Conakry : 50 journalistes outillés sur les délits de presse

En prélude à la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le vendredi 03 mai 2019, la structure Wassolon Agency Communication organise une session de renforcement des capacités des journalistes sur l’écriture journalistique et les délits de presse. Cette formation qui va durer deux jours, a démarré hier, mercredi 1er mai à Conakry. Elle regroupe 50 professionnels de médias du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Présidée par le ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, la cérémonie de lancement officiel des travaux a connu la présence de représentants des associations de presse et du secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée.

Lamine Mougnouma Cissé

A cette occasion, Lamine Mognouma Cissé, le Directeur général adjoint de la structure Wassololon Agency Communication, est revenu sur l’importance des thèmes choisis, à savoir : Ecriture journalistique et Délit de presse en Guinée. « Sans la connaissance et la maîtrise de ces thèmes, les hommes et femmes des médias risquent d’être confrontés à bien d’aspérités et d’écueils dans l’exercice de ce noble et exigeant métier qu’ils ont choisi d’exercer », a dit le DGA de Wassolon Angency Communication.

Cheick N’Doye Sadibou

Au nom des associations de presse, Cheick N’Doye Sadibou, chargé de communication de l’URTELGUI, a remercié la structure organisatrice de la formation. Il a rappelé aux participants l’importance de continuer à se former. Pour lui, la maîtrise du premier thème : « Ecrire journalistique » peut faire éviter aux journalistes de tomber dans le second thème : « Délit de presse », d’où leur complémentarité. « Le choix de ces thèmes n’est pas fortuit. Nous journalistes, avons besoin de la formation parce qu’une formation n’est jamais de trop », a-t-il insisté tout en invitant les participants à en tirer le maximum de profit.

Sidy Diallo

Sidy Diallo, secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG), a également salué cette initiative de Wassolon Agency Communication qui consiste à renforcer les capacités des journalistes. Mais à côté de la formation, le syndicaliste souhaite aussi que les hommes de médias puissent avoir des conditions de vie et de travail nécessaires pour le bon exercice de leur métier. « On peut être bien formé, mais on le sait bien qu’un sac vide ne peut pas se tenir débout. C’est l’occasion pour moi d’interpeller les responsables des médias, l’Etat et les partenaires sur les conditions de travail des journalistes. On a tellement demandé dans ce pays au moins qu’il y ait un simple contrat de travail dans les rédactions. Malheureusement, jusqu’à présent, ce n’est pas une réalité. C’est pourquoi, 80% des journalistes aujourd’hui ne disposent pas d’une carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de Communication », regrette Sidy Diallo.

L’autre aspect qui préoccupe le syndicaliste, concerne la sécurité des journalistes qui sont souvent attaqués et violentés lors des manifestations de rue. Il a rappelé et condamné les derniers cas en date survenus le mardi dernier à Kankan, où Malick Diakité et Alhassane Diallo ont été victimes de violences physiques alors qu’ils couvraient une manifestation.

Amara Somparé

Président la cérémonie, le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, s’est dit « doublement satisfait » de se retrouver sur le lieu surtout dans le cadre d’une formation de journalistes. « La formation des journalistes est une chose capitale dans notre pays. On apprend tout au long de la vie et le renforcement des capacités pour les journalistes est indispensable. Vous avez beaucoup de choses à apprendre mais malheureusement, certains parmi vous ont tendance à avoir l’impression qu’ils sont déjà arrivés au sommet de la pyramide journalistique et ils pensent détenir la vérité ultime dans l’exercice de leur profession. Aujourd’hui, ça commence à créer des petits problèmes parce que ceux qui étaient silencieux, qui acceptaient la calomnie et certaines histoires qui n’étaient pas vrai sur leur compte ont décidé de réagir », a dit le ministre.

A noter que pour la journée d’hier, c’est le thème : « Ecriture journalistique » qui a été développé par Thierno Souleymane Bah, consultant en communication et ancien journaliste à la RTG. Le second thème sera facilité ce jeudi par le journaliste et écrivain, Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre et ancien président du Conseil national de la communication (CNC).

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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