Assemblée nationale : 9 accords de financement adoptés par les députés

24 avril 2019 à 21 09 48 04484
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Comme indiqué par une précédente dépêche de Guineematin.com, l’Assemblée nationale était en plénière ce mercredi, 24 avril 2019. Sous la présidence de l’Honorable Claude Kory Kondiano, les députés guinéens ont adopté au total neuf textes portant sur des accords de financement dans plusieurs secteurs de développement.

Mais, avant le vote autorisant la ratification de ces différents accords, l’Honorable Alpha Mohamed Diallo, rapporteur général de la commission économique, financière, plan et coopération de l’Assemblée nationale et son homologue Dr. Mamadou Alpha Baldé, rapporteur désigné de la commission développement rural, se sont relayés au parloir pour dégager les avantages liés à l’obtention de ces financements pour les populations guinéennes.

Chiffrés à plus de cent millions de dollars, ces financements serviront à solder différents secteurs du développement : agriculture, pêche continentale, énergie, travaux publics, commerce… Négociés auprès de la BAD, de la BID, de la Banque mondiale, entre autres, ces financements visent à améliorer le niveau de vie des guinéens, à travers tout le pays, a-t-on annoncé.

A côté des huit accords de dons et de prêts, la Guinée, pays producteur de café, a enfin souscrit à l’accord international portant sur ce produit de rente. Le but de cette adhésion est de faire bénéficier aux paysans qui pratiquent cette culture commerciale, les avantages liés à de tels regroupements au niveau sous-régional, régional, continental et international.

En attendant de revenir sur cette plénière, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste de ces neuf accords :

  1. Accord international de 2007 sur le café, adoptée par la Résolution N°431 du Conseil International du Café, le 28 septembre 2007 à Londres (Angleterre)
  2. Accord de prêt signé le 12 octobre 2018, à Bali (Indonésie) entre la Guinée et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) dans le cadre de la mise en œuvre du projet pour l’agriculture familiale, résilience et marché en Haute et Moyenne Guinée (AGRIFARM) pour un montant de 15 millions $
  3. Accord entre la Guinée et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) dans le cadre du financement du projet d’interconnexion électrique entre 225 KV Guinée-Mali pour un montant de 130 millions d’Euros
  4. Accord de prêt entre la Guinée et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDAO (BIDIC) pour le financement partiel du projet d’interconnexion électrique en 225 KV Guinée-Mali (phase 1), signé le 16 décembre 2018 à Lomé (Togo) pour un montant de 37 millions 850 mille $
  5. Accord cadre de financement par vente à tempérament (actifs) entre la Guinée et la Banque Islamique de Développement (BID) dans le cadre du financement du programme de développement des chaines de valeurs du riz en Guinée, signé le 16 janvier 2019 pour un montant de 5 millions 320 mille $
  6. Accord de prêt sur des Ressources du Fond de Solidarité Islamique pour le Développement entre la guinée et la BID, en sa qualité de d’administrateur du Fonds de Solidarité Islamique pour le
    Développement concernant le programme de développement de chaines de valeurs du riz en Guinée signé le 16 janvier 2019, pour un montant de 9 millions 880 mille $
  7. Accord de prêt entre la Guinée et la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Fonds Africain de Développement (FAD)-agissant à titre d’administrateur de la facilité d’Appui à la Transition- dans le cadre du Projet d’Appui à la transformation de l’agriculture guinéenne et de l’entreprenariat agricole des jeunes (PATAG EAJ), signé le 18 janvier 2019, pour un montant de 4 millions 630 mille UC
  8. Accord de don entre la Guinée et la BAD et le FAD (agissant à titre d’administrateur de la facilité d’Appui à la Transition- dans le cadre du Projet d’Appui à la transformation de l’agriculture guinéenne et de l’entreprenariat agricole des jeunes (PATAG EAJ), signé le 16 janvier
    2019 pour un montant de 3 millions 240 mille UC
  9. Accord de don de l’Association internationale pour le développement dans le cadre du projet de mobilité et de connectivité rurale (PMCR).
    Sauf changement de programme, la prochaine plénière est fixée au jeudi, 2 mai et portera sur l’examen et l’adoption de trois textes dont deux projets et une proposition de lois. Il s’agit :
  10. Projet de loi portant prévention et répression du terrorisme en Guinée
  11. Projet de loi portant statut général des agents de l’Etat
  12. Proposition de loi portant sur la parité
    Ce dernier texte suscite la mobilisation et les attentions de la junte féminine à tous les niveaux. Selon nos informations, déjà, les travaux en commission sur ce texte ont connu de grandes avancées et à date, il ne reste plus que de convaincre quelques sceptiques dans les différentes familles politiques pour s’assurer de son approbation à la prochaine plénière.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Coopération Guinée-Japon : bientôt 186 nouvelles salles de classes à Ratoma et Matoto

24 avril 2019 à 20 08 22 04224

Le gouvernement guinéen et l’Ambassade du Japon en Guinée ont procédé, ce mercredi 24 avril 2019, à la pose de la première du projet de construction d’écoles primaires et de collèges en zones urbaines. Financé par le Japon, le projet va permettre la construction de 186 nouvelles salles de classe dans 12 établissements scolaires de Conakry, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est en compagnie du ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et celle de la Coopération et de l’Intégration Africaine que l’ambassadeur du Japon en Guinée, a lancé ces travaux. Ce projet, d’un montant de 1 milliard 913 millions de Yens soit environ 147 milliards de francs guinéens, sera mis en œuvre par l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) à travers des sociétés japonaises.

Mme Soumah Aïssatou Sy

Il permettra la construction de nouvelles salles de classe qui augmenteront les capacités d’accueil de 12 écoles publiques des communes de Ratoma et Matoto. Parmi les établissements scolaires bénéficiaires, figure l’école primaire de Dar es-Salam où la cérémonie de lancement officiel des travaux a eu lieu. Un motif de joie et de satisfaction pour la direction de cette école, madame Soumah Aïssatou Sy. « Le choix porté sur nous dans le cadre de l’extension de notre école pour une seconde fois à travers la coopération Japon-Guinée, nous réconforte. Et, nous les remercions du fond de notre cœur. Nous remercions le peuple japonais et toutes les autorités de notre système éducatif, du sommet à la base », a-t-elle dit dans son discours de bienvenue.

SE Hideo Matsubara

Hideo Matsubara, ambassadeur du Japon en Guinée, a rappelé que l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) qui doit réaliser le projet, a déjà une longue expérience dans tout le pays à travers la construction de 1000 salles de classe depuis 1991. En ce qui concerne ce nouveau projet de construction de 186 salles de classe, le diplomate indique que « 09 écoles primaires et 3 collèges seront construits dans les communes de Ratoma et de Matoto. Ces réalisations viendront augmenter les capacités des établissements existants dans ces deux communes de forte urbanisation pour environ 17 000 élèves. Il est à préciser que les écoles seront également équipées d’un nouveau mobilier scolaire et de blocs de latrines », a-t-il dit.

Dr Djenè Keïta

Pour sa part, Dr Djenè Keïta, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, a affirmé que « ces différentes réalisations dans le domaine de l’éducation, témoignent le plus éloquemment de l’excellente des relations d’amitié et de coopération existant entre le Japon et la République de Guinée. Elles illustrent aussi notre commune volonté de créer les conditions d’accès à la connaissance d’un nombre de plus en plus croissant de guinéens. Le gouvernement guinéen tient par ma voix, à exprimer sa profonde reconnaissance et ses sincères remerciements au gouvernement japonais pour ces nouveaux acquis de notre coopération bilatérale ».

Mory Sangaré

Enfin, Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, a profité de l’occasion pour rassurer les élèves et parents d’élèves en ces termes : « le gouvernement du professeur Alpha Condé s’est engagé dans un vaste programme d’amélioration de l’accès ; quand on parle d’accès, ça veut dire qu’on parle de salles de classe. Nous sommes engagés dans un programme de normalisation de salles de classe surtout dans la capitale Conakry.

C’est pour cette raison qu’à travers la coopération japonaise, le gouvernement vient d’entamer la construction de cette infrastructure et dans cette logique, il construira 186 salles de classe dans les zones jugées défavorisées en termes d’écoles publiques. Le gouvernement du professeur Alpha Condé ne s’arrête pas à ce niveau, nous sommes engagés dans l’achat d’écoles (racheter des écoles privées, ndlr) dans ces mêmes zones », a annoncé Mory Sangaré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 0 31

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Lutte contre la délinquance et la criminalité : un atelier lancé à Dixinn (Conakry)

24 avril 2019 à 19 07 14 04144

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen’’, un atelier de formation des membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de la commune de Dixinn s’est ouvert ce mercredi, 24 avril 2019, dans un complexe hôtelier de Conakry. C’est la secrétaire générale de la commune de Dixinn, madame Kadiatou Diallo, qui a présidé le lancement des travaux de cet atelier de trois jours, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Organisé par l’ONG COGINTA, cet atelier de formation se tiendra du 24 au 26 Avril 2019, a-t-on appris. Durant ces trois jours, les membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de la commune de Dixinn seront outillés sur leurs rôles et attributions. Ceci, afin que les membres dudit conseil (venus de toutes les composantes de Dixinn) mutualisent les efforts de leurs services pour prévenir et lutter contre la délinquance et la criminalité dans leur collectivité.

Commissaire Mohamed Cissé

« Nous espérons que cet atelier va réellement permettre à la commune de Dixinn de capitaliser et d’engager tout le processus de mise en place de la police de proximité. Sans ce CLSPD (conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) et ses organes, il n’existe pas de police de proximité…qui est un projet conçu par le ministère de l’Administration et de la décentralisation et le ministère de la sécurité pour développer une stratégie de politique publique pour mieux protéger les populations », a indiqué Mohamed Cissé, commissaire divisionnaire de police et coordinateur national de la police de proximité.

Selon Justine Nelomngaye, la chargée de programme de l’ONG COGINTA, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance est un cadre de concertation qui regroupe les cadres de la commune, notamment le maire, le secrétaire général, le commissaire central et toutes les associations des jeunes et des femmes. Il a été mis en place pour répondre aux attentes de la population en s’orientant vers les problèmes que les gens rencontrent quotidiennement.

Justine Nelomngaye

« Le conseil se réunit de façon trimestrielle pour pouvoir statuer sur les problèmes sécuritaires de la commune. Ce qui veut dire qu’il y a des informations qui sont remontées au niveau du conseil à travers les forums locaux de prévention de la délinquance organisés dans les quartiers. Le conseil prend des initiatives, telles que le plan local de sécurité et de prévention de la délinquance. Et, à travers ce plan, si nous prenons l’exemple de la commune de Dixinn qui a 22 quartiers, quand dans les forums on relève qu’il y a cinq ou six quartiers où on constate une forte délinquance, le conseil (en synergie avec la police, la gendarmerie et les associations des jeunes et des femmes) va se tourner vers ce problème pour sensibiliser les jeunes et pouvoir organiser des patrouilles dans ces zones afin de répondre aux attentes de la population », a expliqué Justine Nelomngaye.

Au cours du présent atelier de formation, les membres du CLSPD seront donc amenés à mener des réflexions sur les problèmes d’insécurité qui se posent dans leur collectivité, parvenir au consensus le plus large possible sur une approche locale de prévention de la délinquance et de la lutte contre l’insécurité, définir des objectifs communs pour la préservation de la sécurité et de la tranquillité publique et organiser des partenariats durables avec des organisations aptes à contribuer à la résolution des problèmes identifiés.

Mme Kadiatou Diallo

C’est pourquoi, dans son discours d’ouverture de cet atelier, au nom du maire de la commune de Dixinn, la secrétaire générale de ladite commune, Madame Kadiatou Diallo, a exhorté les participants à prendre « à bras le corps » les travaux de cet atelier de formation. « Le maire vous exhorte à beaucoup plus de sérénité dans ce que vous allez faire durant ces trois jours. Il est de cœur avec vous. Certes, il n’est présent ici ; mais, nous avons des répondants qui sont valables. Nous savons que nous aurons des rapports de tailles. Et, la représentativité de la police, de la gendarmerie et toutes les autres entités nous rassure à plus d’un titre », a ajouté Madame Kadiatou Diallo.

A préciser que ce projet intitulé ‘’Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen’’ est financé par le département américain et mis en œuvre par ‘’Partners Global’’, ‘’COGINTA’’ et ‘’CECIDE’’.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : lancement de la 1ère édition du « grand concours Jeune Entrepreneur »

24 avril 2019 à 18 06 39 04394

Dans la matinée de ce mercredi, 24 avril 2019, la première édition du « grand concours Jeune Entrepreneur » a été lancée dans un réceptif hôtelier de Conakry. Ce concours est une compétition nationale, télévisée, qui va mettre aux prises des jeunes gens venus des huit régions administratives de la Guinée dans les domaines de l’agro-business, de l’entrepreneuriat social, de l’élevage, de la pêche, des médias et du digital, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les organisateurs, ce projet permettra à la jeunesse guinéenne, issue des régions de Boké, Mamou, Kindia, Labé, Kankan, Faranah, N’zérékoré et Conakry, d’être autonomes en faisant la promotion de l’entrepreneuriat. Au terme du concours, qui aura lieu dorénavant chaque année, huit lauréats seront retenus et auront le privilège de bénéficier d’un montant de 50 millions GNF chacun pour la réalisation de leurs projets.

Djiba Millimono

Dans son intervention, Djiba Millimouno, responsable du projet, est revenu sur les particularités de ce concours. « On estime aujourd’hui que la meilleure façon pour les jeunes de prendre leur destin en main, c’est surtout d’entreprendre. Donc, globalement c’est de lutter contre le chômage des jeunes, mais aussi freiner la migration irrégulière. Les jeunes sont pratiquement sans perspectives d’avenir. Chaque année maintenant, nous aurons des jeunes qui vont postuler et on va se battre pour qu’ils soient autonomes, pour qu’ils soient financés. Nous aurons des jeunes entrepreneurs aguerris qui seront leurs propres chefs, qui vont pouvoir tirer d’autres jeunes pour créer de l’emploi. Donc, ça va avoir un impact sur tout le pays », a-t-il expliqué.

Présent à la cérémonie, Mouctar Diallo, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a salué cette initiative avant de promettre d’accompagner le projet.

Mouctar Diallo

« C’est une belle initiative qui me paraît capitale, que nous pouvons être heureux de voir. En République de Guinée, les lignes bougent aussi, la jeunesse de notre pays se retrouve de plus en plus autour des démarches constructives et innovantes. Nos jeunes prennent résolument leur avenir à bras-le-corps, tout en ayant la conviction qu’on peut rester chez nous en Guinée, entreprendre ici et réussir ici. Je me réjouis donc de cette organisation de ce grand concours Jeune Entrepreneur. Surtout, je me réjouis du fait qu’il s’agit d’une compétition télévisée qui permettra à l’ensemble des guinéens jeunes et au-delà, de se familiariser avec l’univers des entrepreneurs. Nous sommes entièrement à votre disposition pour vous accompagner dans vos projets. Cette invitation à entreprendre, nous la lançons à toute la jeunesse guinéenne », a laissé entendre Mouctar Diallo.

Le concours se tiendra du 25 avril au 26 mai 2019. Pour y participer, il faut être âgé(e) de 17 à 35 ans, avoir un projet et s’inscrire sur la plateforme legrandconcoursjeune.com

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Symposium Mines Guinée : Fréderic BOUZIGUES sur les acquis et perspectives de la SMB

24 avril 2019 à 18 06 11 04114
Fréderic BOUZIGUES, Directeur Général de la Société Minière de Boké

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, plus de six cent trente (630) personnes, venues d’une quarantaine de pays prennent part à la 6ème édition du Symposium Mines Guinée, lancé ce mercredi, 24 avril 2019. Au cours de la cérémonie d’ouverture, Fréderic BOUZIGUES, Directeur Général de la Société Minière de Boké (SMB) a vanté les actions réalisées par sa société dans la région de Boké avant d’en annoncer les perspectives pour notre pays.

Intervenant en qualité d’un des sponsors leaders, et au nom des 9 000 collaborateurs du Consortium SMB-Winning, Fréderic BOUZIGUES s’est réjoui de la tenue de ce symposium. Selon lui, cette rencontre d’échange sur le secteur minier prouve que la Guinée a trouvé une place stratégique dans les chaines de valeur mondiale.

Pour Fréderic BOUZIGUES, la SMB fait partie des sociétés minières qui ont le plus contribué au positionnement mondial actuel de la Guinée dans le cadre de l’exploitation et de l’exportation de bauxite en moins de cinq ans seulement. « Extraire et exporter la bauxite est un bon début. Mais, il faut aussi créer de la valeur à long terme en contribuant à la transformation locale. C’est pourquoi nous avons déjà entamé la deuxième phase de notre histoire guinéenne, celle de la transformation industrielle. Le consortium SMB-Winning, dont la SMB est le bras opérationnel sur le terrain dans la région de Boké, partage cette vision de création de valeur à long terme avec des projets ambitieux. Cela concerne la transformation de la bauxite en alumine mais aussi la construction des infrastructures. Notre groupe va consacrer 3 milliards de dollars dans les prochaines années pour développer une ligne de chemin de fer et une raffinerie d’alumine. Cet investissement vient s’ajouter aux milliards de dollars qui ont déjà été investis pour la construction des terminaux portuaires de Dapilon et de Katougouma. Et tous ces investissements s’accompagnent d’une politique économique et de partage de valeur avec les populations impactées par le projet », a dit le DG de la SMB.

Poursuivant, Fréderic BOUZIGUES a dit que la SMB a pour ambition d’investir davantage dans l’agro-industrie « par la mise en œuvre d’un corridor de croissance économique le long de notre ligne de chemin de fer. Déjà, des projets agricoles ont vu jour grâce à l’implication de nos équipes auprès des populations rurales ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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CAN U17 : la Guinée en finale !

24 avril 2019 à 17 05 28 04284

La Guinée s’est qualifiée ce mercredi, 24 avril 2019, pour la finale de la CAN U17 Tanzanie 2019. Le Syli national cadet s’est imposé en demi-finale devant le Nigeria à l’issue des tirs au but, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. L’équipe guinéenne des moins de 17 ans va disputer pour la première une finale de sa catégorie.

Après avoir échoué en demi-finale lors des éditions de 2015 et 2017, la Guinée franchit cette fois cette étape et se hisse en finale. Les poulains de Mohamed Maleah Camara ont arraché leur qualification au bout du suspense en s’imposant par 10 tirs au but contre 9 pour le Nigeria.

Dans ce match comptant pour les demi-finales de la compétition, les choses ont timidement démarré avant que les deux équipes ne se réveillent. Après le premier quart d’heure, les Guinéens mettent le pied sur le ballon et dominent sans pour autant se procurer de véritables situations dangereuses. Ensuite, le Nigeria monte et tente quelques coups mais ne réussit pas à trouver les filets de Sékou Camara. L’arbitre siffle la pause sur ce score de 0 but partout.

En seconde période, le match est équilibré jusque dans le dernier quart d’heure du match. Visiblement épuisés, les joueurs guinéens reculent subissent la pression du Nigeria. Heureusement pour le Syli national cadet, la seule fois où Sékou Camara a été battu dans cette rencontre, la balle a touché la barre transversale du gardien guinéen.

Acculée dans les dernières minutes, l’équipe de Maleah Camara tient bon et finit par s’imposer devant son adversaire aux tirs au but (10 contre 9). La Guinée qui va disputer sa première finale dans cette compétition, affrontera le vainqueur de l’autre demi-finale qui oppose le Cameroun à l’Angola.

Depuis Dar es-Salam ( Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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N’zérékoré : lancement du mouvement Alpha Doit Partir Maintenant (ADPM)

24 avril 2019 à 16 04 53 04534

Les adversaires du projet de 3ème mandat ou de nouvelle Constitution au profit du président Alpha Condé gagnent du terrain lentement mais sûrement. C’est dans cette dynamique qu’un mouvement dénommé Alpha Doit Partir Maintenant (ADPM) vient de voir le jour dans la capitale de la Guinée forestière. Ce nouveau mouvement de protestation contre la révision de la Constitution vise à freiner l’élan des sirènes révisionnistes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après les affiches Non au 3ème mandat du week-end dernier, un autre mouvement a été lancé ce mercredi, 24 avril 2019, à N’zérékoré. Le mouvement, dénommé Alpha Doit Partir Maintenant (ADPM), a pour objectif de lutter pour l’alternance et le respect de la Constitution guinéenne.

Mamady Camara

Selon son coordinateur, Mamady Camara, « le mouvement ADPM vient d’être lancé à N’zérékoré et dans certaines préfectures de la Guinée. Et ce mouvement a pour vocation de contester le 3ème mandat du président Alpha Condé. Nous voulons l’alternance au pouvoir en 2020… Le président lui-même avait dit qu’il a hérité d’un pays et pas un État. Alors, nous ne voulons plus entendre ces slogans. Donc, nous nous opposons farouchement au 3ème mandat pour le Mandela de la Guinée. Et nous lui souhaitons humblement de céder la place à un autre Guinéen ».

Interrogé sur l’argument selon lequel la Constitution de mai 2010, adoptée par le Conseil National de la Transition (CNT), n’est pas l’émanation du peuple, Mamady Camara balaye tout d’un revers de main. « Pourquoi c’est maintenant on nous parle de l’invalidité de la Constitution ? Un président démocratiquement élu par la même Constitution, il est au pouvoir depuis près de 10 ans avec la même Constitution, il n’a pas pensé une seule fois à la changer, sauf à la fin de son deuxième et dernier mandat, c’est qu’il y a une autre idée derrière la tête. Ce n’est pas la Constitution, c’est un obsédé du pouvoir. Donc, ils nous verront sur leur chemin », a martelé Mamady Camara.

Pour terminer, le coordinateur du mouvement Alpha Doit Partir Maintenant lance une invite à la jeunesse de N’zérékoré de s’opposer à toute idée de modification de la Constitution. « Notre message, c’est de dire à la jeunesse de N’zérékoré de ne pas rester les bras croisés. Ils doivent comprendre qu’avec ce monsieur-là, il n’est pas là pour l’intérêt du pays, ni de la jeunesse. Il est là pour mettre l’avenir de la jeunesse en péril. Alors, il ne faut pas écouter les discours galimatias. On nous fait promettre de l’imaginaire, de l’utopie. Alors, nous allons lutter ensemble pour dire qu’il n’y a pas de 3ème mandat pour Alpha Condé. Nous voulons une véritable démocratie en Guinée », a laissé entendre Mamady Camara.

Les animateurs du mouvement Alpha Doit Partir Maintenant projettent des séries de manifestations dans les jours à venir aux lieux stratégiques de la ville de N’zérékoré pour dissuader les promoteurs du troisième mandat. Des antennes préfectorales du mouvement ADPM seront également installées dans la région, précise-t-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tél : +224620166816/666890877

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Symposium Mines Guinée : les réformes et opportunités dans le secteur au centre des travaux

24 avril 2019 à 16 04 43 04434

Les travaux de la sixième édition du Symposium Mines Guinée ont été lancés ce mercredi, 24 avril 2019, à Conakry. Organisée par le ministère des Mines et de la Géologie en partenariat avec AME Trade Ltd du Ro, la rencontre regroupe plus de 630 participants venus de plusieurs pays du monde. C’est le président de la République, Alpha Condé, qui a procédé au lancement officiel des travaux, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Malick N’Diaye, président de la chambre des Mines de Guinée et directeur général adjoint de Guinea Alumina Corporation (GAC), cette 6ème édition du Symposium Mines Guinée vise à faire part du bilan de l’activité minière en Guinée, et d’autre part, discuter des opportunités d’affaires dans le secteur minier. « Il n’est point besoin de rappeler que nous venons de loin. La Guinée, après l’adoption de son code minier en 2011 et amendé en 2013, a permis à notre pays d’attirer des investissements étrangers, surtout dans le secteur minier.

Depuis 2011, la Guinée connaît une pléthore de projets miniers dont la plupart sont aujourd’hui en phase de production ou en finalisation de la phase de construction. Tout ceci s’est traduit par une forte augmentation de la production de la bauxite qui est passé de 14 millions de tonnes en 2010 à 60 millions de tonnes en 2018. La Guinée affiche d’ores et déjà son ambition de devenir le 1er producteur mondial de bauxite dans les prochaines années. La production quant à elle, est passé de 254 mille à 473 mille entre 2010 et 2018 », a-t-il expliqué.

De son côté, Abdoulaye Magasouba, ministre des Mines et de la Géologie a dit que cette 6ème édition confirme que le Symposium Mines Guinée demeure le plus grand évènement minier de la sous-région, avec plus de 630 délégués officiels, venus d’une quarantaine de pays sur tous les continents. Selon lui, cette rencontre de Conakry est le fruit des réformes engagées par le Chef de l’Etat dans le secteur minier.

« Au-delà de son caractère promotionnel, ce Symposium est aussi l’occasion pour la Guinée d’attirer des partenaires qui s’inscrivent dans la vision d’un développement minier responsable porté par le Chef de l’Etat . Cette vision partagée, concrétisée par l’initiative du même nom, vise à favoriser la coexistence pacifique entre les différentes parties prenantes du secteur minier », a notamment dit le ministre Magasouba.

Pour sa part, le président de la République a commencé par rappeler que la vision de son gouvernement, c’est de transformer les ressources minières de la Guinée en produits finis. Pour cela, rappelle Alpha Condé, le pays s’est doté d’un nouveau code minier, adopté avec l’aide de certains partenaires. « Nous avons pu éviter les erreurs commises par notre ancien code minier et tirer aussi les meilleurs leçons. Et, cela nous a permis de redresser le secteur minier et notamment de supprimer 800 permis.

Il y avait des gens qui venaient prendre des licences, ils ne savaient même pas où se trouvait la mine et pendant ce temps, ils avaient les dossiers en bourse. D’autres aussi, mettaient aux enchères nos mines très riches pour pouvoir exploiter chez eux les mines moins riches. Nous avons connu tout cela. Donc, il était extrêmement important de sortir la Guinée de cette situation », a-t-il dit.

En outre, indique le numéro un guinéen, « si notre politique globale est la transformation des matières premières, agricoles et miniers en produits finis, pour le moment, notre politique minier vise trois objectifs : premièrement, créer les conditions les plus favorables pour que les sociétés minières puissent exercer véritablement, dans une libre concurrence ; deuxièmement, que la Guinée puisse tirer le maximum de ses richesses minières ; troisièmement, améliorer les conditions de vie des populations à travers le contenu local. Voilà les trois objectifs que nous visons », a-t-il fait remarquer.

Même s’il salue les progrès enregistrés dans le domaine minier, le Professeur Alpha Condé reconnaît cependant que beaucoup reste encore à faire. « Nous n’avons pas la maîtrise réelle de ce que nous produisons et la teneur de ce que nous produisons. Parce que nous n’avons pas les cadres qu’il faut et les moyens. Dans les affaires, tout le monde triche. Donc très souvent, les miniers peuvent exporter 10 mille tonnes et venir nous dire que c’est 5000 ; ou bien exporter le minerai de teneur 60% et venir nous dire que c’est 40%.

Donc, il fallait que progressivement on se donne les moyens pour empêcher cela. Et aujourd’hui, Dieu merci, nous sommes sur cette voie. Parce que très souvent, les points faibles des pays africains, c’est que nous ne maîtrisons pas la technologie qui nous permette réellement de connaître quelles sont nos ressources minières. Donc, c’est nos partenaires qui décident. Ils peuvent vous dire qu’il y a un milliard de barils de pétrole alors qu’il n’y en a que 10. Et, c’est un de nos points faibles », reconnait-t-il.

A noter que ce symposium va durer trois jours (du 24 au 26 avril 2019).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Séquestration : des présumés bandits se contredisent au tribunal

24 avril 2019 à 16 04 08 04084

Les présumés malfaiteurs continuent de défiler par devant le tribunal criminel de Dixinn pour s’expliquer sur les faits à eux reprochés. C’est dans ce cadre que Sâa David Kamano, Lamine Kanté et Sékou Oumar Keïta ont comparu hier mardi, 23 avril 2019. Ils sont poursuivis pour des faits de séquestration, prise d’otage, vol à main armée, détention illégale d’armes de guerre, association de malfaiteurs et complicité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits pour lesquels ils sont poursuivis remontent à l’année 2016 et se seraient produits au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, à Conakry.

Dans ce dossier criminel, ils sont cinq (5) accusés, mais seulement trois (3) ont comparu à la barre. Il s’agit de : Sâa David Kamano (gendarme de profession), Lamine Kanté, Sékou Oumar Keïta, Abdoul Majid Diallo (qui a recouvré la liberté) et Mohamed Sidy Diallo (en fuite).

Selon nos informations, c’est le dimanche, 7 août 2016, que ces présumés malfaiteurs se seraient rendus dans un chantier appartenant à un opérateur économique au quartier Kipé. Là, ils auraient pris en otage et séquestré Alpha Souleymane Baldé et Kadiatou Lamarana Bah, pendant 7 jours. Dans leur besogne, les accusés auraient soutiré un montant de 120 mille dollars au préjudice d’Alpha Souleymane Baldé.

A la barre, c’est l’adjudant chef Sâa David Kamano, en service à l’escadron mobile numéro 4 de Matoto, qui a été le premier à s’expliquer. Devant le juge Ibrahima Kalil Diakité, le gendarme a nié les faits pour lesquels il est poursuivi. « Lamine Kanté est un ami. J’ai étudié avec lui. Un jour, j’ai reçu un appel de lui, soi-disant qu’il voulait me voir. On s’est rencontré, il m’a expliqué qu’un de ses amis a un problème de terrain avec un monsieur et de lui venir en aide. Je lui ai dit d’aller à la gendarmerie pour porter plainte. Il m’a dit qu’il voulait régler le problème en famille. Comme je suis gendarme, il m’a dit d’aller juste effrayer le monsieur pour qu’ils se comprennent. Il a donné mon numéro à son ami en question, du nom d’Abdoul Majid. Celui-ci m’a appelé et m’a demander de le trouver à Kipé. Je suis parti. On est monté dans le véhicule, mais Majid échangeait au téléphone avec une autre personne. Arrivé à un niveau, il m’a dit de descendre, que c’était bon. Il m’a remis 50.000 GNF pour mon transport. C’est tous ce que je connais fans cette affaire. Je ne connais rien dans cette histoire d’enlèvement. Tout ce que je sais, c’est qu’on m’a arrêté et déféré à la maison centrale ».

Des propos balayés d’un revers de main par le procureur Daouda Diomandé. « Je ne suis pas d’accord avec vous. Vous êtes un gendarme, quelqu’un ne peut pas vous appeler, vous demander d’aller régler une affaire sans passer par la voix légale, qui est celle de porter plainte et vous dites que vous n’avez pas participé. Arrêtez de mentir », a conseillé le procureur.

Pour sa part, Lamine Kanté va abonder dans la même logique de négation. « Je me suis connu avec Sidy (un des accusés en fuite, ndlr) en prison à la maison centrale et à Kindia. C’est quand on a été libéré qu’il m’a appelé un jour pour me dire de l’aider. Il m’a dit qu’il y a un de ses frères qui veut confisquer un terrain. Il m’a demandé de l’aider à avoir un homme en tenue pour régler le problème. J’ai donné mon accord. C’est ainsi que je suis parti rencontré mon ami Kamano, je lui ai expliqué, il a accepté et je l’ai mis en contact avec Sidy. Ce qui s’est passé par après, je ne sais pas. C’est un jour, quand je quittais le Libéria, arrivé à Conakry, au quartier CBA, déjà mon numéro avait été localisé par les services de sécurité. Il y avait un barrage là-bas. Les gendarmes ont pris ma carte, ils l’ont amené dans un véhicule où il y avait des militaires. Ceux-ci sont venus en courant, ils m’ont dit de descendre du véhicule. Je suis descendu, ils m’ont attrapé. A la gendarmerie, ils m’ont demandé où étaient les armes. Je leur ai dit que je ne sais pas sais pas. C’est tout ce que je connais dans cette affaire ».

De son côté, Sékou Oumar Keïta avoue avoir participé indirectement à l’opération. « Je reconnais avoir participé à l’opération, mais je ne savais pas que c’était pour un enlèvement .C’est Sâa David Kamano qui m’a appelé pour me dire de l’accompagner de l’accompagner, qu’ils vont effrayer le frère d’un ami. Après, qu’ils allaient me donner de l’argent. Comme j’étais dans un souci d’argent, j’ai accepté. Le nommé Sidy à envoyé un petit mécanicien qui conduisait une voiture, je suis monté dans le véhicule. Sâa David Kamano et Sidy étaient dans un autre véhicule, ils sont restés devant. Nous sommes partis à Kipé. Eux, ils sont rentrés dans une cour fermée. Ils ont dit au petit mécanicien de se garer devant la cour et que moi, j’ouvre le coffre en faisant semblant de réparer la voiture pour ne pas que les boutiquiers les voient sortir de la cour. C’est ce que j’ai fait. Quelques minutes après, ils sont ressortis de la cour dans la voiture et sont partis. Sidy a appelé le petit mécanicien, lui a dit de les suivre. On les a suivis jusqu’au niveau d’un garage. Ils nous ont dit de partir. Quelques jours après, Lamine Kanté m’a remis 11 millions de francs guinéens. C’est tout ce que je sais dans cette affaire », a-t-il expliqué.

Le procureur va se réjouir de la franchise dont a fait montre Sékou Oumar Keïta, avant de lui poser quelques questions. « Monsieur Keïta, vous dites que c’est Sâa David Kamano qui vous a contacté ? Il était présent sur les lieux où il y a eu l’enlèvement ? Etait-il présent et que par après vous avez reçu un montant de 11 millions GNF? »

A toutes ces questions, Sékou Oumar Keïta va répondre par l’affirmative. « Oui, c’est lui (Sâa David Kamano, ndlr) qui m’a contacté, mais c’est Lamine Kanté qui m’a remis 11 millions et sur les lieux où s’est déroulé les choses, il y avait Sâa Davide Kamano et le Sidy. Mais, moi je ne suis pas rentré dans la cour. Je ne savais pas que c’est quelqu’un qu’ils ont enlevé. C’est quand on m’a arrêté que je l’ai su. Si je savais que c’était pour cela, je n’allais pas accepter. Ils m’ont juste dit que c’est pour effrayer quelqu’un », a-t-il raconté.

L’affaire a été renvoyée au 20 mai 2019 pour la comparution de la partie civile.

Les trois accusés présents retournent à la maison centrale de Coronthie où ils sont détenus depuis le 02 novembre 2016.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224 623 53 25 04

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Hon. Bakary Diakité à Guineematin : « il y a des politiciens téléchargés sur Play Store »

24 avril 2019 à 15 03 18 04184
Hon. Bakary Diakité

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mardi 23 avril 2019, l’honorable Bakary Diakité, député du RPG Arc-en-ciel et 3ème secrétaire parlementaire, a abordé plusieurs sujets d’actualité notamment le débat autour du projet de modification de la constitution guinéenne. Le parlementaire se dit favorable à ce projet qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis le 14 janvier dernier, le mandat de cette législature a pris fin. Mais, vous continuez toujours à siéger au Parlement parce qu’il n’y a pas de nouvelles élections législatives. Selon vous, qu’est-ce qui empêche l’organisation de ces élections ?

Honorable Bakary Diakité : merci pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser à des millions de lecteurs à travers votre médium. Pour répondre à votre question, je vous renvoie aux prérogatives de l’Assemblée nationale. Elle vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et assure la représentativité. Il n’est pas donc de son rôle d’organiser les élections. Cette tâche, selon notre constitution, est dévolue à la commission électorale nationale indépendante (CENI). Bien sûr que l’institution électorale organise les élections en partenariat avec les partis politiques, le gouvernement et bien d’autres acteurs. Mais l’Assemblée nationale, n’organise pas les élections.

Et d’ailleurs, malgré l’expiration du mandat des cinq ans de la législature et conformément à la volonté de la loi, nous continuons à siéger à l’Assemblée nationale. Puisque l’alinéa 2 de l’article 45 de la Constitution stipule que le Président de la République assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le fonctionnement de l’Etat. De même que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale voté en 2017, dispose que le mandat des députés expire à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. Partant de ces lois donc, nous avons la légalité et la légitimé pour siéger jusqu’à l’installation de la prochaine Assemblée nationale.

Guineematin.com : cependant, la prorogation du mandat de cette législature est loin de faire l’unanimité. On a vu l’opposant Dr Faya Millimono et certains de ses partisans qui sont sortis manifester contre cette décision. Ils ont été arrêtés et inculpés pour attroupement illégal. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : Dr Faya Millimono est de l’opposition extraparlementaire. Quand il manifestait, dites-moi, quels sont les leaders qui étaient avec lui. Personne. C’est pourquoi d’ailleurs, il est dans les liens de la justice pour mieux s’expliquer pour son acte. Il faut d’ailleurs rappeler que quand on vient en politique par le hasard, on se heurte aux conséquences hasardeuses de la politique.

Car de nos jours, il n’y a pas mal de politiciens qui poussent, certains même sont téléchargés sur Play Store. On voit tous ceux-ci sur le terrain. Et moi je ne vais pas perdre mon temps à parler d’eux. Ce qui reste clair, nous, nous sommes là et nous continuons notre travail de député pour le bien être des Guinéens.

Guineematin.com : depuis un certain temps, le débat politique est dominé par cette affaire de modification de la Constitution et d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Honorable Bakary Diakité : comme l’a dit le Professeur Alpha Condé, le débat est ouvert. C’est un débat d’arguments contre arguments. La constitution n’est rien sans son cadre économique, social, culturel et politique. Il faut rappeler d’ailleurs qu’aucune constitution dans le monde n’est immuable. Aucune constitution n’est figée. Elle est évolutive. Une constitution n’est rien sans son cadre économique, social et politique. Moi je crois qu’il faut laisser les gens s’exprimer.

Puisque la Guinée a besoin de s’adapter aux besoins de changement. L’article 51 de la constitution dit que le Président de la République, après avoir consulté le Président de l’Assemblée nationale, peut soumettre au peuple tout projet d’organisation des pouvoirs publics. Donc la question est réglée.

Guineematin.com : si ce débat fait rage dans le pays, c’est parce que certains estiment que cette modification constitutionnelle vise tout simplement à faire sauter le verrou se trouvant dans l’actuelle Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : de mon point de vue, ce débat est insensé et aberrant. Par contre, là où j’adhère, c’est la proposition d’une nouvelle constitution. Moi je suis pour une nouvelle constitution. La constitution ne doit pas être un sujet tabou. Il faut qu’on en parle puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ceux qui essaient de s’opposer aujourd’hui à ce projet de nouvelle constitution, on les vus à l’œuvre ici. On se connait parfaitement. On sait qui est qui, et qui a fait quoi. Moi je pense que le débat doit être impersonnel.

Si l’article 51 l’autorise à aller dans ce sens, qu’est ce qui peut l’en empêcher ? Moi, je ne vois pas. Il ne faut pas voir la tête du Chef de l’Etat, il faut regarder bien loin devant. L’on se rappelle de la position de feu Jean Marie Doré qui a vainement demandé de soumettre le texte au référendum. Il n’a pas été écouté.

Guineematin.com : sauf qu’à l’époque, les principaux partis politiques du pays y compris le RPG Arc-en-ciel étaient d’accord sur la manière de l’adopter. Pourquoi c’est maintenant que vous remettez en cause cette façon de faire ?

Honorable Bakary Diakité : non, vous devez comprendre qu’entre deux maux, on choisit toujours le moindre. Avec les militaires, il fallait aller rapidement aux élections et remettre le pouvoir aux civils. Mais après l’élection du Pr Alpha Condé, qu’est-ce qui s’est passé ? Alors qu’il était en train de poser les jalons du programme de développement du pays, six mois après, il y a eu un attentat manqué contre lui. Après, presque deux à trois ans, les gens ont déversé leurs militants dans la rue pour l’empêcher de gouverner. Ebola est venu aggraver cette situation provoquant même la récession économique du pays.

Mais le Président de la République, dans sa vision d’homme d’Etat, a tenu bon. En bon leader, il a dit que cette pandémie d’Ebola doit être perçue comme une opportunité pour améliorer le système sanitaire de la Guinée. Et, c’est ce que fut fait. Malheureusement, les autres ont manqué l’occasion de montrer le caractère républicain, en venant, comme Soumaila Cissé au Mali quand le Nord du pays a été attaqué, faire des propositions de sortie de crise au Président de la République. Malgré tout, le Pr Alpha Condé, mon leader bien aimé, a su transformer cette période difficile de l’Etat en une véritable opportunité de développement de nos infrastructures sanitaires. N’en déplaisent aux détracteurs.

Guineematin.com : dites-nous, quel est votre choix entre l’amélioration de l’actuelle constitution et la proposition d’une nouvelle constitution ?

Honorable Bakary Diakité : je ne suis pas pour l’amendement des dispositions constitutionnelles. Je suis pour le projet d’une nouvelle constitution qui ouvre la voie à la 4ème République.

Guineematin.com : pourquoi passer à une quatrième République ? Pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat ?

Honorable Bakary Diakité : la constitution est au-delà du Pr Alpha Condé. Attendez que le souverain 1er soit consulté. Ce même peuple qui l’a élu en 2010 et 2015. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui l’ont élu. Ceux qui l’ont élu n’ont pas voyagé. On sait que nos opposants se donnent l’intelligence de lire dans les pensées des gens ou avoir la maîtrise des paramètres du futur. Je pense que vous-mêmes, vous n’êtes pas un GPS.

Guineematin.com : on apprend que la nouvelle Constitution que le pouvoir compte soumettre au peuple est déjà rédigée. En tant que membre du parti au pouvoir, êtes-vous informé du contenu de ce texte ?

Honorable Bakary Diakité : moi je n’ai ni le mandat, ni la qualité de ce que vous me demandez. Vous savez que la proposition de loi et l’initiative de la loi sont partagées entre l’exécutif et les citoyens à travers l’Assemblée nationale.

Guineematin.com : concrètement, quand est-ce que le référendum va intervenir, est-ce avant ou après les élections législatives ?

Honorable Bakary Diakité : à ce niveau également, je vous prie de poser cette question à la CENI qui est la seule institution habilitée à organiser les élections en Guinée.

Guineematin.com : depuis 2010, un congrès est annoncé au RPG Arc-en-ciel mais il n’a toujours pas eu lieu. Quelles en sont les raisons selon vous ?

Honorable Bakary Diakité : c’est vous qui me l’apprenez. Sinon, ce que je peux vous dire est que le RPG Arc-en-ciel qui a toujours gagné les élections en Guinée, se porte bien. De Conakry à Kourémalé, de Lola à Koundara, notre parti est partout et occupe le terrain. Cela s’est démontré à toutes les fois qu’il y a eu des élections en Guinée. Et nous sommes prêts à aborder les prochaines élections. Nous sommes déjà en ordre de bataille pour remporter ces scrutins.

Guineematin.com : qui dirige le RPG Arc-en-ciel depuis l’élection du Professeur Alpha Condé à la tête de la Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : qu’est-ce que vous voulez savoir ? Le RPG-AEC est un parti organisé. C’est Dr Saloum Cissé le secrétaire général du parti, c’est lui qui le dirige. Nous avons le Bureau politique, le comité central et tous les organismes du parti qui évoluent bien. Et croyez-moi, que les adhésions sont si nombreuses, que nous sommes capables de vous dire que d’ici peu, les masques vont tomber, comme le dit souvent le Pr Alpha Condé.

Guineematin.com : justement à ce niveau, comment avez accueilli l’arrivée à la mouvance présidentielle depuis quelques années des personnes comme Kassory Fofana, devenu Premier ministre ; Mouctar Diallo, le président des NFD qui est ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes ; Aboubacar Sylla, président de l’UFC, devenu ministre des Transports ; Papa Koly Kourouma, le président du parti GRUP, ministre de l’Hydraulique.

Honorable Bakary Diakité : il faut rappeler cette assertion du Pr Alpha Condé qui a dit ceci : « pour le développement socio-économique que j’ambitionne pour la Guinée, j’ai besoin des talents et des compétences de quels que horizons que ce soit ». Il est dans cette logique. Le cas de Mouctar, il faut le dire que c’est un modèle de jeune. Il n’y avait pas de plus amer contre le régime du Pr Alpha Condé comme Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo. Mais, je respecte ces deux personnalités. Elles ont compris que le bateau guinéen amené par le Pr Alpha Condé se dirige au bon port.

Guineematin.com : certains d’entre eux avaient quand même appelé à un soulèvement populaire contre le régime Alpha Condé.

Honorable Bakary Diakité : c’est vrai, mais ils ont fini par comprendre que les critiques inutiles ne mènent à rien. Ils ont abandonné le débat personnel pour choisir de servir l’intérêt national avec le Pr Alpha Condé. Pour eux, le débat politique est un débat bidon ou un débat de caniveau.

Guineematin.com : pendant que vous appréciez l’arrivée ou le retour de ces opposants dans le système Condé, d’autres ont plié bagage. C’est le cas de Sidya Touré qui a libéré son poste de Haut Représentant du Chef de l’Etat, Elhadj Mamadou Sylla, à l’origine de la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Dixinn, Dr Ousmane Kaba, exclu du parti présidentiel. On a entendu aussi récemment Elhadj Ousmane Bah de l’UPR, allié de la mouvance présidentielle depuis 2010, menacer de quitter le navire. Comment est-ce que vous expliquez cela ?

Honorable Bakary Diakité : votre question prête à confusion. Menace de quitter ? Je préfère qu’on attende de voir. Pour le moment, Elhadj Bah Ousmane n’a pas quitté à ce que je sache. Je ne suis pas quelqu’un qui lit dans la pensée des autres ou celui qui peut vous donner un saint blanc. Il ne faut pas oublier que mon frère bien aimé, Elhadj Bah Ousmane a supporté le Pr Alpha Condé à un moment critique de l’histoire de notre pays. D’ici 2020, vous serez d’ailleurs surpris, je vous le promets.

Guineematin.com : est-ce à dire que les alliés seront surpris du comportement du régime, voire les caciques du RPG Arc-en-ciel face au Pr Alpha Condé ?

Honorable Bakary Diakité : non, je ne parle pas de cela. Je dis que les gens ont commencé à comprendre l’élan du Président Alpha Condé. Les gens ne sont plus prêts à accepter le dicta des autres. C’est de ça je parle. Et, vous verrez la marée humaine qui vient chaque jour intégrer les rangs du RPG- Arc-en-Ciel.

Guineematin.com : sur le continent, on a vu récemment les présidents Algérien, Abdelaziz Bouteflika, et soudanais, Omar El Béchir, qui ont été chassés du pouvoir suite à des soulèvements populaires. Est-ce que vous redoutez une telle situation en Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : bon, c’est le peuple qui décide. Après un mandat, deux, trois, quatre, …tu vois, il appartient toujours au peuple d’en décider. Et c’est aux dirigeants des pays concernés de le comprendre…Mon seul conseil à ce niveau c’est d’éviter d’être des marionnettes.

Guineematin.com : on arrive à la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Honorable Bakary Diakité : mon dernier mot, par rapport à ce qui pointe à l’horizon, je suis très content pour l’avenir de la Guinée. Tant sur le politique que social et économique. Nous devons nous donner les mains puisque ce qui nous unit est plus que ce qui nous divise.

Comme on a eu la chance d’avoir un président visionnaire et éclairé. Freeman l’a dit, c’est ça la différence entre l’homme d’Etat et l’homme politique. Kaléta, Souapiti, les établissements hôteliers, voilà autant de réalisations qui sont là palpables. C’est un visionnaire. Alpha Condé, est une chance pour la Guinée. Nous devons saisir cette opportunité pour l’accompagner. La jeunesse ne doit pas accepter de se faire manipuler. Nous devons avoir à l’esprit que c’est nous qui devons donner la place à notre pays dans le concert des nations dans un monde en perpétuel changement.

A l’Independence, je ne vous apprends rien. La Guinée avait ses avions, ses bateaux, ses chemins de fer. Mais, où sont-ils de nos jours ? Nous voulons qu’on soutienne le Pr Alpha Condé pour avoir nos avions, bateaux, trains et autres. Le débat sur la nouvelle constitution ne doit pas être tabou. C’est un débat ouvert. Comme le dit Abraham Lincoln, la vie ne se résume pas à l’aiguille d’une montre mais plutôt à la qualité de nos actions. Or les actions que le Pr Alpha Condé est en train de mener, c’est de très bonnes actions.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Labé : un militaire pris en flagrant délit de vol de chevrons

24 avril 2019 à 14 02 44 04444

Un militaire en service au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, Sergent-chef Moriké Bemba Koulibaly s’est fait prendre ce mercredi, 24 avril 2019, aux environs de 5 heures du matin, en flagrant délit de vol de chevrons dans un bâtiment en chantier Safatou, un quartier de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Après avoir maîtrisé l’homme en uniforme le gardien des lieux et les voisins ont fait appel à l’Escadron Mobile N°08 de la Gendarmerie de Labé qui a immédiatement dépêché une mission pour récupérer le colis.

Dans les locaux de cette brigade de gendarmerie, l’accusé aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon les témoignages recueillis sur le terrain, ce n’est pas la première fois que les victimes reçoivent les visites nocturnes de ce militaire qui y laisse toujours les mêmes traces de chaussures. Ce qui a d’ailleurs permis au gardien des lieux de le piéger et mettre le grappin sur lui.

Son arrestation intervient au moment où plusieurs cas d’attaques à mains armées perpétrées par des individus en tenues militaires sont dénoncés à travers le pays. C’est sans doute pourquoi le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo qui a eu un entretien à ce sujet avec la hiérarchie militaire et commandement de l’Escadron Mobile N°08 de la Gendarmerie de Labé a confié à la presse locale avoir officiellement demandé à ce que ce militaire pris en flagrant délit de vol soit sanctionné à la hauteur de sa forfaiture.

Plusieurs observateurs avertis craignent déjà une tentative d’étouffer le dossier pour éviter que le prévenu ne passe devant le juge. D’où la démarche du maire de la commune urbaine en direction de la Gendarmerie.

En attendant, notons que l’arrestation du sergent-chef Moriké Bemba Koulibaly, militaire en service au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, pris en flagrant délit de vol, relance le débat sur l’épineuse question de l’insécurité en République de Guinée.

Cette affaire donne aussi à réfléchir sur la rigueur avec laquelle les autorités compétentes organisent les différents recrutements dans les corps de défense et de sécurité.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Siguirini : feu mystérieux et jets de cailloux ravagent le village d’Amina Boufê

24 avril 2019 à 13 01 54 04544

La population du district d’Amina Boufê, relevant de la sous préfecture de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, vit dans la psychose. Depuis quelques jours, plus de vingt (20) cases ont été consumées par un feu mystérieux, accompagné par des jets de cailloux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Un feu, d’origine inconnu, continu de ravager le district d’Amina Boufê, dans la sous préfecture de Siguirini, depuis plus de cinq jours. Le dernier cas en date a eu lieu hier mardi, 23 avril 2019, où treize (13) cases sont parties en fumées.

Joint au téléphone par notre reporter, Ibrahima Kamissoko, un enseignant-journaliste basé à Amina Boufê, est revenu sur le drame. « Le feu a commencé le vendredi passé, 19 avril 2019, à 8 heures dans la famille de vieux Traoré, un citoyen de la localité. Cinq (5) cases ont été brûlées. Le même jour, et dans la même famille, 2 autres cases sont parties en fumées. Puis, le lendemain samedi, à 20 heures, le même genre d’incendie s’est produit dans une autre famille en brûlant trois (3) cases.

Dans la nuit du lundi, 6 cases sont parties en fumée. Hier mardi, 7 autres cases ont connu le même sort », a expliqué Ibrahima Kamissoko.

En outre, notre interlocuteur a précisé que « le plus inquiétant aujourd’hui, c’est que ces départs de feu sont accompagnés par des jets de cailloux d’origine inconnue. Les citoyens sont entrain de plier leurs bagages pour quitter ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Trafic de cocaïne : une dame condamnée à 6 ans de prison

24 avril 2019 à 13 01 46 04464

La répression du trafic international de drogue se poursuit dans les cours et tribunaux de la Guinée avec de lourdes peines de prison qui sont souvent prononcées contre les accusés. C’est dans le cadre de cette lutte que Maciré Yansané a comparu à la Cour d’Appel de Conakry le vendredi 19 avril 2019, pour répondre des faits de trafic de cocaïne entre le Brésil et la Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire qui remonte au mois d’août 2013. Madame Maciré Yansané, commerçante de profession, est accusée de trafic international de cocaïne entre le Brésil et la Guinée. C’est en juillet 2013 qu’elle a été mise aux arrêts à l’aéroport international de Conakry en possession de 5 flacons de cocaïne en liquide. Elle est placée sous mandat le 2 août 2013.

Après avoir passé quelques années en détention, elle est jugée et condamnée le 11 juillet 2017 à 15 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende de 500 millions de francs guinéens par le tribunal de première instance de Mafanco. N’étant pas satisfaite de cette décision du tribunal, l’accusée et son conseil, maitre Jean Baptiste Jocamey Haba, vont saisir la Cour d’Appel.

C’est dans ce cadre que ce dossier a été examiné par la Cour d’Appel de Conakry qui a infirmé la décision prise en première instance. A l’ouverture des débats, le conseil de l’accusée, maitre Jean Baptiste Jocamey Haba, a présenté quelques griefs qui l’ont poussé à interjeter appel de la décision du tribunal de Mafanco.

Selon l’avocat, sa cliente a été condamnée sous l’empire d’une ancienne loi. « Les faits pour lesquels ma cliente est poursuivie se sont produits en 2013. Et, c’est l’article 380 du code pénal guinéen ancien qui condamne cette infraction. Cette disposition correspond actuellement à l’article 822 du nouveau code pénal guinéen. Et cette nouvelle disposition, prévoie une peine de 5 à 10 ans de réclusion criminelle et l’amende varie entre 5 à 10 millions de francs guinéens. Donc, la base légale pour entrer en condamnation de madame Yansané à une telle peine et amende n’est pas la bonne. Elle a été condamnée sous l’empire de la loi ancienne et la loi est faite pour le futur », a expliqué l’avocat.

Après ce rappel, c’est l’accusée qui a pris la parole pour expliquer brièvement les circonstances dans lesquelles elle a été interpellée. Elle a fait savoir à la Cour que c’est un certain Junior qui lui a dit qu’il a un frère qui évolue dans le domaine des produits cosmétiques. « C’est ainsi qu’il m’a mis en contact avec son frère. Je suis allé au Brésil, je l’ai trouvé. Mais, il m’a dit qu’il a embarqué mes produits cosmétiques et il a enregistré en mon nom. Nous sommes allés dans un super marché à Sao-Polo où il a acheté des flacons pour son frère Junior qui est en Guinée. Le jour de mon départ, il a envoyé les flacons que j’ai rangés dans ma valise. Il y avait dans ma valise, des chaussures, des téléphones, des habits, et les 5 flacons de cocaïne en liquide. Quand je suis arrivée à l’aéroport de Conakry, les agents ont procédé à la fouille de ma valise. Ils ont ouvert la valise. Ils ont fait sortir les 5 flacons de cocaïne en liquide. J’étais étonnée qu’ils trouvent ça dans ma valise. Si je savais que c’était de la drogue je n’allais pas les embarquer. Je ne savais même pas qu’il y a la drogue en liquide ».

De son côté, le procureur général dira que la dame a été naïve en acceptant de prendre un colis dont elle ne connaissait pas le contenu. Le procureur a dit être au regret de constater que les nommés Junior et Kolié, impliqués dans cette affaire, ont été libérés. « Le groupe avec lequel madame Yansané était poursuivi a été libéré, et aujourd’hui, c’est elle seule qui est à la barre. Mais, comme c’est avec elle que la cocaïne a été été saisie, je vous demande de la retenir dans les liens de la culpabilité. A cet effet, je vous demande d’infirmer la décision du tribunal de Mafanco en la condamnant à 6 ans d’emprisonnement ferme », a requis le procureur.

Pour sa part, la défense, par la voix de maitre Jean Baptiste Jocamey Haba, va demander à la Cour d’oublier les dispositions de l’ancien code et d’acquitter simplement sa cliente. « A défaut, vous la condamnerez au temps mis et de prendre la décision sur siège », a plaidé l’avocat.

Lors de la délibération, la Cour d’Appel a condamné Maciré Yansané à 6 ans de réclusion criminelle. Détenue depuis le 3 août 2013, la dame va passer encore quelques quatre mois avant de recouvrer la liberté.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Symposium mines Guinée 2019 : le discours du ministre des Mines et de la Géologie

24 avril 2019 à 13 01 32 04324

« Trois jours durant, d’éminents spécialistes et des personnalités officielles se relayeront dans des panels autour de 12 sessions aussi divers que pertinents, pour la promotion d’un dialogue participatif et d’un partenariat mutuellement avantageux entre différents acteurs. Aussi, les expositions dans près d’une centaine de stands permettront aux visiteurs de prendre connaissance des opportunités offertes par différents participants », a notamment indiqué Abdoulaye Magassouba.

Le ministre des Mines et de la Géologie a prononcé ce discours dans la matinée de ce mercredi 24 avril 2019, à l’ouverture de la 6ème édition du symposium Mines Guinée dont le thème est : « Mines et Infrastructures ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du discours du ministre Magassouba :

MINISTÈRE DES MINES ET DE LA GÉOLOGIE

SYMPOSIUM MINES GUINÉE 2019

DISCOURS DE BIENVENUE DE MONSIEUR LE MINISTRE DES MINES ET DE LA GÉOLOGIE

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Mesdames et messieurs les membres des Institutions républicaines,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Excellences Mesdames et Messieurs les membres des corps diplomatiques et Consulaires,

Mesdames et Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers,

Mesdames et Messieurs les représentants des sociétés minières, des institutions de finances et des équipementiers, fournisseurs du secteur minier,

Mesdames et Messieurs les hauts cadres.

Distingués invités,

L’insigne honneur m’échoit, au nom de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Pr Alpha Condé et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, M. Ibrahima Kassory Fofana, de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue en terre africaine de Guinée.

Votre présence massive à ce symposium est la preuve de l’intérêt que vous portez au partenariat avec la Guinée, en particulier pour le développement de son secteur minier guinéen.

Monsieur le Président de la République,

Votre présence à cette cérémonie de lancement de la 6ème édition du Symposium Mines Guinée, en dépit de votre calendrier particulièrement chargé, est le témoignage on ne peut plus éloquent de toute l’attention que vous portez au développement du riche patrimoine minier qui conditionne dans une large mesure l’avenir économique de notre pays. Cette présence est également la preuve  de votre volonté maintes fois affirmée d’ouvrir notre pays au monde et aux investisseurs, pour que tous ensemble, dans un partenariat gagnant- gagnant, nous œuvrons pour un développement durable.

Monsieur le Président de la République,

 Cette 6ème édition confirme bien que le  Symposium Mine Guinée demeure le plus grand évènement minier de la sous-région avec plus de 630 délégués officiels venus d’une quarantaine de pays de tous les continents, parmi lesquels on note la présence de représentants de pays amis ayant une tradition minière bien établie, de fournisseurs de biens et services de classe mondial, des universitaires,  de la finance internationale, de prospecteurs, des cabinets conseils, et bureaux d’études, des partenaires techniques et financiers, et divers autres acteurs. Faisant ainsi de Conakry, la capitale mondiale des Mines pour les 72 prochaines heures.

Mesdames et messieurs,

Depuis la tenue de la 5ème édition de ce forum en 2017, le secteur minier guinéen a connu un boum sans précédent eu égard à l’amélioration du climat des affaires, faisant suite aux réformes initiées et mises en œuvre par le gouvernement.

Cette 6ème édition qui nous réunit est l’occasion de présenter aux participants les résultats préliminaires des travaux de recherches entreprises dans le cadre de la politique de diversification de l’activité minière. En effet, en plus de la bauxite de l’or, du fer et du graphite, la Guinée regorge de bien d’autres minerais qu’il faille promouvoir et  valoriser.

Mesdames et messieurs

Au-delà de son caractère promotionnel, ce Symposium est aussi l’occasion pour la Guinée d’attirer des partenaires qui s’inscrivent dans la vision d’un développement minier responsable portée par le Chef de l’Etat. Cette Vision partagée, concrétisée par l’initiative du même nom,  vise à favoriser la coexistence pacifique entre les différentes parties prenantes du secteur minier, notamment par  la préservation de l’environnement, le développement communautaire et la promotion du contenu local, la mutualisation des infrastructures, l’établissement de liens domestiques entre le secteur minier et les autres secteurs de l’économie nationale. Le développement minier responsable qui connait une nouvelle impulsion est et demeure un défi permanent du  Gouvernement.

Mesdames et messieurs,

 En plus de servir de cadre, pour la mise en évidence des opportunités d’investissements, la  présentation des grandes orientations stratégiques et des réformes entreprises par le gouvernement. C’est aussi l’occasion d’apprendre des autres et d’échanger sur la gestion responsable et durable du secteur minier dans un monde concurrentiel et en  perpétuelle mutation.

Chers participants,

Le thème central de cette 6ème édition du symposium mines Guinée est : « Mines et Infrastructures ».

Trois jours durant, d’éminents spécialistes et des personnalités officielles se relayeront dans des panels autour de 12 sessions aussi divers que pertinents, pour la promotion d’un dialogue participatif et d’un partenariat mutuellement avantageux entre différents acteurs. Aussi, les expositions dans près d’une centaine de stands permettront aux visiteurs de prendre connaissance des opportunités offertes par différents participants.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi avant de terminer mon allocution de remercier très sincèrement les membres du comité d’organisation et notre partenaire historique AMETRADE, sans le concours solidaires desquels cet évènement n’aurait pas connu le succès attendu.

J’exprime également notre reconnaissance à tous les sponsors dont le soutien a permis la tenue de ce Symposium.

En fin, comme à l’accoutumé je vous convie à profiter de cette opportunité  pour nouer des partenariats qui nous permettront ensemble d’atteindre nos objectifs respectifs.

Je vous remercie

Discours transmis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Mauvaise organisation, cas de fraudes : le test écrit du concours de recrutement dans l’Armée reporté

24 avril 2019 à 12 12 31 04314

Initialement prévues hier, mardi 23 avril 2019, les épreuves intellectuelles du concours de recrutement dans l’armée ne devraient finalement avoir lieu qu’en fin de semaine. Le test écrit a dû être reporté en raison de problèmes liés à l’organisation, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette ville.

Les candidats à ce concours ont rallié hier l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah pour passer la dernière partie du test. Ils ont passé plusieurs heures sur les lieux et sont rentrés finalement sans faire le test. Cette épreuve a été reportée en raison d’un problème constaté sur le terrain, explique Florentin Sagno, secrétaire général chargé des affaires administratives à la préfecture de Faranah et président de la commission chargée d’organiser ce concours de recrutement dans l’armée.

« ça n’a pas eu lieu parce que on n’avait pas assez de salles, le nombre de salles disponibles ne nous a pas permis d’installer tous les candidats. J’avais consulté monsieur le DGA de l’institut qui m’avait promis fermement qu’on aurait des salles pour le faire. Mais quand on est venu, on a trouvé que les salles sont occupées par les étudiants, donc on ne pouvait pas les faire sortir. Ils ne sont sortis qu’à 17 heures. On a préféré donc reporter le test au dimanche parce qu’il n’y aura pas de cours ce jour. Et, ça nous permettra aussi de bien préparer les choses », a indiqué le responsable.

Florentin Sagno

Mais, même si le test a été reporté, Florentin Sagno annonce que sa commission a déjà mis mains sur trois présumés fraudeurs qui ont mis à la disposition de la justice. « On a arrêté certaines personnes qui sont venues frauder, ils ont pris 500 mille francs avec certains candidats qui n’ont pas le niveau requis pour faire le test, afin de le faire à leur place. On les a arrêtés pour les mettre à la disposition de la justice. Ils seront jugés et condamnés s’ils sont reconnus coupables ».

Mais, les trois jeunes ont été mis en liberté en attendant leur audition. Youssouf Fofana, le substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, indique qu’ils seront entendus ce mercredi mais il précise qu’ils pourraient ne pas être inculpés. « Ils vont revenir, on va les entendre sur PV et si nécessaire les déférer. Mais, puisque le test a été reporté en raison de problèmes organisationnels, je ne pense pas que la procédure va se poursuivre.

Parce qu’en plus de ces trois personnes arrêtées, il y a beaucoup d’autres qui ne se retrouvaient pas. Il y a certains qui n’ont pas été à l’école. Donc, dès qu’on appelle un numéro, ils se présentent même si ce n’est pas le leur. Moi-même j’ai géré beaucoup de cas de ce genre là-bas. Je pensais que toutes les dispositions avaient été prises pour éviter des problèmes comme ça mais malheureusement ça n’a pas été le cas. Donc on va se réunir pour voir comment gérer tous ces cas, pour voir comment bien organiser l’activité », a promis monsieur Foafana.

A noter qu’ils sont 1806 candidats qualifiés pour le test écrit de ce concours de recrutement dans l’armée à Faranah. Ils vont concourir pour seulement 250 places disponibles.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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CAN des Cadets : voici les 11 guinéens pour défier le Nigéria

24 avril 2019 à 11 11 51 04514
Image d’archive

Les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des cadets se jouent ce mercredi 24 avril 2019, à Dar es-Salam, en Tanzanie. Le premier match va opposer le Syli national cadet aux Aiglons du Nigéria. A quelques heures du coup d’envoi de cette confrontation, le sélectionneur des moins de 17 ans de la Guinée a dévoilé la liste des 11 entrants qui vont tenter de se hisser en finale de ce tournoi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’entraîneur du Syli national cadet, Mohamed Maléah Camara, a opté encore pour un 4-3-3. Dans son classement, on note la titularisation du buteur, Momo Fanyé Touré, et du défenseur Alya Bangoura.

Voici le 11 de départ :

• Gardien : Sékou Camara

• Défenseurs: Alya Bangoura, Ahmed Tidiane Keita, Brahim Kalil Dabo, Mahmoud Ben Bangoura.

• Milieux: Ibrahima Brèze Fofana, Sékou Tiadiany Bangoura, Aboubacar Conté

•Attaquants: Alghassimou Bah, Alya Touré, Momo Fanyé Touré.

Le coup d’envoi de ce match est prévu à 16 heures, heure locale, 13 heures, heure de Conakry, au National Stadium de Dar es-Salam.

Depuis Dar es-Salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Conakry : accusé d’avoir assassiné son patron, un chauffeur s’explique

24 avril 2019 à 10 10 47 04474

Poursuivi pour l’assassinat de son patron en mai 2013, Emmanuel Togba, chauffeur de profession, a commencé à s’expliquer au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Détenu depuis bientôt 6 ans, l’accusé a rejeté systématiquement les faits articulés contre lui.

Dans la journée d’hier mardi, 23 avril 2019, le procureur a demandé son acquittement pour délit non constitué, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette affaire remonte au mois de mai 2013. C’est à cette époque qu’Ismaël Mansaré a demandé à son chauffeur, Emmanuel Togba, de le conduire au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, où il devrait attendre un certain Foula Boy afin qu’ils puissent voyager pour la Sierra Leone.

Selon nos informations, c’est après avoir rendu ce service à Ismaël Mansaré que Togba Emmanuel est reparti au domicile de son patron avec le véhicule où il a rendu la clef à Hadja Mariama Bah, l’amante du défunt. Aux environs d’une heure du matin, la même nuit, un numéro anonyme appelle Emmanuel Togba pour lui dire que son patron a fait un accident mortel à Pamelap, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Léone.

C’est ainsi que le lendemain, Emmanuel Togba est allé informer Hadja Mariana Bah, l’amante du défunt. Aussitôt, les deux décident de se rendre à Pamelap pour chercher le corps d’Ismaël Mansaré. Arrivés sur les lieux, les agents postés à Pamelap leur ont fait savoir qu’ils n’étaient pas au courant d’un quelconque accident.

Ainsi, dès leur retour à Conakry, Emmanuel Togba a reçu la visite des agents de la police à son domicile. Ils lui ont fait savoir que le corps de son patron est à la morgue de l’hôpital Ignace Deen et qu’il serait complice de l’assassinat. C’est ainsi qu’il a été conduit à la Direction de la Police Judicaire (DPJ) avant d’être placé sous mandat de dépôt le 16 mai 2013. Depuis cette date, Emmanuel Togba croupit en prison.

A l’audience de ce mardi, le procureur a commencé par rappeler les faits « dans leur quintessence ». Puis, Boubacar 1 Bah a requis l’acquittement d’Emmanuel Togba. « Depuis l’enquête préliminaire, jusqu’à la barre, il n’a pas reconnu les faits. Et aucune preuve n’a été démontrée qu’Ismaël a été tué par accident ou par coups. Donc, je vous demande d’acquitter l’accusé pour délit non constitué à son encontre », a requis le procureur.

La défense quant à elle accuse la police de n’avoir pas accompli des actes allant dans le sens de la manifestation de la vérité. Selon maître Emanuel Kpana Bamba, la police devrait s’intéresser à celui qui a appelé l’accusé la nuit pour lui annoncer le décès par accident de son patron. Ensuite, poursuit l’avocat, « l’autopsie du corps devrait être faite. Et celui qui a déposé le corps à la morgue de l’hôpital devrait être identifié. La police n’a accompli aucune mesure allant dans le sens de la manifestation de la vérité. Et cela a laissé planer de sérieux doutes. Et ces doutes ne permettent pas au tribunal de condamner mon client. Aucune cause de culpabilité n’est établie à son encontre. Donc, je vous demande de l’acquitter car les faits ne sont pas établis », a plaidé le conseil de l’accusé.

L’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 30 avril 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 727/654 416 922

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Assemblée nationale : une dizaine de textes en débat ce mercredi

24 avril 2019 à 10 10 14 04144

L’Assemblée nationale se réunit en séance plénière, ce mercredi 24 avril 2019, pour l’examen et l’adoption d’une dizaine de textes. Parmi lesquels, huit (8) accords de financement, a appris Guineematin.com, auprès de l’Assemblée nationale.

En, attendant de connaitre l’entièreté des textes à l’ordre du jour, nous vous proposons ci-dessous les huit accords de financement, initialement programmé dans le chronogramme.

  1. Accord international de 2007 sur le café, adoptée par la Résolution N°431 du Conseil International du Café, le 28 septembre 2007 à Londres (Angleterre)
  2. Accord de prêt signé le 12 octobre 2018, à Bali (Indonésie) entre la Guinée et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) dans le cadre de la mise en œuvre du projet pour l’agriculture familiale, résilience et marché en Haute et Moyenne Guinée (AGRIFARM) pour un montant de 15 millions $
  3. Accord entre la Guinée et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) dans le cadre du financement du projet d’interconnexion électrique entre 225 KV Guinée-Mali pour un montant de 130 millions d’Euros
  4. Accord de prêt entre la Guinée et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDAO (BIDIC) pour le financement partiel du projet d’interconnexion électrique en 225 KV Guinée-Mali (phase 1), signé le 16 décembre 2018 à Lomé (Togo) pour un montant de 37 millions 850 mille $
  5. Accord cadre de financement par vente à tempérament (actifs) entre la Guinée et la Banque Islamique de Développement (BID) dans le cadre du financement du programme de développement des chaines de valeurs du riz en Guinée, signé le 16 janvier 2019 pour un montant de 5 millions 320 mille $
  6. Accord de prêt sur des Ressources du Fond de Solidarité Islamique pour le Développement entre la guinée et la BID, en sa qualité de d’administrateur du Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement concernant le programme de développement de chaines de valeurs du riz en Guinée signé le 16 janvier 2019, pour un montant de 9 millions 880 mille $
  7. Accord de prêt entre la Guinée et la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Fonds Africain de Développement (FAD)-agissant à titre d’administrateur de la facilité d’Appui à la Transition- dans le cadre du Projet d’Appui à la transformation de l’agriculture guinéenne et de l’entreprenariat agricole des jeunes (PATAG EAJ), signé le 18 janvier 2019, pour un montant de 4 millions 630 mille UC
  8. Accord de don entre la Guinée et la BAD et le FAD (agissant à titre d’administrateur de la facilité d’Appui à la Transition- dans le cadre du Projet d’Appui à la transformation de l’agriculture guinéenne et de l’entreprenariat agricole des jeunes (PATAG EAJ), signé le 16 janvier 2019 pour un montant de 3 millions 240 mille UC

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Banankoro : une fillette de 9 ans tuée dans un incendie

24 avril 2019 à 10 10 10 04104

Une jeune fille de 9 ans a péri dans un incendie survenu dans la soirée d’hier, mardi 23 avril 2019, dans la sous-préfecture de Banankoro (Préfecture de Kérouané). Kanko Bérété a été complètement brûlée par des flammes causées par de l’essence, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’incendie s’est produit aux environs de 20 heures au centre-ville de Banankoro. Au moment des faits, la victime dormait à la véranda à côté de sa mère qui faisait la cuisine. Cette dame qui est vendeuse d’essence au marché noir, a reçu entretemps un client. Elle a fait sortir un bidon d’essence stocké dans sa maison pour le servir. « La femme garde ses stocks d’essence dans sa maison. Lorsque le client est venu acheter, elle a fait sortir un bidon pour le servir.

Comme il n’y avait plus d’essence dans le bidon, elle a décidé de le déposer sur le mur de la véranda où elle faisait la cuisine. Peu après, le vent a fait tomber le bidon en direction du feu, provoquant de grandes flammes. La fillette s’est réveillée avec des cris parce que le feu l’avait touchée. Sa maman a tenté de la sauver, mais en vain. Elle a été fortement brûlée et a trouvé la mort sous les yeux de la sa mère, elle-même blessée à la main », témoigne Fatoumata Diawara, témoin des faits.

Pour l’heure, la mère de la victime est le choc, elle arrive à peine à s’exprimer. Les autorités locales qui ont fait le déplacement pour aller constater les faits, ne se sont pas prononcées aussi sur ce drame.

De Banankoro, Moussa Oulén Traoré pour Guineematin.com

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Guinée : les députés s’apprêtent à voter une loi très dangereuse contre les libertés

24 avril 2019 à 8 08 36 04364

C’est dans la matinée de ce mercredi, 24 avril 2019, que les députés guinéens, qui ont bénéficié d’un décret du président de la République après la fin de leur mandat de cinq ans, se préparent à voter « mécaniquement », une loi très dangereuse. Soumise avec l’intitulé « projet de loi anti-terrorisme », cette loi, si elle est votée, pourrait restreindre la liberté d’expression et prolonger jusqu’à 30 jours les délais de garde à vue dans notre pays, a appris Guineematin.com d’Amnesty International.

« Son adoption confirmerait la dérive sécuritaire des autorités. La garde à vue pourrait s’étendre à un mois. Des lieux de culte pourraient être fermés et des communications surveillées sans contrôle du juge », alerte Amnesty International, rappelant que ce projet est soumis à l’approche des élections législatives de cette année et présidentielles de l’année prochaine.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué rendu public dans la matinée de ce mercredi :

Guinée : Un projet de loi anti-terrorisme menace l’exercice des libertés à l’approche des élections

Son adoption confirmerait la dérive sécuritaire des autorités
La garde à vue pourrait s’étendre à un mois
Des lieux de culte pourraient être fermés et des communications surveillées sans contrôle du juge

Les autorités guinéennes doivent s’abstenir d’adopter une nouvelle loi restreignant la liberté d’expression et prolongeant jusqu’à 30 jours les délais de garde à vue, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

Ce 24 avril, le parlement doit examiner le projet de loi portant prévention et répression du terrorisme, qui comporte plusieurs dispositions qui menacent l’exercice des droits humains.

« Si la loi est adoptée, certains de ses articles pourraient être appliqués contre des personnes ayant des opinions dissidentes alors que la Guinée se trouve déjà dans un contexte politique tendu avec des manifestations de masse », a déclaré François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Nous appelons les autorités à modifier ou supprimer les articles qui portent atteinte aux droits humains, notamment les droits à la liberté d’expression, la liberté de rassemblement pacifique, la liberté d’association, la liberté de conscience et la liberté de circulation ».

Selon l’analyse du projet de loi faite par Amnesty International, les “actes de terrorisme” et les autres infractions liées sont mal définis, vagues et ambigus. Ils risquent d’ériger en infraction l’exercice licite de la liberté d’expression, d’association et de rassemblement pacifique.

Par exemple, l’article 6 du projet fait référence à une définition floue d’un acte de terrorisme, en intégrant des notions telles que le fait de pouvoir occasionner « des dommages à l’économie nationale », «l’intimidation d’une population» et la perturbation du «fonctionnement normal des services publics». Amnesty International considère que le caractère imprécis de cette disposition, parmi tant d’autres, va à l’encontre du principe de légalité. Dans le contexte politique d’un pays où les grèves, opérations ville-morte et manifestations de masse sont fréquentes, ces dispositions risquent d’être utilisées contre des manifestants et syndicalistes exerçant leurs droits humains.

Garde à vue prolongée et risques de torture

Selon le projet de loi, une personne arrêtée sous le coup de la loi anti-terrorisme pourrait être en garde à vue pendant 30 jours et extradée vers des pays où elle pourrait être exposée à la peine de mort ou à des actes de torture et autres mauvais traitements.

Ce prolongement de la garde à vue est un véritable motif d’inquiétude compte tenu des cas de torture et autres mauvais traitements documentés par Amnesty International. Par exemple, le 4 mars 2016, un homme a été arrêté et emmené à la brigade anticriminalité de Kipé, un quartier de Conakry, la capitale guinéenne. Les forces de sécurité l’ont suspendu par les mains et les pieds à une barre en bois, et l’ont frappé à coups de crosse et de bâton pendant trois jours. En février 2017, un capitaine de la brigade a été arrêté et inculpé pour ces actes de torture. En février 2019, il a été condamné à six ans de prison. Au moins 10 autres gendarmes et policiers avaient été suspendus à la suite de ces faits, mais aucun n’a été déféré devant un juge.

Restrictions des libertés sans contrôle du juge

Par ailleurs, si la loi était adoptée, elle donnerait aux autorités guinéennes des pouvoirs extraordinaires et autoriserait notamment la fermeture de lieux de culte, l’interception de communication et la restriction de l’accès à certaines zones, en dehors de tout contrôle juridictionnel.

L’article 29 du projet de loi stipule que des autorités locales, comme des préfets et sous-préfets, peuvent instituer des périmètres de protection au sein desquels l’accès et la circulation des personnes sont « réglementés ». Cette décision peut être prise sans l’appréciation préalable d’un juge et sans justification d’un risque précis.

Cette disposition est de nature à porter atteinte au droit à la liberté de circulation et pourrait entraver d’autres droits comme le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit au travail, le droit à la liberté de rassemblement pacifique et le droit à la liberté d’association.

« Ce projet de loi, s’il était adopté, confirmerait la dérive sécuritaire des autorités guinéennes et enverrait un très mauvais signal à l’approche des prochaines élections législatives et présidentielles », a déclaré François Patuel.

« Face à la recrudescence des attaques de groupes armés dans la sous-région, y compris au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Niger, au Nigéria et au Mali, toute mesure que la Guinée pourrait être légitimée à prendre en vue de protéger sa population contre les actes de violence criminelle doit s’inscrire dans un cadre qui garantit la protection de tous les droits humains ».

Complément d’information

Au moins 18 civils sont décédés dans le contexte de manifestations en Guinée l’année dernière et plusieurs douzaines ont été blessées par balle, y compris des enfants. Trois membres des forces de sécurité ont été tués dans ces violences. En octobre 2018, des militaires portant un béret rouge et des armes à feu sont intervenus au cours d’une opération de maintien de l’ordre lors d’une manifestation.

En novembre de la même année, les autorités ont annoncé le déploiement d’unités de l’armée au niveau de plusieurs points sensibles à Conakry, la plupart sur les itinéraires utilisés lors de manifestations. Malgré les demandes d’Amnesty International, les autorités ont refusé de préciser les modalités de ces déploiements, leur durée, les conditions de leur renouvellement et les procédures opérationnelles prévues en cas de manifestation.

Communiqué transmis par le Service de presse du Bureau Afrique de l’Ouest et Centrale d’Amnesty International

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