Bicéphalisme à l’USTG : célébration risquée du 1er mai à Conakry ?

30 avril 2019 à 21 09 18 04184
Elhadj Alpha Mamadou Diallo s’exprime sur la fête du travail

L’humanité s’apprête à célébrer demain, mercredi 1er mai 2019, la journée internationale du travail. En Guinée, cette fête intervient dans un contexte de crise marqué un bicéphalisme à l’USTG, l’une des plus grandes centrales syndicales du pays. Alors que Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’un des bureaux de l’USTG a annoncé que son camp va tenir les festivités au Palais du peuple de Conakry, le camp d’Abdoulaye Camara, le secrétaire général du bureau rival, soutient que c’est son camp qui a l’autorisation de célébrer la fête du travail sur les lieux. C’est Elhadj Alpha Mamadou Diallo, membre du bureau dirigé par Abdoulaye Camara, qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 30 avril 2019.

Selon lui, son camp a pris toutes les dispositions pour marquer cette date et prouver à l’opinion c’est lui la seule et véritable direction de l’USTG. « Depuis plusieurs jours, nous sommes déjà en bataille pour pouvoir faire de cette festivité un point d’honneur. Nous voulons montrer à la population de Guinée, à l’opinion nationale et internationale que l’USTG c’est nous. Parce que, c’est nous seuls qui avions tenu un congrès de façon régulière à Mamou. Donc, nous sommes en train de montrer à la face du monde que si on parle de travailleurs c’est nous, si on parle de travail c’est nous.

Comme je l’ai déjà dit, pratiquement depuis quelques jours, nous sommes sur le terrain en train d’organiser, on a déjà pris contact avec toutes les structures décentralisées, on a passé des communiqués et nous allons faire cette année la fête là avec notre consœur de la CNTG », a dit Elhadj Alpha Mamadou Diallo 3ème secrétaire général adjoint de l’USTG, version Abdoulaye Camara.

Le syndicaliste indique qu’à cette occasion, plusieurs activités se feront au Palais du peuple de Conakry. « On a dit que la première chose à faire, c’est la mobilisation. La deuxième chose, c’est qu’on a envisagé de faire un puissant défilé avec la CNTG et les différentes structures avec des pancartes. Et nous avons demandé à ce que toutes les structures cherchent à habiller les travailleurs pour que les gens viennent en tenue de parade.

Après ce défilé, on a prévu un discours pour l’inter-centrale qui sera prononcé par les secrétaires généraux. On a aussi prévu notre cahier de doléances comme nous le faisions par le passé. Tout ça c’est déjà prêt. Même aujourd’hui on a envisagé d’aller déjà préparer le terrain au Palais du peuple. Puisque nous avons loué le Palais du peuple, nous avons le Palais du peuple à notre guise pour la journée de demain », a-t-il indiqué.

Pourtant, Abdoulaye Sow qui dirige l’autre version de l’USTG a annoncé, au cours d’un entretien avec Guineematin.com, que son camp ira bien fêter le 1er mai au Palais du peuple. Ce qui est considéré comme une provocation par le camp Abdoulaye Camara. Car, pour Elhadj Alpha Mamadou Diallo, c’est seulement son camp et son partenaire de la CNTG qui sont habilités à aller demain au palais du peuple.

Elhadj Alpha Mamadou Diallo

« Nous avons été informés que d’autres centrales syndicales, ou je ne sais même pas si c’est des centrales syndicales veulent se retrouver encore au palais du peuple alors que nous, nous avons déjà le palais du peuple. Quand on a appris ça, nous avons dit que ce n’est pas possible parce que les gens connaissent au moins le droit. Le palais du peuple c’est bien le palais du peuple de Guinée mais malheureusement cette fois-ci, c’est nous qui l’avons loué. C’est comme si nous avions préparé notre fête nous-mêmes.

Donc je suis certain que les gens ne vont pas oser venir faire des perturbations dans ce cadre. Parce que ça serait une provocation et on se demande bien comment ça peut finir ? Parmi eux, nous avons vu qu’il y a des sages, il y a des hommes respectables qui sont dans d’autres centrales qui n’ont peut-être pas compris pourquoi on veut les trainer au palais du peuple. Mais nous savons dans tous les cas que la solution sera trouvée », a-t-il dit.

Faut-il craindre alors des affrontements entre partisans de l’USTG version Abdoulaye Sow et ceux de l’USTG version Abdoulaye Camara au Palais du peuple de Conakry ? En tout cas, les déclarations faites par les deux camps ne sont pas rassurantes.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mort par noyade de Mamadou Diallo à Boffa : « c’était un garçon intelligent et respectueux »

30 avril 2019 à 18 06 23 04234

L’émotion est toujours vive chez les proches des victimes de la noyade de la plage « Les jumelles » dans la préfecture de Boffa. Parmi les quatre victimes de ce drame, tous issus du groupe scolaire Victor Hugo, il y a le jeune Mamadou Diallo, âgé de 20 ans, en classe de 12ème année Sciences Mathématiques.

Rencontré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Ousmane Diallo, originaire de la sous-préfecture de Dogomet, dans la préfecture de Dabola, dit avoir passé 4 ans avec le défunt. « J’ai appris la mort de mon neveu avec beaucoup de tristesse. C’est aux environs de 19 heures que j’ai appris qu’il y a eu noyade à la plage et que mon neveu serait parmi les victimes. Au départ, j’avais du mal à croire. Il a fallu 23 heures pour savoir qu’effectivement il est mort. Mamadou Diallo est chez moi depuis quatre ans. Je l’ai envoyé ici lorsqu’il faisait la 9ème année. Dieu l’a repris cette année, pendant qu’il faisait la 12ème année sciences Mathématiques », a-t-il expliqué.

En outre, Ousmane Diallo a dit qu’il retient de son neveu tout sauf du mauvais. « Ce que je retiens de lui, c’est qu’il était un garçon intelligeant, respectueux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai envoyé auprès de moi. Et, depuis qu’on est ensemble, je n’ai eu aucun problème venant de lui », a ajouté son oncle, déboussolé.

A noter que près d’une centaine d’élèves s’étaient rendus à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, à Boffa, dans le cadre d’une excursion organisée par l’école privée Victor Hugo.

Depuis Kamsar, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Drame à la plage de Boffa: « Géneviève était la pièce maîtresse, la régulatrice de la famille »

30 avril 2019 à 17 05 57 04574

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, quatre jeunes élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar, sont décédés par noyade à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, dans la préfecture de Boffa. Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar, les parents de Marie Géneviève Fofana, une des victimes de ce drame, ont exprimé leur douleur.

Marie Géneviève Fofana, qui faisait la 12ème Sciences Mathématiques, est l’une des victimes du drame de Koukoudé. L’émotion est grande dans la famille de cette jeune fille, arrachée à l’affection des siens à la fleur de l’âge.

Christian Cheick Camara

Selon Christian Cheick Camara, oncle de la défunte, cela fait trois jours qu’il ne se retrouve pas. « Ça fait trois jours que je ne dors pas ! En tant que parents, nous avons toujours un sentiment de culpabilité. Pourquoi nous n’avons pas dit qu’elle ne part pas puisqu’on aurait pu le faire ? Et, les enfants aussi sont tous sous le choc-là. C’est très difficile à supporter. Tout Kamsar est sous le choc aujourd’hui », a-t-il laissé entendre.

Moussa Camara

Egalement interrogé par Guineematin.com, Moussa Camara, père adoptif de la défunte a expliqué son émotion. Selon lui, Marie Géneviève Fofana est plus qu’une fille pour lui, c’était sa confidente et un pilier important dans la famille. « Marie Géneviève Fofana, j’ai épousé sa maman lorsqu’elle faisait la maternelle. Elle a étudié avec mon premier garçon. Depuis que j’ai connu sa maman, elle est collée à moi, elle est la pièce maîtresse, la régulatrice de cette famille. Depuis que sa maman est rentrée chez moi, je n’ai pas eu de différend avec elle. Je peux même dire que c’est lors de ce décès que certains habitants de Kamsar on su qu’elle n’est pas ma fille biologique. Elle m’a pris comme son père biologique. Elle a considéré mes enfants comme ses frères et sœurs biologiques. Sans oublier que tout ce que je fais, c’est sous ses consignes. Samedi, c’est elle-même qui m’a appelé pour me dire papa, vient, nous avons la clôture de notre kermesse, car dimanche on doit aller à la plage pour notre excursion. Dimanche, elle venue me dire papa, donne -moi l’argent, nous nous rendons à la plage. J’avais déjà parlé avec son proviseur qui m’a dit de la laisser aller, car c’est elle la trésorière. Donc, ils sont partis. Notre dernière conversation, c’était à 13 heures. Elle me dit papa, les autres sont partis, nous maintenant on bouge. C’est à 15 heures, que son oncle m’a appelé pour me dire qu’il y a eu noyade à la plage et que ma fille fait partie ».

Mme Camara Adama Soumah

La mère de la jeune lycéenne est très abattue par ce qui est arrivé. Pour madame Camara Adama Soumah, « ma fille était tout pour moi et j’étais tout pour elle. Elle faisait tout avec moi. Elle m’a honorée, elle m’a obéi. Notre dernière conversation remonte à quelques minutes de leur départ. J’avais dit que je n’étais pas pour. Mais, mon mari m’a dit de laisser les enfants aller s’amuser. Je lui ai donc confiée des travaux ménagers. Elle les a exécutés et m’a dit maman, je pars à la plage. On s’est dit au revoir. Et la nuit, on m’annonce son décès ».

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar

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Décès par noyade de Hadja Fanta Sylla : « je fondais beaucoup d’espoir sur cette fille », dit son père

30 avril 2019 à 17 05 45 04454

La mort par noyade, dimanche dernier, de quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo continue d’occuper les débats dans la sous-préfecture de Kamsar. Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette sous-préfecture de Boké, ce mardi 30 avril 2019, Naby Moussa Sylla, père de la victime Hadja Fanta Sylla, est revenu sur ce drame qui a attristé plus d’un dans la localité.

Selon monsieur Sylla, Hadja Fanta, 17 ans, était sa fille aînée. Il indique que c’est par le canal de l’une de ses connaissances se trouvant à Conakry qu’il a appris la mort de sa fille. Immédiatement, il a pris sa voiture pour se rendre sur les lieux du drame où il a trouvé le corps de la jeune fille.

« Quand j’ai appris son décès, je me suis posé la question, quand est-ce que j’ai vu Hadja Fanta nerveuse ? Quand est-ce que je l’ai vue crier sur une personne ? Je ne l’ai jamais vu. Moi qui suis son papa, je n’ai pas vu ça un seul jour. Je fondais beaucoup d’espoir sur cette fille parce qu’elle était responsable. Mais, le destin a voulu ainsi », a dit Naby Moussa Sylla.

Aujourd’hui, ce père de famille dit ressentir fortement l’absence de sa fille. « Elle va toujours me manquer dans la vie. Malgré son jeune âge, elle m’a tout donné : le respect, son comportement, l’obéissance qu’elle avait envers ses parents. Elle s’obligeait à faire certaines choses comme une majeure.

C’est une fille qui n’a jamais accepté de lever le ton même avec ses jeunes frères à plus forte raison ses parents. Elle était très souriante et très respectueuse, c’est pourquoi elle était connue de tout le monde ici. Personne ne te dira qu’il a vu Hadja Fanta Sylla crier, même à la maison ici », souligne-t-il.

Propos recueillis et décryptés à Kamsar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Report de la décision sur l’affaire Bah Oury-UFDG : ce qu’en disent les deux camps

30 avril 2019 à 17 05 19 04194

Comme annoncé précédemment, la Cour d’Appel de Conakry a différé sa décision sur l’affaire opposant l’UFDG dirigée par Cellou Dalein Diallo à son ancien vice-président Bah Oury. Ce mardi 30 avril 2019, la juridiction devait dire si l’exclusion de Bah Oury, prononcée en février 2016 par la direction de l’UFDG, est légale ou non. Mais, elle a reporté son délibéré au 25 juin prochain. Après l’annonce de ce report, les avocats des deux camps ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Me Kpana Emmanuel Bamba, avocat du camp Bah Oury : la cour a renvoyé le délibéré dans l’affaire Monsieur Bah Oury contre Cellou Dalein Diallo et l’UFDG, pour des raisons qui lui sont personnelles. Donc, il est admis que lorsqu’une juridiction qui a mis une affaire en délibéré n’est pas encore prête parce qu’elle n’est pas suffisamment imprégnée, informée, ou n’a pas pris toutes les dispositions idoines, qu’elle puisse renvoyer le délibéré à une date qu’elle fixe souverainement. C’est une décision de la cour qui est insusceptible de recours. Donc rendez-vous est pris pour le 25 juin prochain à la cour d’appel ici (…)

Nous pensons que le droit est de notre côté et que la décision à intervenir sera en notre faveur. Il y a à peu près 2 ans que cette affaire est en cours. Nous avons gagné en première instance. Monsieur Cellou Dalein et l’UFDG ont dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec le jugement rendu, donc ils ont fait appel. Et depuis lors, la procédure est pendante devant la cour d’appel de Conakry. Nous attendons l’arrêt de la cour le 25 juin prochain.

Me Salifou Béavogui, avocat de l’UFDG : la cour a prorogé le délibéré de l’affaire UFDG, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo contre Monsieur Bah Oury pour le 25 juin 2019. Nous restons confiants, nos arguments sont très solides. Les motifs de son exclusion sont bien justifiés. Nous pensons que la décision prise en première instance sera infirmée, sans doute.

A rappeler que les responsables de l’UFDG, en leur tête Cellou Dalein Diallo, ont pris une décision excluant Bah Oury, alors premier vice-président du principal parti d’opposition du pays. Monsieur Amadou Oury Bah qui a jugé cette décision illégale, a saisi la justice. Le 03 mars 2017, le TPI de Kaloum lui a donné raison en déclarant son exclusion du parti illégale. Mais aussitôt, le camp de Cellou Dalein Diallo a interjeté appel contre cette décision. Depuis, le suspense reste entier sur ce dossier.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Attaque des opposants à Kankan : la réaction du front anti 3ème mandat

30 avril 2019 à 17 05 17 04174

Communiqué : La dictature s’attaque violemment aux démocrates ce mardi 30 avril 2019 à Kankan. Le Front National pour la Défense de la Constitution dénonce les violences dont ont fait l’objet ses membres et exige leur libération.

A l’initiative du Front National pour la Défense de la Constitution, une marche pacifique était programmée ce mardi 30 avril à Kankan au départ du rond-point Komarala Loisir. Défendre la constitution guinéenne (un acquis démocratique) était le seul objet de cette marche.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que cette marche soit perturbée par des militants du RPG arc-en-ciel. Des membres du FNDC Kankan ont été sévèrement violentés et blessés. Les forces de sécurité se sont employées à procéder à l’arrestation des membres du FNDC. Ceux-ci, après avoir été violentés, ont donc été temporairement privés de leur liberté.

Ce comportement abject va dans le sens d’une collaboration évidente entre les forces de sécurité, censées être neutres, et les militants du RPG en faveur d’un troisième mandat.

Le Front National pour la Défense de la Constitution dénonce et condamne l’ensemble de ces faits avec la plus grande fermeté. Il est intolérable que l’opposition d’idées puisse prendre des formes si basses.

Le Front National pour la Défense de la Constitution rappelle que cette violence, complètement disproportionnée, n’est rien d’autre que la matérialisation de l’appel de Monsieur Alpha Condé à ses partisans à « se tenir prêt pour l’affrontement ». Cette déclaration n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd… Malheureusement, tant que les sirènes révisionnistes s’obstineront, tout laisse à penser que nombre de cas similaires sont encore à prévoir.

Cette injustice ne fait que conforter notre position et n’entame en rien notre détermination. Les membres du Front National pour la Défense de la Constitution rassurent l’opinion nationale et internationale qu’ils lutteront jusqu’au bout et qu’aucune tentative d’intimidation ne les arrêtera.

L’Histoire est de notre côté. Elle n’oublie pas et finira par avoir raison de tous les individus ayant choisi de s’investir pour le chaos en Guinée en soutenant le troisième mandat. Résistance aux camarades de lutte.

Ensemble et unis nous vaincrons !

Conakry, le 30 avril 2019

Le Chargé des opérations

Ibrahima DIALLO

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Kankan : des opposants au 3ème mandat malmenés par des militants du RPG

30 avril 2019 à 15 03 57 04574

La marche de l’opposition dans la ville de Kankan contre toute modification de la Constitution guinéenne a tourné à l’affrontement ce mardi 30 avril 2019. Des contremanifestants, issus du RPG Arc-en-ciel, s’en sont pris aux militants de certains partis de l’opposition avec des cas de blessés et des arrestations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des responsables et militants du PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National), de l’UFR (Union des Forces Républicaines), du Bloc Libéral (BL) et du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) ont voulu exprimer leur position face aux velléités de modifier la Constitution en faveur d’Alpha Condé. C’était sans compter sur les partisans du locataire de Sékhoutouréyah, décidé à ne pas entendre une voix discordante dans leur bastion de Kankan.

La marche a tourné court avec une agression des manifestants par des jeunes du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. Le carrefour Komarala, prévu comme lieu de rencontre, a été très tôt envahi par le RPG pour empêcher une quelconque manifestation. Devant ce déploiement, les organisateurs ont rallié le siège du PADES où ils ont été agressés.

Molesté par les jeunes, Ibrahima Nimagan, membre du bureau local de l’UFR, est revenu sur sa mésaventure. « On avait prévu une marche ce matin pour protester contre la modification de la Constitution. On n’a même pas pu se réunir, parce que le carrefour Komarala, qui était prévu comme point de rencontre, a été pris d’assaut très tôt par les jeunes du RPG. C’est après que nous sommes allés nous regrouper au siège du PADES. Malgré ça, ils sont allés nous sortir de là et pour nous bastonner avant de nous embarquer dans un pick-up pour la gendarmerie. N’eut été l’intervention des forces de l’ordre, on allait nous tuer. Moi, j’ai été blessé et j’ai vraiment mal aux reins. C’est vraiment un recul de la démocratie », a-t-il dénoncé.

Pour sa part, Moussa Kourouma, un des responsables du Bloc Liberal, accuse les autorités de laxisme. « Il faut dire que nous vivons dans un pays où la démocratie est déjà enterrée par le RPG. Pourtant, nous avons saisi à l’avance toutes les autorités. C’est là que le RPG a pris ses dispositions et ils sont allés nous barrer la route à cette manifestation qui prône la démocratie et le respect de la Constitution. Mais, il faut dire que c’est l’autorité de la ville qui a soutenu et ordonné cette contre-manifestation », accuse-t-il.

Malgré tout, les opposants au projet de modification de la Constitution pour Alpha Condé ne comptent pas baisser les bras. Ils promettent de remettre ça dans les jours à venir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Asmaou Bah, nouvelle DG du Novotel : « nous allons sortir de l’ornière »

30 avril 2019 à 15 03 46 04464
Mme Doukouré Asmaou Bah, nouvelle Directrice Générale du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI Novotel) de Conakry

Au lendemain de sa nomination à la tête du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI Novotel) de Conakry, madame Doukouré Asmaou Bah a accordé un entretien à Guineematin.com, ce mardi 30 avril 2019. La nouvelle directrice générale du Novotel a exprimé sa joie et sa satisfaction avant de promettre de mériter la confiance du chef de l’Etat.

« C’est un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction qui m’anime aujourd’hui. Et je prie le bon Dieu, le Tout Puissant Allah, de me donner la force de mériter la confiance que le président de la République, Professeur Alpha Condé, a mise sur moi. Je voudrais féliciter encore mes collaborateurs parce que j’ai passé ma carrière dans cet hôtel.

Après 22 ans de travail, si je me retrouve aujourd’hui, grâce au président de la République comme directrice générale de ce grand hôtel historique de notre pays, je suis très contente et heureuse pour ça », a-t-elle réagi.

Ayant gravi tous les échelons au Grand Hôtel de l’Indépendance, madame Doukouré Asmaou Bah compte redonner à cet établissement historique son image d’antan. « L’image du Grand Hôtel de l’indépendance va repartir encore. Parce que nous avons un personnel qualifié, ceux qui sont là sont des professionnels, nous avons une bonne formation. Si nous nous entendons, nous nous aidons, moi je sais que nous allons sortir de l’ornière.

Cet hôtel est historique, il ne doit pas tomber. Je sais que nous sommes capables dans cet hôtel et en tant que directrice générale, je passerai par tous les moyens possibles et légaux pour qu’on travaille ensemble avec mes collaborateurs et tous ceux qui peuvent nous aider pour que cet hôtel retrouve son nom d’antan », a rassuré la DG du GHI Novotel.

Et, pour atteindre ses objectifs, Asmaou Bah compte d’abord s’investir à rénover cet hôtel qui se trouve aujourd’hui dans un état loin d’être reluisant.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lola : des maires de la Guinée forestière disent oui au projet de nouvelle Constitution

30 avril 2019 à 14 02 36 04364

Réunis à Lola pour la mise en place d’un conseil régional des maires de la Guinée Forestière, des élus locaux de cette région ont annoncé ouvertement leur soutien au projet de modification de la Constitution engagé par le pouvoir de Conakry pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. C’est le maire de Lola, compagnon de lutte du président Condé, qui en a fait l’annonce ce mardi 30 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Selon nos informations, un vote a été organisé à cette occasion sur la lancinante question d’une modification de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de « parachever son œuvre », et la majorité des maires s’est prononcée clairement en faveur de ce projet.

Pourtant, cette réunion était destinée à mettre en place un conseil régional des maires, une synergie dans les actions de développement en faveur de cette partie de la Guinée, oubliée par les gouvernances successives.

Pour Antoine Gbowolo Soromou, maire de Lola, élu président du conseil régional des maires de la Guinée Forestière, « l’actuelle Constitution est pleine d’incohérences. Donc, il faut qu’on passe au référendum pour corriger ces erreurs ».

Au même moment, des manifestations contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé ont été organisées ce mardi à Kankan et Sangarédi. Une demi-douzaine de manifestants ont été arrêtés à Kankan avant d’être relâchés.

Depuis Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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9 morts dans un accident à Kamsar : les circonstances du drame et les identités des victimes

30 avril 2019 à 13 01 59 04594

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée d’hier, lundi 29 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar (Préfecture de Boké). Il a fait 9 morts et 2 blessés graves, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar.

Selon nos informations, c’est un taxi transportant des passagers, en provenance de Boké pour Kamsar, qui est entré en collision avec un camion frigorifique qui faisait le sens inverse. L’accident s’est produit dans le district de Kamakouloun (situé à 7 kilomètres de Kamsar). Peu après les faits, Elhadj Boubacar Dara Baldé, 2ème vice maire de Kamsar, dit avoir reçu un appel téléphonique l’informant de cette situation. « On m’a appelé pour me dire qu’il y a déjà sept (7) corps sur place. Donc, d’envoyer un corbillard pour les enlever là-bas.

On a appelé Dr Condé qui a mis une ambulance à notre disposition, on est allé chercher les corps. Mais avant ça, dès qu’il y a eu l’accident, il y avait le premier vice maire qui était sur place. On a pris les blessés qui n’étaient pas encore morts pour les envoyer à l’hôpital. Mais, avant qu’on arrive à l’hôpital, il y a deux autres morts : une femme et son enfant. Ce qui a alourdi le nombre de morts à neuf (9) », a-t-il expliqué.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr Hadja Adama Daffé, médecin cheffe du service des urgences de l’hôpital ANAIM de Kamsar, a expliqué que « c’est à 22 heures 10 minutes qu’on nous a déposé trois (3) blessés graves aux services des urgences, parmi lesquels, il y a eu un décès malheureusement. Un deuxième a été transféré à la réanimation, le troisième est actuellement au service ici. Indépendamment de ça, ils ont déposé huit (8) corps en provenance du lieu de l’accident, à la morgue de l’hôpital. Ce qui fait au total, neuf (9) morts ».

Parlant de la nature des blessures, Dr Hadja Adama Daffé indique qu’il y a eu « deux (2) cas de traumatisme crânio-facial avec coma : un traumatisme du bassin pour le premier, plus un traumatisme du membre inferieur gauche pour le second. (…) Les accidents sont devenus de plus en plus dramatiques, chose que nous déplorons. Il y a beaucoup d’imprudence dans la circulation dans la zone de Boké. J’exhorte les usagers à être prudents, à respecter les codes de route, à limiter les vitesses et à éviter les surcharges », a dit le médecin.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les prenons et noms des victimes de ce tragique accident.

1- Mariama Dramé
2- Mamadou Doumbouya
3- Mamassata Camara
4- Mamadou Bobo Camara
5- Mabinty Touré
6- Sékouna Camara
7- Oumar Cissé
8- Mamadou Fodé Sow
9- Maïmouna Camara

De Kamsar, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fête du travail : « il n’y a pas d’Etat fort sans syndicats forts », dit Yamodou Touré

30 avril 2019 à 12 12 18 04184
Yamodou Touré, secrétaire général de l’Organisation Nationale des Syndicats Libres de Guinée (ONSLG)

Le mouvement syndical et les travailleurs de Guinée vont célébrer demain, mercredi 1er mai 2019, la fête internationale du travail. A Conakry, les festivités se tiendront notamment sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry.

A cette occasion, les syndicalistes vont évoquer leurs préoccupations et faire des doléances à l’endroit des décideurs du pays. Et cette année, l’une les préoccupations vont tourner principalement autour du dialogue social. C’est ce qu’a confié à Guineematin.com, Yamodou Touré, secrétaire général de l’Organisation Nationale des Syndicats Libres de Guinée (ONSLG).

Décryptage !

En premier lieu, le souci que nous avons c’est la qualification du dialogue social dans notre pays. Parce que sans le dialogue social, le tripartisme dans notre pays perd ses objectifs. Il faudrait que les syndicats qui ont joué un rôle très important dans le changement politique dans ce pays-là puissent agir de manière à ce que le dialogue social soit une réalité dans notre pays. On a beaucoup longtemps parlé de ce dialogue social mais très souvent, il n’y a pas eu de dialogue social.

En deuxième lieu, c’est qu’aujourd’hui plus qu’hier, la Guinée fête ce 1er mai dans un paysage politique, économique et social particulièrement contesté. Il faudrait que le mouvement syndical apporte sa contribution pour la cohésion nationale, pour la paix nationale et qu’il mette sa force à un élan économique et social certain. Voilà nos préoccupations. Il n’y a pas d’Etat fort sans syndicats forts. Et c’est de part et d’autre que nous devons travailler pour la mise en place de structures fortes.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lenteur des procédures judiciaires : 4 citoyens acquittés après 5 ans de détention

30 avril 2019 à 12 12 17 04174

Après avoir passé 5 ans et 7 jours de détention à la maison centrale de Conakry, Aboubacar Sidiki Camara, M’barick Camara, Alhassane Camara et Alsény Camara ont été jugés hier lundi, 29 avril 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Poursuivis pour des faits de vol à main armée et association de malfaiteurs, les accusés ont été acquittés par le tribunal, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, ces quatre compagnons d’infortune ont été arrêtés à Coyah et placés sous mandat de dépôt depuis le 22 avril 2014. Ils étaient soupçonnés d’être auteurs d’une attaque à main armée au cours de laquelle plusieurs objets de valeur ont été emportés.

En effet, c’est pendant le mois d’avril 2014 que des passagers ont été nuitamment attaqués par un groupe armé à Friguiadi, dans la sous préfecture de Manéah, à Coyah. Une attaque au cours de laquelle les assaillants ont réussi à dépouiller les passagers de tous leurs biens avant de se volatiliser dans la nature.

Au cours des enquêtes, la maison où logeaient Aboubacar Sidiki Camara et ses compagnons, tous maçons de profession, a été indexée. Sur dénonciation d’un certain Souleymane Camara, dit SABALA, la maison a été investie par la Brigade Anti Criminalité(BAC) de Friguiadi. Dans l’espoir de retrouver les objets soutirés aux victimes de l’attaque à main armée, les agents ont procédé à une fouille systématique des locaux. Mais, ils n’y trouveront ni arme, ni argent, encore moins les objets volés. Cette recherche vaine n’a pas empêché les agents de conduire les 4 maçons à la maison centrale de Conakry.

Appelés à la barre, ils ont tous nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Selon Aboubacar Sidiki Camara, « nous sommes tous des maçons. Ils nous ont interpellés la nuit pendant qu’on dormait. Nous n’avons jamais formé un groupe de malfaiteurs ou participé à une quelconque opération armée et nocturne».

Après avoir écouté la version des accusés, le procureur Bakary Camara, va demander au tribunal de décerner un mandat d’amener contre Souleymane Camara, qui se dit être témoin des faits. « C’est suite à la dénonciation de Souleymane Camara que ces accusés ont été interpellés. Et ce Souleymane Camara, qui était chef de la jeunesse au moment des faits, nous avait promis de venir témoigner sur cette affaire. Et aujourd’hui, il dit qu’il ne peut pas venir, soi-disant qu’il a peur de se présenter devant le groupe. Pourtant, les faits de cette affaire sont graves, surtout que l’un des accusés a rendu l’âme en prison. Je vous demande d’appliquer l’article 509 du code de procédure pénale guinéen et décerner un mandat d’amener contre ce témoin récalcitrant pour qu’il puisse venir donner les explications sur cet état de fait. On ne peut pas se permettre de dénoncer les gens et les garder en prison et dire qu’il a peur de venir s’expliquer devant les malfrats. Donc, il faut décerner un mandat d’amener pour qu’il vienne, par la force, expliquer les faits » a sollicité le procureur.

Une demande rejetée par le tribunal qui va ordonner de passer aux réquisitions et plaidoiries.

Dans ses réquisitions, le procureur a rappelé que, dans cette procédure, des témoins ont été cités mais aucun d’entre eux n’est venu apporter son témoignage. Selon lui, « le premier témoin qui devrait venir éclairer la religion du tribunal dit qu’il est aux côtés de son père, malade et alité à Dalaba. Le second, sur lequel le tribunal comptait beaucoup, dit qu’il ne peut pas venir sous prétexte qu’il a peur de s’exposer devant les malfrats. Je vous demande de faire application des dispositions 544 du Code de procédure pénale en renvoyant les accusés des fins de poursuite pour crime non constitué », a requis Bakary Camara.

Dans la même lancée, maître Emmanuel Bamba, avocat de la défense, va demander au tribunal de suivre les réquisitions du procureur en acquittant ses clients « pour crime non constitué ».

Dans sa décision, le tribunal va acquitter les quatre maçons « pour crime non constitué ». Ils recouvrent ainsi la liberté après avoir passé 5 ans et 7 jours de détention.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Fête du 1er mai : Abdoulaye Sow dénonce « ceux qui veulent inviter des jeunes des quartiers »

30 avril 2019 à 12 12 03 04034
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) ne sera pas en marge de la célébration de la fête internationale du travail, prévue le 1er mai 2019. Cette centrale syndicale, et onze autres, vont se retrouver au palais du peuple de Conakry pour communier avec les travailleurs. Les préparatifs vont bon train en vue de conférer un éclat particulier à la fête. C’est ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com, Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG, dans la journée de ce lundi 29 avril 2019.

Le 1er mai de chaque année, l’humanité célèbre la fête internationale du travail. Dans le monde syndical guinéen, l’heure est aux préparatifs. L’USTG et onze autres centrales syndicales vont célébrer cette fête au palais du peuple.

Selon Abdoulaye Sow, son secrétaire général, « les préparations vont bon train. Nous sommes en train de mobiliser l’ensemble des travailleurs et les habiller. C’est le moment de vous dire que nous appelons fortement l’ensemble des travailleurs qui composent l’USTG à une très grande mobilisation au palais du peuple pour que nous puissions fêter avec faste, démontrer l’existence grandiose de l’USTG sur l’échiquier national et que nous réaffirmons notre volonté de défendre le travail et les travailleurs à l’échelle nationale. Donc, nous sommes dans cette dynamique d’une bonne préparation pour que ça soit une grande réussite pour l’USTG et l’ensemble de ses composantes ».

Pour Abdoulaye Sow, la célébration de la fête internationale du travail sera une occasion pour sa centrale syndicale d’œuvrer pour l’unité d’action. « Nous allons démontrer que nous œuvrons pour l’unité d’action parce qu’à notre sein, nous avons onze centrales syndicales qui viennent de rejoindre l’USTG pour faire un grand mouvement syndical guinéen et ça permettra de dire à la population et à la classe ouvrière, voilà le mouvement syndical le plus représentatif en République de Guinée. Le syndicat n’est fort que dans l’unité, c’est ce que nous avons compris. Ceux qui sont venus, nous sommes avec eux. Ceux qui ne sont pas venus, nous leur tendons la main », a dit Abdoulaye Sow.

Toutefois, notre interlocuteur n’a pas manqué de lancer des piques à l’endroit de ses adversaires. « Pendant que certains sont en train de penser à inviter des jeunes des quartiers, des désœuvrés dans les différents quartiers, pour dire que ce sont leurs adhérents, alors que ce n’est pas vrai ; nous, vous verrez au palais du peuple, tous les travailleurs du SLECG, tous les travailleurs de la FESABAG, tous les travailleurs de la FESATEL, tous les travailleurs du transport, de la SEG. Bref, toutes les composantes de l’USTG en grand nombre pour dire voilà la centrale syndicale qui défend les travailleurs, qui défend le droit des travailleurs et qui défend le travail. Nous sommes à la fois les représentants des travailleurs, mais aussi les représentants de la population parce que nous avons les démembrements au niveau de nos familles. Donc, il faut qu’ils comprennent que nous sommes là, ce sont des travailleurs qui viennent se mobiliser et ce sont les travailleurs qui vont défiler pour défendre le travail, pour faire en sorte que nous soyons une centrale participative au niveau national », a laissé entendre Abdoulaye Sow.

En ce qui concerne les conditions de vie des travailleurs en Guinée, le secrétaire général de l’USTG n’a pas mâché ses mots. « Il y a de la précarité. Nous avons dit que nous, nous nous inscrivons dans la dynamique d’Albert Einstein qui a dit : le développement n’aura de sens que le jour où il n’y aura aucun pauvre sur la terre. Aujourd’hui, le guinéen est pauvre, c’est un paradoxe. Nous avons un pays immensément riche et le travailleur guinéen est pauvre. C’est pourquoi vous entendez souvent des revendications, souvent des grèves. C’est pour améliorer nos conditions de vie et de travail. Donc, nous voulons inverser la tendance. Pour inverser la tendance, il faut conscientiser les travailleurs de la nécessité de protéger d’abord le travail, la nécessité de revendiquer leurs conditions de vie pour que le guinéen lambda ou l’ouvrier guinéen lambda puisse vivre décemment ».

Enfin, Abdoulaye Sow a tenu à rassurer que la célébration de la fête internationale du travail, programmée au palais du peuple, ne sera pas politisée. « Nous ne sommes pas des politiciens. Nous sommes des syndicalistes responsables. Donc, nous allons agir de manière très responsable, avec des discours axés sur la défense des travailleurs guinéens, avec un discours axé sur le développement économique et social de notre pays, avec un discours axé sur la sécurité et le respect des lois de la République. Nous n’allons pas en tant que politicien, nous allons en tant que syndicalistes responsables », a tranché Abdoulaye Sow.

Siba Guilavogui pour Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Exclusion de Bah Oury de l’UFDG : la Cour d’Appel reporte son arrêt

30 avril 2019 à 11 11 50 04504

Exclu du principal parti de l’opposition guinéenne depuis le vendredi 05 février 2016, Bah Oury court toujours derrière son rétablissement. Après un infructueux recours gracieux, qui n’a pas recueilli l’assentiment de Cellou Dalein Diallo et de son entourage, l’ancien opposant s’est rapproché du président Alpha Condé et porté plainte.

Après plusieurs audiences, Amadou Oury Bah a obtenu l’annulation de la décision qui l’excluait du principal parti d’opposition du pays. Mais, le camp de Cellou Dalein Diallo a aussitôt attaqué cette décision, rendue le 03 mars 2017 par TPI de Dixinn, devant la Cour d’Appel de Conakry.

Mais, cette dernière fait durer le suspens en reportant la publication de son arrêt. Attendu ce mardi, 30 avril 2019, l’arrêt de la Cour d’Appel a été reporté au 25 juin prochain.

A suivre !

Mohamed Doré est à la Cour d’Appel pour Guineematin.com

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Mise en place d’un conseil régional : les maires de la région forestière en conclave à Lola

30 avril 2019 à 11 11 07 04074

La commune urbaine de Lola abrite depuis hier lundi, 29 avril 2019, une rencontre des maires de la Guinée forestière. Organisée dans un réceptif hôtelier de la ville, la rencontre de deux jours vise à mettre en place un conseil régional des maires de la région forestière qui va désormais permettre l’intercommunalité des communes urbaines et rurales de la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Ils sont une centaine de participants, dont 79 maires des communes urbaines et rurales de la région forestière, à prendre part à cette rencontre. Elle a été présidée par le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, accompagné du préfet de Lola et du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées.

Antoine Gbowolo Soromou

À l’ouverture de la cérémonie, c’est le maire de la commune urbaine de Lola, Antoine Gbowolo Soromou, qui a planté le décor. « Le découpage géopolitique et administratif a déterminé que certaines communes soient plus petites que d’autres, ce qui engendre la limitation de leurs moyens d’investissements, même si le besoin se fait sentir. D’où la nécessité de nous regrouper entre communes urbaines et rurales de la région afin de leur donner un poids institutionnel et une influence politique avec une large couverture territoriale d’exercice, donc une région plus attrayante aux investissements. C’est sous un angle critique dans l’analyse de ces facteurs de développement que nous nous sommes engagés afin de relever ce défi opérationnel et organisationnel des organes exécutifs communaux de la région forestière dans l’exercice de leurs fonctions », a expliqué le maire de Lola.

Mohamed Ismael Traoré

Prenant la parole, le gouverneur de la région de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a salué l’initiative avant d’inviter les participants à accorder une importance capitale à cette rencontre. « Vous êtes les artisans privilégiés pour le développement à la base. Il reste également à saluer que vous sortirez de cette assise bien outillée pour mener à bien le processus de décentralisation que le département en charge de l’administration du territoire ambitionne en termes d’autonomisation et d’accompagnement de l’état des collectivités territoriales. Donc, je vous exhorte au cours de cette assise de parler le même langage politique pour le bien-être de la population », a exhorté monsieur Traoré.

Zoupé Zogbélémou

Selon le formateur, Zoupé Zogbélémou, consultant en planification et développement communautaire en même temps conseiller à la mairie de N’zérékoré, l’initiative est venue d’un constat qu’il a fait pendant les élections et l’installation des conseils communaux. « Après mon séjour en Europe, l’expérience acquise, je me suis engagé à mettre cette expérience à la disposition de la population. Donc, j’ai essayé d’exploiter les différents textes qui régissent la décentralisation. Mais, le point fort que j’ai trouvé, il y a un passage du code des collectivités révisé qui permet aux maires des communes de s’associer pour promouvoir les activités de développement des communes. Et quand vous voyez le découpage géopolitique de notre région, les petites communes, difficilement, peuvent entamer les démarches administratives auprès des partenaires au développement, premièrement. Et Deuxièmement, le constat qui m’a beaucoup animé, ça a été l’approche des dernières élections communales, où on n’a pas tenu compte du profil opérationnel des différents maires. Et, j’ai noté une insuffisance depuis le premier mois des passations de service des différents maires. Je me suis dit, pourquoi ne pas mettre mes services à la disposition de mes pairs. C’est ainsi que j’ai pris contact avec les différents maires de la région, y compris Kissidougou, car Kissidougou a la même réalité que les autres maires de N’zérékoré, afin de les mettre en une association », a-t-il laissé entendre.

Au terme de cette rencontre, le maire de la commune urbaine de Lola envisage, entre-autres : « la création d’une économie, d’avoir une politique de valorisation de notre potentiel agricole, d’avoir une politique de valorisation de nos ressources humaines, d’avoir une politique d’échanges commerciaux fiables entre nos collectivités en tenant compte de leurs diversités, et la création de cette association sera le début de la refondation des mentalités de nos populations », a énuméré Antoine Soromou.

Notons que cette assise de deux jours va déboucher sur la mise en place d’un conseil régional des maires de la région forestière.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Décès par noyade de 4 élèves de Kamsar : témoignages émouvants de leurs amies

30 avril 2019 à 10 10 18 04184
Latifa Ekevel, élève en 11ème année Sciences Mathématiques

Les élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar sont encore sous le choc suite à la noyade qui a coûté la vie à quatre des leurs le dimanche, 28 avril 2019, sur la plage « Les Jumelles » de Boffa. L’envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar a rencontré certains d’entre eux dans la soirée d’hier, lundi 29 avril. Les élèves ont expliqué les circonstances de la mort de leurs amis, exprimant dans le même temps les sentiments de tristesse et de désolation qui les animent suite à ce drame.

Décryptage !

Nafissatou Somparé

Nafissatou Somparé, élève en classe de 10ème année : on était là en train de jouer. Nous, on jouait au football, et ma copine Hadja Fanta Sylla (l’une des victimes) est partie d’un seul coup vers la mer. J’ai vu les vagues l’emporter petit à petit, mais je croyais qu’elle pagayait. Elle était avec Marie Géneviève Fofana (une autre victime). Alors, Elhadj Ibrahim Baldé et Mamadou Diallo sont allés pour tenter de les sauver, mais eux aussi, ont été emportés par les vagues et ils sont restés dans la mer.

Les gens ont pu récupérer Hadja Fanta Sylla et Marie Géneviève Fofana. On a appuyé sur leurs ventres, il y a de l’eau qui sortait de leurs bouches, leurs narines et leurs oreilles, elles ne respiraient presque plus. Elles ont fini par rendre l’âme. Je suis très triste, parce que je partageais tout avec eux. Surtout Hadja Fanta Sylla, même dans le bus, on était assise ensemble.

Oumou Barry

Oumou Barry, élève en classe de 10ème année : on jouait au ballon, quand soudain, Hadja Fanta nous a quittées pour aller vers la mer. Quelques minutes après, on l’a aperçue en en train de se noyer dans l’eau. Après l’avoir sortie de l’eau, nous avons essayé, en vain, de la sauver. Hadja Fanta Sylla était tout le temps joyeuse, gentille avec tout le monde. Même hier, on était ensemble dans le bus, elle nous taquinait, elle nous faisait des blagues, je suis attristée par sa mort. Paix à son âme.

Latifa Ekevel

Latifa Ekevel, élève en 11ème année Sciences Mathématiques : j’ai perdu deux de mes amis : Elhadj Ibrahima Baldé et Mamadou Diallo. Elhadj Baldé était comme un frère pour moi. Chaque matin, on partait ensemble à l’école. Et à l’école, je quittais souvent ma classe pendant nos temps libres pour aller rester avec lui dans sa classe. Il était gentil avec moi, il me prenait comme sa jeune sœur. Je suis extrêmement triste aujourd’hui.

Propos recueillis à Kamsar par Ibrahima Sory Sory Diallo pour Guineematin.com

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4 élèves de l’école de Sidya Touré tués dans une noyade : « on ne fera plus d’excursions vers la mer »

30 avril 2019 à 9 09 52 04524

Au lendemain de la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar, Sidya Touré, le fondateur de cette école privée, a dépêché une mission dans la localité. Conduite par l’honorable Babara Fofana, secrétaire à l’organisation et à la mobilisation de l’UFR et député à l’Assemblée nationale, cette délégation est allée présenter les condoléances du fondateur aux familles éplorées. Il en a profité pour annoncer la fin des excursions vers la mer. Il l’a dit à l’envoyé spécial de Guineematin.com qui s’est entretenu avec lui.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes venu à Kamsar pour représenter monsieur Sidya Touré, président de l’UFR et fondateur des écoles Victor Hugo, suite à la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves de l’école Victor Hugo de Kamsar. Dites-nous comment vous avez été informé de ce drame ?

Honorable Babara Fofana : moi, j’ai été réveillé hier nuit par monsieur Sidya Touré, me disant qu’il y a eu un drame à Kamsar, qu’il fallait que je me lève la nuit, pour que je sois là assez tôt pour aider à organiser un peu les funérailles. Mais à l’époque, on avait encore que deux élèves qui avaient été retrouvés, qui étaient donc décédés. Les deux autres disparus n’avaient pas encore été retrouvés. Il m’a dit, il faut y aller, vous allez aider à organiser les funérailles. On a quitté Conakry presqu’à 3 heures du matin. Mais je vous dis, chaque fois qu’on avance un peu, il (Sidya Touré) m’appelle pour demander, est-ce que j’ai des nouvelles, je lui dis non, pour le moment, on est en route.

C’est quand on est arrivé vers Boffa, qu’on nous a appelés pour nous dire qu’on a retrouvé le 3ème corps. Je dis donc, dans ce cas, nous sommes obligés de passer par là-bas (Koukoudé), un village qui est parallèle à l’hôtel Bel-Air. Nous avons été là-bas, effectivement, on avait retrouvé un autre enfant. Je dis bon, on va prendre un car, pour le ramener à Kamsar. Quand on a quitté, les gens ont dit qu’il y a une équipe qui cherche le dernier élève qui est disparu et qu’il y a des chances que cet élève soit retrouvé.

Nous avons quitté à peine là-bas, on nous appelle pour nous dire qu’ils ont retrouvé le 4ème corps. Donc, chaque 5 minutes que monsieur Touré m’appelait pour me demander où en est-on, je lui disais qu’il y a un qui n’est pas retrouvé. Quand je lui ai dit qu’on a, enfin, retrouvé le dernier corps, il a dit Alhamdoulillah. Donc, il est particulièrement choqué, écœuré par ce qui est arrivé à quatre enfants, des enfants qui étaient partis pour s’amuser et cette fois-ci qui perdent la vie.

Guineematin.com : qu’avez-vous fait donc lorsque vous êtes arrivés à Kamsar ?

Honorable Babara Fofana : arrivés à Kamsar, la première des choses qu’on devait faire, il fallait qu’on aille se présenter aux 4 familles, pour leur présenter les condoléances du fondateur. Nous avons été dans les 4 familles et comme quand il y a un cas de décès, quand on va rendre visite, on amène toujours ce qu’on appelle le prix du linceul, on a amené le prix de linceul dans les familles. Ce qui m’a le plus frappé, c’est que tout le monde a été sensible à ce décès.

Dans toutes les 4 familles, je n’ai pas remarqué dans un seul endroit où ils avaient l’air d’être choqués par ce qui est arrivé à leur enfant. Ils mettent au compte de Dieu, ils disent : nous sommes musulmans, nous pensons que si nos enfants sont allés là-bas, et ont perdu la vie, c’est Dieu qui a décidé ainsi. Donc, nous acceptons cela.

Guineematin.com : après avoir assisté à ces obsèques, quel est votre état d’âme ?

Honorable Babara Fofana : je me pose une question aujourd’hui, je me dis comment se fait-il que les plages qui sont normalement fréquentées par des jeunes en général, soient sans sécurité, sans protection ? Je me suis posé cette question-là, parce que là où on a été, on appelle là-bas Les jumelles, il y a une grande maison et des petits bars, je dis qu’il y a beaucoup d’enfants qui vont là-bas, il y a du sable partout, donc on peut s’amuser.

Mais, les enfants peuvent aller jusqu’à la mer, parce que l’eau arrive jusqu’au niveau des maisons qui sont là-bas. Il est très important de mettre des gardes pour la sécurité des visiteurs. Mais, il n’y avait aucune protection. Donc, je suppose que les enfants ont perdu la vie, ça c’est Dieu. Mais, il faudra prendre des dispositions pour que cela n’arrive plus.

Guineematin.com : quelles dispositions faut-il prendre justement dans ce sens, selon vous ?

Honorable Babara Fofana : nous allons discuter, nous allons examiner, si vous voulez, l’organisation des plages dans toute la Guinée. Ce n’est pas seulement à Kamsar ici, ce n’est pas seulement à Bel-Air, mais il y a des plages à Conakry. Est-ce que ces plages sont organisées, est-ce qu’il y a des structures qui permettent à ces enfants-là d’aller sur ces plages sans danger ? Voilà la préoccupation que nous avons. Ce qui est arrivé est très grave, ça veut dire que partout, il y a danger. Il faut éviter d’y aller.

Nous faisons des excursions pour découvrir des endroits historiques. Lorsque vous voulez faire découvrir nos cultures aux enfants, vous les envoyer au centre culturel, vous les envoyer vers les notabilités qui leur donnent l’histoire du pays. Mais nous voyons maintenant que le danger, c’est d’aller vers la mer. Donc, il faut dire que nous prendrons une décision extrêmement importante. On ne fera plus d’excursions vers la mer, parce que c’est extrêmement dangereux.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar

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Noyade de quatre élèves à Boffa : l’émouvant témoignage des parents d’une des victimes

30 avril 2019 à 9 09 15 04154

Comme annoncé précédemment, la sous-préfecture de Kamsar, dans la préfecture de Boké, a été endeuillée le dimanche, 28 avril 2019, par la mort par noyade de quatre élèves du Groupe scolaire Victor Hugo. C’était à l’occasion d’une excursion à la plage « Les jumelles », à Koukoudé, relevant de la préfecture de Boffa.

Parmi les enfants décédés, figure Elhadj Ibrahima Baldé, élève en classe de 12ème année. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com au lendemain de ce décès, sa famille a dit sa tristesse devant cette douloureuse épreuve.

La mort d’Elhadj Ibrahima Baldé, originaire de Bodié, dans la préfecture de Dalaba, a plongé ses proches dans une grande tristesse. Sa mère, madame Baldé Hadja Ramatoulaye, a expliqué la dernière tâche qu’elle avait confiée à son enfant avant son départ pour l’excursion. « Il m’avait demandé la permission d’aller à leur excursion. Mais avant de partir, je lui ai dit de laver la maison. Il est venu prendre la serpillère et a lavé la maison. C’est après ça qu’il est sorti et est allé à la plage. J’étais allée à un recensement, c’est de là-bas que j’ai appris le décès de mon garçon par noyade. J’ai essayé de joindre mon fils au téléphone, mais en vain. Mais, ce qui m’a le plus fatigué, la nuit quand on s’est retrouvés tous à la maison, on nous a officiellement informé, tout en précisant que son corps n’avait pas été retrouvé. Ce n’est que le lendemain, aujourd’hui donc, que son corps a été retrouvé », a-t-elle expliqué.

Selon madame Baldé Hadja Ramatoulaye, mère de six enfants dont deux garçons, Elhadj Ibrahima était le plus adorable de ses enfants. « Je retiens de lui tout ce qui est bon ! Il fait tout ce que je lui demande. Tout ce que je dis à Elhadj de faire, il le fait. Les autres enfants sont même jaloux de lui. On me dit souvent qu’il est mon portefeuille (pleurs). Partout où je vais, il est à mes côtés, il m’a aimée de tout son cœur. Il a fait tout ce qu’il pouvait faire pour moi. Que Dieu lui pardonne et lui accorde son paradis ».

Abondant dans le même sens, Dr Boubacar Baldé, médecin à l’hôpital ANAIM de Kamsar, père du défunt, a dit son chagrin suite à la disparition de son fils.

Dr Boubacar Baldé

« La mort de mon fils a été une surprise pour moi. Parce qu’il m’a quitté à partir de 11 heures et j’ai appris sa mort à partir de 22 heures. Mon enfant était poli, bien éduqué et intelligent. Il a toujours été major de sa promotion, de l’école primaire en 12ème année. Il n’a jamais apporté un problème à la maison, il a toujours été ce que moi je voulais. Donc, les mots me manquent pour vous dire comment est mon moral aujourd’hui. Je n’ai pas la tête sur les épaules, je suis sous le stress », a-t-il indiqué.

Très en colère par ce qui est arrivé à son neveu, Macka Baldé, vice-président des NFD et Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, n’exclut pas de porter plainte contre les responsables du Groupe scolaire Victor Hugo.

Macka Baldé

« La famille de Bodié, et tout le peuple de Guinée, est très triste. En organisant certains évènements, on devrait privilégier le côté sécuritaire : il n’y a pas de maître-nageur, il n’y a pas de gilets de sauvetage. Je pense que justice sera rendue par rapport à ces jeunes qui ont perdu leurs vies à la fleur de l’âge. En pareil circonstance, ceux qui ont organisé l’évènement sont entièrement responsables de la sécurité des enfants. On ne peut pas prendre les enfants, les envoyer comme ça dans un lieu, les abandonner sans mesures de sécurité », a dénoncé Macka Baldé.

De Kamsar, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Quatre élèves tués dans une noyade à Boffa : leur Censeur à Guineematin

30 avril 2019 à 8 08 50 04504

Comme annoncé précédemment, quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar ont trouvé la mort dans une noyade survenue le dimanche, 28 avril 2019, sur une plage de Boffa. Les responsables de cette école privée et leurs élèves étaient en excursion sur cette plage appelée « Les Jumelles » dans le cadre de leur semaine culturelle. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à un envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar, Yamoussa Sylla, Censeur du groupe scolaire Victor Hugo, est revenu sur les circonstances de ce drame.

Décryptage !

Guineematin.com : quatre de vos élèves ont péri dans une noyade survenue dimanche à Boffa. Expliquez-nous comment cela s’est passé.

Yamoussa Sylla : les circonstances sont telles que depuis plusieurs années, nous organisons des excursions pour nos élèves. Après la Kermesse, on se retrouve soit à Sangaredi, à Bel-Air ou encore à Sobanè. Et cette année, on a voulu découvrir les Jumelles, dans Koukoudé (Boffa). Donc, nous sommes arrivés sur les lieux aux environs de 15 heures. Aussitôt arrivés, on s’est entretenu avec les responsables de la plage. Ainsi donc, avec nos élèves, on s’amusaient. Mais, avec le mouvement des vagues, petit à petit, le courant d’eau s’élevait. C’est ce qui a emporté quelques 5 élèves.

Le temps de nous en apercevoir, il y avait une certaine distance entre ces élèves et nous. Donc, on a pu récupérer les trois premières personnes, dont un garçon et deux filles. Alors, les deux autres garçons sont restés dedans (dans la mer). On les a cherchés pendant trois heures de temps, c’est-à-dire de 15 heures à 18 heures, on n’a pas pu les retrouver. Les villageois sont venus nous aider, mais en vain. Donc, on a pu transporter les trois premiers à l’hôpital, et les deux filles ont rendu l’âme, le garçon, lui, a pu survivre. Les deux corps ont été transportés à Kamsar. Et ce lundi matin, on a retrouvé les corps des deux garçons.

Guineematin.com : quelle est l’identité de ces élèves décédés ?

Yamoussa Sylla : il y a Hadja Fanta Sylla qui faisait la 10ème année, Marie Géneviève Fofana qui faisait la 12ème Sciences Mathématiques, Elhadj Ibrahim Baldé qui faisait la 12ème Sciences Sociales et Mamadou Diallo qui faisait la 12ème Sciences Mathématiques.

Guineematin.com : en y allant sur cette plage, est-ce que vous aviez pris en amont des dispositions pour prévenir ce genre de situation ?

Yamoussa Sylla : comme je vous le disais au début, chaque année, moi je suis à ma 11ème année dans cette école, chaque année, nous organisons des sorties, et nous partons et revenons sans problème. Donc cette fois-ci, on a aussi pensé que c’était les mêmes réalités. Donc, on est allé, après l’entretien avec les cadres de la plage, on s’est jeté à l’eau.

Guineematin.com : en clair, vous n’aviez pas avec vous des maîtres-nageurs, pour prévenir d’éventuelles noyades ?

Yamoussa Sylla : à Bel-Air, ces gens-là sont là permanemment (les maîtres-nageurs). Mais là, je crois qu’il n’y en avait pas. On a crié au secours mais en vain ! Alors, on s’est débattu de nous-mêmes pour récupérer ces gens-là.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Yamoussa Sylla : le dernier mot, c’est de présenter nos condoléances à toute la Guinée en général et plus particulièrement les familles des victimes. C’est une perte immense pour le pays mais aussi pour les familles et nous aussi les encadreurs. Et, c’est quelque chose que nous ne sommes pas prêts à oublier. Je ne peux pas aller plus loin, je suis à plus d’un titre choqué.

Entretien réalisé à Kamsar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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