Six (6) présumés trafiquants d’armes de fabrication locale ont été mis aux arrêts par l’escadron n°19 de la gendarmerie de Siguiri dans la nuit d’hier à aujourd’hui, vendredi 03 mai 2019, dans la commune urbaine. Ils sont accusés de fabrication, de trafic d’armes et de vol à mains armées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La préfecture de Siguiri connait une insécurité grandissante où des attaques à main armée, assassinats, viols et autres crimes sont souvent enregistrés. C’est dans le cadre de la lutte contre ces maux que les services de sécurité ont mis la main sur des présumés trafiquants d’armes de fabrication artisanale. Selon nos informations, c’est dans la nuit du jeudi au vendredi 3 mai 2019, que les gendarmes ont mis le grappin sur ces six individus.

Interrogé par notre reporter, le Commandant Pépé Séraphin Lamah est revenu sur les circonstances de leur arrestation. « Dans la nuit du 4 avril passé, des coups de feu ont retenti au quartier Aéroport Plateau. Nous sommes venus sur les lieux, ils ont réussi à s’enfuir. Nous avons mené des enquêtes. Un certain Alama a été arrêté à Norassoba. Il a dénoncé ses complices qui lui vendent des armes. Parmi eux, nous avons des personnes qui portent des tenues militaires pour opérer », a expliqué l’officier de gendarmerie.

L’un des présumés malfaiteurs, Alama Doumbouya, a reconnu avoir ouvert le feu dans la nuit du 04 avril 2019 au quartier Aéroport Plateau. Mais, soutient-il, c’était pour se défendre. « Je me suis disputé avec quelqu’un à propos d’une femme. Ce dernier voulait me frapper par sa voiture. J’avais une arme et j’ai tiré en l’air. J’ai une arme que j’ai achetée pour me défendre. Moi, je suis commerçant. Souvent, nous sommes victimes d’attaques à mains à armées. C’est pour cette raison que j’ai acheté une arme », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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