Responsable du bureau exécutif de la fédération syndicale du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, (SLECG), Madame Hawaou Bah, comme beaucoup de ses camarades syndicalistes, se dit révoltée par la bagarre rangée qui a éclaté entre son camp et celui de Madame Kadiatou Bah, se réclamant également du SLECG et affiliée à l’USTG dirigée par le syndicaliste Abdoulaye Camara, contesté à son tour le banquier Abdoulaye Sow.

Au micro de Guineematin.com, la syndicaliste fait son constat. « Mon constat est amer. Suite à l’appel du ministre de l’emploi et du travail (ndlr : Lansana Komara), qui a demandé aux syndicalistes de se retrouver au Palais du peuple pour fêter ensemble, nous sommes avons décidé de mobiliser nos membres pour venir défiler. Le 1er venu avait notre pancarte. Cette dernière a été percée par les autres et jetée. Donc, nous avons informé les uns et les autres pour nous mobiliser et venir ».

Sur les circonstances de l’attaque, Madame Hawaou Bah explique : « Nous sommes venus nous mettre en rang pour rentrer. C’est de là que la sécurité d’Aboulaye Camara a commencé à nous attaquer alors que nous, on chantait et on dansait le nom de notre Général Soumah. C’est ce qui ne les a pas plu. Ils ont gâté notre pancarte et blessé deux de nos membres. Ils ont ouvert le portail et nous sommes rentrés ».

Aboubacar Soumah a reçu un coup d’un casque de moto sur la tête, poursuit-elle. « Nous avons essayé d’accompagner nos deux leaders syndicaux, Aboubacar Soumah et Abdoulaye Sow à la tribune. Ils ont refusé catégoriquement et quelqu’un a lancé un casque moto sur notre général (Soumah) sur la tête. Ces loubards venus du port, habillés en tenue BMOP et AGEMAP (branches syndicales portuaires), nous ont brutalisés. Avant, ils ont fait appel à la sécurité qui est venue. Nous les avons expliqués, ils ont compris et ils ne se sont pas mêlés. Lorsqu’ils ont vu qu’ils ne pouvaient pas nous maîtriser, ils ont fait appel à leur sécurité de BMOP et de l’AGEMAP. Ils nous ont bastonnés comme vous pouvez le voir avec ces nombreux blessés ».

A présent, le SLECG et l’USTG version Aboubacar Soumah et Abdoulaye Sow, entend traduire en justice leurs agresseurs. « Nous avons eu 13 blessés graves dans nos rangs dont notre secrétaire général, Aboubacar Soumah qui est admis dans une clinique de la place pour recevoir des soins. Mais nous avons saisi notre avocat, Maître Salifou Béavoqui, qui est actuellement à la DPJ (ndlr : direction de la police judiciaire) pour déposer notre plainte contre la CNTG et l’USTG d’Abdoulaye Camara. C’est contre eux que nous portons plainte et comptons aller jusqu’au bout », a conclu notre interlocutrice, visiblement sous le choc.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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