Madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, porte-parole de ces femmes

Comme annoncé précédemment, de nombreuses femmes ont adhéré, ce jeudi 25 avril 2019, au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Venues de plusieurs partis politiques et d’organisations de la société civile, elles ont rejoint ce mouvement, créé pour empêcher une modification de l’actuelle Constitution qui devrait vise à permettre au président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elles sont une centaine de femmes, membres de partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civile à avoir adhéré au Front National pour la Défense de la Constitution .Vêtues de T-Shirts de couleur rouge sur lesquels étaient écrits des slogans hostiles à une nouvelle Constitution et à un troisième mandat, elles se sont rendu au siège du FNDC pour officialiser leur adhésion au mouvement.

Dans une déclaration qu’elles ont rendue publique à cette occasion, ces dames ont annoncé leur farouche opposition à toute idée de nouvelle Constitution ou de troisième mandat. « Vu les articles 27 et 154 de la constitution qui stipulent respectivement que : le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutif ou non.

La forme républicaine de l’Etat ; le principe de la laïcité et le principe de l’unicité de l’Etat ; le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ;

Nous femmes du front pour la défense de la constitution, exigeons le respect inconditionnel de ces dispositions de notre loi suprême. Le citoyen guinéen qui a prêté serment devant le peuple, et a juré de respecter et de faire respecter notre constitution est bel et bien le président de la République, monsieur Alpha Condé. Par conséquent, il aurait dû être aujourd’hui, membre du FNDC dont le seul objectif est la défense de la constitution », a indiqué madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, porte-parole de ces femmes.

Ces opposantes à un troisième mandat invitent donc le président Alpha Condé à ne pas succomber aux sirènes révisionnistes. « Nous considérons tout citoyen guinéen, qui qu’il soit, ne respectant pas ces deux dispositions de la constitution, comme étant purement et simplement un putschiste dont l’acte sera considéré comme un coup d’Etat civil. C’est pourquoi nous femmes du front nous n’accepterons pas le tripatouillage de la constitution. Nous invitons toutes les femmes de Guinée éprises de paix et de justice à se joindre à nous pour barrer la route à toute forme de violation de la constitution », ont-elles lancé.

A noter que ces femmes viennent des partis politiques comme l’UFDG, le PEDN, le PADES, l’UDG… et des organisations de la société civile dont : la Cellule Balai Citoyen de Guinée, la PCUD, PDH (Protégeons les Droits Humains), Stop mal gouvernance, etc.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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