Conakry : 50 jeunes élèves formées en hygiène intime féminine

25 avril 2019 à 20 08 47 04474

Une cinquantaine de lycéennes et collégiennes du lycée Mahatma Gandhi, situé au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, ont bénéficié d’un lot de coton hygiénique et de savons ce jeudi, 25 avril 2019. Une initiative de l’ONG Women Power avec ses partenaires, qui vise à éduquer les bénéficiaires sur l’hygiène intime féminine, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce geste s’inscrit dans le cadre d’un atelier de formation des jeunes filles, initié par Women Power avec ses partenaires. Un atelier animé par Dr Abdourahmane Diallo, gynécologue-obstétricien à l’hôpital Ignace Deen, maître-assistant à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Dans son exposé, le médecin a expliqué aux jeunes filles les méthodes d’une bonne hygiène intime et comment éviter les infections vaginales.

Dans discours, Fanta Dior Kaba, présidente de l’ONG Women Power, est revenue sur le bien fondé de cette initiative. « On on a décidé de mettre en rapport 150 jeunes filles de trois écoles et un gynécologue pour parler de l’hygiène intime. C’est un sujet qui est assez tabou dans notre pays. Et on voulait briser la glace pour non seulement donner la bonne information aux jeunes filles, mais qu’elles soient aussi confortables à poser des questions », dit-elle.

Par ailleurs, Fanta Dior Kaba est revenue sur les raisons du choix des jeunes filles scolarisées alors qu’il y en a d’autres dans la rue. « Pourquoi on n’est pas parti prendre les filles de la rue? On est juste parti dans un environnement qui est un peu plus confortable pour nous pour un début, parce que c’est juste notre première édition. On a juste choisi les écoles parce que c’est confortable. Moi, je suis logisticienne de base, je travaille dans une université et on a juste décidé d’aller dans les lycées public et privés. Aujourd’hui, c’est le premier lycée, Mahatma Gandhi ; demain vendredi, ce sera le lycée Lambanyi ; et le lendemain, on ira visiter le lycée de Kipé », a expliqué la présidente de l’ONG Women Power.

En outre, Fanta Dior Kaba a émis le souhait que chaque élève ayant participé à cette formation puisse restituer cette formation à leurs amis. « Qu’elles passent les bonnes informations, parce que non seulement, on dit toujours qu’une femme éduquée éduque toute une famille, tout un village. Donc, aujourd’hui, les filles qui ont assisté à cette formation ont non seulement la bonne information qu’elles pourront passer à leurs amis, mais en famille », a laissé entende la présidente.

Pour sa part, Docteur Abdourahmane Diallo a expliqué aux élèves comment faire pour avoir une bonne hygiène vaginale. « Une toilette par jour et après chaque rapport, se laver les mains avant et après la toilette. Si vous avez tendance à avoir des irritations, évitez ce qui peut perturber le milieu vaginal (bains moussants, savons antiseptiques, sels de bains…). Évitez les protège slip, portez de préférence des sous-vêtements en coton. Durant les règles, changez très régulièrement de serviettes ou de protection. Il est indispensable d’employer un préservatif lors de chaque rapport et avec chaque partenaire, pour vous protéger d’une éventuelle infection. Lors des rapports sexuels, vous et votre partenaire devez avoir les mains propres, afin de ne pas vous transmettre des microbes. Après les rapports sexuels, il est recommandé de se laver à l’eau ou avec des produits adaptés. Utilisez les produits adaptés à l’hygiène intime… », a dit le médecin.

Plus loin, Dr Abdourahmane Diallo fait savoir aux élèves que pour éviter les infections vaginales, « il ne faut jamais laver l’intérieur du vagin, ne pas avoir une hygiène très excessive, éviter les savons parfumés et antiseptiques. Après la miction ou les selles, éviter de s’essuyer de derrière en avant pour ne pas transporter les microbes de l’anus vers le vagin… »

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Maltraitance des guinéennes au Koweït : la réaction du Gouvernement

25 avril 2019 à 20 08 27 04274

Dans le compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 25 avril 2019, on apprend que le président de la République a invité le Ministre des Affaires Etrangères à suivre de très près le dossier portant sur la maltraince des guinéennes au KoweIt, à travers le personnel diplomatique de l’ambassade de Guinée et à envisager, le cas échéant, les mesures nécessaires pour le rapatriement volontaire des personnes affectées…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du compte rendu du conseil des ministres :

Conakry, le 25 Avril 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 25 avril 2019, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 23 AVRIL 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a reconfirmé ses instructions relatives à la promotion des femmes dans les nominations des cadres au niveau des cabinets ministériels, conformément au programme de féminisation et de rajeunissement de l’administration publique guinéenne.

Le Chef de l’Etat a exprimé sa préoccupation par rapport aux actes de maltraitance rapportés par la presse au sujet de citoyennes guinéennes expatriées au Koweït. Il a invité le Ministre des Affaires Etrangères à suivre de très près ce dossier à travers le personnel diplomatique de l’ambassade de Guinée et à envisager, le cas échéant, les mesures nécessaires pour le rapatriement volontaire des personnes affectées. Dans le même cadre Monsieur le Président de la République a instruit les services concernés à initier les investigations nécessaires en vue d’identifier et de démanteler les filières clandestines alimentant cette émigration illégale

Le Chef de l’Etat a demandé que la mission des brigades urbaines motorisées nouvellement créées soit facilitée afin de leur permettre d’effectuer un contrôle strict et régulier de l’occupation des domaines publics et autres espaces réservés

Le Président de la République a évoqué les dispositions légales qui s’appliquent aux personnes faisant l’objet de déguerpissement pour cause d’utilité publique ou pour occupation anarchique de domaines publics. Il a rappelé que seules les personnes titulaires de titres fonciers dument authentifiés ont droit à une indemnisation de la part de l’Etat

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement à encourager et à promouvoir la création de Groupement d’Intérêt Economique (GIE) par les jeunes afin de leur ouvrir l’accès aux financements innovants qui leur sont dédiés, notamment dans l’acquisition de barques de pèche et de boulangeries containerisés et autres biens d’équipements.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 23 avril 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Hydrocarbures qui a soumis pour examen le projet de Décret portant création du Fonds d’Appui à la promotion du Gaz Butane en République de Guinée.

Le Ministre a indiqué que l’objectif est de promouvoir la consommation du gaz butane en Guinée afin de préserver le couvert végétal fortement entamé par les coupes abusives de bois pour la satisfaction des besoins énergétiques nationaux.

Il a précisé que ce projet de Décret est conforme aux dispositions de la loi portant Gouvernance Financière des Sociétés et Etablissements Publics en République de Guinée.

Le Fonds d’appui à la promotion du gaz butane aura pour mission essentielle :

La mise en œuvre de la stratégie nationale de vulgarisation du gaz butane
La compensation des différentiels de prix qui résulteraient entre les couts réels de production et les prix promotionnels homologués
L’Incitation à la consommation de gaz butane par la mise en œuvre de stratégies de commercialisation et de distribution en facilitant l’accès pour les consommateurs
Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté le projet de Décret portant création du Fonds d’Appui à la promotion du Gaz Butane en République de Guinée.

Le Ministre de l’Information et de la Communication qui a fait une communication relative à la célébration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse.

Il a rappelé que depuis 1993, l’Assemblée générale des Nations Unies a consacré le 03 mai de chaque année à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette occasion est mise à profit pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, évaluer la liberté de la presse à travers le monde, défendre l’indépendance des médias et rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession.

Le thème de cette année est : « Le rôle des médias dans les élections et la démocratie ». Ce thème aborde les défis actuels auxquels nos médias sont confrontés lors des élections, ainsi que leur capacité à soutenir les processus de paix et de réconciliation.

Il a indiqué que le Ministère de l’Information et de la Communication organisera une série des tables rondes et des séances de formation destinées à :

Vulgariser les lois sur la presse et la cybercriminalité ;
Informer sur les progrès réalisés en matière de liberté de la presse ;
Inviter les journalistes à respecter l’éthique et la déontologie de la profession ;
Réduire les dérapages dans l’exercice du métier de journaliste ;
Assurer une meilleure sécurité des journalistes en Guinée ;
Inciter les journalistes à adopter des attitudes responsables et citoyennes, particulièrement en temps d’élection.

Au terme des débats, le Conseil a soutenu cette initiative.

Le Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime qui a présenté deux communications :

La première relative à l’organisation de l’Atelier en faveur des femmes de la pêche artisanale de l’Afrique et de l’Océan Indien, du 1er au 04 mai 2019 à Conakry ;

Il a informé que la Confédération Africaine des Organisations de Pêche Artisanale (CAOPA) s’est engagée à promouvoir les femmes dont les activités sont basées sur les opérations post-capture, transformation et commercialisation des produits de pêche frais ou transformés.

C’est dans ce cadre que la CAOPA en collaboration avec le Ministère en charge des Pêches organise à Conakry, cet atelier en faveur des femmes de la pêche artisanale de 30 pays d’Afrique et de l’Océan Indien.

Le thème retenu est « Des conditions de travail décentes dans le secteur de la transformation artisanale des produits de la pêche, enjeux et défis à relever ».

Le Ministre a précisé que les objectifs visés par l’atelier sont entre autres :

Améliorer les conditions de travail, de revenus et de vie des femmes des communautés de pêche artisanale ;
Augmenter la qualité des produits commercialisés par les femmes et leur part de contribution à la sécurité alimentaire.

Il a informé que le rendez-vous des femmes de la pêche artisanale, prévu le 04 mai 2019, à 10 heures, à CAMBEACH est placé sous la haute autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé l’organisation de l’Atelier en faveur des femmes de la pêche artisanale de l’Afrique et de l’Océan Indien, du 1er au 04 mai 2019 à Conakry.

La seconde communication est relative à la Mission d’Audit de l’Office Alimentaire et Vétérinaire de la Commission de l’Union Européenne, prévue du 13 au 17 mai 2019.
Il a indiqué que l’objectif de la mission est de vérifier la conformité du cadre règlementaire national aux normes de l’Union Européenne et la capacité de l’Office National de contrôle Sanitaire des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture (ONSPA), en sa qualité d’Autorité compétente, à faire appliquer lesdites normes sur toute la chaîne de valeur de la production, au transport en passant par la conservation et le traitement desdits produits, dans le but de préserver la santé du consommateur européen.

Si cette mission s’avère concluante, elle permettra de lever l’interdiction qui frappe les produits halieutiques guinéens ouvrant la voie à leur retour sur le marché européen.

Le Ministre a informé sur les actions urgentes à réaliser afin d’accroître les chances d’une conclusion positive de cet audit.

Au terme de l’exposé, le conseil a recommandé la tenue de la mission d’audit de l’Office Alimentaire et Vétérinaire de Commission de l’UE.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale qui a présenté une communication portant sur la Stratégie Nationale de Prévention des Conflits et de Renforcement de la Citoyenneté.

Il a affirmé que la stratégie nationale de prévention des conflits et de renforcement de la citoyenneté de par son caractère transversal, définit un cadre global d’intervention dans la perspective d’une Guinée apaisée ambitionnée par le Chef de l’Etat.

Le Ministre a indiqué que cette stratégie est formulée suivant trois grands axes d’intervention :

Le premier axe stratégique porte sur la promotion d’une gouvernance ouverte, participative et un dialogue politique permanent ;

Le deuxième axe porte sur le renforcement de la paix et d’une citoyenneté respectueuse des diversités dans un contexte d’intégration régionale ;

Le dernier axe cible l’amélioration du cadre juridique et réglementaire à travers la mise en adéquation des Lois, règlements et réformes en cours.

Il a soutenu que l’adoption de cette importante stratégie permettra de doter le pays d’une architecture nationale de paix coordonnant toutes les infrastructures sociales de paix et mettant fin à l’absence de cohésion des intervenants traditionnels et modernes. L’architecture comprendra la structure nationale de paix et le mécanisme national d’alerte précoce institué dans le but d’assurer la collecte d’informations pour anticiper sur les éventuelles crises de toute nature.

Le Ministre a informé que la mise en œuvre sera assurée par un cadre de coordination, de gestion et de suivi/évaluation sur la base d’un plan d’action triennal.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la mise en place de la Stratégie Nationale de Prévention des Conflits et de Renforcement de la Citoyenneté.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etrangers qui a fait une communication sur les préparatifs de la Conférence Diplomatique :

Il a rappelé que la Conférence est prévue du 29 Avril au 03 Mai 2019, autour du thème « La Diplomatie au service de l’émergence de la Guinée ».

Le Ministre a fait un rapport d’étape succinct sur les démarches entreprises et réalisées, et celles en cours de finalisation avant la Conférence. Dans ce cadre, une lettre d’information a été envoyée à l’ensemble des Chefs des Représentations diplomatiques et consulaires, leur communiquant la note conceptuelle de la Conférence, et les invitant à prendre les dispositions nécessaires pour rejoindre Conakry, avant le 25 Avril 2019, en vue de prendre part à la pré-conférence.

Il a rappelé qu’une lettre leur avait été préalablement adressée en vue de recueillir leurs contributions préliminaires sur les opportunités de coopération et les guichets de financement existant dans leurs pays d’accréditation.

Le Ministre a indiqué que l’objectif visé par cette rencontre est de susciter des échanges fructueux entre les Ministres et Ambassadeurs, en vue d’identifier et définir des objectifs précis dans le cadre des efforts visant à réorienter la diplomatie guinéenne vers les objectifs de développement.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la tenue de la conférence diplomatique du 29 avril au 3 mai 2019, à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

La Ministre du Plan et du Développement Economique a fait le compte rendu de la mission de la délégation guinéenne aux Assemblées Annuelles du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale, à Washington (USA).

Elle a informé que la mission a enregistré les principaux résultats suivants:

L’octroi a la Guinée dès 2019, d’un appui budgétaire de la Banque Mondiale de 100 millions de dollars au lieu de 40 millions de dollars initialement promis, dans le cadre de sa politique de développement.
La signature de l’accord de financement du projet de gouvernance locales pour 40 millions US$ avec l’Association Internationale pour le Développement (IDA).
La signature de l’accord de financement IDA de 10 millions US $ en faveur des Centres d’excellence Africaine pour l’Enseignement Superieur.
La signature de l’accord de cofinancement du projet pour l’Agriculture familiale, Résilience et Marché en Haute et Moyenne Guinée (AgriFARM) avec le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID) pour 25 millions US $.
L’engagement de la Banque Mondiale de financer le projet BIRD-Enclave sur les ressources IDA à hauteur d’environ 200 millions de dollars.

Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a informé le Conseil que pour la première fois, un candidat guinéen a remporté le 1er prix du concours international de mémorisation du Saint Coran au Koweït.

Adama Sanoh, l’heureux récipiendaire, est âgé de 12 ans. A cette occasion, le SGAR envisage d’organiser une grande rencontre au Centre Islamique de Donka sous le patronage du Gouvernement, pour célébrer cette consécration.

Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a par ailleurs informé du lancement officiel des inscriptions au compte du Hadj 2019. La période d’inscription s’étend du 17 Avril au 24 Juin 2019, soit 2 mois et 6 jours.

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Nomination à la CENI : la part du lion au RPG-AEC d’Alpha Condé

25 avril 2019 à 20 08 17 04174

Nommé par décret du chef de l’Etat, le 14 janvier dernier, les 17 membres de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) ont connu des fortunes diverses ! D’abord, le 21 janvier, peu après leur prestation de serment, les commissaires ont élu les membres de leur bureau. A ce vote qui plutôt ressemblé à une simple officialisation d’une équipe consensuelle, c’est l’ancien président qui est redevenu nouveau !

Elu à l’unanimité des 17 commissaires (issus de tous les bords politiques), Me Amadou Salifou Kébé a alors participé à l’élection des autres membres du bureau : Bakary Mansaré du RPG-AEC (vice-président issu de la mouvance présidentielle), Bano Sow de l’UFDG (vice-président issu de l’opposition), Séraphine Kondiano du RPG-AEC (Questeur) et Youssouf Léno du PEDN (Rapporteur).

Puis, il a été laissé au président de la CENI, conformément à la loi, le soin de nommer les directeurs des Départements et leurs adjoints. C’est ce qui est désormais chose faite !

Seulement, au lieu de suivre l’équilibre institué par la configuration même de la CENI, le patron de l’institution électorale a offert la part du lion au parti présidentiel. Désormais, à part les postes de vice-président et de questeur, le parti du président Alpha Condé dirige trois Départements. Autrement écrit, tous les cinq représentants du RPG arc-en-ciel ont occupé les meilleures places possibles : deux membres du bureau (vice-président et questeur) et les trois restants ont été choisis pour devenir des Directeurs de Département !

Pour leur part, avec 4 commissaires, l’UFDG n’a eu qu’un membre du bureau et un Directeur de département ; les deux autres ont été nommés adjoints. Ayant deux commissaires, l’UFR a eu un Directeur de Département et un Adjoint. A noter que le septième de l’opposition (représentant du PEDN) est membre du bureau avec le poste de Rapporteur.

Enfin, les deux représentants de la mouvance qui complète la liste à sept (avec le 5 du RPG-AEC) ont également été relégués à un second rôle (adjoints). Comme pour dire que venir du parti présidentiel peut être interprété comme étant le meilleur profil sous la gouvernance du professeur Alpha Condé, même quand on se dit membre d’une institution INDÉPENDANTE.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des commissaires nommés par Monsieur le président de la CENI, Me Amadou Salifou Kébé :

Pour mémoire, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des 17 nouveaux commissaires de la CENI :

1)- Me Salif Kébé (société civile)
2)- M. Kabinet Cissé (société sociale)
3)- Mme Djénabou Touré (Administration du territoire et de la décentralisation)
4)- M. Bakary Mansaré (Rpg Arc-en-ciel)
5)- M. Ousmane King Bangoura (Rpg Arc-en-ciel)
6)- M. Aly Bocar Samoura (Rpg Arc-en-ciel)
7)- Madame Sérafine Koundiano (Rpg Arc-en-ciel)
8)- M. Sory Sidibé (Rpg Arc-en-ciel)
9)- M. Boubacar Biro Barry (UPR)
10)- M. Daouda David Camara (NGR)
11)- M. Mamadou Bano Sow (UFDG)
12)- Madame Djanka Hélène Sylla (UFDG)
13)- M. Ibrahima Djogo Baldé (UFDG)
14)- M. Mamadou Safa Tounkara (UFDG)
15)- Mme Kandé Saran épouse Samoura (UFR)
16)- M. Makanéra Alhassane Kaké (UFR)
17)- M. Youssouf Léno (PEDN)

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Les écoles SOS menacées de fermeture ? Les explications de Casimir Diaora du MENA

25 avril 2019 à 17 05 54 04544
Casimir Diaora

Ces derniers jours, des informations font état d’une fermeture prochaine des écoles SOS Village de Guinée. Cette nouvelle inquiète les responsables et enseignants de ces écoles, où étudient des enfants orphelins et déshérités. Mais, le secrétaire général du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, interrogé par Guineematin.com, a apporté des précisions sur cette situation.

Selon Casimir Diaora, il n’est pas question d’une fermeture proprement dite de ces écoles. « Il ne s’agit pas de fermer les écoles et il faut éviter qu’elles soient fermées. C’est plutôt le partenaire suisse qui finance les écoles SOS qui a décidé de se retirer. En attendant, l’Etat guinéen s’engage pour la pérennisation de ces écoles », a-t-il expliqué.

Il souligne que la première école qui est concernée par cette situation est celle de Kankan. Mais, précise-t-il, elle ne sera pas la seule. « Après SOS Village Kankan, notre partenaire nous a fait part aussi de celle de N’zérékoré, en Guinée forestière. Mais, ils disent vouloir commencer par Kankan où ils vont se retirer dès l’ouverture prochaine. Ensuite, ça sera l’école SOS village N’zérékoré et ainsi de suite », a-t-il confié.

Revenant sur les inquiétudes soulevées par certains enseignants de ces écoles qui craignent notamment de perdre leur emploi, Casimir Diaora s’est montré plutôt rassurant. « Déjà, étant informé, le ministère est en train de prendre les dispositions nécessaires pour garantir certains emplois. Evidemment, on ne prendra que ceux qui sont aptes, c’est-à-dire ceux qui sont sortis des institutions d’enseignement et pas plus. Nous verrons comment garder ceux-là tout en préservant les salaires », a promis le numéro 2 du MENA.

Il annonce d’ailleurs le déploiement très prochain d’une mission du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation à Kankan pour mieux évaluer la situation sur le terrain.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : des élèves à l’école de la prévention et de la résolution des conflits

25 avril 2019 à 17 05 48 04484

La promotion du dialogue, du débat contradictoire et de la cohabitation pacifique et fraternelle sont au centre des préoccupations de nombreux guinéens au moment où notre pays en a réellement besoin. C’est dans cette dynamique que l’ONG Protégeons les Droits Humains (PDH) a procédé ce jeudi, 25 avril 2019, au lancement de la 2ème phase du projet « Asseyons-nous et discutons ».

C’est le complexe scolaire privé Oumou Diaby, situé au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, qui a servi de cadre à cette cérémonie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette deuxième étape du projet « Asseyons-nous et discutons » consiste à faire des tournées dans les établissements scolaires du pays en faisant la promotion du dialogue, la prévention et la gestion des conflits. Une initiative de l’ONG Protégeons les Droits Humains, financée par OSIWA, qui vise à promouvoir le dialogue et la concertation et le vivre ensemble en Guinée.

Ibrahima Diallo

Selon Ibrahima Diallo, président de l’ONG PDH, « cette activité consiste à faire la promotion du débat contradictoire, surtout l’apprentissage de la démocratie en milieu scolaire, parce que le milieu scolaire est l’exemple typique du vivre ensemble. A l’école, vous avez toutes les ethnies qui sont présentes. Si vous apprenez aux enfants à vivre ensemble, à accepter l’idée de l’autre, à s’habituer au débat contradictoire, ce sont ces enfants là qui vont grandir demain, et dans les foyers, il va s’en dire qu’il n’y aura pas de conflits inter ethniques, inter politiques. C’est ce qui justifie cette initiative de l’ONG et nous allons continuer à mener cette campagne de promotion du débat dans les différentes écoles de Conakry ».

Très touché par le choix de son école pour abriter cette cérémonie, Youssouf Sangaré, le DG du complexe scolaire Oumou Diaby a dit tout le bien qu’il pense de cette initiative. « Je remercie l’ONG pour avoir choisi notre école. Ce projet est un projet très noble pour le contexte actuel de la Guinée. C’est pourquoi nous sommes très fiers de les accompagner. La violence en milieu scolaire, c’est une réalité et nous nous battrons aux côtés de PDH pour que la violence, la discrimination en milieu scolaire cesse. Aujourd’hui, il faut s’intéresser à la jeunesse parce que, qui dit avenir de demain, parle de la jeunesse d’aujourd’hui. Donc, on est entrain de se battre et on va lancer ce message à l’endroit de tous les élèves pour que la coexistence pacifique soit leur créneau de tous les jours », a lancé monsieur Sangaré.

Pour sa part, Aissata Sylla, la nouvelle présidente des élèves de l’école Oumou Diaby, a promis de tout mettre en œuvre pour mériter la confiance placé en eux. « Je suis contente de l’ONG d’avoir choisi notre école et nous ferons en sorte que le projet pour lequel vous avez placé votre confiance en nous soit réalisé avec grand enthousiasme », a dit cette élève en classe de 11ème année Sciences Sociales.

La cérémonie a été clôturée par un sketch joué par les élèves et qui dénonce l’ethnocentrisme.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Energie : le ministre Cheick Taliby Sylla Circonscrit la grève en gestation à EDG par un compromis idoine

25 avril 2019 à 17 05 18 04184

Le Ministre de l’énergie, Docteur Cheick Taliby Sylla et ses principaux collaborateurs ont rencontré cette semaine le collège syndical de l’Electricité De Guinée (EDG) pour échanger sur les différents points de revendications, émis dans un préavis de grève adressé à l’Administration générale de l’EDG, ce, pour trouver une solution adéquate aux problèmes inhérents au fonctionnement de cette compagnie d’électricité.

Le collège Syndical composé de l’USTG, CNTG, et le SIFOG, a évoqué avec véhémence le dysfonctionnement de l’administration centrale d’EDG et l’ostracisme sournois dont sont victimes les cadres guinéens.

Face à la concordance des propos des uns et des autres, avec un tact et une diplomatie de proximité sociales, Docteur Cheich Taliby Sylla examinera séance tenante tous les points inscrits dans le préavis de grève. Sans langue de bois, il invitera ses frères syndicalistes à la retenue car, pour lui EDG est un « patrimoine national » tout mouvement notoire à caractère revendicative aura des répercussions sociales néfastes sur les populations guinéennes. C’est à ce titre qu’il dira en substance que :

«Je soutiens mon pays. Évitez d’aller à l’extrême (…) avec des objectifs précis, nous allons changer EDG », dira –t-il avec une conviction assumée.

Sensible aux propos du Ministre, les syndicalistes à l’unanimité, s’exclameront dans un élan solidaire pour féliciter le Ministre Cheick Taliby Sylla en ces termes : « Monsieur le Ministre, vous gagnez la paix »

C’est sur ces notes qu’un compromis a été trouvé pour repousser la date de mise en application du préavis de grève.

Face à ce succès et à la compréhension mutuelle Docteur Shieck Taliby Sylla s’en félicitera en donnant les grandes lignes de ce compromis idoine :

« nous avons constaté pendant ce débat, qu’il y a d’énormes disfonctionnements qui existent au niveau d’EDG. Nous avons pris l’engagement d’aider EDG pour résoudre ce conflit qui est entrain de se développer au sein de cette entreprise. Nous avons adjoint au comité qui a été créé pour la négociation à EDG, le Chef de Cabinet du ministère pour faire la facilitation dans les négociations. Nous avons ensemble avec les syndicalistes, prorogé le délai de négociation jusqu’au 6 Mai et nous avons grand espoir que d’ici cette date, il y aura des accords consistants qui permettront aux travailleurs d’EDG d’améliorer davantage leur condition de travail.

Pour sa part, le secrétaire général du collège syndical des travailleurs d’EDG, s’est dit satisfait de leur rencontre avec le ministre et il a grand espoir que leur revendication sera prise en compte pour le bien de tous.

La Cellule de Communication du Département

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Bataille contre un 3ème mandat en Guinée : un nouveau mouvement dénommé CODHONM lancé à Conakry

25 avril 2019 à 16 04 59 04594

Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (CODHONM), c’est le nom d’un nouveau mouvement anti-troisième mandat qui vient de naître en Guinée. La structure a été lancée officiellement ce jeudi, 25 avril 2019, à Conakry. Elle vise à empêcher le président Alpha Condé de s’offrir un troisième mandat, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Vraisemblablement, les promoteurs d’une nouvelle Constitution en Guinée et par ricochet d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé auront bien du mal à faire passer leur projet. Car, depuis quelques semaines, on assiste à une prolifération de mouvements créés pour empêcher l’aboutissement de ce projet. C’est dans ce cadre que plusieurs défenseurs des droits humains ont lancé, ce jeudi, le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (CODHONM).

Réunis au siège de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD), ces activistes des droits de l’Homme ont publié une déclaration, lue par maître Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG « Les Mêmes Droits pour Tous » (MDT). « Voilà que depuis un certain temps, par tous canaux de communication, des individus malintentionnés remettent à l’ordre du jour la rédaction d’une nouvelle constitution au prétexte que celle en vigueur ne serait pas l’émanation du peuple et aurait été adoptée par un organe non élu notamment le Conseil National de Transition.

Une aberration, pour qui sait que c’est cette constitution qui a permis l’élection en 2010 et 2015 de l’actuel président de la République et a institué l’Assemblée Nationale dont le mandat a déjà expiré. Faut-il, dans ces conditions, considérer que les deux mandats du président de la République sont illégitimes et qu’il aurait dirigé le pays en toute illégalité ? Prenant en compte ce raisonnement tendancieux, n’était-il pas plus sage pour lui de renoncer à ses fonctions en dénonçant les conditions d’adoption de la Constitution qui régissait en ce temps les Guinéens ? Pourquoi avoir usé d’un texte illégitime pour jouir d’une fonction et s’improviser légaliste pour le contester ? », S’interrogent les défenseurs des droits humains.

Ils rappellent que dans des grandes démocraties comme les Etats-Unis et la France, des assemblées constituantes issues d’une situation de normalisation ont adopté des Lois Fondamentales pour rétablir un ordre constitutionnel normal, sans que cela ne remettent en doute la légitimité des élus issus des scrutins régis par ces textes. Pour eux, il est clair que ce projet de modification constitutionnelle vise uniquement à offrir un nouveau mandat à l’actuel président de la République.

« Au terme du deuxième et dernier mandat de l’actuel président de la République, toute adoption d’une nouvelle constitution relève de l’imposture et n’aurait pour seul dessein que de remettre les compteurs à zéro afin de lui permettre une fois de plus de briguer deux autres mandats. Le fait de maintenir le verrou de la limitation du nombre de mandats, prévu par les dispositions combinées des articles 27 et 154 de la Constitution n’y changerait rien. Au vu de tout ce que la Guinée a traversé comme crises politiques depuis son accession à l’indépendance, les guinéens ne doivent pas être des dupes.

Ils ont l’obligation de défendre une démocratie acquise dans la douleur et le sang. Les plaies ouvertes par les différentes crises sociopolitiques notamment les évènements de janvier-février 2007 et ceux du 28 septembre 2009 ne sont pas encore cicatrisées, et les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. Se projeter dans une nouvelle crise politique à travers une tentative de remise en question de la Constitution en vigueur, n’est que pure provocation et farouche volonté de rééditer les crises passées », ont-ils laissé entendre.

C’est pourquoi, ces défenseurs des droits de l’Homme demandent « aux sirènes révisionnistes d’arrêter leurs agissements dangereux et illégaux, au peuple de Guinée de se mobiliser pour barrer la route à tous ces profiteurs qui veulent replonger le pays dans une confrontation inutile pouvant servir de prétexte à la remise en question de l’ordre constitutionnel, aux forces vives de la nation et aux amis de la Guinée pour que chacun en ce qui le concerne use de son influence pour empêcher le triomphe de la médiocrité et du clientélisme qui se cachent derrière cette tentative de révision constitutionnelle, aux citoyens épris de paix et de justice de considérer que la Guinée n’est pas un gâteau que devrait se partager des prédateurs sans foi ni loi qui ne sont animés que par leur boulimie du gain facile ;

A la communauté internationale et particulièrement à la CEDEAO et à l’Union africaine pour que tous les investissements qu’ils ont consentis pour le triomphe de la démocratie en Guinée ne soient pas vains parce tout simplement une oligarchie veut maintenir un pouvoir acquis à la cause de ses réseaux mafieux, au président de la République qui a juré par deux fois sur cette constitution contestée aujourd’hui et qui a promis d’être le Mandela de la Guinée, de ne pas succomber aux sirènes révisionnistes comme lui demandait un éminent magistrat de ce pays ».

A noter que les organisations membres du CODHONM sont : les Mêmes Droits pour Tous (MDT), la Démocratie Sans Violence-Baïonnette Intelligente (DSV-BI), l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), l’Association des Victimes Parents et Amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), les Avocats Sans Frontières (ASF), l’Alliance des Médias pour les Droits de l’Homme (AMDH), la Coordination des Organisation de Défense des Droits de l’Homme (CODHH), la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI), l’Association des Victimes du Camp Boiro ( AVCB), le Centre Guinéen pour la Promotion des Droits de l’Homme (CPDH), le Consortium des Association de Jeunes pour la Défense des Victimes de Violences en Guinée (COJEDV-Guinée), la Fondation Internationale Thierno et Mariam (FITIMA) et l’Association des Victimes de Répression (AVR).

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Lutte anti-3ème mandat en Guinée : une centaine de femmes adhèrent au FNDC

25 avril 2019 à 15 03 57 04574
Madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, porte-parole de ces femmes

Comme annoncé précédemment, de nombreuses femmes ont adhéré, ce jeudi 25 avril 2019, au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Venues de plusieurs partis politiques et d’organisations de la société civile, elles ont rejoint ce mouvement, créé pour empêcher une modification de l’actuelle Constitution qui devrait vise à permettre au président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elles sont une centaine de femmes, membres de partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civile à avoir adhéré au Front National pour la Défense de la Constitution .Vêtues de T-Shirts de couleur rouge sur lesquels étaient écrits des slogans hostiles à une nouvelle Constitution et à un troisième mandat, elles se sont rendu au siège du FNDC pour officialiser leur adhésion au mouvement.

Dans une déclaration qu’elles ont rendue publique à cette occasion, ces dames ont annoncé leur farouche opposition à toute idée de nouvelle Constitution ou de troisième mandat. « Vu les articles 27 et 154 de la constitution qui stipulent respectivement que : le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutif ou non.

La forme républicaine de l’Etat ; le principe de la laïcité et le principe de l’unicité de l’Etat ; le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ;

Nous femmes du front pour la défense de la constitution, exigeons le respect inconditionnel de ces dispositions de notre loi suprême. Le citoyen guinéen qui a prêté serment devant le peuple, et a juré de respecter et de faire respecter notre constitution est bel et bien le président de la République, monsieur Alpha Condé. Par conséquent, il aurait dû être aujourd’hui, membre du FNDC dont le seul objectif est la défense de la constitution », a indiqué madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, porte-parole de ces femmes.

Ces opposantes à un troisième mandat invitent donc le président Alpha Condé à ne pas succomber aux sirènes révisionnistes. « Nous considérons tout citoyen guinéen, qui qu’il soit, ne respectant pas ces deux dispositions de la constitution, comme étant purement et simplement un putschiste dont l’acte sera considéré comme un coup d’Etat civil. C’est pourquoi nous femmes du front nous n’accepterons pas le tripatouillage de la constitution. Nous invitons toutes les femmes de Guinée éprises de paix et de justice à se joindre à nous pour barrer la route à toute forme de violation de la constitution », ont-elles lancé.

A noter que ces femmes viennent des partis politiques comme l’UFDG, le PEDN, le PADES, l’UDG… et des organisations de la société civile dont : la Cellule Balai Citoyen de Guinée, la PCUD, PDH (Protégeons les Droits Humains), Stop mal gouvernance, etc.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : la fondatrice de l’Université René Levesque jugée pour non payement de loyer

25 avril 2019 à 15 03 47 04474

La fondatrice de l’Université privée René Levesque est poursuivie devant la justice par la propriétaire de l’immeuble abritant cette institution d’enseignement supérieur. La plaignante, Hadja Mariama Baldé, accuse la prévenue, madame Salimatou Diallo, de n’avoir pas payé les frais de location de l’immeuble d’une valeur de 330 millions de francs guinéens. Même si Dame Salimatou a rejeté ces accusations, le procureur a requis un an d’emprisonnement et le payement de ce montant contre elle, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est en juin 2007 que madame Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université René Levesque, a signé avec Hadja Mariama Baldé, un contrat de location d’un bâtiment appartenant à cette dernière. L’immeuble, situé à Hamdallaye, abrite depuis, l’Université René Levesque. Plus de 10 ans plus tard, la propriétaire de l’immeuble a porté plainte contre sa locataire pour non payement des frais de loyer d’une valeur de 330 millions de francs guinéens.

Devant le tribunal correctionnel de Dixinn, la prévenue a nié les faits qui lui sont reprochés assurant que c’est plutôt la propriétaire de l’immeuble qui lui doit de l’argent. Après les débats, le dossier a été requis et plaidé hier, mercredi 24 avril 2019.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a estimé que la prévenue est de mauvaise foi. « Dame Salimatou Diallo a dit que c’est Hadja Mariama Baldé qui lui devait un milliard de franc guinéen. Ensuite, elle dit qu’elle n’a pas pu payer le montant qu’elle doit à Hadja Mariama Baldé parce que l’Etat a cessé d’orienter les étudiants dans les établissements privés. Il y a eu la mauvaise foi de la part de madame Salimatou Diallo », a-t-il dit.

C’est pourquoi, le procureur demandé au tribunal de retenir la fondatrice de l’Université René Levesque dans les liens de la culpabilité en la condamnant à un an d’emprisonnement ferme, au payement intégral de la somme de 330 millions de francs guinéens, et en décernant un mandat de dépôt à l’audience contre elle.

Abondant dans le même sens que le procureur, l’avocat de la partie civile a réclamé la condamnation de la prévenue au payement du montant dû à la plaignante et au payement d’une somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

« La prévenue n’a pas payé de façon régulière et à temps le loyer de l’immeuble. Elle a causé d’énormes préjudices à l’égard de la partie civile. C’est pourquoi, nous sollicitons le payement intégral du montant principal de 330 millions de francs guinéens et 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts. Car elle n’a pas nié avoir occupé les locaux pendant plusieurs années », a plaidé maître Mohamed Diop.

De son côté, maître Alsény Aïssata Diallo, avocat de la défense, a estimé que ce dossier est une affaire civile qui ne devait pas être traitée par un tribunal correctionnel. Pour lui, c’est plutôt sa cliente qui est victime dans cette affaire. « Cette affaire ne devrait pas être examinée par un tribunal répressif. Il n’y a que des réclamations de loyers dans cette affaire. Et, c’est la plaignante qui doit de l’argent à la prévenue.

Elle a dépensé de l’argent dans cet immeuble plus que ce qu’elle devait à Hadja Mariama Baldé. C’est cette dernière qui est devenue débitrice. Elle a donné plus que ce qu’elle devait donner. Elle a investi toute sa fortune dans cette école pendant 10 ans 9 mois. L’école était R+1, elle a financé son propre argent jusqu’à R+5. C’est ainsi que Hadja est venue lui réclamer la clef de l’école en lui demandant de sortir », a expliqué l’avocat de la défense.

Maître Alsény Aïssata a demandé donc la condamnation de la plaignante, Hadja Mariama Baldé, au payement d’un montant de 2 milliards de francs guinéens pour les dommages qu’elle a causés à la fondatrice de l’Université René Levesque.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a renvoyé l’affaire au 08 mai prochain pour rendre sa décision.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Les femmes de l’opposition menacent : « nous allons nous mettre dans la rue »

25 avril 2019 à 15 03 37 04374

Alors que les promoteurs d’une nouvelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat se font de plus en plus entendre, les opposants à ce projet se mobilisent aussi pour barrer la route à ce projet. C’est le cas des femmes de l’opposition, réunies au sein d’une même structure.

Après avoir adhéré au Front National de Défense de la Constitution (FNDC), les opposantes annoncent la reprise prochaine de leurs manifestations de rue contre le projet de modification constitutionnelle envisagé par le pouvoir.

C’est leur présidente, madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, qui l’a annoncé devant des médias dont Guineematin.com, ce jeudi 25 avril 2019, à Conakry. « Les actions que nous envisageons, c’est d’abord des meetings, des sensibilisations et des marches. On vous informe ici que nous allons reprendre les marches. Parce que vous avez vu, pendant que le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATAD) a fait un arrêté pour interdire toute manifestation, tous les jours, c’est la mouvance qui fait des manifestations.

Nous considérons donc que cette interdiction est levée. Et nous aussi, nous allons nous mettre dans la rue parce que c’est un droit constitutionnel de nous exprimer, c’est un droit constitutionnel de faire savoir notre position en faisant des manifestations, en faisant des marches. Il faut que ça commence à se respecter dans ce pays », a déclaré la vice-présidente des femmes de l’UFDG.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Labé : lancement du projet de lutte contre la déforestation et les érosions par la protection des têtes de source

25 avril 2019 à 15 03 25 04254

La salle des conférences du Gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé a abrité ce jeudi, 25 avril 2019, l’atelier de lancement du projet « encadrement de la mise en œuvre communautaire des actions de lutte contre la déforestation et l’érosion des sols dans les préfectures de Mamou, Dalaba, Labé, Tougué, Dabola et Siguiri en République de Guinée », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Organisée par l’Association des Volontaires pour la Gestion des Ressources Naturelles (AVGRN) en partenariat avec l’Union Guinéenne des Volontaires du Développement (UGVD) sur financement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), cette rencontre a mobilisé les maires, les chefs des cantonnements forestiers des communes rurales concernées, les conservateurs de la nature de la zone de couverture du projet, les directeurs des microréalisations, les directeurs préfectoraux et régionaux de l’environnement et les chefs des sections préfectorales du Génie Rural.

Dans son intervention de circonstance, le chef de mission de consultation du projet, Mamadou Kobéra Diallo a précisé que les études diagnostiques sur la déforestation et l’érosion des sols dans le haut bassin du fleuve Sénégal réalisées par l’OMVS en 2017, ont donné des rapports contenant des informations détaillées sur les bénéficiaires et les actions à mener avec un plan d’action.

« Pour l’exécution du plan d’action sur le court terme issu de ces études, l’approche mise en œuvre communautaire a été privilégiée surtout pour les sites prioritaires avec l’accompagnement des ONG. C’est dans ce cadre que l’OMVS a procédé par appel d’offre, à la sélection du groupement d’ONG AVGRN/UGVD qui ont toutes leurs sièges à Labé » a-t-il expliqué.

Au terme de 45 jours d’activités de consultations communautaires et d’expertises de terrain dans les sites ciblés par ce projet, le groupement d’ONG AVGRN/UGVD dénommé Consultant a obtenu des résultats attendus.

« Les têtes de sources et berges ciblées par le projet sont identifiées ; les actions à mener sont identifiées et quantifiées ; la situation foncière (appartenances, problèmes, activités en cours dans les sites, etc…) a été clarifiée ; les actions à réaliser dans les villages riverains par fois comme mesures d’accompagnement ont été identifiées ; les coûts des actions sont évalués et les budgets élaborés et enfin un plan d’action pour la mise en œuvre de ce projet est établi » a ajouté le chef de mission de consultation.

Les participants à cet ateliers de lancement du projet se sont réunis pour amender et valider ces résultats afin qu’ils soient transmis à l’OMVS.

L’initiative est partie du constat de l’OMVS selon lequel on assiste à une dégradation croissante des ressources de ce bassin en général et en particulier celles du haut bassin. Dégradation due aux effets combinés des actions anthropiques et des aléas climatiques se manifeste sous diverses formes dont une forte dégradation des têtes de source ; une diminution drastique du couvert végétal avec disparition de plusieurs espèces de valeur ; une perte de la biodiversité ; un élargissement et/ou un ensablement du lit du fleuve en plusieurs endroits ; une forte dégradation des berges par érosion entrainant des risques de disparition des infrastructures socioéconomiques au niveau des villes et villages riverains ; une perte de terres cultivables entrainant la baisse de la production et la productivité agricole et du coup de l’insécurité alimentaire.»

Prenant la parole au nom du maire de la commune urbaine de Labé, le conseiller communal, Abdourahmane Pounthioun Diallo a rappelé que ce phénomène de dégradation poussée de l’environnement est un thème d’actualité : « et très préoccupant dans notre commune. Notre Labé, dans le temps, était une commune luxuriante très bien arrogée et où il faisait bon vivre. Car, arrogée par les cours d’eau autrefois pérennes comme le Pounthiounwol, Donghorawol, Sasséwol, Saalawol et tant d’autres. Ces cours d’eau qui arrogeaient la commune urbaine de Labé ont tendance à disparaitre. Ils étaient aussi protégés par une galerie forestière. On sait que le Fouta Djalon est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Labé est la capitale régionale de ce Fouta. J’avoue que ce château se perce de jour en jour sous l’effet de l’homme. Si nous ne faisons pas attention, nous serons victimes et coupables devant les générations montantes » a-t-il déploré et prévenu.

Ouvrant les travaux de l’atelier de lancement de ce projet, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané a rappelé que le fleuve Sénégal est l’une des grandes fiertés de la République de Guinée « que Dieu a bien voulu nous donner ». Il a alors beaucoup insisté sur l’importance de ce fleuve en s’appuyant sur des valeurs historiques et culturelles de l’actuelle Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).

« Dans ce contexte donc, vous devrez savoir, que c’est la générosité du peuple de Guinée qui est exprimée dans le fleuve Sénégal. Retenez alors que vous avez une très grande responsabilité. Aménager les têtes de sources de ce fleuve, c’est de s’inscrire dans la droite ligne de la solidarité guinéenne envers ses Etats voisins. Quand il pleut trop au Fouta, on dit que les autres sont inondés. Et si ça tari au Fouta, que Dieu nous en préserve, il est évident que ce sera la catastrophe à ceux que Dieu a bien voulu nouer en destin à ces têtes de sources du fleuve Sénégal. Vous avez donc de la responsabilité devant l’histoire, de la générosité à offrir. Car, c’est sur la base de la générosité que la Guinée a bien voulu accepter mettre ce fleuve à la disposition de trois autres Etats » a déclaré le gouverneur de Labé.

Elhadj Madifing Diané a alors invité les participants à s’engager sans réserve dans cette dynamique avec beaucoup d’exigences. « Car, protéger ces sources, c’est protéger toutes les populations qui vivent autour de ce fleuve » a-t-il conclu avant de prononcer le mot de lancement officiel du projet.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Coopération : le ministre léonais des AE chez le président Alpha Condé

25 avril 2019 à 14 02 30 04304

Communiqué : Le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience dans la soirée du mercredi 24 avril 2019 au Palais Sékhoutouréya, le ministre des Affaires Etrangères de la Sierra Leone, son Excellence Ali Kaba. Le chef de la diplomatie léonaise était porteur d’un message de son Président Julius Maada Bio au Président Alpha Condé. Un message qui porte sur le renforcement des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays, comme le précise le ministre Ali Kaba : « Je suis porteur d’un message du Président Maada Bio pour réaffirmer le soutien de mon pays à la Guinée et pour le renforcement des relations entre nos deux Etats.

Nous avons aussi discuté de la nécessité de la mise en place d’une commission mixte permanente de coopération pour discuter des problèmes qui pourraient subvenir et comment renforcer nos liens économiques, culturels et sportifs.

Nos deux Etats ont des relations particulières. Cette commission doit s’assurer qu’il y ait la paix, la stabilité et la prospérité pour nos deux pays. Et cela ne pourra que nous permettre d’aller de l’avant au niveau de la coopération entre nos deux Etats.

Et aussi, j’ai fait part au Président Alpha Condé, de la restitution de la réunion avec mon homologue guinéen, son excellence Mamady Touré, tous deux nous avons discuté comment raffermir les relations entre nos deux Etats. Et il y a une entente parfaite, nous avons la même vision. Ce qui permettra à nos deux Etats de coopérer encore mieux ».

Sékhoutouréya, le 24 avril 2019

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Conakry : dédicace du livre La Guinée en quête de rupture de Yacine Diallo

25 avril 2019 à 12 12 20 04204
Boubacar Yacine Diallo, journaliste-écrivain

A l’occasion de la 11ème édition des 72 h du livre, de nombreuses œuvres littéraires sont en train de voir le jour. C’est dans ce cadre que le journaliste-écrivain, Boubacar Yacine Diallo, a procédé à la dédicace de son livre intitulé « La Guinée en quête de rupture ». La cérémonie, organisée au Centre Culturel Franco Guinéen de Conakry, hier mercredi 24 avril 2019, a réuni plusieurs personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette œuvre de l’ancien ministre de la communication compte 149 pages. Sa dédicace a réuni plusieurs personnalités : les ministres Tibou Kamara et Khalifa Gassama Diaby, le président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH), Dr Alya Diaby et bien d’autres.

Dans son introduction, Boubacar Yacine Diallo a expliqué qu’après avoir parcouru l’histoire de la Guinée pendant une trentaine d’années, il s’est dit qu’il fallait rechercher les points de rupture dans l’histoire de notre pays. Monsieur Diallo a dit s’être appuyé sur les questions politiques, les droits de l’homme pour chercher les raisons des échecs de notre pays. « J’ai vu par exemple que sur la question de l’unité nationale, alors que tout le monde reconnait que si la Guinée été indépendante par le NON, c’est parce qu’il y avait une unité. Et, je me suis rendu compte que cette unité avait été bradée au point qu’aujourd’hui encore, nous parlons d’unité comme si nous étions à la veille de 1958 », souligne-t-il.

L’autre cas d’échec cité par Boubacar Yacine Diallo est celui lié à l’économie. Pour lui, à chaque fois qu’on parle de la Guinée, on accuse la France d’être responsable du retard économique de notre pays alors que la Guinée est indépendante depuis 1958. « Depuis 60 ans nous avons pris notre indépendance. Il est vrai que le Président Sékou Touré avait dit que nous la prenions la liberté dans la pauvreté ; mais, on peut bien se demander si aujourd’hui encore nous avons et la liberté et la richesse», s’est-il interrogé.

Le troisième échec est lié à la gouvernance politique. Là également, le journaliste-écrivain a noté qu’à chaque fois qu’un régime est arrivé, c’est comme si c’est pour la première fois qu’on parlait de bonne gouvernance. « Les responsables sont là et c’est eux que j’appelle les voyous de la République, qui vont de branche en branche, de régime en régime. Ils sont incompétents et ne vivent que du mensonge et de la délation », dénonce-t-il.

Présent à la cérémonie, le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, a félicité Boubacar Yacine Diallo pour avoir écrit ce livre. « Ecrire demande beaucoup d’efforts de la part de celui qui le fait. Aujourd’hui, avec le débat démocratique, nous avons besoin de vérité sur notre histoire pour aider les générations montantes à mieux connaitre cette histoire et à se préparer davantage à construire un avenir durable, paisible et partager pour l’ensemble des guinéens ».

Il faut rappeler qu’auparavant, Boubacar Yacine Diallo avait écrit d’autres livres comme : Yacine Diallo, le premier député guinéen à l’Assemblée française, édité en 1996. Un livre qui, après quelques années, a changé de titre pour devenir Yacine, premier député à l’Assemblée française. Ensuite, monsieur Diallo a écrit Guinée, d’un régime à l’autre. C’est la synthèse de ces deux livres qui a été consignée dans un troisième intitulé Un demi-siècle de politique, estampillé « Etude africaine », qu’on peut enseigner dans les universités. D’autres œuvres verront le jour sous la plume du même auteur : Le général Sékouba Konaté au cœur de la transition et Je m’appelle Conakry, édité en 2017 à l’occasion de l’évènement Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Comment relever les défis du secteur minier guinéen ? Voici les recommandations du DG de la CBG

25 avril 2019 à 12 12 06 04064
Souleymane Traoré, Directeur Général de la CBG

Parmi les sujets abordés au cours de la 6ème édition du Symposium Mines Guinée qui s’est ouvert hier, mercredi 24 avril 2019, à Conakry, figurent les défis qui se posent au secteur minier guinéen. En évoquant cette question lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, le directeur général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) a proposé quelques pistes de solutions, a constaté Guineematin.com qui était sur place.

Souleymane Traoré a commencé par souligner l’importance de ce symposium qui permet de faire le point des réalisations dans le secteur minier et de parler des défis qui se posent au secteur, afin de trouver des pistes de solutions aux problèmes constatés. Au nombre des défis, le directeur général de la CBG a cité entre autres : « la mutualisation des infrastructures, la gestion des impacts économiques, sociaux et environnementaux de nos activités ou encore la transformation locale des produits miniers ».

Afin de répondre à ces défis, rappelle-t-il, « le gouvernement a entrepris de profondes réformes dans le secteur minier guinéen qui ont abouti à une optimisation du cadre d’investissement dont les résultats ne se sont pas fait attendre ».

Maintenant, pour obtenir une croissance inclusive, soutenable et qui va profiter à tous, Souleymane Traoré propose une ligne de conduite. « On ne doit pas seulement produire, mais nous devons surtout produire mieux. Nous devons inclure dans notre façon de conduire les affaires, le développement communautaire et la protection de l’environnement, soutenir le développement et l’autonomisation des communautés voisines à nos activités, favoriser le contenu local et préserver l’environnement…

Ces actions doivent être incluses dans nos cultures d’entreprises et être intégrées dans nos systèmes de managements. A la CBG, nous avons la ferme conviction qu’avec un agir ensemble de toutes les parties prenantes, chacune jouant pleinement le rôle qui lui est dévolu, respectant les engagements auxquels elle a souscrit, et ce, dans un cadre réglementaire, approprié et adapté, le développement des mines peut répondre au mieux aux attentes des parties prenantes dont les investisseurs, des actionnaires, l’Etat et les communautés », a dit le DG de la CBG.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Aïssata Béavogui, DG de GAC : « nous allons nationaliser les emplois »

25 avril 2019 à 11 11 56 04564
Mme Aïssata Diallo, Directrice Générale GAC

Comme lors des précédentes éditions, la société Guinea Alumina Corporation (GAC) est sponsor leader (Platinum) de la 6ème édition du Symposium Mines Guinée qui s’est ouvert hier, mercredi 24 avril 2019, à Conakry.

De ce fait, le géant minier a eu droit à la parole lors de la cérémonie d’ouverture officielle des travaux, présidée par le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé. L’occasion pour Aïssata Béavogui, Directrice Générale de GAC, de présenter les acquis et perspectives de la société dans la région de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Selon madame Diallo Aïssata Béavogui, l’année 2019 marquera pour sa société et ses employés, la fin du projet de GAC et le début de GAC en tant que société minière productrice et exportatrice de bauxite. « Avec près de 93% de la construction de nos installations complétés, bientôt GAC ne sera plus un projet, mais une réalité. Cette année, GAC commencera ses activités de commercialisation et d’exportation. En tant que directrice générale de GAC et surtout en tant que guinéenne, il me tarde, votre excellence (Président de la République, ndlr) de dire, nous avons livré ce que nous avons promis à la Guinée.

Fondamentalement, tout ce que nous faisons à GAC, contribue à faire de la Guinée une terre prospère. Grâce à nos activités commerciales, nous pourrons créer la richesse, soutenir la croissance et contribuer de manière durable au développement socio-économique des communautés locales de la Guinée. Concrètement, notre soutien aux communautés locales s’établit comme suit : les investissements dans la formation, l’éducation, l’alphabétisation des jeunes et des femmes, les investissements en infrastructures scolaires, les investissements dans des programmes pour accroître l’employabilité des jeunes et des femmes », a-t-elle entre autres cité.

Poursuivant, la Directrice Générale de Guinea Alumina Corporation a souligné que la volonté de GAC est claire : « pour maximiser les retombées pour la Guinée, nous allons nationaliser les emplois. Dès aujourd’hui, les postes très stratégiques sont occupés par les compatriotes guinéens, très compétents. Et, nous en sommes très fiers. Au niveau des cadres de GAC, nous dépassons largement les exigences du code minier guinéen », s’est-elle félicitée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : des acteurs du secteur privé à l’école des échanges commerciaux dans l’espace CEDEAO

25 avril 2019 à 11 11 55 04554

Un atelier national de renforcement des capacités du secteur privé guinéen sur l’accord de facilitation des échanges de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) s’est ouvert à Conakry hier mercredi, 24 avril 2019. La cérémonie, tenue dans un réceptif hôtelier, est une initiative de la Chambre Régionale du Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Conakry avec le soutien du Centre du Commerce International et de la CEDEAO, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’objectif recherché est d’outiller les membres du secteur privé, des petites et moyennes entreprises (PME) et certains cadres de l’administration douanière sur le contenu de l’accord de facilitation des échanges commerciaux signé en 2013 à Lomé.

Mamadou Baldé

Selon Mamadou Baldé, président de la Chambre Régionale du Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Conakry, « cet atelier vise non seulement le renforcement des capacités du secteur privé, des PME mais surtout il entend agir en faveur de la simplification et de l’harmonisation de la procédure internationale du commerce. D’une part, cet accord cherche à diminuer le coût élevé du passage des marchandises, des biens et services au niveau des frontières. D’autre part, il entend contribuer à sa manière en rendant plus efficace la modernisation des recettes, taxes et droits de douane de l’ensemble des organismes présents », a-t-il expliqué.

Présente à l’ouverture des travaux, madame Liliane Alapini, représentante de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en Guinée, est revenu sur cette initiative.

Mme Liliane Alapini

« Le financement de cet atelier s’explique par le fait que la CEDEAO, en collaboration avec le Centre du Commerce International, s’est engagée dans une formation des formateurs, deux personnes par pays à Lomé du 15 au 19 octobre 2018 pour les pays francophones et la Guinée Bissau dans le souci d’optimiser les bénéfices de cet accord par le secteur privé qui est le principal bénéficiaire avant sa répercussion sur l’économie des Etats. La tenue de cet atelier répond à un souhait que la Guinée, à travers la Chambre Régionale du Commerce, d’Industrie et d’Artisanat, a manifesté son besoin d’appui financier auprès de la CEDEAO pour former au moins une trentaine de personnes du secteur privé. Cela témoigne de la ferme volonté de la CEDEAO à renforcer les capacités des acteurs du secteur privé qui sont le moteur du développement socio-économique de toute nation. Cet atelier, qui durera deux jours, revêt aux yeux de la CEDEAO une importance toute particulière dont une étape vers l’intégration régionale à travers la réduction des coûts des marchandises qui va nous rendre compétitive dans les chaines de valeur internationale. Je suis convaincue que cet atelier permettra d’approfondir les connaissances sur les aspects techniques de l’accord de facilitation du commerce et une large diffusion auprès du secteur privé », a indiqué la représentante la CEDEAO en Guinée.

Il faut rappeler que la cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par madame Sayon Lopou Lamah, directrice nationale du commerce extérieur et de la compétitivité, qui y a représenté le ministre de tutelle, Boubacar Barry.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : de nombreuses femmes rejoignent le FNDC

25 avril 2019 à 11 11 17 04174

Les rangs du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent de s’agrandir. Après plusieurs artistes en début de semaine, c’est au tour d’un groupe de femmes de rejoindre ce mouvement mis en place pour barrer la route au projet de modification constitutionnelle engagé par le pouvoir, pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Ces femmes, au nombre d’une centaine, se trouvent actuellement au siège du FNDC (Kipé Dadya), a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place. Elles sont toutes habillées en T-Shirts de couleur rouge sur lesquels sont écrits des slogans comme : « Ne touche pas à ma constitution ! » ; « Non au 3ème mandat ! ».

Leur adhésion au FNDC sera officialisée au cours d’une cérémonie prévue dans quelques instants.

À suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. 621 09 08 18

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Symposium sur les Mines de Guinée : la société RUSAL « fière de sa pleine participation »

25 avril 2019 à 10 10 35 04354

Communiqué : Du 24 au 26 avril 2019 se tient à Conakry le Symposium Mines Guinée L’évènement est organisé par le Ministère des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, en partenariat avec la société AME Trade Lt, UK. Le thème retenu cette année est « Synergie mines et infrastructures: enjeu pour un développement intégré et durable de la Guinée ». Pendant ce symposium le grand producteur d’alumine Rusal s’est montré comme une société qui a réalisé ces dernières années de grandes actions en Guinée.

Dans leurs interventions, le Directeur général par intérim et l’ambassadeur de Russie en Guinée, ont vanté les actions réalisées par la société RUSAL ces dernières en années dans notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Considérée comme un des plus grands évènements minier d’Afrique de l’Ouest le Symposium sur les Mines de Guinée (SMG 2019), la cérémonie est placée sous le thème « Synergie mines et infrastructures : enjeu pour un développement intégré et durable de la Guinée ». Une initiative du ministère guinéen des Mines et de la Géologie en partenariat avec la société AME Trade Ltd du Royaume Uni.

Dans son discours, monsieur Alexandre Larionov, directeur général par intérim de RUSAL en Guinée a salué la tenue de la 6ème édition du Symposium sur les Mines de Guinée. Selon lui « ce n’est pas la première fois que la société RUSAL assiste au symposium minier en Guinée. Nous sommes très contents du président Alpha Condé qui vient de visiter notre stand. Le président de la République a dit que quand il est arrivé au pouvoir en fin 2010, RUSAL était représentée par deux (2) sociétés : l’usine d’Alumine Friguia et la Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK). Aujourd’hui, nous avons la troisième société qui est opérationnelle et a déjà exporté plus d’un million et demi de tonnes de bauxite », a dit le DG par intérim de RUSAL.

Abondant dans le même sens, Vadim RAZUMOVSKIY, ambassadeur de la fédération de Russie en République de Guinée et en République de Sierra Léone, a salué les actions réalisées par RUSAL et surtout sa participation à cette 6ème édition du symposium sur les Mines en Guinée. « A travers la société RUSAL, qui est vraiment un géant minier et d’autres sociétés, la Russie participe pleinement à ce forum. Ça prouve que notre pays est intéressé par la coopération avec la République de Guinée dans le secteur minier comme dans bien d’autres secteurs. Et, cette coopération se caractérise dans le domaine des mines notamment par la présence effective de RUSAL et de toutes les réalisations de cette compagnie russe sur le terrain », a indiqué le diplomate Russe.

Le président de la République, le professeur Alpha Condé, à quant à lui dit qu’il va bientôt avoir une réunion avec les responsables des sociétés minières en Guinée. Selon lui, cette réunion vise« à ramener tous les miniers à appliquer correctement le code minier. Car, si nous voulons créer les conditions possibles pour les sociétés minières, notre principale tâche, c’est de défendre les intérêts du peuple de Guinée. Qu’on ne soit pas un scandale géologique et qu’on se retrouve parmi les pays les plus pauvres. Ces richesses doivent bien-sûr profiter à nos partenaires, parce que quand on investi, c’est pour tirer profit. Souvent aussi, on donne une image déformée de la Guinée, qu’on donne tout à la Chine. Mais, je vais vous faire remarquer qu’il y a la société américaine qui exploite la bauxite depuis 1963 à Kamsar, nous avons RUSAL qui est une société russe était déjà à Fria et à Kindia avant mon arrivé et qui est aujourd’hui à Diandian » a-t-il notamment cité.

A toutes ces réalisations de RUSAL pendant ses dernières années s’ajoutent bien d’autres et non des moindres. Il s’agit entre autres la construction et la fourniture des écoles, la réalisation des forages, l’assistance des groupements féminins et la contribution que la société apporte pour le développement des localités de sa zone d’intervention. Une prouesse saluée par l’ensemble des bénéficiaires et des autorités à tous les niveaux.

Qualifié de projet d’intérêt national, le projet Dian-Dian n’est plus un rêve mais plutôt une réalité. Entouré de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée et des responsables de Rusal/COBAB, le Président de la République le Pr Alpha Condé a officiellement procédé au lancement de la première tonne de bauxite de Dian-Dian le 19 juin 2018 au port minéralier de Taressa dans la commune rurale de Kamsar à Boké.

Avec une teneur moyenne de 59%, la première phase du projet a coûté plus de 220 millions de dollars à Rusal. Cet investissement a permis d’ouvrir non seulement la mine, mais aussi des routes, construire un port minéralier et réaliser des embranchements de rails de plus de 20 Km ce qui est une première depuis plus de 40 ans en Guinée.

La mise en exploitation de Dian-Dian par Rusal dont les réserves sont estimées à plus 564 millions de tonnes va créer plus de 1 300 emplois directs avec une exportation de trois millions de tonnes de bauxite par an pour la première phase.

Avant de procéder au lancement des opérations de chargement de la bauxite dans le bateau qui mouillait aux larges, le président de la République, le Pr Alpha Condé avait tout d’abord félicité la compagnie Rusal pour avoir honoré son engagement. Le chef de l’Etat a ensuite interpellé les populations, les autorités administratives et politiques, ainsi que les responsables de RUSAL, chacun sur ses responsabilités. « J’invite les populations de Boké à soutenir toutes les actions de RUSAL dans la région. C’est la condition préalable à tout développement de notre pays. L’Etat de son côté, s’engage à tout mettre en œuvre pour l’accompagner », a dit le président de la République.

Le 20 juin 2018 après le lancement du projet de Dian-Dian à Kamsar, le président de la République Pr Alpha Condé avec sa délégation a procédé à la relance de l’usine d’alumine de Fria après 6 ans d’arrêt suite à une grève illégale déclenchée par le collège syndical d’alors. La relance de l’usine Rusal/Friguia a nécessité un budget qui s’élève à 123,5 millions de dollars avec 616 unités industrielles, des groupes électrogènes de 60 m de hauteur, 2 compresseurs, 75 unités avec 144 km de chemin de fer qui sont rentrés en valeur pour faire de l’usine de Fria une réalité et aussi avec 25% de pièces de rechange avec 1200 guinéens locaux, 60 experts russes ont travaillé ensemble.

Rappelons également que depuis des années RUSAL contribue à la formation des cadres Guinéens en octroyant des bourses aux jeunes étudiants de ce pays. Seulement, en 2011 ce sont 100 étudiants guinéens qui ont bénéficié de bourses offertes par RUSAL dans plusieurs spécialisations dans les différentes universités de la Russie. C’est dans cette continuité que la société à travers la Bourse RUSAL 2018 a offert encore 101 bourses à la Guinée. Les lauréats sont déjà partis et suivent les cours dans les différentes universités de la Russie depuis octobre 2018.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 comme leurs prédécesseurs bénéficierons gratuitement de l’appui technique, matériels, sanitaire et financier de RUSAL jusqu’à la fin de leurs études. Le coût de formation des étudiants guinéens s’élève à plus de 8 millions usd. A l’occasion de la remise des certificats aux lauréats, le Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles et ministre de la Défense Nationale Dr Mohamed Diané a transmis toute la gratitude et les remerciements du Président de la République à la société Rusal.

La réalisation du programme Bourse RUSAL 2018 permettra de former des cadres de haute qualification pour la République de Guinée et de renforcer les liens traditionnels de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Le programme de formation des étudiants guinéens prévoit la préparation des spécialistes dans le secteur minier, des cheminots, des économistes ainsi que des constructeurs, des spécialistes pour le secteur de l’agriculture, de l’eau, de la santé et de l’administration publique.

Dans son souci permanent d’appuyer la Guinée dans la couverture sanitaire des populations. C’est ainsi en 2015 Rusal a debloqué plus de 10 millions usd pour construire un Centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) à Kindia pour lutter contre l’épidémie d’Ebola et les maladies infectieuses en Guinée. En février 2019, la Fédération de Russie avec l’appui de la société minière Rusal/Guinée a offert un laboratoire mobile « Gazel » à la Guinée installée au centre Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et prévention des maladies infectieuses de Kindia.

La cérémonie de remise du laboratoire mobile s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé, en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Dr Edouard Niankoye Lamah, Ministre d’Etat, Ministre de la Santé ainsi que des diplomates Russes et les autorités de Rusal en Guinée. Ce laboratoire mobile qui a couté plus 1,3 millions d’euros permettra aux scientifiques guinéens et russes de prévenir toutes les infections en Guinée.

A toutes ces réalisations de Rusal pendant ses dernières années s’ajoutent bien d’autres et non des moindres. Il s’agit entre autres la construction et la fourniture des écoles, la réalisation des forages, l’assistance des groupements féminins et la contribution que la société apporte pour le développement des localités de sa zone d’intervention. Une prouesse saluée par l’ensemble des bénéficiaires et des autorités à tous les niveaux.

Transmis par le service presse de RUSAL

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Attaque armée à Kindia : 4 blessés et plus de 20 millions emportés

25 avril 2019 à 9 09 35 04354

Une voiture de transport en commun a été victime d’une attaque perpétrée par des coupeurs de route à Kindia. Les hommes armés ont ouvert le feu sur le véhicule, blessant quatre passagers avant d’enlever leur argent et autres biens de valeur, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

L’attaque s’est produite le mercredi, 24 avril 2019, à 4 heures du matin, dans la localité de Bokaria, relevant du district de Séguéyah, dans la commune urbaine de Kindia. Deux individus armés de fusils automatiques ont ouvert le feu sur une voiture de transport en commun en provenance de Kankan pour Conakry. Ils ont blessé trois personnes et emporté leur argent et biens.

Abdoulaye 2 Camara, enseignant, est l’une des victimes de cette attaque. « Hier, après le recensement, j’ai décidé de me rendre à Conakry parce que je dois me marier entre samedi et dimanche, 28 avril 2019. Donc je me suis embarqué à la gare routière de Kankan, après avoir raté trois occasions. Nous avons bougé à 15 heures. Arrivés à Kindia, à quelques kilomètres de la ville, nous avons trouvé deux bandits arrêtés au carrefour se trouvant non loin du village de Bokaria. Ils ont tiré sur notre véhicule. Donc, le chauffeur a accéléré pour tenter de leur échapper.

Les bandits qui étaient en moto nous ont pourchassés en continuant à tirer. Finalement, le chauffeur a perdu le contrôle et la voiture s’est renversée. Mais, les balles avaient déjà touché plusieurs passagers. Moi, j’ai été touché au niveau de la main, une femme qui était à côté de moi a reçu une balle dans le dos, et un autre passager a été touché au niveau de la cuisse. C’est à l’hôpital régional de Kindia qu’on a pu extraire les balles », explique Abdoulaye 2 Camara, trouvé à l’hôpital.

Aboubacar Fofana, une autre victime, indique que les assaillants ont emporté plusieurs sommes d’argent et d’autres biens qu’ils ont enlevés sur les occupants du véhicule. « J’ai perdu mon sac où il y avait plusieurs objets notamment un ordinateur, une clé USB, mes deux téléphones et une somme de 400.000 francs. Il y avait aussi quelques dossiers. Les autres passagers qui étaient avec moi ont également victimes.

Un monsieur a perdu une somme de 14 millions, une dame dit avoir perdu 4 millions 500 mille francs, un autre jeune a perdu 4 millions, le chauffeur aussi a perdu une somme d’un million de francs. Les assaillants ont également emporté d’autres biens matériels. Il y a eu aussi quatre passagers qui ont été blessés », a-t-il confié.

Les quatre blessés ont tous été pris en charge à l’hôpital régional de Kindia. Quant aux coupeurs de route, ils restent sans nouvelles.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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