual), s’est tenue du 18 au 20 avril 2019 à ‘’Hackoudè-Tchiankoï, en présence de plusieurs personnalités dont les ministres Thierno Ousmane Diallo du Tourisme et Amara Somparé de la Communication, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koumbia.

Pendant trois jours, cet évènement à caractère religieux, culturel, social et scientifique a réuni une foule cosmopolite autour des valeurs de l’islam et de la vie en société. L’occasion a également été mise à profit pour promouvoir la tolérance, le partage, la solidarité et l’acceptation mutuelle des fils et filles de Koumbia pour le développement de leur commune rurale en particulier et la préfecture de Gaoual en général.

C’est avec le slogan « Tous ensemble pour une préfecture de tolérance et de partage » que la première édition de la Ziarra a été lancée le jeudi dernier, 18 avril 2019, à la place publique de ‘’ Hackoudè-Tchiankoï’’. Au cours de cette manifestation à dimension religieuse et culturelle, le Saint et noble Coran a été lu 313 fois, des prières et des bénédictions ont été formulées pour la paix, la tolérance, la solidarité et le développement de la sous-préfecture de Koumbia.

Egalement, des conférences islamiques et scientifiques, axées sur la place de l’éducation dans la religion, le savoir vivre dans nos foyers, la tolérance, l’union, l’amour et le partage au sein de la communauté ou encore les violences basées sur le genre, la scolarisation de la jeune fille et la protection de l’environnement ont été tenues à la satisfaction du public.

Yaghouba Diallo

« Cette Ziarra est une occasion pour les fils de Koumbia en particulier et de Gaoual en général, de se retrouver et parler de développement, implorer la grâce divine pour pallier les problèmes auxquels nous sommes confrontés. C’est la première fois à Koumbia, à travers une Ziarra, que les gens se retrouvent comme ça dans la fraternité. Des gens qui ne s’adressaient pas la parole sont là, aujourd’hui, et ils parlent de développement. Donc, nous souhaitons changer l’image de Koumbia en procédant par la promotion de l’éducation, de l’islam, du leadership, de la citoyenneté, de la culture à la base, de la sensibilisation de la nouvelle génération pour la promotion de la paix durable. Et, pour atteindre ces objectifs, nous lançons un appel solennel à tous les jeunes de Koumbia de rejoindre notre association (AJEK). Nous demandons aussi le soutien moral, matériel et financier des autorités, des parents et de toutes les personnes de bonnes volonté », a plaidé Yaghouba Diallo, le responsable de la communication de l’AJEK.

De son côté, Abdoulaye Bangoura, le président de l’association des jeunes espoirs de Koumbia s’est réjoui de la réussite de cet événement dont « les activités ont commencé depuis trois mois » maintenant. « Je suis fier d’appartenir à cette jeunesse qui a décidé de changer et de vendre un peu l’image de Koumbia à travers cette Ziarra », a-t-il laissé entendre.

Thierno Ousmane Diallo

Présent à cette rencontre, Thierno Ousmane Diallo, le ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, s’est réjoui de l’entente et la solidarité qui existent entre les populations de Koumbia. Car, déplore le ministre, « dans certaines de nos communautés, les gens ne se montrent même pas un serpent, tellement que la division et la haine sont grande et profonde ».

Profitant de cette occasion, le ministre Thierno Ousmane Diallo a invité les parents à s’investir davantage dans l’éducation des enfants. « On peut reconstruire un pont qui s’est effondré. On peut démolir une maison et la reconstruire. Mais, l’être humain, quand ça ne va pas, c’est un danger. C’est pourquoi, nous vous exhortons d’éduquer nos enfants. Car, quelqu’un qui est instruit et qui manque d’éducation est un danger. Ne pensez pas que c’est le gouvernement seulement qui doit éduquer nos enfants. Nous pouvons enseigner les enfants à l’école. Mais, à la maison, l’éducation de nos enfants nous incombe… », a insisté le ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie.

Moussa Yéro Bah

Pour sa part, à travers une conférence, la journaliste et activiste de la société civile, Moussa Yéro Bah, a sensibilisé les populations de Koumbia sur les violences basées sur le genre, la scolarisation et la promotion de la jeune fille. Elle a surtout insisté sur l’égalité des chances et l’entre-aide mutuelle entre les enfants (filles et garçons) dans l’accomplissement des tâches ménagères. « Quiconque cuisine bien, le repas se mange bien. Ce n’est pas une question de filles ou de garçons, chacun peut faire quelque chose. Mais, chez nous, les filles ou les femmes en général ont des corvées titanesques. Il faut que ça change… », a-t-elle demandé, sous les ovations approbatrices de la couche féminine qui était présente à cette assemblée religieuse et culturelle.

Les propos de Moussa Yéro Bah ont été illustrés à travers des sketchs et de la poésie qui ont mis à nu certaines pratiques (dont le mariage précoce) qui sont des freins à l’épanouissement de la jeune fille.

A préciser que cette première édition de la Ziarra de Koumbia a pris fin à travers un match de gala au ‘’terrain du centre’’. Un match qui a opposé l’équipe des ressortissants de Koumbia à l’équipe des jeunes résidants. Ces derniers ont remporté le match sur le score de deux buts à zéro (2-0).

De retour de Koumbia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Éventuel glissement du mandat d’Alpha Condé : « il y a des gens qui n’auront pas droit à la parole »

23 avril 2019 à 18 06 35 04354

Malgré ses ennuis judiciaires, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, ne lâche pas le sujet relatif à la prorogation du mandat de l’actuelle législature. L’opposant s’est prononcé à nouveau sur la question au cours d’une conférence organisée ce mardi, 23 avril 2019, au siège de son parti à Conakry. Il voit cette décision du président de la République comme un plan visant à se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat, et dénonce les députés de l’opposition qui sont tombés dans le « piège », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Alors qu’il est inculpé pour délit d’attroupement et placé sous contrôle judiciaire après avoir manifesté avec certains de ses proches contre la prorogation par décret du mandat des députés à l’Assemblée nationale, Dr Faya Millimono reste droit dans ses bottes. Devant les médias, ce lundi, le président du Bloc Libéral a indiqué que son slogan « Et pourtant ils (les députés, ndlr) sont périmés » reste bien maintenue. L’opposant qui dénonce un « plan B » visant à permettre au président Alpha Condé de faire un glissement de son second mandat, regrette la décision des députés de l’opposition de siéger au Parlement.

Il estime que les opposants ont prêté le flanc au président de la République et aux promoteurs de ce plan. « Pour le pouvoir d’Alpha Condé et les militants de la 25ème heure qui sont autour de lui, parce qu’il ne s’agit pas du RPG, le plan B c’est effectivement le glissement. Il est clair que le glissement est une option ; le fait de rester après 2020, c’est une option. Et si cela est une option, on a donc commencé à préparer ce plan en faisant en sorte que nos députés deviennent périmés. Malheureusement, nos amis de l’opposition sont tombés dans ce piège », déplore l’opposant.

Le leader du BL se dit « terriblement » déçu de ces élus qui continuent à émarger à l’hémicycle alors qu’ils n’en ont plus le droit.

Pour lui, quel que soit ce que la Commission électorale dira aujourd’hui sur l’organisation des élections législatives, ça sera « un gros mensonge » parce le fichier existant ne peut pas permettre aux guinéens d’avoir des élections libres, transparentes et crédibles.

D’ailleurs, rappelle l’opposant, si cette CENI est incapable de mobiliser 50 millions de francs pour financer sa retraite à Kindia, il va sans dire qu’elle ne pourra pas financer la révision du fichier électoral qui s’apparente à une reprise intégrale du recensement, si on tient compte des recommandations faites par les experts.

« Si le Pr Alpha Condé n’organise pas les élections d’ici 2020 et qu’il soit question de son propre glissement après 2020, il y a des gens qui n’auront pas droit à la parole parce qu’ils auraient déjà emboité le pas au président avant même la péremption de son mandat. C’est ce qui est grave », avertit Dr Faya Millimono.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Avis de naissance : le journaliste Laafa Sow devient père d’une fille

23 avril 2019 à 17 05 49 04494

Mamadou Bhoye Laafa Sow, journaliste au site d’informations Guineematin.com, et son épouse Aïssatou Baldé, ont le grand plaisir d’informer tous leurs parents, amis et collaborateurs, de la naissance sous leur toit d’une fille, le lundi 22 avril 2019, à Conakry. La mère et le bébé se portent très bien.

La date et le lieu du baptême feront l’objet d’un autre communiqué

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Siguiri : lancement officiel du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée

23 avril 2019 à 17 05 18 04184

La doctrine de la police de proximité gagne du terrain en Guinée avec l’implication des partenaires et des autorités concernées par le projet. C’est dans cette dynamique que l’ONG COGINTA a officiellement lancé, il y a quelques jours à Siguiri, le projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée », axé sur la réforme de la police de proximité au service du citoyen, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le cadre de l’instauration de la doctrine de la police de proximité en Guinée qu’une cérémonie d’informations des activités de la police de proximité a réuni divers acteurs à la maison des jeunes de Siguiri, le mardi 16 avril 2019 : tous les services de sécurité et de défense, les cadres préfectoraux et communaux, les chefs de quartiers et les jeunes de Siguiri.

Dans son discours, Mamadou Sidibé, le Directeur des Ressources Humaines et représentant du préfet de Siguiri à cette cérémonie, a salué cette initiative de COGINTA. « Nous remercions tous ceux qui ont bien voulu participer à cette grande cérémonie qui a un intérêt capital dans la sécurité des personnes et de leurs biens. Ce projet vient combler un vide d’insuffisance du personnel de sécurité pour faire face aux défis sécuritaires. La problématique de la sécurité des personnes et de leurs biens est un souci majeur du président Alpha Condé et de son gouvernement. Nous remercions l’ONG COGINTA pour ce projet. Au nom préfet, nous vous remercions très sincèrement », a dit monsieur Sidibé.

Pour sa part, le commissaire Mohamed Cissé, coordinateur national de la police de proximité, est revenu sur l’historique du projet. « Ce projet a été initié par le gouvernement guinéen, personnellement par le président de la République. Pour la petite histoire, après 2010, l’élection du président Alpha Condé, il a été constaté un disfonctionnement au sein des forces de défense et de sécurité. Le président de la République a tendu la main aux institutions internationales, CEDEAO, UA, les Nations unies, avec en tête les États-Unis, pour demander à ce que nous soyons assistés pour faire le diagnostic et proposer une réforme des forces de défense et de sécurité. En 2010, l’évolution a été présentée et les partenaires ont accepté d’accompagner la Guinée », a fait savoir le commissaire Mohamed Cissé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conflit entre agriculteurs et éleveurs à Lola : Fatoumata Sagno raconte le calvaire des villageois

23 avril 2019 à 16 04 26 04264

Depuis quelques jours, un conflit entre agriculteurs et éleveurs est signalé dans la sous-préfecture de Gonota, préfecture de Lola, en Guinée Forestière. Le bilan fait état d’au moins deux morts et de plusieurs arrestations. Selon nos informations, le village de Gonota est aujourd’hui déserté.

A l’occasion d’une conférence de presse animée par le Bloc Libéral ce mardi, 23 avril 2019, à son siège à Yembéya, dans la commune de Ratoma, madame Fatoumata Sagno, originaire de la localité et sympathisante du BL, est revenue sur ce qui se passe sur le terrain en ce moment.

Décryptage !

« Je suis là pour expliquer la violence qui se passe chez moi, à Gonota. Je vous dis qu’aujourd’hui, je n’ai pas la paix et aucun d’entre-nous n’a la paix, personne ne dort à l’aise. On ne peut pas dormir dans une maison pendant que nos parents sont en train de dormir en brousse, à la belle étoile ou à la prison à Lola, tout simplement à cause d’un problème de bœufs. Je vois qu’aujourd’hui, les gens préfèrent plus les bœufs que l’être humain. Quand je regarde la situation, j’ai le dégoût de rester en Guinée. Je ne peux pas comprendre que mon papa qui a 100 ans, les soldats rentrent dans mon village, ils lancent le gaz lacrymogène partout, jusqu’à ce que le vieux se retrouve en brousse. Là où je vous parle, il est encore malade. Je ne suis revenu de là-bas que le 25 mars, parce qu’il est malade. Toute la population a fui pour laisser mon papa à la maison. Il a fait deux jours sans manger pour un problème de bœufs. Je pense qu’en tant qu’être humain, on devait s’asseoir pour parler. Mais aujourd’hui, notre village est devenu la jungle, c’est le sauve-qui-peut. Celui qui peut courir, il court. Celui qui ne peut pas est envoyé à Lola. Et, on nous dit qu’on a des autorités, on a un chef de village, un maire, un sous-préfet, on a un préfet… Où ils sont ? Où ils sont pour que tout cela se passe sans que personne ne lève le petit doigt ? Pourquoi ? Ou bien c’est parce que c’est nous ? Où bien nous on est bien à être dans la brousse et que les bœufs soient en ville ? Là, je ne comprends plus rien. Depuis plusieurs jours, c’est devenu la chasse à l’homme. Les cargos poursuivent les gens. Quand ils garent les cargos ailleurs, ils rentrent dans les campements pour chercher les gens. Pourquoi ? Je me pose la question ou bien c’est parce que c’est Gonota où bien c’est parce que c’est la forêt ? Je me pose cette question. C’est pourquoi je n’arrive pas à dormir.

Le dimanche passé, dans la fuite, l’enfant de mon grand frère est décédé à 10 heures. J’étais à l’église quand on m’a appelé pour dire que ma nièce est décédée. Elle était malade et sa maman fuyait avec elle ; mais elle n’a pas survécu. Là, personne n’en parle et imaginez si c’était un bœuf qu’on avait tué, vous pensez que ça n’allait pas dégénérer de plus ? Sincèrement, chez moi est devenu un champ de bataille…»

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : y a-t-il eu de la magouille à Tougué ?

23 avril 2019 à 16 04 21 04214

Les épreuves physiques et intellectuelles du concours de recrutement dans l’armée ont pris fin à Tougué. 200 candidats ont été retenus à l’issue de ce test dans cette préfecture. Mais, des voix s’élèvent pour dénoncer la façon dont le processus a été mené. Certains candidats qui ont joint Guineematin.com par téléphone, fustigent une véritable magouille dans la conduite de cette opération. Des informations aussitôt démenties par le préfet de Tougué, Abdourahmane Koïn Baldé.

Pour certains candidats au recrutement dans l’armée, il ne valait pas la peine d’organiser le test qu’il y a eu Tougué. Car, disent-il, il n’a pas été question d’un test mais plutôt une entreprise de magouille, mise en place par les autorités locales, le préfet et le vice maire particulièrement. « D’abord, au niveau du dépôt des dossiers, il y a eu de la magouille. Même après le délai prévu pour le dépôt, on a donné la possibilité à d’autres personnes de déposer leurs dossiers.

Quand tu viens trouver que le délai est dépassé, tu payes de l’argent pour qu’on prenne tes dossiers. Ce fut le même cas lors des épreuves aussi. Au niveau de la course, il était prévu de parcourir 8 kilomètres : 4 à l’aller et 4 au retour. Mais, certains ont été retenus sans avoir pris part à la course et sans avoir fait les autres épreuves physiques prévues. Ils ont été épargnés de ça tout simplement parce qu’ils ont payé de l’argent.

Il y a des gens qui ont été parmi les 5 premiers de la course qui n’ont pas été retenus parce qu’ils n’ont pas donné des pots de vin. Quand on devait faire l’épreuve de Dictée-Questions aussi, on s’est retrouvé avec certains candidats qui sont analphabètes. Ils ont été retenus au détriment des diplômés. Dans ces conditions, le test n’avait pas son importance », fustige un candidat qui s’est exprimé sous anonymat.

Il accuse le préfet et le vice maire de Tougué d’être les artisans de cette magouille. « Il y a deux personnes qui sont à la base de cela : le président de la commission qui a été mise en place, c’est le premier vice maire de la commune urbaine, Mamadou Saliou alias Robert, qui est de l’UFDG, et le préfet de Tougué, Abdourahmane Baldé, qui un allié du RPG. Ces deux responsables sont là à manigancer et à recevoir des pots de vin des gens », soutient-il.

Joint au téléphone par Guineematin.com, le préfet de Tougué, Abdourahmane Koïn Baldé, a démenti formellement ces informations. Il assure que l’ensemble des épreuves se sont déroulés dans la plus grande transparence. « Je suis convaincu que les informations que vous avez reçues sont erronées, infondées. A Tougué, le recrutement s’est passé à ciel ouvert, devant tout le monde. D’abord, nous avons mis en place une commission qui était composée comme suit : elle est présidée par le secrétaire général chargé de l’administration, nous avons invité la DPJ qui était membre, nous avons invité le DRH qui est membre, nous avons invité l’éducation qui nous a envoyés un membre, il y avait également un de la santé.

En plus, nous avons fait participer le commandant de la gendarmerie, le commandant de la police, le commandant du bataillon de l’armée qui est à Tougué. Nous avons également la société civile et la commune urbaine. Voilà les éléments qui ont composé le comité chargé du recrutement. Et, les choses se passaient à ciel ouvert. La Dictée a été choisie devant tout le monde, et pendant que les candidats étaient déjà dans la salle. Nous nous sommes retrouvés tous, nous avons choisi les sujets que nous avons démultipliés dans les salles.

Ceux qui ont Bac et plus, nous avons choisi un sujet de Dictée et Questions de niveau 11ème et 12ème années. Et, ceux qui ont fait les écoles professionnelles et les élèves, on a pris un sujet de niveau 10ème année. Donc, si on vous apprend qu’il y a eu magouille, peut-être que c’est quelqu’un qui a échoué qui vous a informés. Parce que le processus était tellement bien suivi qu’on ne pouvait même pas magouiller », assure le préfet.

A rappeler qu’ils étaient 543 candidats dans la préfecture de Tougué. A l’issue des épreuves physiques et intellectuelles, 200 ont été retenus.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Mohamed Touré condamné à 7 ans de prison : voici ce qu’en dit le PDG-RDA

23 avril 2019 à 13 01 56 04564
Mohamed Touré

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Mohamed Touré, fils de Sékou Touré (premier président de la Guinée indépendante), et sa femme, Denise Cross Touré, ont été reconnus coupables d’esclavagisme hier lundi, 22 avril 2019, par un tribunal Américain. Ils ont été condamnés à sept (7) ans de prison fédérale et à trois (3) ans de libération conditionnelle.

Au lendemain de l’annonce de cette condamnation, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Oyé Béavogui, secrétaire général par intérim du PDG RDA (Parti Démocratique de Guinée- Rassemblement Démocratique Africain). Le jeune politicien a dit toute sa tristesse devant cette lourde sentence avant de préciser que le combat va continuer jusqu’à la libération du couple Touré, âgé de 58 ans.

Guineematin.com : un tribunal fédéral américain a condamné le couple Touré (Mohamed et Denis Cros) à sept (7) ans de prison et à trois (3) ans de libération conditionnelle. Ils devront aussi verser à leur agent plus de 288 000 dollars en restitution et ils seront expulsés en Guinée après leur libération de prison. Leur maison de Southlake a été saisie. Comment le PDG RDA a accueilli cette nouvelle ?

Oyé Béavogui

Oyé Béavogui : c’est une mauvaise nouvelle qui est pratiquement aussi le fruit de tout un combat. Comme vous le savez, depuis le mois d’avril 2018, ils ont été interpellés, ce qui fait une année depuis qu’ils traversent ces moments difficiles. Il y a cinq (5) chefs d’accusation : on a parlé de travail forcé, d’hébergement illégal, le fameux montant je ne sais pas de trois milliards et quelque, de fausses déclarations, ainsi de suite. Donc, ça a été les chefs d’accusation contre le couple Touré. Et, dans le cadre des confrontations, il faut rappeler qu’il y a eu échec. Parce que la fille a voulu que le couple Touré puisse admettre à l’opinion nationale et internationale qu’ils sont vraiment responsables des accusations dont je viens de faire cas. Mohamed, comme vous le savez, serein, puisque ne se reprochant de rien, a dit avant que la sentence ne soit prononcée que tôt ou tard, la vérité serait révélée. Donc, ils ont dit qu’ils ne peuvent pas admettre ce qu’ils n’ont jamais commis. Donc, c’est au niveau de la confrontation avec la partie adverse que les négociations ont échoué. Donc, finalement, ils sont allés au procès. Donc, quand ils sont allés au procès toujours sur la base des cinq (5) chefs d’accusations, il n’y a eu que deux (2) charges qui ont été retenues contre le couple : le travail forcé et l’hébergement illégal. Donc, sur cinq (5) chefs d’accusation, si on n’a pu retenir que deux, ça veut dire qu’il y a eu beaucoup de racontars sur ledit dossier, mais rien n’en est. Je profite d’ailleurs pour dire que le couple Touré n’a pas été condamné pour un cas d’esclavagisme, l’accusation concernant l’esclavagisme a été depuis très longtemps écarté. La condamnation qui vient d’avoir lieu, c’est sur le travail forcé et de l’hébergement illégal. Donc, le couple a été reconnu coupable pour ces deux charges. Mais, puisque la procédure est longue, il a fallu attendre trois à quatre mois pour qu’il puisse se prononcer sur cette sentence. Mais, on n’a pas lâché. Nous allons nous battre jusqu’à ce que le couple puisse vraiment recouvrir sa liberté. C’est ça notre conviction et c’est ça notre volonté ardente.

Guineematin.com : vous dites que c’est loin d’être terminé. Qu’est-ce que vous comptez concrètement faire pour obtenir la libération du couple ?

Oyé Béavogui : nous allons nous battre sur le plan juridique et continuer d’user de nos relations et faire en sorte qu’au niveau de l’appel, nous puissions obtenir sa liberté. Parce que jusqu’à présent, nous, nous considérons le camarde Touré et son épouse comme des innocents. Ça a été une pièce montée. Mais, que Dieu nous donne tous longue vie, tôt ou tard, la vérité va être révélée sur cette affaire. Donc, quand je dis c’est loin d’être terminé, c’est sur ce point. Déjà, ceux qui parlaient de 20 ans, de 30 ans, c’est l’avenir qui donne raison aujourd’hui. C’est pour vous dire que le couple est tout à fait innocent. Et puisque ça obéi à une procédure, nous suivons la procédure. Nous nous battons surtout au niveau de l’appel pour pouvoir mieux renforcer la défense et nous verrons aussi ce que ça va donner. Mais, comme je le disais tantôt, c’est déjà pour nous un sentiment lié à notre bravoure, lié au courage que nous avons pu tenir durant tout ce processus-là.

Guineematin.com : vous dites que vous comptez également sur vos soutiens. A qui faites-vous allusion ?

Oyé béavogui : nous, quand nous disons que nous comptons sur nos soutiens, le PDG ou le camarade Mohamed Touré, nous avons beaucoup d’alliés, en Guinée, en Afrique et ailleurs. Nous avons des gens amis à la famille, amis au parti qui nous accompagnent. Je préfère taire les noms. Mais, comme vous pouvez le constatez, si déjà de 30 ans, on se retrouve à 7 ans d’emprisonnement, ça prouve à suffisance que le combat que nous menons pour la libération du couple Touré a produit des effets et est en train de produire des effets.

Guineematin.com : on sait quand-même que le PDG-RDA est allié au RPG arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Est-ce que vous comptez aujourd’hui sur le pouvoir de Conakry pour obtenir la libération du couple Touré ?

Oyé Béavogui : je crois qu’on a tous suivi la déclaration du Chef de l’Etat après la fête du 2 octobre 2018, l’initiative que le gouvernement a prise par rapport au dossier. Nous attendons de voir effectivement ce que ça va produire. Nous attendons les effets de la déclaration que le Chef de l’Etat a tenue lors cette fête anniversaire de l’indépendance.

Guineematin.com : concrètement, est-ce que vous comptez sur le soutien du gouvernement guinéen pour faire libérer le couple Touré ?

Oyé Béavogui : concrètement, au jour d’aujourd’hui, le parti a fait des lettres à l’endroit du président de la République et du gouvernement. Il n’y a pas eu de réponse. Nous avons interpelé le Chef de l’Etat en attirant son attention. D’abord sur l’interpellation, ensuite sur les charges qui ont été retenues. Mais, malgré qu’il n’y ait pas eu de réponse, nous ne baissons pas les bras. Nous n’allons pas rester et attendre l’aide du gouvernement. Peut-être qu’il se bat de sa façon ou dans la clandestinité, mais nous allons interjeter appel et nous allons voir ce que ça va donner.

Guineematin.com : est-ce que les responsables du PDG-RDA ont pu entrer en contact avec le couple Touré après que le tribunal ait rendu sa décision ?

Oyé Béavogui : jusque-là, nous n’avons pas eu de communication avec le couple Touré. Mais, nous sommes rentrés en contact avec leurs avocats et quelques proches. Comme vous pouvez l’imaginer, le camarde Touré est serein.

Guineematin.com : quel est le dernier mot ?

Oyé Béavogui : c’est un appel que je vais lancer au peuple de Guinée, aux militants et militantes du PDG-RDA. C’est vrai, c’est une épreuve difficile, mais c’est un rempart pour le parti. Il ne faudrait pas que les gens pensent que tout est déjà fini. C’est loin d’être fini, nous gardons toujours notre sérénité et notre courage. Parce que, seul le courage peut nous donner une issue favorable. Nous espérons que les militants et le peuple de Guinée vont continuer à exprimer leur solidarité. Avec la bravoure et le courage, nous obtiendrons la libération du couple Touré. C’est ce qui est notre conviction.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Le Crédit Rural de Guinée est une institution clé dans le développement du pays »

23 avril 2019 à 13 01 41 04414
Ibrahima Labé Bah, Directeur d’exploitation du Crédit Rural de Guinée

Ibrahima Labé Bah, Directeur d’exploitation du Crédit Rural de Guinée : « Le Crédit Rural de Guinée est une institution clé dans le développement du pays »

Pour impulser une nouvelle dynamique positive au Crédit Rural de Guinée, des hommes de l’ombre travaillent dans la discrétion et l’humilité. Parmi, eux, Ibrahima Labé Bah, le directeur d’exploitation de l’institution de microcrédit.

Présentez-vous brièvement monsieur Bah…

Ibrahima Labé Bah : Je me nomme Ibrahima Labé Bah, j’occupe présentement le poste de directeur d’exploitation du Crédit Rural de Guinée (CRG). Je suis ingénieur agrochimiste, diplômé de l’Institut Technique de Banque (ITB) et expert en micro-finance. Depuis 26 ans, je travaille au CRG où j’ai occupé plusieurs postes de responsabilité, principalement dans l’inspection des caisses, mais également comme délégué régional.

Quel est exactement votre rôle en tant que directeur d’exploitation de cette institution de micro-finance ?

Ibrahima Labé Bah : Mon rôle principal est d’assurer une bonne gouvernance des activités de crédit, d’épargne et de transfert en assurant la coordination des délégations régionales et des caisses locales. Je dois aussi planifier et veiller à l’exécution correcte des objectifs stratégiques indiqués dans le plan d’affaires, notamment les offres de services, avec l’aide du personnel chargé de leur réalisation. J’ai donc un rôle d’impulsion, d’évaluation, de correction et de redéfinition des tâches chaque fois que cela sera nécessaire, en conformité avec la vision de la direction générale. Comme vous le constatez, c’est une mission essentielle pour la bonne marche du CRG.

Selon vous quels sont les défis les plus importants pour le CRG en 2019 ?

Ibrahima Labé Bah : Tout d’abord il y a une réorganisation et un regroupement de nos 170 caisses en une quarantaine de grande entités en tenant compte de critère précis déjà définis à l’interne. Cela permettra de rendre plus efficace notre action grâce à une meilleure coordination, une parfaite maîtrise des risques, l’optimisation des charges et une remontée d’informations beaucoup plus rapide. Nous voulons également faciliter la tâche à nos clients par ce système. Nous comptons aussi sécuriser d’avantage les comptes clients par la biométrisation, vulgariser la tontine moderne, moderniser nos produits avec les nouvelles technologies et enfin réaliser nos objectifs globaux qui sont très ambitieux pour cette année.

Quelles sont vos objectifs personnels en tant que directeur des opérations du CRG ?

Ibrahima Labé Bah : Mon principal objectif est de parvenir à m’acquitter correctement de ma mission. Le CRG est une institution financière clé dans le développement du pays ; sa réussite permet de réduire incontestablement la pauvreté, surtout dans les zones les plus pauvres et au sein des couches les plus laborieuses du pays.

Un dernier mot…

Ibrahima Labé Bah : Nous exhortons chaque membre du personnel du CRG et de manière plus générale chaque acteur (élus, personnel de terrain et tous les responsables chargés de l’encadrement) à œuvrer à l’’atteinte de objectifs ambitieux assignés au CRG. Notre réussite, outre le fait de réduire la pauvreté, nous permettra de garder notre place de leader dans le secteur de la micro-finance en Guinée.

Propos Recueillis par Cheikh Soumah

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Labé : vers la mise en place de la police de proximité

23 avril 2019 à 12 12 36 04364

Après Dixinn, Kaloum, Kindia et Siguiri, c’est la ville de Labé qui a accueilli le jeudi dernier, 18 avril 2019, le projet Coginta pour l’introduction de la doctrine de la police de proximité. Une initiative qui se situe dans le cadre de la reforme du secteur de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les autorités administratives et policières qui ont présidé le lancement dudit projet.

Philippe Miratet

Dans son discours, Philippe Miratet, conseiller technique de police à l’ONG Coginta, est revenu sur l’objectif de ce projet « qui vise, entre-autres, à la réalisation d’un diagnostic, la formation des policiers des commissariats des communes des zones visées par le projet, l’appui à la gouvernance locale de la sécurité à travers la formation des chefs de quartiers, la mise en place des foras et des conseils de sécurité de prévention et de la délinquance ».

Hippolithe Arkitessi

Pour sa part, Hippolithe Arkitessi, coordinateur du projet sécurité à Coginta, dira que « la doctrine de la police de proximité consiste à rapprocher les services de police de la population en plaçant le citoyen au cœur du dispositif de sécurité, à la fois comme sujet et acteur de sa propre sécurité. La police de proximité consiste à éduquer plutôt que de sanctionner. Des formations théoriques et pratiques seront dispensées aux policiers dans les domaines du service de sécurité des quartiers, afin de maîtriser les techniques de prévention, de gestion et de résolution des conflits et inciter les actions de prévention de la délinquance ».

Il faut préciser qu’après l’étape de Labé, cette équipe, composée également de cadres du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, se rendra à Mamou avant de revenir pour une nouvelle fois, pour procéder à la formation des agents de la police des différentes zones où doit intervenir ledit projet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Darou (Koubia) : forte mobilisation de fidèles musulmans pour le couronnement de 16 Talibés

23 avril 2019 à 11 11 07 04074

Foyer incandescent de la culture islamique, le district de Darou, situé à neuf (09) kilomètres à l’est de la Commune Urbaine de Koubia, a abrité une grande cérémonie de couronnement marquant la fin de la formation de plusieurs talibés. Organisée le dimanche dernier, 21 avril 2019, la cérémonie a connu une forte mobilisation de fidèles musulmans venus de différentes localités de Koubia, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs années d’études islamiques dans la famille du Saint, Elhadj Amadou Tidiane Darou Diallo, 16 talibés ont reçu leur couronnement à l’occasion de cette cérémonie. Ils obtiennent tous le titre de Thierno, comme certificat de maîtrise de la lecture et de l’interprétation du Saint Coran.

L’événement a mobilisé de nombreux érudits venus de Bassara, Solokoya Douka, Koïn et Télimélé, mais aussi de nombreux fidèles musulmans. Il a été marqué par la récitation de cantiques religieux et l’inspecteur préfectoral de ligue islamique de Koubia.

Après le couronnement des 16 désormais anciens talibés, des prières et bénédictions ont été faites pour la paix et la prospérité en Guinée.

A rappeler que Dr. Alhousseiny Diallo a séduit le public musulman, massivement mobilisé. Dr. Alhousseiny a notamment parlé des principes du Coran, de la conservation des acquis du Coran, des compagnons du prophète Mohamed (PSL)…

De Koubia , Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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CFP de Matoto : « c’est un atelier fatigué, installé depuis 1980 »

23 avril 2019 à 10 10 59 04594

Les Centres de Formation Professionnelle (CFP) de notre pays sont abandonnés par le département de tutelle. En plus du manque d’enseignants, qui sont de plus en plus vieillissants, s’ajoutent la vétusté des matériels, le manque d’engouement des jeunes et la faiblesse des moyens financiers mis à la disposition de ces centres. Pour toucher du doigt cette triste réalité, un reporter de Guineematin.com a fait un tour au CFP de Matoto hier, lundi 22 avril 2019.

Dans un entretien accordé à notre reporter, Oumar Baïlo Diallo, formateur à la Section Menuiserie Industrielle, est revenu sur diverses difficultés qui touchent le CFP de Matoto.

Guineematin.com : que pouvez-vous nous dire sur l’historique du CFP de Matoto ?

Oumar Baïlo Diallo : cette école a été créée en 1980. On l’appelait IFI (Institut de Formation d’Instituteurs). Après l’IFI, on a créé l’Institut Supérieur de Formation Technique (ISFORPT), ensuite Ecole Nationale d’Enseignement Supérieur Technique(ENSET).

L’Ecole a été divisée en deux : on a créé l’Ecole Nationale Technique (ENT), qui est chargée spécialement pour la formation des formateurs qui est présentement gérée par monsieur Mamadou Saliou Baldé. On a mis le CFP comme le centre d’application.

Donc, ici c’est un centre d’application. L’école est devenue Centre de Formation Professionnel en 1981. En 1981 le temps de formation, c’était deux ans pour toutes les spécialités. Mais, après la mort de Sékou Touré, les programmes ont été révisés. On a vu que certaines spécialités, il fallait absolument les trois ans. Il fallait qu’il y ait une conformité aux autres centres de l’intérieur. Vous ne pouviez pas faire Matoto seulement deux ans et les autres 3 ans. Donc, on a évolué jusqu’à ce qu’un projet d’appuis Canadien est venu pour instaurer une formation de système. C’est-à-dire une approche qu’on appelle Approche Par Compétence (APC). Par exemple, Donka n’utilise pas l’APC. Eux, c’est la Pédagogie Par Objectif (PPO).

Guineematin.com : quelles sont les filières que l’on rencontre au CFP de Matoto ?

Oumar Baïlo Diallo : il y a la Menuiserie, qui a une durée de 3 ans, compte tenu du volume de son programme ; la Maçonnerie, qui a deux ans ; l’Electricité Bâtiments, deux ans ; la Plomberie, deux ans. La Chaudronnerie et la Mécanique auto, c’est 3 ans chacune. Dans le cadre de la Menuiserie, la première année, c’est une initiation. En 2ème année, c’est l’ébénisterie, les meubles plus la menuiserie intérieure, c’est-à-dire les portes, fenêtres, plafonds, placards. En 3ème année, on les met dans le génie civil où ils n’ont pas besoin de meubles. On les envois dans les entreprises, ils évoluent en alternance où ils passent beaucoup plus de temps à l’extérieur qu’à l’atelier.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on peut dire des effectifs de vos classes, d’autant plus que l’engouement n’est pas de taille pour les CFP ?

Oumar Baïlo Diallo : ici, j’ai un effectif de 20 élèves pour les trois promotions. Ça baisse. Le problème c’est quoi ? Les jeunes ne savent pas ce qu’ils veulent. Il faut que je le dise comme ça. Pour moi, les jeunes n’ont pas de conviction. Ils ne viennent pas dans les centres de formation professionnelle parce qu’ils veulent avoir un métier. Ils viennent dans ces centres parce qu’ils ont échoué au brevet ou au baccalauréat, parce qu’ils ont un frère en Occident qui dit pour que je puisse t’aider à venir, il te faut un diplôme. Tout est conditionné. Personne ne quitte l’université pour venir chercher le métier. De là, jusqu’à l’intérieur du pays, l’effectif est très réduit. Les enfants n’ont pas la conviction.

Guineematin.com : avez-vous des filles au sein de votre centre ?

Oumar Baïlo Diallo : ça a fait une décennie je n’ai pas eu des filles. Sinon, avant il y en avait. Mais, il y a une décennie je n’ai pas eu des filles ici. Les filles n’aiment pas la menuiserie. Elles sont beaucoup axées en Plomberie et Electricité. Là où il n’y a pas d’effort physique. Je ne sais pas. Elles disent ici, elles évitent la saleté, les machines coupent les doigts des ouvriers. Donc, elles n’aiment pas venir en Menuiserie.

Guineematin.com : quelle méthodologie utilisez-vous pour former les jeunes ?

Oumar Baïlo Diallo : nous les formons individuellement. Le problème en matière de formation, le travail de groupe ne fait pas la formation. Il faut qu’il y ait un travail individuel. Au dehors, vous avez trouvé des chaises et des bureaux. C’est le camp Alpha Yaya Diallo qui a commandé et on a confié à partir des modules de fabrication des meubles en 2ème année. Chaque élève, une chaise. Là, c’est évaluable. Si vous mettez 2 ou 3 élèves sur une chaise, ça ne peut pas marcher. Vous ne saurez jamais qui a fait quoi. L’avantage ici, ce n’est pas le produit fini qui nous intéresse, c’est le processus. Ici, l’avantage, c’est que c’est l’élève même qui s’auto-évalue. Il trace, il vous présente les tracés et vous validez. S’il doit couper le bois, il trace, il vous présente, vous l’autoriser à couper, il coupe, il renvoi encore, vous validez. Il y a une fiche de suivi où vous notifiez tout. Avec une pondération, à la fin, vous compilez ces notes pour lui donner une moyenne qu’on appelle seuil de réussite. Logiquement sur 100 points, il a environs 80 ou 75 points. Ça dépend de l’exercice. Donc, s’il n’a pas atteint son seuil de réussite, il doit reprendre. Ça, c’est dans le cadre des évaluations formatives. Dans le cadre des évaluations, ça c’est une évaluation après le module, il doit avoir une grande évaluation. Et là, l’évaluation, ce n’est pas faire une chaise, il s’agit là, par exemple de faire une pièce d’une chaise. Par exemple le pied arrière d’une chaise. C’est une évaluation. C’est de savoir s’il a compris. S’il ne réussi pas à faire ce pied arrière, il devient cessionnaire, il reprend une fois, deux fois. S’il ne réussi pas, il attend l’année prochaine.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrés au sein de ce centre ?

Oumar Baïlo Diallo : d’abord, je vais vous dire que l’enseignement technique est très vieillissant. La ressource humaine est fatiguée. Parce que, moi j’ai fini mes études en 1978. Cela me fait 40 ans de service. Je n’ai pas plus de 5 ans qui me reste. Et sachez que ceux qui viennent n’ont pas de compétence. Au niveau des ressources humaines, on est en train de recruter des gens qui n’ont pas la main. Ça, c’est un problème. Quand vous prenez par exemple un mécanicien qui est sorti de l’université, il est bourré de théorie, mais il n’a pas la main. Il ne peut pas ouvrir un moteur. Si vous le confiez à former des enfants, il va faire quoi ? Surtout nous sommes dans un système qu’on appelle approche par compétence. C’est « faire, et faire faire ». Si tu ne peux pas faire, tu ne peux pas dire à quelqu’un de faire. Il faut que le professeur fasse une démonstration. Dans ce cas, l’apprenant va absolument réussir. Parce que, dès que tu fais la démonstration, l’apprenant est obligé de comprendre, il ne peut pas dire que c’est difficile. Parce qu’il a compris que c’est faisable. Donc, c’est là le hic. Le problème des ressources humaines. Vous pouvez aller dans une section où vous n’avez que trois. Je suis passé à Labé la dernière fois je trouve deux professeurs de menuiserie pour trois promotions. Vous imaginez ? Donc, la norme n’est plus là, 18 heures de cours par semaine ce n’est plus possible. Moi, je suis le seul qui gère une 3ème année. Ça me fait les 36 heures. Ensuite, nos collègues ne cherchent pas à se perfectionner. Ça aussi, c’est un problème. Le guinéen est très paresseux. Surtout notre génération. On dit, on est arrivé à ce stade là, ce n’est plus la peine de se fatiguer.

Guineematin.com : quelles sont les autres difficultés sur le plan financier et matériel ?

Oumar Baïlo Diallo : sur le plan financier, ça ne va pas du tout. Je vous dis qu’on peut faire toute l’année, on n’a pas un franc pour la formation des jeunes. En Menuiserie, après les évaluations, après les études de faisabilité, il faut absolument au moins de 5 millions de francs guinéens pour former un jeune en 3 ans. Mais, si tu as 5 millions pour une vingtaine de personnes toute l’année, ça ne peut pas marcher. Donc, dans le domaine financier, ça ne vas pas du tout. C’est à partir des prestations que nous faisons avec les gens de l’extérieur qu’on parvient à former les gens. Sur le plan matériel, c’est un atelier fatigué, installé depuis 1980. Vous imaginez ? Depuis 1980, il y a des machines qui tournent ici. Mais ça travaille. On n’a même pas besoin d’un autre mécanicien. C’est nous même qui faisons le dépannage. La dernière machine ici date de 2005. Donc, nous utilisons les machines de 1981 et de 2005. Le petit outillage, nous l’achetons au marché.

Guineematin.com : quel message avez-vous à lancer à l’endroit des autorités ?

Oumar Baïlo Diallo : je demande au gouvernement guinéen, à l’enseignement technique, il faut qu’il y ait une volonté politique au niveau du gouvernement pour qu’il donne une importance à l’enseignement technique. C’est de nous aider à convaincre les jeunes pour qu’ils viennent dans les centres de formation professionnelle. C’est plus avantageux.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Recrutement dans l’armée à Kindia : 3 présumés fraudeurs appréhendés

23 avril 2019 à 10 10 57 04574
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Les épreuves écrites au concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes ont eu lieu hier lundi, 22 avril 2019, dans la préfecture de Kindia. Répartis dans deux centres, les candidats ont été évalués en Dictée et Questions. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que des forces de et de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basée dans la préfecture.

Parmi les 6140 postulants au départ, ce sont 1060 candidats, dont 90 filles, qui ont été retenus à Kindia. Pour le test intellectuel, démarré hier lundi, ce sont 1000 candidats qui ont composé. Soixante absences, dont 4 filles, ont été enregistrées.

Selon le lieutenant Mohamed Condé, officier chargé des opérations, estime que l’épreuve de Dictée et Questions s’est bien passée, même si des cas des fraudes ont été signalés. « Depuis hier, quand on affichait les listes, j’ai mis main sur certains qui étaient venus dans l’intention de composer à la place des autres. Aujourd’hui, autour du mât, j’ai dit ceci : tous ceux qui savent qu’ils sont dans l’intention de composer à la place de quelqu’un d’autre, de se détromper. Car, je vais passer à des processus d’identification. Et celui qui sera arrêté sera traduit devant la justice. C’est là qu’une trentaine de personnes sont sorties. Lorsque nous sommes rentrés dans la salle, on a comparé les photos et les candidats. Nous avons détecté trois présumés fraudeurs qui sont à la disposition de la gendarmerie. Au delà de tout ça, les épreuves se sont déroulées dans les meilleures conditions », a expliqué le lieutenant Condé.

En outre, l’officier chargé des opérations a précisé que « nous avons 1 000 candidats qui ont composé. Trois cents (300) personnes seront retenues pour la préfecture de Kindia. Pour cela, nous attendons les responsables de la Direction Préfectorale de l’Education qui vont corriger bientôt. Je demande aux candidats et leurs parents de rester serein, comme c’est une affaire nationale ».

Pour sa part, Sogbêmadi Diané, membre de la commission de présélection au compte de la commune urbaine de Kindia se dit étonné de l’attitude de certains candidats. « Nous sommes rentrés dans les salles avec des dispositions mises en place. Nous sommes tombés sur quelqu’un qui a couru pour son ami et il veut encore composé pour lui. Ensuite, pour les candidats qui sont tombés lors de l’épreuve sportive, la plupart avaient dépassé l’âge (28 ans). Ils ont réduit leur âge. C’est seulement arrivés à l’hôpital qu »ils ont dit leur âge réel. Donc, ils ne pouvaient pas supporter la course », a dénoncé monsieur Diané.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Recrutement dans l’armée : 375 candidats présélectionnés à Kankan

23 avril 2019 à 9 09 58 04584
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La commission d’organisation pour le recrutement au sein des forces armées guinéennes a rendu public les résultats définitifs des candidats présélectionnés pour la préfecture de Kankan. Les 375 candidats retenus ont passé un test physique et intellectuel depuis le 6 avril 2019. Ils sont retenus pour le test final prévu à Conakry, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les résultats finaux de la présélection dans le recrutement au sein de l’armée guinéenne sont disponibles à Kankan depuis la soirée du dimanche, 21 avril. Sur les 7 000 dossiers déposés, après les épreuves physiques et intellectuelles, seulement 375 candidats ont été retenus. Parmi eux, on retrouve des élèves, des diplômés et des ouvriers.

Dans la cour de la gendarmerie de Kankan, où sont affichés les résultats, les candidats sont nombreux à venir aux nouvelles.

Kabinet Chérif, élève en classe de 9ème année, au collège Kadi Kaba, fait partie des heureux admis. « Je suis vraiment content. C’était le rêve de mon père. Il a toujours voulu que je sois militaire. Mais aujourd’hui, il ne vit plus. Je ne pouvais pas me décourager, je prie Dieu qu’il me donne la chance pour la suite. Ceux qui n’ont pas eu le test doivent prendre du courage », a-t-il dit.

Par contre, après avoir longtemps cherché son nom, Mara Ousmane constate qu’il n’est pas admis. « Je suis venu, mais je n’ai pas retrouvé mon nom. Je suis partagé entre la tristesse et la joie, parce que le nom de mon frère avec qui j’ai fait les épreuves est venu. Les épreuves physiques n’ont pas été faciles, on a rencontré des obstacles, il y a même eu des cas de morts. Les sujets des épreuves intellectuelles n’ont aussi pas été faciles. Je souhaite une bonne chance à ceux qui ont réussi les deux tests », a-t-il dit.

Interrogé sur le sujet, le Préfet de Kankan, Aziz Diop, président de la commission d’organisation, a dressé un bilan plutôt reluisant. « Je tiens d’abord à remercier les cadres préfectoraux qui se sont impliqués, de l’enregistrement en passant par les épreuves physiques jusqu’à la fin des épreuves intellectuelles. Aujourd’hui, on a pu présélectionner201 candidats au niveau de la catégorie A, c’est-à-dire les étudiants et les diplômés. Et 174 autres candidats pour la catégorie B, c’est-à-dire les élèves et les ouvriers. On retient que le processus s’est déroulé dans la plus grande transparence, c’est les meilleurs qui ont été présélectionnés. Mais, ce que les gens ont oublié, on peut être premier en épreuve physique et ne pas avoir de la moyenne pour les épreuves intellectuelles », a-t-il expliqué.

En outre, Aziz Diop a fait savoir que les admis seront mis à la disposition de l’équipe nationale pour le reste des épreuves où seulement 300 seront retenus pour Kankan. « On mettra les présélectionnés à la disposition de l’équipe nationale, le processus n’est pas encore terminé. C’est cette équipe nationale qui est chargée de recruter les militaires, parce qu’il y aura des examens sanguins. Si vous avez l’hépatite B, la tuberculose ou si vous avez des problèmes cardio-vasculaires, vous êtes recalés », a précisé le préfet de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Koundara : 2 morts et 5 blessés dans un accident de la circulation

23 avril 2019 à 9 09 47 04474

Un nouvel accident de la circulation s’est produit dans la journée d’hier, lundi 22 avril 2019, dans la préfecture de Koundara. Il a coûté la vie à deux personnes et causé cinq blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’accident s’est produit à 15 kilomètres de la commune urbaine, sur la nationale Koundara-Labé. Un taxi transportant des passagers a heurté un conducteur de vélo avant de se renverser. Le jeune homme qui était sur le vélo et une femme qui était dans le véhicule ont trouvé la mort sur place. Cinq autres passagers du taxi ont été blessés. Ils ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Koundara.

Les deux corps ont été remis aux familles des victimes, et l’un d’eux a été inhumé le même jour. Les blessés reçoivent des soins à l’hôpital de Koundara.

Nous y reviendrons !

De Koundara, Mamadou Yéro Baldé pour Guineematin.com

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Mauvais état des routes : le calvaire des commerçants et des citoyens de Madina Dispensaire

23 avril 2019 à 9 09 44 04444

A Conakry, plusieurs commerçants grossistes assurent avoir vu leurs chiffres d’affaires chuter ces derniers temps, en raison du mauvais état de certaines routes à l’intérieur du marché de Madina. C’est notamment ceux qui occupent la zone appelée Madina Dispensaire. Ces opérateurs économiques qui se sont confié à un reporter de Guineematin.com, déplorent cette situation et interpellent l’Etat sur la question.

Almamy Touré

Parmi ces commerçants, Almamy Touré, porte-parole de l’association des commerçants de Madina, le plus grand marché de Guinée. Rencontré dans sa boutique, il explique l’impact négatif du mauvais état des routes sur l’activité des commerçants. « Ce qui est de l’état des routes de Madina, surtout Madina Dispensaire, les routes sont très dégradées. Nous sommes dans cet état depuis longtemps. On avait beaucoup d’espoir à la venue d’Alpha Condé.

Mais depuis 2010, on ne fait que mener des démarches pour que nos routes soient bitumées, en vain. Nous n’avons pas eu de suite favorable. Les routes sont dégradées de telle sorte que nous avons des problèmes à acheminer nos marchandises à destination. Il y a des remorques qui tombent chaque jour. Ce qui cause des dégâts matériels très importants », témoigne ce commerçant.

Il ajoute qu’en plus de ces pertes subies par les commerçants suite aux accidents causés par le mauvais état des routes, d’autres problèmes sont enregistrés sur le terrain. « La semaine passée, les populations du quartier se sont mobilisées pour ériger des barricades, pour dire qu’il n’y aura pas d’activité à Madina tant que l’État ou les commerçants ne réparent pas les routes. Le lundi passé, nous avons alerté l’administrateur du marché de ce qui se passe. Les populations et nous, avons les mêmes difficultés.

Vraiment, on demande à l’Etat de nous venir en aide, pour que tout ce qu’on a eu comme espoir depuis 2010 qui n’a pas été réalisé, soit enfin réalisé. Surtout quand on sait l’importance des routes de Madina, qui est le poumon de l’économie, s’il faut dire, de la Guinée. Si les activités sont ralenties à cause des routes, ce n’est vraiment pas bien », a-t-il dit.

Ousmane Baïla Barry

Face à la situation actuelle des routes dans ce marché, Ousmane Baïla Barry, commerçant, se demandent bien à quoi servent les taxes qu’il paye. « Le gouvernement nous fatigue beaucoup. On a beaucoup soufferts. Ils se présentent ici chaque fois pour le paiement des taxes, que ce soit l’insalubrité, le courant et autres taxes que nous payons. Nous payons tout cela. Mais, nous ne savons pas à quoi ça sert. Souvent, il y a des cas d’accidents ici, mais difficilement nous arrivons à faire évacuer les blessés dans les postes de santé. Tout cela parce qu’il n’y a pas de routes, il y a les bouchons, les camions sont en panne un peu partout à cause du mauvais état de la route. C’est dommage !».

Ismael Camara

Chez les riverains du marché également, ce sont les mêmes plaintes qui se font entendre. Ismaël Camara, habitant de Madina Dispensaire, est l’un des jeunes qui ont manifesté dans la zone la semaine dernière. Il déplore le nombre élevé d’accidents dans cette partie de Conakry et menace, si rien n’est fait, de reprendre prochainement la rue, lui et ses amis. « Le problème est que nous sommes en train d’enregistrer ici beaucoup d’accidents. Il y a des camions qui tombent, des conteneurs ainsi de suite. Nous avons perdu plus de 7 motos ici, les conteneurs tombent sur nos motos.

Bientôt la saison pluvieuse, nous n’avons pas de caniveaux ici. Quand il pleut, les ordures quittent le marché pour aller se loger dans nos concessions. C’est pourquoi, nous avons décidé de barricader la route afin d’alerter le gouvernement pour qu’il vienne réparer nos routes. Si toutefois, d’ici la fin de ce mois, on ne voit rien de la part de l’État, nous allons encore barricader la route et demander aux commerçants de fermer les boutiques. Nous allons tout fermer », a prévenu le jeune homme.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Etats-Unis : le fils de Sékou Touré et sa femme condamnés à 7 ans de prison

23 avril 2019 à 9 09 19 04194

La justice américaine a rendu hier, lundi 22 avril 2019, son verdict dans le procès de Mohamed Touré, le fils de Sékou Touré, et son épouse Denise Cros-Touré, accusés d’esclavagisme par leur ancienne domestique. Le couple Touré a été reconnu coupable d’avoir fait travailler la jeune fille pendant plusieurs années sans salaire et dans des conditions difficiles. Les deux accusés ont écopé chacun de 7 d’emprisonnement, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Touré et sa femme ont été condamnés également à trois ans de libération surveillée et au payement 288.000 dollars à leur ancienne domestique. Après avoir purgé leur peine, ils seront aussi expulsés vers la Guinée. Leur maison de Southlake, d’une valeur d’un demi-million de dollars américain, a été également saisie.

Tous deux âgés de 58 ans, Mohamed Touré et sa femme Denise Cross-Touré risquaient la peine maximale de 20 ans d’emprisonnement pour travail forcé et « trafic d’humain ». Leur avocat pourrait faire appel de cette décision.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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